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  • il y a 4 mois
Quand l'hospitalité genevoise redonne espoir aux réfugiers. Avec l'arrivée des réfugiers ukrainiens en 2022, Caritas Genève et l'hospice général s'engagent activement à trouver des chambres pour les accueillir. Notre reportage.

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Transcription
00:00Avec l'arrivée des réfugiés ukrainiens à Genève en 2022, Caritas Genève et son programme
00:17Hébergement chez l'habitant, en collaboration avec l'Hospice Général, s'engagent activement
00:23à trouver des chambres auprès d'habitants du canton pour les accueillir.
00:26Les étapes de ces démarches, en général, déjà, on va rencontrer à la fois l'hébergeant,
00:34comme on l'appelle, la personne qui va accueillir à la maison, et la personne réfugiée.
00:40On va apprendre à connaître ces deux personnes de façon à pouvoir faire le meilleur matching possible.
00:49Et plus précisément, on va se renseigner sur, par exemple, pour l'hébergeant,
00:56quelles sont ses habitudes de vie, quels sont ses horaires, quels loisirs ils ou elles aiment pratiquer,
01:04de façon à ce qu'on puisse peut-être retrouver certaines de ces mêmes caractéristiques
01:15chez la personne réfugiée, de façon à ce que la cohabitation soit la plus harmonieuse possible.
01:23Plus de 300 familles d'accueil via Caritas Genève ont hébergé plus de 600 réfugiés
01:29dans le cadre du dispositif Logeur, logé et suivi par Caritas.
01:34Caritas va être vraiment présent, je dirais, en amont de la cohabitation,
01:40c'est-à-dire pour discuter avec la personne qui souhaite accueillir, répondre à ses questions,
01:47l'aider aussi à clarifier ses attentes.
01:50Au moment du placement aussi, ça va se faire également en présence d'un interprète.
01:55Et puis ensuite, tout au long de la cohabitation, parce que l'idée, c'est qu'elle se passe de façon harmonieuse,
02:01ça va vraiment être au cas par cas, c'est-à-dire qu'on va faire de toute façon des points de situation,
02:06autant avec la personne accueillante qu'avec la personne accueillie,
02:10qu'on va aussi pouvoir orienter, répondre à ses questions,
02:15l'accompagner peut-être sur certains questionnements, certaines démarches.
02:18On va vraiment accompagner les deux côtés, je dirais,
02:23de façon à ce qu'au quotidien, à la maison, ça se fasse le mieux possible.
02:27Un questionnaire est à remplir de part et d'autre,
02:29et il faudra également réunir des conditions cadres en matière d'hébergement.
02:34Donc les conditions minimales, bien sûr, c'est d'avoir à disposition une chambre
02:38avec une porte qui ferme et une fenêtre, même petite,
02:44porte qui ne ferme pas forcément à clé, mais qui ferme,
02:47de façon à garantir la vie privée de la personne accueillie.
02:53Il faut que cette personne puisse avoir accès à une salle de bain et à la cuisine.
02:59Il faut pouvoir s'engager pour une période minimale de trois mois,
03:04qui est renouvelable, autant de fois qu'on le souhaite.
03:07Et enfin, il faut avoir un casier judiciaire vierge.
03:13Si la durée minimale d'hébergement est fixée à trois mois,
03:17une famille onésienne a elle, logée de réfugiés ukrainiennes, durant deux ans.
03:22Ce qui m'a motivée, c'est de pouvoir mener une action que je trouvais humaine,
03:28de pouvoir offrir à quelqu'un qui, je pense, en avait besoin,
03:34à un endroit où se sentir bien mieux.
03:37Parce que quand ces personnes sont arrivées en Suisse,
03:40elles étaient surtout dans des grandes surfaces,
03:43comme à l'extérieur, il me semble, ou autre, il y avait des hangars.
03:46Et moi, j'avais la possibilité d'offrir une chambre chez moi
03:51pour que ces personnes vivent d'une manière humaine.
03:54Lilia, la plus jeune des deux sœurs, a accepté de témoigner de son expérience,
04:00agressée de difficultés en français, estimant avoir vécu une aventure formidable.
04:05J'ai passé beaucoup, beaucoup de bonnes mamans avec cette famille,
04:13j'ai beaucoup de grands souvenirs,
04:20j'allais partout, je fais vraiment, je cousinais ensemble,
04:27j'allais à un parc, j'allais à un festival,
04:29j'allais juste pour promenade, pour excursion, je fais le sport, tennis, oui.
04:37Oui, j'allais à un sable, j'allais vraiment passer une très bonne maman.
04:49Un moment chargé d'émotions intenses,
04:51lorsque Lilia a évoqué cette période vécue au sein de la famille,
04:55qui leur a permis à elle et à sa sœur de retrouver sérénité, bienveillance et sécurité.
05:03Cela montre bien qu'accueillir une personne chez soi n'est jamais anodin.
05:07Il ne faut pas être soi-même dans une situation très compliquée, très difficile,
05:11ça je pense, effectivement,
05:13mais Caritas prend en charge énormément de choses à ce niveau-là,
05:17et puis l'État aussi, en tout cas, ce fut le cas pour les personnes qui venaient d'Ukraine,
05:21j'espère que ça laisserra pour les personnes de n'importe quelle nationalité qu'on va pouvoir héberger,
05:27prend en charge aussi beaucoup sur ça,
05:29par exemple, elles peuvent aller voir un psychologue s'ils en ont besoin,
05:33donc il y a tout un réseau aussi qui va faire que ce n'est pas nous, les familles,
05:37qui accueillons, qui devons porter sur nos épaules toute cette charge.
05:41Mais la charge, elle est là, elle est réelle,
05:43on connaît la situation que vit l'Ukraine,
05:45donc oui, il ne faut pas être soi-même dans une situation difficile.
05:49Être réfugié et bénéficier d'une chambre chez une famille d'accueil
05:53constitue une expérience qui favorise grandement l'intégration.
05:58Aujourd'hui, les deux sœurs vivent à Genève dans un studio
06:01et sont à la recherche d'un emploi.
06:04À noter que la chambre pour une personne est rétribuée à hauteur de 500 francs par mois.
06:08Toute personne, locataire ou propriétaire remplissant les conditions
06:13peut contacter Caritas pour non seulement se renseigner,
06:17mais également proposer une chambre.

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