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  • il y a 4 mois
Les Journées Nationales de France Urbaine se tiennent au Creusot, dans un contexte de restrictions budgétaires. Johanne Rolland, maire de Nantes et Présidente France Urbaine, et David Marti, maire du Creusot et Président de la commission sécurité, détaillent les enjeux de ce congrès 2025

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Transcription
00:00Comment se présente ce congrès ?
00:02Ce congrès se présente très très bien, si on en croit la journée telle qu'elle vient de se dérouler depuis ce matin.
00:11Les quelques échanges que j'ai pu avoir avec les congressistes, avec les amis élus sur le territoire,
00:19déjà une grande satisfaction pour nous d'accueillir, et j'aurai l'occasion de remercier Johanna de la confiance qu'elle nous a apportée.
00:27Parce qu'accueillir un tel congrès c'est quand même une responsabilité, et donc une grande fierté.
00:34Et puis ça se déroule comme on avait prévu, très bien, dans un lieu et un espace que beaucoup découvrent,
00:42parce que certains connaissaient le Creusot, mais peu étaient venus sur ce lieu-là.
00:47Et donc moi je suis très très heureux avec les équipes de les accueillir ici,
00:52alors même si tout le congrès ne va pas se dérouler ici, mais là on voit bien qu'il y a quand même un effet très positif,
00:59à la fois du lieu, à la fois de l'environnement, à la fois ce qui s'y passe ici,
01:05et une envie d'échanger depuis ce matin très forte.
01:09Est-ce que les rejets des deux motions de censure amènent de la sérénité à vos échanges et à vos débats ?
01:17On a vu des sourires ce matin.
01:19Moi je crois qu'avec Johanna on n'aura pas de différence sur ce point de vue-là.
01:24Je crois que nous sommes tous les deux au Parti Socialiste,
01:28parfois avec des sensibilités à l'intérieur du parti un peu différentes,
01:32mais c'est ce qui fait notre richesse aussi.
01:35Je crois que le Parti Socialiste a été clair là-dessus,
01:38qu'il n'allait pas censurer dans la mesure où le Premier ministre a entendu
01:43en tout cas certains points qui n'apparaissaient des points durs.
01:48Et Johanna a participé aux négociations et aux échanges,
01:51donc elle pourrait être beaucoup plus précise sur cet élément-là.
01:55Et que les socialistes ont toujours été responsables quelque part.
01:58L'objectif ce n'est pas que le pays n'ait pas de budget,
02:02l'objectif ce n'est pas que le pays n'ait pas de gouvernement,
02:04l'objectif c'est que les acteurs du territoire que nous côtoyons au quotidien
02:09soient rassurés à un moment donné,
02:11et que nous-mêmes collectivités nous puissions nous projeter.
02:14Et pour ça il faut un gouvernement et un budget.
02:17Et bien on laisse la chance à ce gouvernement,
02:19dans la mesure où on a été entendus sur certains points
02:22qui nous paraissaient nous des points durs.
02:24Voilà, mais je vais laisser Johanna compléter.
02:25Vous avez cependant des inquiétudes sur les dotations,
02:29sur les subventions,
02:30dans une année qui s'annonce difficile.
02:34Vous comprenez qu'il faille des efforts.
02:38Est-ce que vous êtes prêts à faire des efforts,
02:40et à quelle hauteur ?
02:41C'est un message que nous allons porter
02:43avec beaucoup de clarté et de force demain,
02:46puisqu'on accueillera la ministre en charge des collectivités,
02:50Françoise Gattel.
02:51Vous savez, France Urbaine,
02:54c'est une association d'élus de toute sensibilité politique,
02:57je le rappelle,
02:58je vais exclure purusement à cette dimension transpartisane
03:00de l'association,
03:03qui est à la fois exigeante et constructive.
03:05Donc est-ce que les collectivités doivent être autour de la table
03:08quand on parle du redressement du pays ?
03:11La réponse est oui, évidemment.
03:13Et aucun, aucune d'entre nous n'a l'habitude
03:15de se dérober devant ces responsabilités.
03:17Ensuite, il faut que ce soit proportionné,
03:20respectueux, dans le dialogue
03:22et dans la clarté des règles du jeu.
