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  • il y a 10 mois
À LA UNE / Guerre à Gaza : enfin la paix ?

Fin septembre, Donald Trump présentait son plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. Accepté rapidement par Benyamin Netanyahou, le texte a finalement été reconnu, dans sa première partie, par l'organisation terroriste du Hamas dans la nuit du 9 octobre 2025. Les bombardements israéliens se sont poursuivis dans la nuit mais Donald Trump s'est empressé d'annoncer la nouvelle sur son réseau social avec « fierté », soulignant « les premières étapes en vue d'une paix solide, durable et éternelle ». Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, pays médiateur entre Israël et le Hamas, a ensuite confirmé l'annonce. Celle-ci a été présentée comme « un succès diplomatique » par le Premier ministre israélien et saluée par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Selon le plan, les 47 otages israéliens (dont 25 seraient morts) devraient être de retour le lundi 13 octobre, en échange de la libération d'environ 2 000 prisonniers palestiniens, d'un cessez-le-feu et du retrait de l'armée israélienne derrière une première ligne. Cet accord, conduit par Donald Trump, peut-il mettre fin aux bombardements à Gaza et mener à une paix durable ?

Invités :
- Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU,
- Armin Arefi, grand reporter au « Point »,
- Rony Brauman, médecin humanitaire, ancien Président de « Médecins sans frontières »,
- En visioconférence : David Sprecher, responsable du Forum des familles de disparus et otages à Gaza.

Chroniques :
« Le mot du jour » : PAIX par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Panthéonisation : la cérémonie des Présidents par Laurent Guimier


LA QUESTION QUI FÂCHE / Les politiques vont-ils enfin s'entendre ?

Questionné par Léa Salamé au 20 heures de France 2 ce mercredi 8 octobre, Sébastien Lecornu plaidait en faveur de l'établissement d'une « plateforme d'action et de stabilité ». Dans un climat politique marqué par les clivages, la capacité de coopération des députés est mise à l'épreuve. Alors que la côte de popularité du Président de la République chute à 14% (Elabe) et que près d'un français sur deux estime qu'Emmanuel Macron est directement responsable de l'impasse politique actuelle, la confiance des citoyens vis-à-vis des élus ne cesse de s'amoindrir. Après des réunions de groupes le mardi 7 octobre 2025, le chef de file des sénateurs écologistes, Yannick Jadot, a affiché la volonté de la gauche de « trouver une entente républicaine avec le bloc central ». Quelles sont les conditions de la gauche pour cautionner le futur gouvernement ?

Invités :
- Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble Pour la République » des Yvelines,
- Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne,
- Olivier Paccaud, sénateur « Les Républicains » de l'Oise.

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Transcription
00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:02Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale
00:00:31avec à mes côtés ce soir la sémiologue Mariette Dary-Grand.
00:00:35Bonsoir Mariette.
00:00:36Bonsoir Adeline.
00:00:36Merci d'être là, aux côtés de Laurent Guignet.
00:00:38Bonsoir Laurent.
00:00:39Bonsoir Adeline.
00:00:40Très très bien.
00:00:41C'est parti pour le sommaire de Chaque Voix Compte avec à la une ce soir la signature
00:00:45à laquelle le monde ne croyait plus Israël et le Hamas.
00:00:49On parafait cet après-midi en Égypte un accord de cessez-le-feu après 4 jours de négociations
00:00:54Marathon sous la pression de Donald Trump qui a lui-même annoncé cet accord la nuit
00:00:58dernière.
00:01:00Cessez-le-feu à Gaza, libération de tous les otages.
00:01:03Et après, la route vers la paix est encore longue et semée d'embûches.
00:01:07Et nous en parlons ce soir avec Armin Arefi, grand reporter au point.
00:01:11Bonsoir.
00:01:11Bonsoir.
00:01:12Et merci d'être là, aux côtés du général Dominique Trinquant.
00:01:15Bonsoir.
00:01:16Ancien chef de la mission militaire de l'ONU et spécialiste des relations internationales.
00:01:19Et puis Rony Broman, médecin humanitaire, ex-président de Médecins sans frontières.
00:01:23Bonsoir.
00:01:24Bonsoir.
00:01:24Et merci d'être là.
00:01:25Nous serons également en direct de Tel Aviv avec David Sprecher, responsable France-Europe
00:01:30du Forum des familles des otages.
00:01:32Bonsoir à vous.
00:01:33Et merci d'être en direct avec nous.
00:01:35Et puis bien sûr, Mariette, votre mot du jour.
00:01:38C'est le mot paix, un mot magnifique, un mot positif dans une actualité internationale
00:01:43si sombre.
00:01:45À suivre à 20h, quelle histoire avec Laurent Guimier ?
00:01:48Robert Badinter au Panthéon ce soir.
00:01:51Je vous raconte comment les présidents de la République, au fil du temps, ont réussi
00:01:54à faire de ces cérémonies très symboliques, de vrais moments politiques.
00:01:58Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche ce soir, quel
00:02:02profil pour Matignon ? Emmanuel Macron nommera un nouveau Premier ministre d'ici demain
00:02:06soir, ce sera le quatrième en un an.
00:02:09Qui, pour sortir de la crise ? On essaiera d'y voir plus clair avec Sophie Thalier-Pollian,
00:02:13députée écologiste du Val-de-Marne, Nathalia Pouziref, députée ensemble pour la République
00:02:17des Yvelines et Olivier Paco, sénateur LR de l'Oise.
00:02:21On attend bien sûr vos questions, vos réflexions en flashant le QR code qui s'affiche ici
00:02:26à l'écran.
00:02:27Voilà pour le menu du soir.
00:02:28Installez-vous confortablement, chaque voix compte.
00:02:31C'est parti.
00:02:31Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil, disait jadis une publicité.
00:02:42Ce bonheur, il a traversé les familles des otages israéliens la nuit dernière lorsque
00:02:47leur téléphone a sonné, avec au bout du fil, Donald Trump.
00:02:52Le président américain venait de leur annoncer la libération dès lundi de tous les otages
00:03:19encore détenus par le Hamas dans la bande de Gaza, alors qu'un accord de cessez-le-feu
00:03:23est donc intervenu la nuit dernière à Charmelsher en Égypte.
00:03:26La version finale de la première phase du plan a été signée cet après-midi.
00:03:31Nous allons évidemment détailler ce plan ensemble et s'interroger sur sa pérennité.
00:03:35Mais d'abord, un mot avec vous, un mot pour qualifier ce moment.
00:03:39Armina Refine.
00:03:40Historique, dans le sens où on se dirige vraiment, après la violation du dernier cessez-le-feu
00:03:52en mars dernier, vers un accord solide de cessez-le-feu.
00:03:58Les armes sont censées et vraisemblablement vont se taire dans la bande de Gaza.
