- il y a 3 mois
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00:00Europe 1 soir week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Toujours en compagnie de Sarah Salman et de Jules Torres.
00:07Toujours là.
00:08Oui, toujours là, fidèle au poste.
00:10Demain, Nicolas Sarkozy connaîtra donc la date et le lieu de son incarcération.
00:14Il est convoqué par le Parquet National Financier, le PNF,
00:18qui l'a condamné pour association de malfaiteurs.
00:21Jules Torres, Nicolas Sarkozy a réuni mercredi soir une dernière fois,
00:25c'est proche, une dernière fois avant la prison.
00:27Oui, vous avez relaté ce moment dans le JDD.
00:31Quel est son état d'esprit ? Il semble toujours aussi combatif, manifestement.
00:34Je vous avoue que c'est assez dingue, parce qu'il y a eu en effet cette soirée
00:39près de Boulogne, dans un restaurant,
00:44et où il a réuni 150 à 200 collaborateurs qui ont parcouru toutes ses vies.
00:50Bercy au début des années 2000, le ministère de l'Intérieur,
00:54la campagne présidentielle de 2007, l'Elysée,
00:56la campagne de 2012, les gens du parti, de l'UMP.
01:01Il y avait tous ses avocats, tous ses médecins notamment,
01:03qui étaient même à l'Elysée, il y avait des amis.
01:06Et c'est vrai qu'on a vu un président Sarkozy extrêmement combatif,
01:10extrêmement déterminé.
01:12Il nous avait reçu quelques jours plus tôt dans ses bureaux de la rue Miroménil.
01:15Et c'est vrai qu'il paraissait, comment dire,
01:18on ne voyait pas quelqu'un qui est prêt à aller en prison dans les prochains jours.
01:22Et il faut quand même dire que dans l'histoire de France,
01:25on n'a pas beaucoup enfermé de dirigeants français.
01:27C'est arrivé deux fois, Louis XVI, avant qu'il soit décapité à la prison du Temple,
01:31et le maréchal Pétain.
01:32C'est un meilleur destin, quand même, Nicolas Sarkozy.
01:34Bien sûr, mais c'est pour vous dire que Nicolas Sarkozy va s'ajouter à cette liste,
01:37et donc Philippe Pétain, pour haute trahison et intelligence avec l'ennemi.
01:41Nicolas Sarkozy va être ajouté à cette liste, puisqu'elle va être enfermée.
01:45Et c'est vrai que c'est assez dingue, mais lui n'est pas du tout...
01:49Il ne veut absolument pas qu'on s'apitoie sur son sort.
01:51Il veut montrer qu'il y a une injustice, et il veut la combattre.
01:55Et c'est vrai que la manière dont il en parle peut désarçonner quand même.
01:59Je vous avoue, moi-même, avoir été plutôt désarçonné par la manière dont il en parle,
02:03parce que demain, il va quand même savoir sa date d'incarcération, son lieu d'incarcération.
02:09A priori, ce ne sera pas dans les heures qui suivent,
02:11ce sera dans les jours et les semaines qui viennent.
02:14Mais quoi qu'il arrive, Nicolas Sarkozy ira en prison, alors même qu'il a fait appel.
02:19C'est aussi ça le sujet de cette affaire, c'est qu'il y a cette exécution provisoire
02:22qui bafoue absolument la présomption d'innocence.
02:25Comment ça va se passer cet entretien demain ?
02:29On va lui simplement lui dire, voilà, vous serez convoqué à telle heure,
02:31vous allez aller dans telle prison, et on va lui donner le jour, la date,
02:35et ça va se passer de façon assez formelle.
02:37Mais moi, je n'ai toujours pas compris pourquoi il est incarcéré.
02:39En réalité, c'est ça qui me pose problème.
02:41Vous n'êtes pas la seule.
02:42Je n'ai toujours pas compris.
02:43Il n'y a pas de risque de récidive, il n'y a pas de risque de fuite.
02:47Il n'y a même pas de preuve.
02:48Bon, ça, c'est encore un autre débat.
02:50Et surtout, la responsabilité de Mediapart.
02:52Je trouve qu'on n'en parle pas assez.
02:54Donc, la force de caractère de Nicolas Sarkozy, moi, ça ne me surprend pas.
