Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le journal de 8h sur Europe 1, Fanny Marceau, bonjour Fanny.
00:03Bonjour Dimitri, bonjour à tous. C'est un drame insensé, une horreur absolue que la cour d'assises de Paris va devoir juger à partir d'aujourd'hui.
00:10Le meurtre abominable de Lola, 12 ans, dans le 19ème arrondissement de Paris il y a 3 ans.
00:16Une affaire qui avait choqué tout le pays par sa barbarie et aussi par le profil de son auteur présumé, une Algérienne de 27 ans sous au QTF.
00:24Bonjour Jean-Baptiste Marty.
00:25Bonjour Fanny, bonjour à tous.
00:26Journaliste au service politique, police-justice d'Europe 1, vous allez suivre ce procès qui reviendra sur cette journée horrible du 14 octobre 2022.
00:34Oui, en plein après-midi, en rentrant du collège, la jeune fille, blonde aux yeux bleus, tombe sur Dabia Benkiret devant l'entrée de son immeuble.
00:41Cette dernière l'entraîne dans l'appartement de sa sœur, située dans le même bâtiment que celui des parents de Lola.
00:46C'est là qu'elle viole la collégienne, puis l'asphyxie et la poignarde.
00:49Le corps de la jeune fille sera retrouvé le soir dans une malle dans la cour de l'immeuble.
00:53Alors Jean-Baptiste, dans cette affaire, le profil de la meurtrière nous interroge et est effrayant.
00:58Oui, cette Algérienne, aujourd'hui âgée de 27 ans, est arrivée en France en 2016 grâce à un visa étudiant.
01:03Mais en réalité, elle ne va jamais en cours.
01:05Elle est, dans Paris, se drogue jusqu'à cette rencontre et ce crime sordide.
01:09Devant les enquêteurs, Dabia Benkiret compare le meurtre de Lola au sacrifice du mouton durant l'Aïd.
01:14Ça ne lui fait, je cite, ni chaud ni froid.
01:16En prison, son état psychiatrique interroge.
01:18Elle se rase la tête, incurgite du plâtre.
01:20La question qui se pose alors, était-elle consciente de ce qu'elle faisait lorsqu'elle a tué la jeune collégienne ?
01:26Les experts sont formels.
01:27Dabia Benkiret ne souffre d'aucune pathologie.
01:30Ils la décrivent comme manipulatrice antipathique.
01:32Des débats sur son état de santé qui reviendront très probablement sur la table au cours du procès.
01:37La défense voulait en plaider une altération du discernement au moment des faits.
01:40Merci Jean-Baptiste Marty.
01:42Dabia Benkiret en cours à la prison à perpétuité.
01:44Son procès pourrait se tenir à huis clos.
01:46Une affaire qui glace le sang et qui a brisé la famille de Lola.
01:49Son père s'est remis à boire jusqu'à la crise cardiaque, rejoignant sa fille dans la mort 14 mois plus tard.
01:55Son frère Thibaut vit, lui, avec le sentiment coupable d'avoir choisi la mauvaise sortie d'immeuble
02:00alors qu'il aurait pu croiser sa sœur avec sa meurtrière.
02:03Il l'a confiée à nos confrères de France 2.
02:05Du coup, je prends la sortie de gauche à 15h15.
02:09Et c'est là qu'on a eu l'idée d'aller voir les caméras de surveillance des entrées.
02:15On a vu ma sœur rentrer à 15h17 par l'autre porte que je n'ai pas prise.
02:20Si j'aurais pris à droite au lieu d'à gauche, rien ne serait passé et on serait toujours à 4.
02:26Le témoignage de Thibaut, le frère de Lola, un drame donc et une indignation d'Abiya Benkired n'auraient jamais dû se trouver en France.
02:34On l'a dit, c'était une étrangère visée par une OQTF, une obligation de quitter le territoire, Arthur Delaborde.
02:39C'est cette défaillance qui, au-delà de l'horreur du crime, nourrit aujourd'hui la colère et les interrogations.
02:45Car l'affaire Lola met en lumière une fragilité profonde, celle d'un État incapable de faire appliquer ses propres décisions.