00:04:03Plus de 67 000 Palestiniens ont été tués depuis les massacres du Hamas du 7 octobre.
00:04:08Maintenant, comme l'a dit votre reporter, la route vers la paix, ne serait-ce que la
00:04:15paix à Gaza, est encore extrêmement longue.
00:04:19C'est une surprise que le Hamas, extrêmement affaibli d'un point de vue militaire, ait
00:04:24accepté sous pression de Donald Trump, mais également des pays arables, de relâcher
00:04:30s'il va jusqu'au bout et de relâcher donc la seule monnaie d'échange dont il disposait,
00:04:34à savoir les 47 otages, 48 pardon, dont 20 seraient encore en vie.
00:04:40Maintenant, la question est de savoir ce qui se passera.
00:04:44Déjà, si le Hamas va respecter sa parole et ce qui se passera après, est-ce que l'armée
00:04:49israélienne se retirera de la totalité de l'enclave palestinienne ou si elle restera
00:04:54sur la ligne qui est fixée, une ligne qui permettra quand même à l'armée de contrôler
00:04:58encore 53% de l'enclave palestinienne.
00:05:01Général Dominique Trinquant.
00:05:03Vous me demandez un mot, espoir, mais je suis un peu comme Saint-Thomas, j'attends
00:05:08de voir lundi.
00:05:09Il y aura plus de morts que de vivants qui seront relâchés.
00:05:13On est à la phase 1.
00:05:15Je rappelle qu'il y a 20 points dans le plan et donc on en parlera tout à l'heure.
00:05:20On verra les 20 points, mais pour l'instant, espoir.
00:05:22François Nibromane.
00:05:23Moi, je parlerais plutôt de répit.
00:05:27Le déluge de bombes qui s'abat depuis des mois et des mois sur Gaza est en train d'être
00:05:32suspendu, pas totalement comme ça vient d'être rappelé, mais tout de même l'allègement
00:05:37est sensible.
00:05:40Je remarque que nous parlons de cesser le feu et non pas de paix.
00:05:44Et je rappelle que le terme de cesser le feu appartient au lexique de la guerre, pas au
00:05:48lexique.
00:05:48Pas de la paix.
00:05:49Techniquement, nous sommes toujours en guerre et je constate également que les termes
00:05:54les plus fondamentaux de ce conflit, si on l'élargit à l'ensemble de la Palestine
00:06:01et que l'on sort de la perspective purement gazaouie, ce sont l'occupation et la colonisation
00:06:07et que ces deux questions ne sont nullement abordées dans cette affaire.
00:06:11Donc, un répit, oui, mais la paix, je ne la vois pas au bout du chemin pour l'instant.
00:06:15En tout cas, il y a une image qui a été frappante la nuit dernière.
00:06:17C'est ces scènes de liesse, à la fois en Israël et à la fois dans la bande de Gaza
00:06:21pour saluer cet accord de cesser le feu.
00:06:24Voyons ce que prévoit cet accord, justement.
00:06:26C'est deux minutes pour comprendre, signé Baptiste Garguichardier.
00:06:35C'est ici que l'histoire s'est écrite ces dernières heures.
00:06:38Un accord historique, signé en Égypte après deux ans de conflits au vert par les attentats du 7 octobre 2023.
00:06:46Enfin, un espoir pour la paix.
00:06:48Cette nuit à l'heure où l'Europe dort encore, le président américain la prend en direct, en pleine réunion.
00:06:54Le secrétaire d'État se lève, tend cette note manuscrite et chuchote quelques mots à l'oreille de Donald Trump.
00:07:00On vient de me donner, le secrétaire d'État vient de me donner une note indiquant que nous sommes très proches d'un accord au Moyen-Orient.
00:07:10Ils vont avoir besoin de moi assez rapidement.
00:07:11Et quelques minutes plus tard, il exulte sur les réseaux sociaux.
00:07:17Je suis très fier d'annoncer qu'Israël et le Hamas ont tous deux approuvé la première phase de notre plan de paix.
00:07:24Alors que les affrontements font rage dans l'enclave, l'accord prévoit la cessation immédiate des hostilités et le retrait des troupes israéliennes.
00:07:31Les billigérants devront aussi procéder aux libérations.
00:07:3448 otages côté israélien, 2000 prisonniers côté palestinien.
00:07:39Grâce à l'approbation de la première phase du plan, tous les otages vont rentrer à la maison.
00:07:46Le plan de paix contient une vingtaine de points, mais certains n'ont pas encore été abordés.
00:07:51Qu'en est-il du désarmement du Hamas, de la mise en place d'un gouvernement provisoire ?
00:07:55Ces questions seront discutées ultérieurement lors des prochaines phases de négociation.
00:08:00Et je vais me tourner d'abord vers vous, David Spredcher.
00:08:04Vous êtes en direct avec nous depuis Tel Aviv.
00:08:06Vous êtes le responsable France-Europe du Forum des familles des otages.
00:08:11Vous attendiez ça depuis 734 jours.
00:08:14On imagine d'abord l'immense soulagement qui doit être le vôtre depuis la nuit dernière.
00:08:19Bien évidemment, et j'allais dire que moi-même ainsi que mon équipe, cela fait maintenant deux ans, deux ans que nous travaillons d'arrache-pied pour ces otages, pour ceux qui étaient là-bas à Gaza, et également pour leur libération.
00:08:36Est-ce que vous avez eu dans la journée d'autres précisions sur le moment de leur libération et les conditions dans lesquelles cela va se dérouler ?
00:08:43Mais les conditions vont être globalement les mêmes que lors des précédentes libérations, à savoir que les otages vont d'abord, pour un premier temps, être remis au CICR dans la bande de Gaza.
00:08:57Ensuite, le CICR les remettra aux forces de défense d'Israël dans la bande de Gaza, qui, elles, se chargeront de les amener en Israël.
00:09:05Ces otages se retrouveront ensuite dans une base militaire à Rehim, qui est juste à côté de l'endroit où il y avait eu ce fameux festival Nova.
00:09:15Et là, il y aura donc une première évaluation médicale du statut, j'allais dire, de ces personnes, parce que les personnes qui seraient le plus gravement atteintes,
00:09:26ou qui, dont les jours pourraient être comptés éventuellement, risquent d'être à ce moment-là héliportées vers les hôpitaux, soit de Bercheva ou de Hachkolon.
00:09:35Et les autres, sinon, seront transportées dans trois hôpitaux de la région de Tel Aviv.
00:09:41On rappelle que 251 personnes avaient été enlevées durant les attaques du 7 octobre.
00:09:45On parle aujourd'hui de 48 otages restants.
00:09:49Combien sont encore en vie ? Parce que tous les chiffres ne disent pas la même chose.
00:09:53Alors, les chiffres officiels ici en Israël seraient de 20 otages encore en vie.
00:10:02Par contre, on a malheureusement des craintes quant au statut de deux de ces otages.