02:58Donc, la présidente du tribunal a fini par admettre que c'était un faux.
03:03Je vous propose d'écouter Nicolas Dupont-Aignan,
03:05candidat à l'élection présidentielle de 2027.
03:08Lui, au moins, il est clair.
03:09Président de Debout la France.
03:10Il était au micro d'Europe 1 C News ce matin.
03:13Il revient justement sur cette exécution provisoire.
03:16Écoutez.
03:16J'ai toujours refusé de me prononcer sur les décisions de justice sur le fond.
03:23Donc, je ne vais pas commencer avec Nicolas Sarkozy.
03:25Je ne connais pas le fond de l'affaire.
03:26Je n'ai pas assisté à toutes les audiences.
03:28Je ne sais pas.
03:29En revanche, je suis choqué, comme des millions de Français, de l'exécution provisoire.
03:35Pour une raison très simple qui est juridique.
03:37J'ai appris à l'école, à l'université, que l'exécution provisoire, c'est le risque de récidive,
03:44c'est le délit de fuite et c'est les troubles à l'ordre public.
03:47Or, je ne crois pas qu'un homme comme Nicolas Sarkozy répond à cela.
03:51Donc, on a le sentiment d'une vengeance des magistrats contre lui.
03:56Et c'est très malsain pour notre démocratie, ce gouvernement des juges.
04:00Et oui, c'est ce qui reste, parce que quand on entend M. Cohen, Patrick, son prénom, qui n'a pas compris lui non plus,
04:07quand on entend le journalisme, oui, Apathy, qu'on ne peut pas soupçonner d'être un chronisme aigu,
04:12on se dit que les juges, peut-être, ont perdu une occasion de faire très bien leur boulot, là.
04:18Ou alors, ils n'ont pas été impartiaux, ils ont été plus dans l'idéologie que dans la justice.
04:22C'est aussi une hypothèse, parce qu'on se souvient que Nicolas Sarkozy les avait traités de petits poids sans saveur,
04:27qu'il y avait eu des altercations.
04:30Et peut-être qu'ils les ont pris en compte.
04:32Et pourtant, on doit juger, non pas un homme sur ce qu'il est, mais sur ce qu'il fait.
04:35Et demain, est-ce qu'on ne saura pas, évidemment, pas la durée de cet emprisonnement ?
04:40Non, alors après, il va saisir ce qu'on appelle le JAP, le juge d'application des peines, pour demander à sortir.
04:45Il a plus de 70 ans, probablement qu'il sortira, je dirais, entre 6 et 8 semaines.
04:49Mais il faut quand même les faire.
04:51Et puis, imaginons, et c'est une hypothèse qui existe en tout cas, qu'il soit innocenté en appel.
04:57Comment on répare le préjudice ?
05:00Eh bien, je vais vous dire, même s'il y a une réparation pécuniaire, ça n'efface pas l'humiliation,
05:06ça n'efface pas tout ce qui se dit et tout ce qui a été fait, c'est sûr.
05:09Mais c'est intéressant parce que même Nicolas Dupont-Aignan tombe dans le panneau parce qu'il se trompe de sujet.
05:15Le sujet, ce n'est pas qu'on n'a pas le droit de commenter une décision du judiciaire.
05:18Moi, j'ai toujours trouvé ça ridicule.
05:20On a le droit de critiquer une décision du judiciaire.
05:22Quand il y a 4 personnes sur 5 qui ont agressé à Tourcoing un policier et qui leur ressortent libre quelques jours plus tard,
05:29pardonnez-moi, j'ai le droit de commenter cette décision de justice qui, je crois, heurte les Français.
05:34C'est l'exécution provisoire, c'est aussi un sujet, la note de Mediapart qui est fausse, ça aussi c'est un sujet.
05:40Le fait qu'on vienne perturber une élection présidentielle en 2012 et qui, possiblement, ce document faux a provoqué la défaite de Nicolas Sarkozy,
05:48ça c'est un sujet, mais le sujet, c'est l'ivresse de toute puissance, de cette justice qui se croit absolument tout permis
05:53et qui n'a qu'un seul autre objectif que de purifier la politique.
05:56Je vous rappelle quand même qu'il y a une seule personne qui, dans la sphère politique, a été complètement silencieuse dans cette séquence,
06:02c'est Jean-Luc Mélenchon.