03:24Et là, on a deux problèmes.
03:26Ce qui s'est passé l'année dernière et ce qui s'annonce.
03:28Ce qui s'est passé l'année dernière,
03:30je le redis en un mot,
03:31c'est que les grandes villes, les agglomérations,
03:33les intercommunalités, les métropoles
03:35ont contribué trois fois plus
03:39que le reste de ce qu'on appelle le bloc communal.
03:42Et je le dis ici,
03:43dans cette belle ville du Creusot qui compte beaucoup pour moi,
03:46nos grandes villes, nos agglomérations,
03:49nos intercommunalités,
03:49elles ne sont pas que des îlots de richesse.
03:52Je rappelle qu'en France,
03:53deux tiers des Françaises et des Français
03:56en situation de pauvreté vivent dans nos villes.
03:59Et que si on veut pouvoir continuer
04:01à assurer la cohésion sociale,
04:02il faut que l'effort demandé soit juste.
04:05La deuxième chose,
04:06c'est que quand les règles du jeu changent tout le temps,
04:09quand ce qui est donné d'une main
04:10est repris de l'autre,
04:12ça a été le cas par exemple pour ce qu'on appelle la CVE,
04:14forcément que ce n'est pas possible.
04:17Parce que ce n'est plus seulement une question financière,
04:19c'est une question de confiance.
04:20Et puis enfin, dernier élément,
04:21on en parlera beaucoup dans les jours à venir,
04:25c'est que derrière cette question de l'autonomie financière,
04:27il y a une question démocratique qui se joue.
04:30L'autonomie financière de nos collectivités,
04:32elle permet en vérité que nos collectivités locales,
04:35elles ne soient pas des simples courroies de transmission
04:37d'une politique nationale.
04:38nous ne sommes ni des sous-traitants,
04:42ni des concurrents.
04:43Et je crois qu'une des choses qui est vraiment partagée
04:46par tous nos collègues,
04:48c'est que dans un moment de grande complexité,
04:51de grande instabilité pour la France,
04:53nos villes sont des espaces de stabilité.
04:56Vous avez une liste de courses pour la ministre demain ?
05:00On a et un certain nombre de demandes, oui,
05:02mais aussi des propositions.
05:04J'en cite une,
05:05parce qu'une des choses que nous avons en commun
05:07avec David Marty, j'y reviendrai,
05:09c'est d'être dans cette posture
05:11où on s'oppose sur un certain nombre de sujets,
05:13mais on propose.
05:14Et France-Hurvaine, c'est ça, toujours.
05:16Une des propositions qu'on fait à la ministre
05:17dans un temps où le Premier ministre a annoncé
05:19qu'il voulait relancer des réflexions sur la décentralisation,
05:23c'est que quand les grandes lois de décentralisation
05:24ont été pensées au début des années 80,
05:26demain, objectivement,
05:27la place de la lutte contre le réchauffement climatique
05:29n'avait pas la même acuité que ça aujourd'hui.
05:31Donc une des propositions que nous portons
05:32et que nous dirons à la ministre demain,
05:35c'est que nos intercommunalités,
05:37nos agglos, nos métropoles,
05:38deviennent autorités organisatrices
05:40de la transition écologique.
05:41Ça veut dire quoi ?
05:42Ça veut dire que le temps est venu
05:43de mettre aussi la décentralisation
05:45au service de cet espace.
05:47Et puis je voudrais ajouter vraiment
05:49que c'est important pour les membres de France urbaine
05:52d'être au Creuseau aujourd'hui.
05:54Je le dis, c'est un peu la France
05:56qui se donne rendez-vous au Creuseau
05:58aujourd'hui et demain.
06:00Notre association, elle représente
06:02la moitié des Françaises et des Français,
06:05107 collectivités locales.
06:08Et moi, je voudrais vraiment saluer
06:10le travail de David Marty, de ses équipes.
06:12Les retours que j'ai de nos membres
06:13sont pour l'instant vraiment enthousiastes
06:16sur la qualité de l'accueil,
06:18sur la manière dont les choses sont faites,
06:20comment on sait les faire au Creuseau,
06:21avec à la fois de l'authenticité,
06:23mais aussi beaucoup d'ambition
06:24au sens de la qualité.