00:10:10C'est un Israélien et également un Épalais.
00:10:13Pour eux deux, on ne sait pas exactement s'ils sont en vie ou pas.
00:10:17Mais le reste est présumé être en vie.
00:10:20Je vous ajouterai simplement que même pour ceux qui sont en vie, leur situation médicale est catastrophique.
00:10:27Restez avec nous. Je vais me tourner vers le général Trinquant pour revenir sur les détails de l'accord de cessez-le-feu qui a été signé tout à l'heure.
00:10:34D'abord, est-ce que c'est là l'œuvre de Donald Trump ? Est-ce que sans le président américain, rien n'aurait été possible ?
00:10:38Oui, c'était le soutien absolu à M. Netanyahou et à Israël.
00:10:44Donc, il fallait que ce soutien s'arrête et c'était le cas pour obtenir un accord de M. Netanyahou qui n'avait absolument aucune intention d'arrêter ça.
00:10:54La libération des otages, ce n'était quand même pas sa priorité.
00:10:56C'était la neutralisation du Hamas.
00:11:00Mais je pense qu'il faut bien voir l'articulation.
00:11:05Aux Nations Unies, le 22 septembre, il y a eu 142 pays, ou plutôt c'était la semaine d'avant,
00:11:12142 pays qui ont voté un plan Arabie Saoudite France,
00:11:18qui condamnait le Hamas, bien sûr, demandait le désarmement du Hamas,
00:11:22et parlait de la Palestine.
00:11:26Et je me souviens très bien, quand M. Netanyahou a pris la parole, la salle s'est vidée.
00:11:32La salle des Nations Unies s'est vidée.
00:11:34Et M. Trump, ensuite, a dit qu'Israël ne peut pas être contre la planète entière.
00:11:41Et donc ça, c'est l'articulation de ces deux mouvements qui fait que, en fait, M. Trump,
00:11:48par la puissance que représentent les États-Unis singulièrement, bien sûr, au Proche-Orient,
00:11:52il a dû dire à M. Netanyahou, écoute, on arrête les frais et il faut signer un accord de paix,
00:11:58dans lequel, eh bien, il y a les 20 points qui ont été présentés,
00:12:02et pour lesquels, pour l'instant, on ne parle que de la première phase, je le rappelle.
00:12:04Oui, on ne parle pas du tout du reste.
00:12:06Donc, on est loin de l'accomplissement complet, c'est pour ça que vous avez raison,
00:12:11on ne parle pas de paix, c'est un cessez-le-feu.
00:12:14D'ailleurs, est-ce qu'il est effectif à l'heure où l'on parle ?
00:12:16Pardon ?
00:12:16À l'heure où l'on parle, normalement, il doit entrer en vigueur ce soir ?
00:12:20Oui, normalement, là, les combats doivent s'arrêter,
00:12:24et donc, j'ai vu d'ailleurs les ordres donnés par le chef d'état-major de l'armée israélienne,
00:12:28qui demande à ces troupes de se tenir prêts à se défendre.
00:12:31Donc, on voit qu'on est passé dans une autre phase.
00:12:34Armin Arefi, est-ce que, en contrepartie de la libération des otages israéliens,
00:12:39il y aura donc la libération de 1950 prisonniers palestiniens ?
00:12:44Que sait-on, ce soir, de ces prisonniers ?
00:12:47Alors, pour environ 1700 d'entre eux, il s'agit de Gazaouis,
00:12:56principalement civils, femmes et des enfants,
00:12:59qui ont été arrêtés, emprisonnés, depuis le début de la guerre,
00:13:05qui a suivi les massacres du 7 octobre.
00:13:08Il y a, par ailleurs, 250 palestiniens emprisonnés en Israël
00:13:14et dans des prisons israéliennes en Cisjordanie,
00:13:17qui, eux, sont condamnés à perpétuité pour des actes de terrorisme.
00:13:21Donc, ils ont, pour une grande partie d'entre eux,
00:13:25la majorité du sang sur les mains.
00:13:28Maintenant, il y a toujours des débats sur l'identité de ces prisonniers,
00:13:34mais c'est au cadre, soit du Hamas, soit du Fatah,
00:13:40mouvement politique palestinien,
00:13:42soit du Front de Libération de la Palestine.
00:13:44Il s'est dit, tout d'abord, qu'il y aurait peut-être Marwan Barghouti...
00:13:48Israël a démenti, cet après-midi.
00:13:49Israël a totalement démenti.
00:13:51Aujourd'hui, on n'est pas totalement sûrs,
00:13:53mais il est clair que le Hamas, par cette libération,
00:13:56veut s'affirmer, au sein des mouvements politiques palestiniens,
00:14:01comme le seul mouvement qui, par la force la plus terrible,
00:14:07la plus sanglante qu'elle soit,
00:14:08arrive, parvient à libérer des prisonniers palestiniens,
00:14:13alors que, face à lui, Mahmoud Abbas,
00:14:15représentant les laïcs du Fatah,
00:14:17principale force au sein de l'autorité palestinienne
00:14:20qui est reconnue par la communauté internationale
00:14:23et qui collabore de manière sécuritaire avec Israël,
00:14:26n'a rien obtenu depuis la signature des accords d'Oslo,
00:14:32si ce n'est un pouvoir fantoche sur une partie de la Cisjordanie,
00:14:38l'autre territoire palestinien occupé.
00:14:412 000 prisonniers palestiniens libérés en échange de 48 otages.
00:14:46Donald Trump insiste toujours sur l'équité des accords.
00:14:51Ça frappe l'opinion de se dire qu'on va échanger 48 otages
00:14:54contre 2 000 prisonniers palestiniens,
00:14:57dont certains ont du sang sur les mains,
00:14:59250 en l'occurrence.
00:15:00Oui, mais ça a été le cas lors de la première libération.
00:15:03Ça avait déjà été le cas.
00:15:04C'était les mêmes nombres qui ont été discutés.
00:15:07Alors c'est vrai que ça peut renforcer,
00:15:10puisque un certain nombre d'entre eux sont des terroristes,
00:15:14donc ça peut renforcer un peu le Hamas.
00:15:18C'est là où il va falloir voir la suivre,
00:15:20c'est-à-dire après la phase 1,
00:15:22comment est-ce qu'on va désarmer le Hamas
00:15:24et comment le Hamas va réussir à s'extraire,
00:15:29on va l'extraire de ce dossier-là
00:15:31pour qu'il ne pèse plus au sein de l'autorité palestinienne.
00:15:35Donald Trump assure ce soir qu'il y aura un désarmement
00:15:37dans la prochaine phase.
00:15:39Cette phase 2, elle est censée entrer en vigueur
00:15:42tout de suite après la phase 1 ?
00:15:44Si on veut que les choses restent calmes dans la bande de Gaza,
00:15:47il faut naturellement que ça s'enclenche immédiatement.