06:03Mais parce qu'il voit très bien, il est malheur, il est intelligent, mais évidemment, parce que ces gens-là,
06:09ils s'en prennent de manière plus facile à la droite, évidemment, mais le sujet, c'est les politiques, ils veulent purifier la politique,
06:15ils veulent que les politiques soient plus blancs que blancs.
06:18D'ailleurs, mon cher Jules, vous me parliez, pardon, parce qu'il nous reste quelques minutes, vous parliez du policier de Tourcoing,
06:23on a des nouvelles, un petit peu, des peines là ?
06:26On se souvient qu'il y avait trois jeunes délinquants en train de le tabasser au sol, non ?
06:32Il y en avait cinq, il y en avait un qui était mineur, donc il avait été mis dans un centre éducatif fermé,
06:37et quelques jours après l'agression qui a choqué les Français et tout le personnel politique,
06:41il y en avait quatre sur cinq, donc à part celui qui était mineur, qui était relâché.
06:45Donc voilà le sentiment que donne aujourd'hui notre justice, c'est d'être extrêmement laxiste.
06:48Vous avez vu les nouvelles images, aujourd'hui ça s'est passé à Châtelet, Châtelet-Léal,
06:53le quartier vivant parisien central, un groupe de rap L2B devait y donner un concert gratuit.
07:00Bon, il y a eu de l'affluence, comme souvent, ça arrive de plus en plus ce genre d'affaires.
07:03De l'être 800, ils étaient 2000.
07:05Voilà, risque de débordement, le choix a été annulé, mais sauf que la situation a ensuite dégénéré,
07:09on a vu franchement des images invraisemblables de violences,
07:13où on voit un policier au sol en train d'être frappé par une bande de délinquants,
07:21des jeunes filles qui certainement voulaient insister tout simplement à ce concert
07:26qui se cachait derrière les policiers.
07:27Alors c'est sûr, quand on a des enfants, on n'a même plus envie de leur dire de sortir.
07:31Moi, quand, vous voyez, il y a des...
07:33Non mais c'est vrai, dans les matchs de foot, on ne peut plus aller fêter une victoire sur les Champs-Elysées.
07:39On dit à ses enfants, ben non.
07:42Donc, on en arrive là.
07:44Non mais c'est une très belle image de ce qu'est devenu la France aujourd'hui.
07:47On ne parle pas là de la Seine-Saint-Denis, des quartiers nord de Marseille,
07:50ou de certains quartiers chauds de France.
07:53Là, on parle de Châtelet-Léal.
07:54Je vous rappelle qu'on avait vu ça au début du mois de septembre,
07:56quand vous savez, il y avait eu une livraison d'un nouveau fast-food
08:00qui offrait 1000 menus de poulet frit.
08:02À chaque fois, c'est gratuit.
08:04C'est exactement ce que je me suis dit.
08:06J'ai eu la même pensée.
08:07C'est les mêmes images.
08:09Moi, j'ai du mal à les commenter.
08:11Ce n'est pas bon enfant, quoi.
08:12Non mais c'est qu'un prétexte pour casser, pour bordeliser.
08:15Mais vous avez raison de souligner de la gratuité,
08:17parce que j'ai eu la même pensée que vous.
08:19Est-ce que c'est parce que c'est gratuit que les gens se croient tout permis ?
08:21Est-ce que si c'était payant, les gens se comporteraient un peu mieux ?
08:24Mais oui, je pense qu'ils devaient être 800, ils étaient 2000.
08:27Après, la violence des images,
08:29rien ne justifie une telle violence.
08:30À quel moment vous frappez des gens dans tous les sens ?
08:33Marine Le Pen dénonce un État failli, incapable de faire respecter l'ordre.
08:35Et c'est vrai que quand on voit cela...
08:37Meilleure ambiance, en revanche, Place de la République aujourd'hui,
08:41le mouvement des patriotes de la diversité.
08:43Je voulais en parler, il ne reste pas longtemps,
08:45mais ça fait du bien aussi de voir des patriotes et des drapeaux français.
08:48Ça fait longtemps qu'on n'en avait pas vu.
08:50C'était donc un mouvement rassemblé aujourd'hui.
08:54Justement, Jules, vous les avez vues, ces images ?
08:56Oui, bien sûr, j'ai vu ces images.