06:27Je le dis parce que David Marty,
06:29au-delà d'être un très bon maire,
06:31je me permets de le dire,
06:32je l'ai connu quand il était encore
06:33adjoint à la politique de la ville
06:35et que j'étais jeune chargée
06:36une mission politique de la ville
06:37qui a beaucoup appris auprès de lui,
06:40beaucoup appris dans cette ville.
06:41J'en dirai d'ailleurs quelques mots demain
06:43dans mon discours d'ouverture.
06:46Et aujourd'hui, co-président
06:48d'une des commissions déterminantes
06:50de France urbaine,
06:51la commission sécurité.
06:53Je n'ai pas besoin de vous dire
06:54à quel point les enjeux de sécurité
06:55sont prégnants pour le pays.
06:57Je peux témoigner devant vous
06:59que David Marty est au sein de France urbaine
07:01un élu respecté, écouté par nos collègues
07:05et je le redis,
07:06dans la diversité des sensibilités.
07:08Vous vous souvenez peut-être
07:09qu'en 2023, on avait lancé ce grand appel
07:12pour un plan national européen
07:13pour lutter contre le narcotravail
07:16et David Marty a piloté pour nous
07:19l'ensemble des auditions
07:20sur le Beauvau des polices municipales,
07:24des sujets qui demeurent en grande partie
07:26d'une forte actualité.
07:28Qu'est-ce qui peut être fait de plus
07:29et de mieux au niveau local
07:31en matière de sécurité ?
07:33Est-ce que vous êtes arrivé au bout
07:35de ce que vous pouvez faire ?
07:37D'abord, je crois que David Marty
07:39fait partie de ces élus
07:41qui depuis toujours
07:42assument les enjeux de sécurité.
07:45Moi, j'ai toujours entendu David Marty
07:46dire que la sécurité était au cœur
07:48du pacte républicain
07:49et qu'il ne se fait pas de le décréter.
07:51Il faut le travailler.
07:51C'est cette question du continuum
07:53de sécurité,
07:54ce que font nos polices municipales,
07:55ce que font nos polices nationales.
07:58On a plaidé, nous, France urbaine,
08:01pour cette loi sur le narcotrafic.
08:02Moi, je l'ai salué publiquement
08:04quand elle a été adoptée.
08:07On ne confond pas les choses,
08:08on ne confond pas les missions
08:09entre la police nationale
08:09et la police municipale.
08:11Je crois pour ma part
08:12qu'un maillon
08:13qu'il nous reste à fermir,
08:16c'est aujourd'hui celui de la justice.
08:18Je le dis parce que
08:19pour que les choses fonctionnent,
08:21on a besoin de tous les maillons
08:21de la chaîne,
08:22l'éducation, la prévention,
08:23mais aussi la sanction,
08:24la fermeté,
08:25quand c'est nécessaire.
08:26Je crois vraiment que la question
08:27de la justice est absolument
08:28au cœur de ce qui se passe
08:29aujourd'hui dans le pays.
08:29Un des rapporteurs de la loi
08:33sur les narcotrafiques,
08:35Jérôme Durin,
08:36s'est rendu dans une prison
08:38de haute sécurité
08:39pour les narcotrafiquants.
08:42Il a dit que les conditions
08:43étaient réunies
08:44et qu'il n'y avait pas
08:46de maltraitance.
08:47Ça veut dire que les choses
08:48vont dans le bon sens ?
08:51Alors moi, j'échange beaucoup
08:52avec Jérôme Durin.
08:53Vous le savez,
08:54parce qu'on a beaucoup
08:55travaillé ensemble,
08:56dans le cadre, moi,
08:57de France urbaine,
08:58ou lui, dans le cadre
08:59de sa mission sénatoriale.
09:02Même si les conditions
09:03sont réunies
09:04dans ces centres
09:06qui avaient été faits
09:10pour que les narcotrafiquants
09:11quelque part
09:13ne gangrènent pas
09:14d'autres établissements
09:15pénitentiaires,
09:18lui, comme moi,
09:19on pense que ça ne va pas suffire.