00:15:51Comment pouvez-vous penser que l'armée israélienne se retire
00:15:54et que le Hamas ne soit pas désarmé ?
00:15:57Au moins visiblement.
00:15:59Évidemment qu'il y a un travail de fond qui devra être fait,
00:16:02en particulier sur les caches d'armes, etc.,
00:16:03et que ça prendra beaucoup plus de temps.
00:16:05Mais il faut commencer cette phase immédiatement.
00:16:08Vous parlez du retrait des troupes israéliennes.
00:16:09On va regarder à l'écran une première carte
00:16:11qui avait été diffusée le 4 octobre par la Maison-Blanche
00:16:15sur ce retrait progressif des troupes israéliennes.
00:16:18Vous voyez, en ce moment, elles sont vers la ligne bleue
00:16:21et elles se retireront progressivement.
00:16:24Ce retrait commencera, a priori, la nuit prochaine ?
00:16:28Alors, sur la première ligne, oui.
00:16:31C'est aussi ça, quand l'armée israélienne dit « on se prépare ».
00:16:34Mais vous comprenez bien que dans ce mouvement,
00:16:36compte tenu de la soudaineté, de la mise en œuvre de tout ça,
00:16:39il va y avoir un vide.
00:16:41Et ça, c'est quelque chose qui est difficile.
00:16:43On parle aujourd'hui, et il y a eu une réunion
00:16:45qui se tient à côté d'ici, au Quai d'Orsay,
00:16:49avec les pays arabes, les pays européens,
00:16:52et le président en a parlé, des gens qui sont prêts
00:16:54à mettre des troupes pour stabiliser.
00:16:56Sauf que si la ligne commence à reculer cette semaine,
00:17:03il n'y aura pas de troupes qui vont se déployer dans cette semaine.
00:17:05Donc, il va y avoir un vide.
00:17:07Ce vide dont parle le général Trinquant, Armin Arefi,
00:17:10c'est un retrait des troupes israéliennes,
00:17:12pendant qu'on ne désarme pas le Hamas, en fait.
00:17:16Puisque ça, c'est la deuxième phase.
00:17:17Oui, tout à fait, car ce désarmement doit être mis en œuvre
00:17:20par une force internationale de stabilisation occidentalo-arabe
00:17:24et que, pour l'instant, elle est toujours en discussion
00:17:26et que ça prendra, à minima, quelques semaines avant qu'elle soit en place.
00:17:31Et on sait, lors des précédents retraits de l'armée israélienne,
00:17:35par exemple, du nord de l'enclave palestinienne, donc de Gaza,
00:17:39en suivi d'un retour du Hamas,
00:17:43dont beaucoup de combattants demeurent toujours dans les tunnels,
00:17:47même s'il faut également souligner qu'aujourd'hui, le Hamas ne constitue plus,
00:17:53et ceci depuis maintenant pratiquement un an, une véritable menace sécuritaire pour Israël,
00:17:58c'est-à-dire, autrement dit, que le Hamas n'est plus en mesure de réaliser un autre 7 octobre.
00:18:03Et ça, ce n'est pas moi qui le dis,
00:18:04ce sont, on va dire, l'essentiel des anciens commandants militaires israéliens
00:18:09qui, depuis 6 mois, depuis 6 mois, appellent Netanyahou à un accord diplomatique,
00:18:16seule façon de libérer les 20 derniers otages.
00:18:18Et la question aujourd'hui qui se pose aussi,
00:18:20c'est pourquoi Donald Trump a attendu 6 mois pour enfin faire pression,
00:18:25taper du poing sur la table sur le Hamas, certes,
00:18:28mais surtout sur Benyamin Netanyahou,
00:18:30alors que celui-ci, il y a 6 mois, en mars,
00:18:33a décidé de façon unilatérale de réengager dans la guerre,
00:18:40de mettre en place une organisation, la Gaza Humanitarian Foundation,
00:18:45qui a soi-disant supplanté les organisations humanitaires de l'ONU.
00:18:50Or, cette organisation faite de mercenaires
00:18:53a causé quand même la mort de plus de 2000 Palestiniens.
00:18:56Donc, aujourd'hui, effectivement, cet acte,
00:19:01cette pression mise en œuvre par Donald Trump est la bienvenue,
00:19:03mais elle arrive extrêmement tard.
00:19:05Et pour répondre à votre dernière question,
00:19:07effectivement, aujourd'hui, se pose la question
00:19:09de la force qui va désarmer le Hamas.
00:19:12Pour l'instant, ça serait une force internationale,
00:19:15sauf qu'aujourd'hui, on est encore à l'état des discussions.
00:19:17Et surtout, le Hamas lui-même ne parle pas du tout
00:19:20et toujours opposé au moindre désarmement.
00:19:23Et d'ailleurs, dans les communiqués qui ont suivi l'accord
00:19:25sur cette première phase, il n'est pas du tout question
00:19:28de la part du Hamas de se désarmer,
00:19:30ce à quoi il s'est toujours opposé.
00:19:31Général Trincoeur ?
00:19:32Je pense que, justement, la pression américaine
00:19:35est venue devant l'isolement évident d'Israël
00:19:40et que le couple américano-israélien allait dans le mur.
00:19:45Et que l'accord a été obtenu auprès du Hamas.
00:19:49Il faut bien se souvenir que le Hamas,
00:19:51la partie politique, c'est Qatar et Turquie.
00:19:55Or, là, il y avait, dans le plan prévu par l'Arabie saoudite
00:20:00et par la France, le Qatar et la Turquie,
00:20:04qui étaient présents et qui ont donc fait pression sur les politiques.
00:20:08Des pressions, c'est assez simple.
00:20:10Écoutez, on vous coupe tous les vivres
00:20:12et on vous fout en tôle ou je ne sais pas quoi.
00:20:14Et naturellement, il fallait obtenir, en revanche,
00:20:19l'accord sur le terrain.
00:20:20Or, sur le terrain, la pression américaine était toujours là.
00:20:25En disant, attention, vous allez voir le pire du pire,
00:20:28on va bombarder tout ça.
00:20:29Donc, l'accord politique obtenu par la pression de la Turquie et du Qatar
00:20:33et la pression sur le terrain,
00:20:36vis-à-vis des combattants du Hamas,
00:20:39mais qui se disent aujourd'hui,
00:20:41écoutez, il y a cet accord et nous, en attendant,
00:20:43on va s'organiser.
00:20:45Et là, effectivement, on se trouve devant le vide aujourd'hui,
00:20:47parce que les forces ne sont pas prêtes à se déployer
00:20:50et à désarmer le Hamas.
00:20:51Avant de donner la parole à René Broman,
00:20:54je voudrais qu'on parle de l'état de ruine
00:20:55dans lequel se trouve aujourd'hui la bande de Gaza
00:20:57avec une population déplacée, affamée
00:21:00et où les journalistes n'ont pas le droit d'accès.