08:57C'est vrai que c'est...
08:58C'est rafraîchissant.
08:59On a eu l'habitude, ces dernières semaines,
09:01de commenter la Place de la République
09:02avec des inscriptions, des tags dessus,
09:05avec des manifestations pro-palestiniennes,
09:07avec des slogans extrêmement choquants
09:10sur Israël, sur les sionistes et même sur les juifs.
09:13Donc, c'est vrai que ça fait du bien de voir
09:15que cette Place de la République
09:16n'est pas seulement le repère de la nébuleuse insoumise
09:19et de la nébuleuse gauchiste.
09:21Donc, évidemment que des drapeaux français,
09:23on en voit de moins en moins dans les meetings.
09:25Évidemment que le drapeau français,
09:27c'est aussi l'emblème d'un pays.
09:29C'est l'emblème de certaines valeurs.
09:30C'est l'emblème de certaines cultures.
09:32Donc, ça fait du bien de le voir.
09:33Il n'y a plus que dans les manifestations sportives,
09:35en réalité, où vous voyez le drapeau français
09:37arboré de manière fervente,
09:41de manière extrêmement symbolique.
09:43Et encore, vous avez raison de le dire, ça dépend.
09:45Donc, oui, oui, moi, je m'en réjouis.
09:46Ces images, elles font plaisir.
09:47Après, on est en train de se réjouir
09:49de quelque chose qui devrait être normal.
09:50On est en train de se réjouir du fait
09:51qu'il y a des drapeaux français
09:53et la manifestation où le rassemblement s'est bien passé.
09:56Ça devrait quand même être la norme.
09:57Et on était tellement habitués
09:58à commenter des rassemblements
10:00avec des débordements,
10:01avec des tags, avec des agressions,
10:02que maintenant, juste quand ça se passe bien,
10:05on dit que c'est formidable, c'était exceptionnel.
10:07Non, c'est juste normal, en réalité.
10:09En plus, c'était organisé par un influenceur, Ben,
10:12plutôt issu de, comme on dit, de la diversité.
10:15Il y a une autre influenceuse, d'ailleurs,
10:18dont j'ai, excusez-moi, j'ai oublié le nom.
10:20Voilà une date d'ail.
10:21Oui, je me sens petit.
10:23Mais non, mais ça, ça fait plaisir à voir,
10:26parce que peut-être qu'il y a énormément,
10:28justement, de gens issus de la diversité
10:31qu'on n'entend pas,
10:33qui n'osent peut-être pas s'exprimer.
10:34Et ça fait du bien, peut-être, de voir ça.
10:36Peut-être que les Français s'en tireront dans la rue
10:37avec beaucoup de drapeaux ce soir
10:39quand ils auront le gouvernement.
10:40Peut-être, peut-être, ne l'excluons pas.
10:42Peut-être qu'il y aura un mouvement
10:43de fond dans le pays.
10:45C'est vraiment un gouvernement qui va fédérer.
10:47Parce que les Français, voilà, seront fédérés
10:49par ce gouvernement.
10:51Parce qu'ils verront des nouvelles têtes.
10:52Ils verront des nouveaux profils.
10:53Ce n'est pas bien parti pour les nouvelles têtes, manifestement.
10:57Il y a un point, pour changer un petit peu de focale,
11:00mais il y a un point un petit peu crispant.
11:02C'est que Sébastien Lecornu a promis
11:03que les ambitions présidentielles seraient évacuées
11:06de ce gouvernement.
11:08Donc, ça ne veut dire pas Bruno Rotaillot,
11:09ça, on le savait.
11:10Ça ne veut dire pas Elisabeth Borde.
11:12Ça, ça fait plutôt plaisir.
11:13Mais, en tout cas, les professeurs,
11:16c'est ce qu'ils vous disent.
11:17Mais pas Gérald Dottarmanin non plus
11:18qui a beaucoup avancé sur la question de la justice.
11:20Parce qu'à la justice, c'était très positif.
11:22Donc, à voir dans les prochaines heures.
11:24C'est la même ligne, peut-être.
11:26Il a travaillé longtemps et pour Bruno Rotaillot.
11:29Merci à tous les deux, Jules Torres.
11:31Merci à Sarah Salman.
11:31Merci, Stéphane.
11:32Merci à Stéphane.
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