09:21C'est-à-dire qu'il y aura
09:24forcément des choses
09:25qui vont se passer,
09:26y compris dans ces centres pénitentiaires.
09:27Parce que la puissance
09:31du narcotrafic est telle,
09:32aujourd'hui,
09:33il ne suffira pas
09:34de mettre
09:34des gros cahiers
09:35du narcotrafic
09:37dans ces prisons
09:37pour que les choses
09:38forcément aillent mieux.
09:42Et donc,
09:42nous, on plaide tous les deux.
09:44Tout à l'heure,
09:45Johanna évoquait
09:46l'aspect justice.
09:48Nous plaidons avec Jérôme
09:49qui est aussi
09:50un grand acte
09:51qui soit dédié
09:53au traitement
09:55de la toxicomanie
09:56et à la prévention.
09:58C'est-à-dire que,
09:58tant qu'on va
09:59essayer de traiter
10:01l'incendie
10:01simplement
10:02en y mettant
10:05des moyens,
10:06mais qu'on ne traite pas
10:07l'incendie
10:09sous tous ses aspects,
10:11c'est-à-dire,
10:11avant même
10:11qu'il se déclare,
10:12c'est-à-dire,
10:13faire de la prévention
10:14pour éviter,
10:15pour prendre une image.
10:17Aujourd'hui,
10:17le narcotrafic
10:18gangrène notre pays.
10:20Surtout notre pays,
10:21plus qu'ailleurs en Europe.
10:22Il faut le dire,
10:23même si ça touche
10:24l'Europe entière,
10:25c'est quand même la France
10:25qui, aujourd'hui,
10:26et on en connaît les raisons,
10:27on les connaît,
10:27ces raisons.
10:29Mais c'est aussi
10:29parce que la demande
10:30est plus forte ici
10:31qu'ailleurs.
10:32Et donc,
10:33comment est-ce qu'on va
10:35traiter,
10:35à un moment donné,
10:37ce phénomène
10:38d'addiction
10:39qui, aujourd'hui,
10:40n'est pas un phénomène
10:41d'addiction festif,
10:43mais un phénomène
10:43d'addiction
10:44lié à une dépendance.
10:47Une dépendance.
10:49Et dans les missions
10:49qu'il a menées,
10:50comme moi,
10:50dans les miennes,
10:52ce qu'on s'est rendu compte,
10:53c'est que la majorité
10:54des toxicomanes
10:56veulent s'en sortir.
10:59Ils veulent s'en sortir
11:00parce qu'ils savent
11:00qu'au bout du bout,
11:01ils vont mourir.
11:03Sauf qu'il n'y a rien
11:04pour qu'on les aide,
11:05ou quasiment rien.
11:06Tous les moyens,
11:07c'est un peu le sens du propos
11:08que j'ai tenu
11:09à l'hôpital tout à l'heure.
11:11On n'a plus
11:11de service d'addictologie
11:13des mentionnés
11:13comme il faut.
11:14On n'a plus de médecins
11:15de psychiatres.
11:16On n'a même plus
11:16de médecins du tout
11:17dans certains secteurs.
11:19Parce qu'il faut savoir
11:20que la toxicomanie
11:21touche les secteurs ruraux,
11:22les secteurs des villes moyennes,
11:24des petites villes,
11:25des grandes villes.
11:26Ça touche partout.
11:27Et parfois,
11:27il n'y a même pas
11:28des médecins.
11:29Et donc,
11:29comment on traite ça ?
11:31Tant qu'il y aura
11:32une demande,
11:33il y aura une offre,
11:34d'une manière
11:34ou d'une autre.
11:35Donc,
11:35il faut à la fois
11:36taper fort
11:37sur les narcotrafiquants,
11:40traiter le sujet
11:41du commerce.
11:43Et là,
11:44je trouve
11:44qu'on n'est pas
11:46allé assez loin.
11:47On n'est pas allé assez loin.
11:48Il y a des pays
11:48qui sont allés
11:49beaucoup plus loin
11:49pour traiter
11:52certaines choses
11:53liées à ce que
11:55rapporte le narcotrafique.
11:57Et là-dessus,
11:58voilà,
11:58moi,
11:58j'ai déjà évoqué
12:00des pistes
12:00et des propositions.
