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  • il y a 8 mois

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00:00Soyez volontaire, je pense que c'est une illusion.
00:02Va à gauche, va à droite, avance, recule.
00:04L'armée ne donnerait pas des ordres extrêmement précis
00:07avec une obligation d'exécution immédiate, non.
00:14Commander, c'est tout à fait lié à la finalité militaire,
00:16c'est-à-dire pour faire la guerre, pour combattre,
00:18avec le risque de la vie.
00:20Maintenant, on pourrait associer le mot management, direction, etc.
00:24Ce sont aussi des méthodes pour viser à l'efficacité.
00:27Pour viser à l'efficacité militaire, il faut commander.
00:30Ce livre est un livre, pas tant sur le commandement
00:35au sens de ses modalités militaires,
00:37mais bien sur la méthode à appliquer, la philosophie, la discipline
00:41autour de la notion de cette responsabilisation,
00:43du fait de prendre le parti de l'intelligence.
00:46Donner du sens, c'est donner la direction, donner le cadre
00:48pour que chacun puisse prendre ses responsabilités,
00:51des initiatives et les placer dans le cadre de la réussite
00:54de ce bien supérieur ou de ce bien ultime.
00:56Deuxièmement, c'est la question de faire primer les finalités
01:00sur les modalités, de façon à pouvoir laisser l'initiative.
01:03Et puis, c'est aussi une question de synthèse pour ramasser l'idée,
01:06le sens de la mission, plutôt que de se perdre dans les détails.
01:08Cette idée du commandement de pas intention n'est pas du tout une idée nouvelle,
01:12c'est une idée qui a traversé toute l'histoire de France.
01:14Il y a un exemple qui est très connu dans les armées,
01:16dans l'armée de terre, c'est celui du maréchal Leclerc.
01:18Le général Leclerc, au moment de la libération de Paris,
01:21rédige un ordre pour sa division qui tient sur une demi-page.
01:24C'est un exemple extrêmement frappant.
01:30Ma démarche, elle est d'abord une démarche vers les militaires
01:32pour leur dire que le monde est en train de changer
01:34de manière absolument majeure sur le plan stratégique,
01:37politique, technologique, culturel.
01:39Et que dans ce monde en bascule, il était important de retrouver un style,
01:43le fait de parier sur le sens, qui est un style très français.
01:46Et donc, il m'a semblé, au moment de la réflexion,
01:48et notamment d'échange avec divers responsables sportifs de l'industrie ou autres,
01:53que finalement, c'était un message qui pouvait intéresser au-delà du monde militaire.
02:00Tout l'enjeu de ce commandement par l'intention ou par le sens donné,
02:05c'est de ne pas en rabattre sur la culture de résultats.
02:07Dans le commandement militaire, il y a des vies au bout du commandement,
02:11et donc il y a une obligation impérative de résultats.
02:14Or, il y a comme une tentation d'estimer que le résultat sera obtenu
02:18en donnant plus de détails, plus de modalités, en précisant davantage.
02:21Je pense que c'est une illusion.
02:23D'abord, ça introduit de la rigidité.
02:25Et puis, dans la notion militaire, notamment d'incertitude, d'action de l'ennemi,
02:30jamais on pourra prévoir toutes les occurrences.
02:32Quand j'évoque ce travail, la première réaction, souvent, c'est de dire
02:34que l'armée ne donnerait pas des ordres extrêmement précis
02:37avec une obligation d'exécution immédiate, non.
02:41L'armée française, en tout cas, de manière historique,
02:44a toujours eu cette habitude de donner sa place à l'initiative.
02:48Et c'est très adapté au combat moderne.
02:50On a cet exemple sous nos yeux de l'armée ukrainienne,
02:53qui a été très décentralisée,
02:55qui a laissé beaucoup d'initiatives aux unités au bas échelon,
02:58qui ont permis d'inventer, d'innover, de saisir toutes les opportunités.
03:04Le bon chef, c'est celui qui a le résultat.
03:08Maintenant, le bon chef, c'est aussi celui qui comprend
03:11que pour atteindre le résultat,
03:13il est plus efficace de confier une part d'initiative à ses subordonnés,
03:17de façon à ce que les subordonnés puissent exprimer
03:20leur part d'initiative et d'inventivité.
03:23Mais le chef conserve la responsabilité du résultat.
03:26Typiquement, dans la méthode militaire, un chef exprime ses ordres,
03:29donne un espace de liberté à son subordonné
03:30et lui demande comment il compte remplir la mission.
03:33Et ensuite, cette manœuvre étant validée,
03:35il l'exécute dans un espace de liberté.
03:37Typiquement, pour les militaires, c'est une limite gauche,
03:40une limite droite, une limite longue, une limite courte sur le terrain.
03:42Et dans cet espace de liberté,
03:44le subordonné est chargé de remplir sa mission.
03:46Un mauvais chef, ce serait soit un chef qui fixerait de manière excessive
03:50l'ensemble des règles, a priori,
03:52sans prendre le parti de l'intelligence de ses subordonnés,
03:54qui éventuellement ne donnerait même pas le sens,
03:56en donnant des ordres successifs extrêmement précis et rapprochés,
04:01comme on le ferait à un robot,
04:02va à gauche, va à droite, avance, recule.
04:04Et puis, à l'inverse, ce serait le chef qui donnerait à son subordonné,
04:07à ses subordonnés une forme de liberté absolue,
04:09en disant, tu seras comptable du résultat.
04:11Même si tu rates, le bon chef probablement est celui qui va donner un espace de liberté,
04:16adapté aux capacités et aux moyens de son subordonné.
04:18Ce que je dis à mes jeunes officiers,
04:24c'est, soyez volontaires, ayez l'élan qui met en route.
04:27Deuxièmement, soyez intelligents,
04:28ayez la vision du sens à donner et de la mise en perspective d'autres actions.
04:32Soyez efficace.
04:33L'efficacité est absolument indispensable à la vie militaire,
04:36et l'efficacité est une des bases de la légitimité.
04:39Il n'y a pas de bataille ou de guerre juste
04:41qui n'ait une chance raisonnable de succès.
04:43Un bon chef, un jeune chef, ne doit pas trop intellectualiser.
04:46Il y a une obligation de résultat.
04:47Ce résultat, c'est se fixer une ambition raisonnable,
04:50mais une ambition atteignable.
04:52Ce résultat, c'est tout, c'est tout.
04:57Paroleu, il n'y a pas d'un moment dérourné.
04:57Rékez-en, c'est tout.
04:59Je préfère la riché, c'est tout.
05:01Et maintenant, les uns moments,
05:02c'est tout.
05:03Ce résultat, c'est tout.
05:05Il n'y a pas d'un moment.
05:06Il n'a pas d'un moment.
05:08Donc, tu sais.
05:09C'est tout.
05:10Il n'a pas d'un moment.
05:11N'a pas d'un moment.
05:12Comme ça, c'est tout.
05:13Ces job é conscient.
05:14Et c'est tout.
05:14N'a pas d'un moment.
05:16Et c'est tout.
05:18C'est tout.
05:20C'est tout.
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