00:21:03L'annonce de l'accord a été accueillie
00:21:05avec espoir, soulagement, mais aussi de l'inquiétude.
00:21:08Hélène Bonduelle.
00:21:09Des scènes de liesse,
00:21:15des Gazaouis qui s'embrassent
00:21:17et qui immortalisent un moment historique
00:21:21avec leur téléphone.
00:21:25C'est une joie indescriptible.
00:21:28Dans les rues de Ragnounès,
00:21:29au sud de la bande de Gaza,
00:21:31ces Palestiniens se retrouvent dans les rares cafés
00:21:33pour suivre les dernières informations
00:21:35sur l'accord qui vient d'être acté.
00:21:38Honnêtement, aujourd'hui n'est pas un jour ordinaire.
00:21:42Nous nous sommes réveillés avec la nouvelle du cessez-le-feu.
00:21:45Pourquoi et que s'est-il passé ?
00:21:46Nous n'en avions aucune idée.
00:21:48Les nouvelles étaient confuses et le fou régnait.
00:21:51Faute d'électricité et d'internet,
00:21:53nous sommes venus ici, au café,
00:21:54pour regarder et écouter les informations
00:21:56et attendre avec impatience.
00:22:00Dès le petit matin,
00:22:01on a tenté d'être présents pour accueillir les gens
00:22:03et leur permettre de suivre les chaînes d'informations
00:22:05qui couvraient l'affaire.
00:22:06On espère contribuer à leur bonheur
00:22:08et à leur tranquillité d'esprit.
00:22:11Mais à la frontière entre Israël et Gaza,
00:22:13au petit matin,
00:22:14la fumée des bombardements s'échappe toujours
00:22:17et des Palestiniens continuent de fuir.
00:22:20Plus au sud de la bande de Gaza,
00:22:22des dizaines de milliers de déplacés,
00:22:25comme dans le camp de Derel Bala,
00:22:26où ces Gazaouis n'espèrent qu'une chose à présent,
00:22:29rentrer chez eux.
00:22:30C'est une course contre la montre pour que l'accord soit signé.
00:22:33Nous attendons avec impatience pour les entendre nous dire
00:22:36« Vous pouvez retourner chez vous ».
00:22:38Mais épuisés, après deux ans de guerre et de famine pour certains,
00:22:42la joie est souvent mêlée à l'appréhension.
00:22:44« Si Dieu le veut, les gens retrouveront une vie normale.
00:22:50Nous reconstruirons les écoles, les universités.
00:22:54Les enfants autour de nous ont vu des choses
00:22:55qu'aucun autre enfant n'a vues. »
00:22:58« Nous prions Dieu pour que cette foi se soit sérieux
00:23:01et qu'il y ait un cessez-le-feu permanent et une fin à la guerre.
00:23:06Nous avons tant souffert, deux ans de guerre, de tourments,
00:23:09de génocides, d'oppression, de faim et d'injustice.
00:23:13Nous espérons que toutes les parties sont sérieuses dans leur position. »
00:23:18Avec le cessez-le-feu, l'aide humanitaire va pouvoir s'intensifier.
00:23:23Le programme alimentaire mondial vient de rouvrir ses boulangeries
00:23:26et plus de 150 camions du croissant rouge égyptien
00:23:29ont déjà traversé la frontière direction Gaza.
00:23:34René Breman, vous suivez au jour le jour la tragédie qui se déroule à Gaza.
00:23:38Est-ce que ce soir, vous croyez à la paix
00:23:42ou du moins à ce cessez-le-feu qui, ce soir, on le voit,
00:23:46inquiète les Gazaouis qui ont du mal à y croire aussi ?
00:23:50Non, j'aimerais croire à la paix.
00:23:52Mais comme cette guerre est d'abord fondée sur une injustice,
00:23:54c'est la réparation de l'injustice,
00:23:56c'est-à-dire le torfait à la société palestinienne
00:23:58qui doit être prise en charge et réparée.
00:24:02Rien de cela ne figure dans les plans, dans les discussions,
00:24:06dans les cadres que l'on voit aujourd'hui.
00:24:09Donc malheureusement, moi je me réjouis naturellement
00:24:11à la fois du répit dont bénéficie la population de Gaza,
00:24:16de la libération des otages israéliens.
00:24:19C'est un répit aussi pour l'aide humanitaire ?
00:24:22Enfin, c'est un répit pour ceux qui étaient privés de l'aide humanitaire.
00:24:27Mais on voyait les 150 camions qui attendent à Ragnounès
00:24:31pour pouvoir entrer.
00:24:33À mesure où toutes les possibilités d'auto-alimentation,
00:24:35toutes les possibilités de production locale
00:24:37ont été méthodiquement détruites,
00:24:39je rappelle que pratiquement 100% des terres agricoles
00:24:42ont été démolies, ont été dévastées par les bombardements israéliens,
00:24:46de même d'ailleurs que les archives, l'état civil palestinien,
00:24:50si bien que les preuves de possession de propriété
00:24:55vont être extrêmement difficiles à établir
00:24:58et qu'on peut s'attendre à une sacrée désorganisation
00:25:01dans les mois et les années qui viennent.
00:25:05Mais en effet, aujourd'hui, l'aide commence à rentrer.
00:25:07D'ailleurs, on a vu depuis deux jours
00:25:10les prix d'un certain nombre d'enrées,
00:25:13y compris des cigarettes,
00:25:14qui sont un indicateur assez sensible de l'inflation et des prix,
00:25:18qui se sont effondrés
00:25:19parce que ceux qui avaient stocké des stocks
00:25:21en attente de l'arrivée de nouvelles camions,
00:25:26de nouvelles fournitures.
00:25:28Donc ça, en effet, c'est très bien.
00:25:29Mais je voulais juste dire un mot,
00:25:32je suis cofondateur de Reporters sans frontières,
00:25:35et cette question m'intéresse également beaucoup,
00:25:39vous disiez que les journalistes étrangers
00:25:42ont été en effet bannis de Gaza,
00:25:44à ce jour encore,
00:25:46à part ceux qui rentrent,
00:25:47ça s'est fait il y a quelques jours,
00:25:48sous le contrôle étroit de l'armée israélienne
00:25:51et donc totalement encadrée par celle-ci.
00:25:53Mais ce ne sont pas seulement des interdictions
00:25:55qui pèsent sur les journalistes,
00:25:57ce sont aussi des assassinats,
00:25:58car il y a des journalistes palestiniens,
00:26:01200 d'entre eux ont été tués,
00:26:02dont au moins une cinquantaine s'est établie
00:26:04par Reporters sans frontières.
00:26:06Et c'est comme ça que leurs images peuvent nous parvenir.