12:03Et puis,
12:03il y a l'aspect
12:04prévention
12:05chez les plus jeunes
12:06et puis
12:07traitement de la toxicologie.
12:09C'est comme ça
12:09qu'on y arrivera.
12:10Et là-dessus,
12:11Jérôme et moi,
12:12on est en phase.
12:14Et on a appelé
12:14le gouvernement
12:15à vraiment
12:16mettre un plan
12:17là-dessus.
12:18On mettra tout
12:19l'argent qu'on veut,
12:19tous les plans qu'on veut
12:20pour traiter
12:21la vente.
12:23Si on ne tarie pas
12:24la demande
12:25à un moment donné,
12:25attention,
12:26ça va prendre des années.
12:27Ça va prendre des années.
12:28Mais si on ne commence
12:29pas maintenant,
12:30nos générations futures
12:32seront toujours
12:32dans la même situation.
12:34Je reviens sur la question
12:35du budget
12:35et sur la contribution
12:36des grandes villes,
12:37des métropoles,
12:38des communautés
12:39d'allumération urbaine.
12:40Vous avez peur
12:41de ce budget,
12:42clairement,
12:43à lui ?
12:43Ce n'est pas une question
12:44de peur,
12:46mais c'est vraiment
12:48une question de sens
12:49de responsabilité
12:49pour le pays.
12:5270% de l'investissement
12:53public en France
12:54passe par les collectivités
12:55locales.
12:56On est en le monde,
12:57on ne peut pas se permettre
12:57la récession pour notre pays.
12:59On voit qu'il y a quand même
12:59suffisamment de problèmes
13:00pour le dire de manière simple.
13:02Donc,
13:02qu'on soit attentif
13:03à tout ce qu'on appelle
13:04les économies de fonctionnement.
13:05On le fait tous,
13:07du matin au soir,
13:08du lundi au dimanche.
13:10Mais on doit préserver
13:11le moteur
13:12que constitue
13:13l'investissement public.
13:15Et je le redis,
13:1570% d'investissement public
13:17passe par
13:18les collectivités locales.
13:20Vous savez,
13:20le président de la République
13:21avait eu cette formule
13:22malheureuse,
13:24pour ne pas dire plus,
13:25pas l'été
13:26qui vient de s'écouler,
13:27mais l'été d'avant,
13:28en disant
13:28qu'il n'y a pas
13:29de dérapage
13:30de la trajectoire
13:30des dépenses de l'État
13:31à l'exception
13:32des collectivités locales.
13:34Je me rappelle,
13:34c'était à la veille
13:35des Journées nationales
13:36de France urbaine
13:36et c'était à Lyon
13:37l'année dernière.
13:38L'année d'avant,
13:39c'était à Nantes.
13:40Vraiment,
13:41les collègues sont arrivés
13:42dans un état
13:43soit de colère,
13:44soit de désarroi.
13:46Et moi,
13:46je me rappelle
13:46de collègues
13:47pas forcément très mobilisés
13:50dans les organisations politiques
13:51venir me voir
13:52en me disant
13:52comment on va faire
13:54si même l'État nous lâche.
13:55Vous voyez ?
13:56Il y avait quelque chose...
13:57Comment ?
13:58Ça avait été un peu
14:00corrigé ensuite.
14:01Là,
14:02on a aujourd'hui
14:03à regarder
14:05quelle est la copie
14:06qui a été proposée.
14:08Et je le redis,
14:09en l'État,
14:10pour les collectivités locales
14:11et à force
14:12sur les commerces,
14:13ce n'est pas acceptable.
14:13Pourquoi ?
14:14Bien sûr
14:15qu'on sera autour
14:16de la table.
14:18Mais un,
14:19il n'y a absolument rien
14:20qui justifie
14:21que,
14:21je le redis,
14:22quand deux tiers des personnes
14:23en situation de pauvreté
14:24vivent dans nos villes,
14:26nous soyons appelés
14:27à contribution
14:27de trois fois plus
14:29sans qu'aucun élément
14:30objectif étayé
14:32ne vienne le donner.
14:33Enfin,
14:33ces sujets doivent quand même
14:34être gardés
14:35avec grand sérieux.