02:51A droite, de reconquête au RN en passant par les Républicains, beaucoup y voient un révélateur politique, un fait de société,
02:58non par démagogie mais pour questionner l'efficacité d'un système qui maintient sur le sol national des personnes pourtant sous le coup d'une expulsion.
03:07Refuser cette réalité ne la fera pas disparaître.
03:10La République ne s'en trouvera renforcée qu'en y répondant par la justice et la vérité.
03:14Que les failles de l'État et le laxisme migratoire soient dénoncées à travers un drame inscrit dans la mémoire collective choque certains qui y voient une récupération politique.
03:23C'est pourtant affirmer les exigences républicaines de la loi, de la justice et de la sécurité.
03:29Arthur Delaborde du service politique d'Europe 1.
03:32Autre affaire retentissante, le procès Jubilard. Verdict attendu aujourd'hui.
03:35La cour d'assises du Tarn ne suivra-t-elle les réquisitions du ministère public ?
03:39Il a requis 30 ans de réclusion criminelle contre Cédric Jubilard.
03:42Hier, ses avocats ont dénoncé des failles dans l'enquête et les expertises techniques.
03:47Votre devoir, c'est de l'acquitter, ont-ils martelé au juré Stéphane Place ?
03:51On ne condamne pas les mauvais types, on condamne les coupables.
03:53Plaidoiries résolument offensives des deux avocats de la Défense qui mettent en garde les jurés sur le faisceau d'indices.
03:59C'est la justice à l'envers.
04:01La chronique d'un désastre judiciaire annoncé.
04:03Une machine à broyer lance maître Emmanuel Franck qui décortique minutieusement toute l'enquête.
04:08Elle revient sur les témoignages clés et plusieurs éléments du dossier, les cris entendus par les voisines, les lunettes cassées, le sens du stationnement de la voiture notamment,
04:16pour mieux souligner qu'au bout de cinq ans, on n'a aucune réponse aux questions essentielles, malgré les moyens engagés, un demi-million d'euros.
04:22Et à aucun moment, on se dit qu'on s'est peut-être trompé de scénario.
04:26Au-delà des émotions, au-delà des ressentis, ce qu'il compte pour juger un homme, c'est de recueillir des preuves ou des indices qui sont suffisamment convergents, suffisamment importants pour constituer une preuve.
04:38Et là, on en est encore à la recherche de la preuve d'un crime et on en est encore à la recherche de la preuve d'un coupable.
04:43La Défense qui rappelle qu'il suffit de trois voix pour obtenir un acquittement.
04:47Tout à l'heure, c'est à l'accusé, à Cédric Jubilard, que la parole sera donnée une dernière fois.
04:51Puis les trois magistrats et les six jurés se retireront dans la salle des délibérations.
04:55Albi Stéphane Place, Europe 1.
04:57Il est 8h06 sur Europe 1. Lui a passé sa première épreuve du feu hier, mais il s'en est fallu de peu.
05:03Sébastien Lecornu a échappé à 18 voix près aux deux motions de censure soumises hier à l'Assemblée.
05:08271 députés avaient voté pour la chute du gouvernement, parmi lesquels 7 frondeurs socialistes et 1 républicain.
05:14Le Premier ministre est ensuite retourné à Matignon, à pied, après avoir conclu la séance parlementaire par ces mots.
05:19Il fallait que les débats puissent commencer et de fait, Jacques Serret, ils vont démarrer.
05:24Oui, Sébastien Lecornu a sauté la première et la course contre la montre ne fait que débuter.
05:30L'Assemblée a maintenant 50 jours, 50 jours, soit jusqu'à début décembre,
05:35pour examiner le projet de budget de la Sécurité sociale,
05:38qui comprendra notamment l'amendement de suspension de la réforme des retraites.
05:42Les parlementaires auront un peu plus de temps, 70 jours,
05:46jusqu'aux vacances de Noël, pour examiner le projet de budget de l'État.
05:50Des délais très serrés, difficiles à tenir,
05:53alors que les députés vont vouloir déposer un grand nombre d'amendements
05:57pour défendre leur position.
05:59Et cette fois, pas de 49-3 pour mettre fin au débat.
06:03Sébastien Lecornu s'y est engagé.
06:05Conséquence, Matignon pourrait être tenté de faire passer les projets de budget initiaux,
06:10par ordonnance.