00:26:08ont été assassinés,
00:26:09n'ont pas simplement été,
00:26:10si j'ose dire simplement,
00:26:12été tués dans le cadre des bombardements
00:26:13qui écrasaient de façon indiscriminée la population.
00:26:16Je rappelle aussi parmi les chiffres
00:26:18qu'il est donc bon d'avoir à l'esprit
00:26:21que plus de 80%
00:26:22et très probablement 90%
00:26:25des gens qui sont morts à Gaza
00:26:27n'avaient aucun lien avec le Hamas,
00:26:29parce que les combattants du Hamas
00:26:31tués par l'armée israélienne,
00:26:33selon le renseignement militaire israélien,
00:26:34ce n'est pas moi qui spécule,
00:26:37sont au nombre de 9000,
00:26:38sur 65 000 et probablement 100 000.
00:26:41Bref,
00:26:41Justement, on a une question téléspectateur
00:26:42à l'instant de Patrick dans le Finistère
00:26:44qui dit
00:26:44quand bien même le Hamas serait désarmé,
00:26:47est-ce que son idéologie ne va pas perdurer ?
00:26:50Mais on sait bien que,
00:26:51enfin, je ne suis pas spécialiste
00:26:52de toutes les questions qui se posent là-bas,
00:26:55mais on sait bien que le Hamas
00:26:56est une idéologie, une administration,
00:26:58une idée, une mouvance,
00:26:59toutes sortes de choses à la fois,
00:27:01y compris un pouvoir politique à Gaza,
00:27:03et qu'on ne l'éradique pas comme ça,
00:27:05même s'il y a de très nombreux opposants
00:27:07au Hamas à Gaza, naturellement.
00:27:11Mais le Hamas,
00:27:12il est pris entre deux feux.
00:27:14D'un côté, son jusqu'au-boutisme
00:27:16lui cause un certain nombre d'hostilités
00:27:19au sein de la population palestinienne
00:27:21qui aurait aimé,
00:27:22comme d'ailleurs des Israéliens,
00:27:23avoir aimé voir cette guerre s'arrêter plus tôt.
00:27:26De l'autre côté,
00:27:27il bénéficie aussi du statut de résistant,
00:27:29car vous rappeliez tout à l'heure
00:27:30que ceux qui ont joué la carte
00:27:36de la négociation,
00:27:37de la paix,
00:27:38et aussi Armine Aréfi,
00:27:39tout le monde rappelle ça,
00:27:40que ceux qui ont joué la carte
00:27:42de la confiance,
00:27:44du dépôt des armes,
00:27:46de la collaboration avec les Israéliens,
00:27:48ont été ridiculisés,
00:27:49humiliés,
00:27:50roulés dans la farine,
00:27:51l'autorité palestinienne,
00:27:52et qu'une sorte de fantôme,
00:27:54aujourd'hui,
00:27:55sauf quand il est le relais
00:27:56de la police
00:27:57et des instances sécuritaires israéliennes.
00:27:59Et dans ces conditions,
00:28:01on ne laissait d'autres options
00:28:02que la lutte armée.
00:28:03Et de fait,
00:28:04cette guerre a abouti
00:28:07à remettre au centre
00:28:08de la scène internationale
00:28:10la question palestinienne,
00:28:11qui est une question
00:28:12extrêmement importante,
00:28:15parce que c'est une question coloniale aussi.
00:28:16Et qu'une question coloniale,
00:28:18ça résonne dans le monde nord-il.
00:28:19Et c'est aussi la raison
00:28:20pour laquelle on voit
00:28:21cette question de Gaza
00:28:23envahir l'espace diplomatique,
00:28:26politique,
00:28:27à l'échelle internationale.
00:28:28Depuis le début,
00:28:29vous le disiez d'ailleurs tout à l'heure,
00:28:30les otages étaient
00:28:31la seule garantie de survie
00:28:33des membres du Hamas.
00:28:35S'ils n'ont plus d'otages,
00:28:36qu'ils n'ont plus d'armes,
00:28:37est-ce qu'il faut parler
00:28:38d'une capitulation ?
00:28:40Non.
00:28:41Alors,
00:28:41je crois qu'il y a deux choses.
00:28:42Vous parliez d'idéologie.
00:28:44L'idéologie du Hamas
00:28:45a d'autant plus de chances
00:28:46de perdurer
00:28:47que l'idéologie
00:28:48de M. Netanyahou perdure.
00:28:50Je veux dire par là
00:28:50que quand vous refusez
00:28:52de voir qu'il y a
00:28:53un État palestinien,
00:28:54ce qui est la position
00:28:55de M. Netanyahou,
00:28:56je rappelle que lui,
00:28:57c'est Israël de la mer
00:28:58à la rivière
00:28:59et le Hamas,
00:29:00c'est la Palestine
00:29:00de la mer à la rivière.
00:29:02Donc, évidemment,
00:29:03ça ne peut pas marcher.
00:29:04Ça, c'est sur le plan
00:29:05de l'idéologie.
00:29:06Sur le plan des combattants,
00:29:07c'est-à-dire des terroristes
00:29:08qu'il y a là,
00:29:09il y avait des alinéas
00:29:11dans lesquels, en fait,
00:29:13on leur proposait
00:29:13d'aller ailleurs.
00:29:15Donc, il y a probablement
00:29:16un certain nombre
00:29:16de combattants
00:29:17qui vont saisir l'occasion
00:29:18pour partir
00:29:20avec un billet de...
00:29:22peut-être pas de business,
00:29:23mais un billet d'avion
00:29:24pour aller ailleurs.
00:29:25– Droit de passage
00:29:26protégé vers l'étranger,
00:29:27dit Donald Trump.
00:29:27– Mais ça,
00:29:28ça ne va pas tuer
00:29:29l'idéologie du Hamas.
00:29:30Ce n'est pas parce
00:29:31qu'il y a des combattants
00:29:32qui ne pourront plus,
00:29:33qui seront désarmés,
00:29:35qui savent que l'armée israélienne
00:29:37les attend au coin du bois,
00:29:38si j'ose dire.
00:29:39Eh bien, oui, d'accord,
00:29:40mais l'idéologie,
00:29:41ça ne l'arrêtera pas
00:29:42tant qu'on n'aura pas trouvé
00:29:44effectivement une solution
00:29:45pour ces populations palestiniennes
00:29:49et ça s'appelle
00:29:50les deux États.
00:29:50– Oui, c'est vrai que...
00:29:54– Alors, il y a eu quand même
00:29:54une interview assez intéressante
00:29:56hier donnée à un média américain
00:29:57par un des responsables,
00:29:59Moussa Abou Marzouk du Hamas,
00:30:01qui disait
00:30:01le Hamas aujourd'hui
00:30:02n'est plus une organisation,
00:30:04mais son idéologie perdure.
00:30:06c'est vrai que le Hamas
00:30:08a été considérablement affaibli.