14:37Deux,
14:38la suppression de la CVE
14:39n'était pas souhaitée
14:40par les associations
14:41d'élus locales,
14:43ni la nôtre,
14:43ni les autres.
14:45Et donc,
14:45dans un débat sérieux,
14:46on doit parler des dépenses,
14:47bien sûr,
14:48mais on doit aussi
14:48parler des recettes.
14:49Je rappelle que la CVE,
14:50on s'est privé
14:51tous les ans
14:51de 8 milliards.
14:52Vous imaginez
14:53ce qu'on peut faire
14:53dans nos collectivités
14:54parce que,
14:55et c'est peut-être
14:55la dernière chose
14:56que je veux dire
14:56sur ce sujet
14:57pour ne pas être trop longue,
14:58on ne se bat pas
14:58pour nous-mêmes,
14:59on ne se bat pas
15:00pour nos municipalités,
15:01on se bat pour les gens
15:02parce que derrière,
15:03si on veut continuer
15:04à ouvrir des crèches,
15:04si on veut continuer
15:05à recruter des policiers
15:06municipaux,
15:07si on veut continuer
15:07à avoir des formidables
15:09centres d'innovation
15:10technologique
15:10comme ce qu'il y a ici
15:11et que,
15:12je vous fais à l'en,
15:12David,
15:13bravo,
15:14je l'ai découvert
15:14avec grand plaisir.
15:15Si on veut avoir
15:16cette capacité d'énergie,
15:23si on aurait un certain
15:24nombre de sujets
15:25à apporter auprès
15:25de la ministre,
15:26oui,
15:27on lui transmettra
15:28d'ailleurs une résolution,
15:31ce sera la résolution
15:32du Creusot,
15:32cher David,
15:3410 points,
15:35alors je ne peux pas
15:35tous les dévoiler
15:36puisqu'on va continuer
15:37à y travailler activement,
15:39je ne doute pas
15:39que c'est une résolution
15:40qui fera date,
15:42dans laquelle on évoquera
15:43à la fois les sujets financiers
15:44bien sûr,
15:44mais aussi les questions
15:45de santé mentale,
15:46David les a évoquées,
15:47c'est un sujet
15:47qui préoccupe beaucoup
15:48nos membres,
15:49les questions de logement
15:50évidemment,
15:51qui sont premières
15:51pour les habitants,
15:53les questions de mobilité,
15:54il y a dans nos demandes
15:55ce qu'on appelle
15:56le déplafonnement
15:57du versement de mobilité,
15:59je fais vite,
16:00il y a deux points de mesure
16:01entre l'île de France
16:02et tout le reste du pays,
16:04incompréhensible,
16:05enfin qu'est-ce qui justifie
16:06que la règle
16:07ne soit pas la même,
16:09quand on veut une république
16:09qui va bien,
16:10il faut que les règles
16:11soient équitables.
16:12Je rebondis
16:13sur ce que Johanna
16:14vient de dire
16:15sur un élément,
16:19vous savez,
16:19je l'ai déjà dit,
16:20je l'ai dit
16:21quand j'étais à Sanguignes
16:23pour ceux qui étaient là
16:24au moment de l'inauguration
16:25de la nouvelle,
16:26enfin de la mairie,
16:27restons.
16:29Nous,
16:29les élus locaux,
16:32quand il y a le feu partout,
16:36on dit qu'on est les meilleurs,
16:39qu'on est le dernier rempart,
16:41qu'on est formidable
16:43et dans ce moment-là,
16:46on tarie des loges
16:47vis-à-vis des élus locaux,
16:48ce qu'avait fait
16:49le président de la République
16:50en nous invitant à l'Elysée,
16:51en tout cas pour les villes
16:52qui avaient été touchées.
16:55Très bien,
16:56ça nous fait plaisir,
16:58c'est vite oublié quand même.
16:59Donc d'un côté,
17:00on nous dit que,
17:01heureusement qu'il y a
17:02les élus locaux,
17:03heureusement qu'il y a
17:03les territoires,
17:05heureusement que les élus
17:07se battent pour le service public,
17:09vous êtes les meilleurs.