06:11Autre voie de passage pour le gouvernement,
06:14le recours à une loi spéciale pour continuer à percevoir les impôts existants,
06:18exactement comme l'an dernier,
06:20après la censure du gouvernement de Michel Barnier.
06:23Jacques Serret notait qu'une loi spéciale en l'absence de budget
06:26coûterait 11 milliards d'euros à l'économie,
06:28selon le ministère des Comptes Publics.
06:29Et la suspension de la réforme des retraites devrait coûter cher.
06:33Elle aussi, 3 milliards d'euros en 2027, nous dit Bercy.
06:36L'instabilité aurait été beaucoup plus coûteuse,
06:40aurait affirmé hier soir Emmanuel Macron aux députés de son camp réunis à l'Elysée,
06:44selon le Parisien Aujourd'hui en France.
06:45Le chef de l'État qui aurait ajouté, je cite,
06:47« Ce budget ne doit pas intégralement correspondre aux demandes du PS. »
06:52Emmanuel Macron qui par ailleurs a dénoncé le bordel,
06:54excusez-le dans le terme,
06:55alimenté par les chefs de la majorité eux-mêmes,
06:58ce n'est pas une source d'apaisement, dit-il.
07:00Alors même que l'ancien Premier ministre Edouard Philippe
07:02appelait de nouveau à la télévision hier soir au départ anticipé du chef de l'État
07:06après l'éventuelle adoption du budget.
07:08Ce sera, dit-il, la seule décision digne
07:11qui permettra d'éviter 18 mois d'indétermination et de crise.
07:14La crise politique et cette question de la réforme des retraites
07:18que Sébastien Lecornu aimerait bien régler.
07:20Le Premier ministre a émis l'idée que ce soit les partenaires sociaux,
07:23autrement dit les syndicats, qui gèrent le régime général.
07:26Et le pilote déjà à l'Agircarco,
07:28la caisse qui verse les pensions complémentaires des salariés du privé.
07:30Alors Barthélémy Philippe, d'où vient cette idée
07:32déjà esquissée par François Bayrou il y a quelques mois ?
07:35Eh bien l'idée part du constat que la gestion des retraites
07:37par les politiques est un échec.
07:39Les caisses du régime général sont déficitaires,
07:41tandis que celles de l'Agircarco sont dans le vert.
07:44Le Premier ministre estime donc qu'il faut donner
07:46toutes les clés aux partenaires sociaux.
07:48Bonne idée selon l'économiste Nicolas Marquez
07:51qui salue la gestion de l'Agircarco.
07:53Les partenaires sociaux ont été capables de distribuer des retraites
07:55sans jamais faire de dette.
07:56Ils ont aussi mis en place un mécanisme de réserve.
07:58Ils sont capables de se mettre d'accord quand ils prennent une mesure
08:01parfois difficile, ça ne suit pas la même opposition.
08:04Pour Christelle Thieffine qui siège à l'Agircarco,
08:06l'indépendance est la clé d'une bonne gestion.
08:08Ça fonctionne parce qu'on s'affranchit des échéances
08:11et du calendrier politique.
08:13Ça permet de penser long terme, moyen terme.
08:16Parmi les atouts de l'Agircarco,
08:18la règle d'or qui consiste à avoir en réserve
08:20l'équivalent de 6 mois de pension pour tous les affiliés,
08:23ce qui permet de verser les retraites même quand les cotisations ne rentrent plus
08:27comme au début de la crise sanitaire.
08:30Autre recette qui marche,
08:31l'Agircarco revalorise régulièrement les pensions en dessous de l'inflation
08:35pour garantir l'équilibre de ses comptes.
08:38Barthélémy Philippe du service Économie d'Europe 1.
08:40Et puis des nouvelles ce matin de Brigitte Bardot.
08:42Trois semaines qu'elle est hospitalisée à Toulon.
08:44Elle aurait subi une intervention chirurgicale pour une maladie grave,
08:47mais l'artiste âgée de 91 ans devrait bientôt sortir de l'hôpital.
08:51Merci beaucoup Fanny Marceau, c'était votre journal.
08:53Merci beaucoup.
Commentaires

Recommandations