00:30:12D'après Israël,
00:30:1317 000 de ses combattantes,
00:30:15qui, d'après les chiffres officiels
00:30:16de Tzal, ont été tuées.
00:30:18D'après le renseignement israélien,
00:30:20seulement 9 000.
00:30:2183 % des victimes,
00:30:24il y a quelques mois,
00:30:25à Gaza,
00:30:25comptabilisées par le renseignement
00:30:26militaire israélien,
00:30:28étaient des civils.
00:30:30Quand moi, au début,
00:30:32quelques jours après
00:30:33les massacres du Hamas
00:30:35du 7 octobre,
00:30:35j'ai discuté avec des représentants
00:30:38du Hamas au Liban.
00:30:41Leur réponse,
00:30:42quand je parlais du Hamas,
00:30:43des massacres,
00:30:44alors déjà,
00:30:44ils niaient le fait
00:30:45que les Hamas,
00:30:46contre toute évidence,
00:30:47soient pris à des civils israéliens.
00:30:49Puis, ils me disaient,
00:30:51c'est quelque chose
00:30:51qui revient souvent
00:30:52dans la bouche
00:30:52du responsable du Hamas,
00:30:53mais le Hamas est une réponse
00:30:55à l'occupation israélienne.
00:30:58Et aujourd'hui,
00:30:59on sait très bien,
00:31:00ce que cherchent beaucoup
00:31:01de Palestiniens aujourd'hui,
00:31:02déjà, c'est de rester en vie.
00:31:04Et aujourd'hui,
00:31:04ce que fait Donald Trump,
00:31:05il leur offre,
00:31:07on n'aura plus,
00:31:08en tout cas,
00:31:08pour le moment,
00:31:09de rivières américaines
00:31:11à Gaza
00:31:12et surtout d'expulsions
00:31:13de nouvelles Nakbas,
00:31:16déplacements de forces
00:31:16des Palestiniens.
00:31:17Et ça,
00:31:18on peut s'en réjouir,
00:31:18en tout cas,
00:31:19pour les semaines à venir.
00:31:21Mais comme l'a justement fait
00:31:23Emmanuel Macron,
00:31:24qui a d'ailleurs été
00:31:24beaucoup critiqué là-dessus
00:31:25en collaboration
00:31:26avec le prince éreti
00:31:28d'Arabie Saoudite
00:31:29Mohamed Ben Salman,
00:31:30la seule issue
00:31:31à ce conflit,
00:31:32on la connaît,
00:31:32c'est un État palestinien,
00:31:34c'est la dignité
00:31:35et l'autodétermination
00:31:37du peuple palestinien.
00:31:39Le problème,
00:31:40comme vous le soulignez
00:31:41à l'instant,
00:31:43c'est qu'aujourd'hui,
00:31:44on a un seul État
00:31:46dans les faits
00:31:46de la mer au Jourdain
00:31:48qui contrôle de manière
00:31:50sécuritaire
00:31:50tous ses territoires,
00:31:51c'est l'État d'Israël.
00:31:53On parle de Gaza.
00:31:54Avant même le 7 octobre,
00:31:55Gaza était considérée
00:31:56par les Nations Unies
00:31:57comme un territoire occupé
00:31:59dont Israël contrôlait
00:32:00les airs,
00:32:02la mer
00:32:02et l'approvisionnement terrestre
00:32:04avec un double blocus
00:32:05israélo-égyptien.
00:32:08Quand on regarde
00:32:09de l'autre côté
00:32:09de la Cisjordanie,
00:32:10d'ailleurs c'est intéressant,
00:32:11autant à Gaza,
00:32:12la population quand même,
00:32:13on sait qu'elle reproche beaucoup.
00:32:16On a vu des manifestations
00:32:16où Hamas sont jusqu'au boutisme
00:32:18mais le Hamas a gagné
00:32:19quand même en popularité
00:32:20en Cisjordanie.
00:32:21En Cisjordanie
00:32:22où on a
00:32:22une autorité palestinienne
00:32:25qui collabore
00:32:26au niveau de sécurité.
00:32:27D'ailleurs Emmanuel Macron
00:32:28a mis en garde ce soir.
00:32:29Il a dit
00:32:29l'accélération de la construction
00:32:30des colonies en Cisjordanie
00:32:31constitue une menace
00:32:32existentielle
00:32:33pour l'État de Palestine.
00:32:35Elle est non seulement
00:32:35inacceptable
00:32:36et contraire aux droits internationaux
00:32:37mais elle alimente
00:32:38les tensions,
00:32:39la violence
00:32:39et l'instabilité.
00:32:40Oui il le dit
00:32:41mais ça fait 60 ans
00:32:42que la France le dit
00:32:43depuis la fin
00:32:44de la guerre des 6 jours
00:32:451967
00:32:46et depuis
00:32:47la colonisation
00:32:48s'est poursuivie
00:32:49bon gré, mal gré
00:32:49quelle que soit d'ailleurs
00:32:50la nature politique
00:32:51du chef du gouvernement
00:32:52israélien
00:32:53qu'il soit de gauche,
00:32:54de droite
00:32:55voire d'extrême droite.
00:32:57Aujourd'hui
00:32:57c'est ça la question
00:32:58c'est que
00:32:59une fois que
00:33:00si le Hamas
00:33:01va jusqu'au bout
00:33:02et libère
00:33:03ce que je souhaite
00:33:04la totalité
00:33:04des otages israéliens
00:33:06qui lui restent
00:33:06quel levier de pression
00:33:10gardera-t-il
00:33:11sur Israël
00:33:12pour qu'Israël
00:33:12ne reste pas
00:33:15à occuper
00:33:1553%
00:33:16de la bande de Gaza.
00:33:17Je voudrais qu'on retourne
00:33:18vers David Sprecher
00:33:19du côté de Tel Aviv
00:33:21s'agissant
00:33:22de ces otages
00:33:24qui seront libérés
00:33:25et qui devraient
00:33:25donc vous revenir
00:33:26avant lundi soir.
00:33:28Est-ce que
00:33:29vous redoutez
00:33:30à nouveau
00:33:30une mise en scène
00:33:31du Hamas
00:33:31comme on avait pu
00:33:32y assister
00:33:33lors des dernières
00:33:34libérations d'otages ?
00:33:35Non, parce que
00:33:37dans l'accord
00:33:38qui a été conclu
00:33:39et signé
00:33:39il est clairement indiqué
00:33:41que le Hamas
00:33:42ne pourra
00:33:42libérer
00:33:43ces personnes
00:33:45que de manière
00:33:46sans aucun spectacle
00:33:49n'est rien du tout
00:33:51de ce qui avait été
00:33:51fait précédemment.
00:33:52Donc tout ce qui a été
00:33:53fait précédemment
00:33:54ne se répétera pas
00:33:55cette fois-ci.