17:10qu'une fois que c'est passé,
17:13il ne faut pas attendre beaucoup,
17:15il faut 15 jours après,
17:16c'est déjà oublié,
17:17alors que nous,
17:18on a passé des nuits
17:18et des nuits
17:19à tenir la République debout,
17:21parce que c'est comme ça
17:22qu'il faut dire,
17:22moi je le dis avec les tripes,
17:24c'est tenir la République
17:25et le pays debout,
17:26eh bien,
17:28on oublie,
17:29et puis on revient
17:29sur le discours,
17:31les collectivités
17:32ont trop d'agents,
17:33les collectivités
17:34sont trop dépensières,
17:35les collectivités
17:36ne font pas assez d'efforts,
17:38etc.,
17:38etc.,
17:39etc.
17:39Ce n'est plus acceptable,
17:41ce n'est plus acceptable,
17:42et ça,
17:43on ne l'accepte plus,
17:44quelles que soient
17:44les sensibilités politiques,
17:45d'ailleurs,
17:46on n'est pas sur
17:47du gauche ou droite,
17:48c'est toute sensibilité politique.
17:52Nous,
17:52on doit se débrouiller
17:53tout le temps,
17:54quand il y a
17:55les violences urbaines,
17:56c'est nous qui sommes
17:57à quel des services
17:58de l'État,
17:59attention,
18:00qui fait aussi son travail,
18:02on est les meilleurs,
18:04on préserve la République,
18:05on préserve la nation,
18:07et puis après,
18:08c'est oublié,
18:10et puis maintenant,
18:11eh bien non,
18:12je suis désolé,
18:12vous ne faites pas assez d'économie,
18:13voilà,
18:14ce n'est plus acceptable.
18:15Je le redis,
18:16une nouvelle fois,
18:17je le redis,
18:18ce n'est plus acceptable.
18:19Vous avez beaucoup de choses
18:20à dire à la ministre,
18:20évidemment.
18:21Oui,
18:22je ne sais pas
18:22si je lui dirais ça,
18:23parce que...
18:24L'avenir.
18:25Comment ?
18:26Non,
18:26mais bon,
18:28on a une table,
18:29on a une plénière
18:30consacrée aux finances,
18:31on va parler finances,
18:33Johanna,
18:34moi,
18:34je ferai un discours
18:35d'introduction,
18:36bien entendu,
18:36mais je laisserai
18:37à la présidente
18:38évoquer plus concrètement,
18:40dans le rôle
18:41qui est le sien,
18:42ces aspects
18:43qui nous mettent
18:44et qui nous mettront
18:44encore en difficulté.
18:45Vous savez,
18:45ça fait des années
18:46qu'on ne fait pas
18:47des congrès
18:47en s'inquiétant
18:49de ce que va être
18:50le projet de loi de finances
18:51ou de ce qu'il a été
18:52ou de ce qu'il est.
18:54Bon,
18:55pour la deuxième année
18:55consécutive,
18:57moi,
18:57je vais préparer le budget,
18:58je pense que Johanna,
19:00à la métropole,
19:01ce sera pareil,
19:02mais en tout cas ici,
19:03nous votons du budget
19:04en décembre.
19:04Pareil.
19:05Eh bien,
19:05voilà,
19:06donc on ne sait pas
19:07les recettes qu'on aura
19:08pour la deuxième année
19:09consécutive,
19:10on ne sait pas,
19:10nous,
19:11on est déjà en train
19:11de préparer le débat
19:13d'orientation budgétaire.
19:15Donc,
19:15moi,
19:16j'aurais énormément
19:16de choses à dire
19:17à la ministre,
19:18mais bon,
19:19je sais que son rôle
19:20est limité,
19:21d'une part,
19:22et puis,
19:22je n'aurais sans doute
19:23pas forcément
19:24le temps de lui dire,
19:25elle n'aura pas le temps
19:26de m'entendre,
19:26mais je sais que Johanna,
19:28en porte-parole
19:29de France urbaine
19:30et présidente,
19:31saura distiller des messages
19:32et puis,
19:32comme l'a dit Johanna
19:34tout à l'heure,
19:35j'espère qu'on sera
19:35autour de la table
19:36pour discuter
19:36du projet de loi de finances.
19:39C'est ça qui est important.

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