00:33:56Vous dites merci
00:33:57à qui ce soir
00:33:58David Sprecher ?
00:34:01Alors, je dis d'abord
00:34:02un très grand merci
00:34:04au président Donald Trump.
00:34:05parce que sans lui
00:34:06cette transaction
00:34:08n'aurait pas eu lieu.
00:34:09Ça je le dis
00:34:10clairement,
00:34:11clair et net.
00:34:12Je dis également
00:34:12un très grand merci
00:34:14à la population israélienne
00:34:16et également
00:34:16aux membres
00:34:17de notre fameux
00:34:18forum des familles
00:34:19des otages
00:34:20qui durant deux ans
00:34:21ont travaillé
00:34:22sans relâche
00:34:23à soutenir
00:34:25les familles
00:34:26des otages,
00:34:27à soutenir
00:34:27ceux qui ont été
00:34:28libérés, etc.
00:34:29Je me dois également
00:34:30moi-même personnellement
00:34:31également
00:34:32de remercier
00:34:33le président Emmanuel Macron
00:34:34avec lequel d'ailleurs
00:34:36au mois de janvier
00:34:372024
00:34:37j'avais fait
00:34:39la grande opération
00:34:40pour amener
00:34:40aux otages
00:34:41les médicaments.
00:34:42C'est une opération
00:34:43conjointe que j'avais
00:34:44menée avec lui
00:34:45et je voudrais
00:34:46souligner vraiment
00:34:47que le président Macron
00:34:48est à nos côtés
00:34:50et a toujours été
00:34:51à nos côtés
00:34:52jusqu'au dernier instant
00:34:53maintenant ici
00:34:54lui et ses équipes
00:34:56au Palais de l'Elysée.
00:34:57Je note que vous n'avez
00:34:58pas un mot
00:34:58pour Benyamin Netanyahou.
00:35:03Je suis
00:35:04moi personnellement
00:35:06j'ai difficile
00:35:11j'allais dire
00:35:12bon bien évidemment
00:35:13je dois le remercier
00:35:14bien évidemment
00:35:15d'avoir accepté
00:35:16de signer l'accord
00:35:17avec le Hamas
00:35:18ça c'est clair et net
00:35:18mais ma colère
00:35:21c'est parce que
00:35:21je pense qu'on a pu
00:35:23arriver
00:35:23à un autre accord
00:35:25bien plus tôt
00:35:26et arriver
00:35:27à un accord
00:35:27bien plus tôt
00:35:28cela d'une part
00:35:29aurait épargné
00:35:30la vie d'otages
00:35:32qui sont morts
00:35:33et cela aurait
00:35:34également épargné
00:35:35la vie
00:35:36et des Palestiniens
00:35:38qui sont morts
00:35:38et également
00:35:39de nos merveilleux
00:35:41jeunes soldats israéliens
00:35:42qui eux aussi
00:35:43sont morts.
00:35:44Donc je veux dire
00:35:44si on avait pu signer
00:35:45plus tôt
00:35:46on aurait épargné
00:35:47des morts
00:35:48des deux côtés
00:35:49et ça aurait été
00:35:50nettement mieux.
00:35:51Merci en tout cas
00:35:52d'avoir été avec nous
00:35:53en direct
00:35:53depuis Tel Aviv
00:35:54ce soir
00:35:55je voudrais qu'on passe
00:35:56la parole à Mariette
00:35:57maintenant
00:35:58parce que Mariette
00:35:59Darigrand est sémiologue
00:36:00elle interroge
00:36:00le sens des mots
00:36:01et ce soir
00:36:02elle voulait nous parler
00:36:03d'un des plus beaux mots
00:36:04de la langue française
00:36:05mais même
00:36:06d'un des plus beaux mots
00:36:07au monde
00:36:07c'est la paix.
00:36:09C'est un très beau mot
00:36:10la paix bien sûr
00:36:11qui s'oppose à la guerre
00:36:13mais comme on vient
00:36:14bien de le comprendre
00:36:15en vous écoutant
00:36:15c'est quand même
00:36:16une chose très complexe
00:36:17et qui va faire référence
00:36:19à notre histoire culturelle.
00:36:20Donc c'est la première chose
00:36:21à remarquer
00:36:21autant la guerre
00:36:22c'est immédiat
00:36:23on la déclare
00:36:24autant la paix
00:36:25ça prend du temps
00:36:25parce qu'on l'écrit
00:36:26c'est quand même
00:36:27une différence fondamentale
00:36:28et notre langue
00:36:29le dit
00:36:30le mot pacte
00:36:31par exemple
00:36:32est de la même famille
00:36:32que paix
00:36:33donc ce qui vient
00:36:34de se signer
00:36:36un accord
00:36:36qui a été signé
00:36:37par Israël
00:36:38et le Hamas
00:36:39c'est le début
00:36:39d'un processus
00:36:40ils vont écrire l'histoire
00:36:42alors pour ça
00:36:43ils ont un mot commun
00:36:44le mot paix
00:36:45en arabe et en hébreu
00:36:46qui est le même mot
00:36:47venu de la même racine
00:36:49et qui se prononce
00:36:50légèrement différemment
00:36:51mais c'est le même
00:36:51salam et shalom
00:36:53mais c'est quand même
00:36:54Donald Trump
00:36:55qui tient symboliquement
00:36:56le stylo
00:36:56pour la signature
00:36:57de l'accord
00:36:57oui alors là on mélange
00:36:59l'historique
00:37:00bien sûr c'est un événement
00:37:01fondamental
00:37:01et puis le contemporain
00:37:03donc les messages
00:37:03qui arrivent
00:37:04le président Trump
00:37:06qui nous annonce
00:37:07cette paix
00:37:08sur son réseau social
00:37:09donc il nous dit
00:37:11cette paix va être
00:37:12strong, durable
00:37:13everlasting peace
00:37:15et il emploie le mot
00:37:16de paix
00:37:16bien qu'il ne soit pas
00:37:18le mot vraiment approprié
00:37:19mais il nous raconte
00:37:19quelque chose
00:37:20cette paix va être
00:37:20solide, durable
00:37:21et puis quasiment éternelle
00:37:23alors quand il fait ça
00:37:25en fait je dirais
00:37:26qu'il parle européen
00:37:28Donald Trump
00:37:29parce que le mot peace
00:37:30comme le mot paix
00:37:31ça vient de paix
00:37:32en latin bien sûr
00:37:32c'était une déesse
00:37:34la paix
00:37:35et elle incarnait
00:37:37à la fois
00:37:37si vous voulez
00:37:38l'arrêt des conflits
00:37:40mais l'après
00:37:41c'est à dire
00:37:42qu'elle incarnait
00:37:43aussi l'abondance
00:37:44c'est ça qu'on fait
00:37:45quand on signe
00:37:46un accord de paix
00:37:47et bien c'est
00:37:48non seulement
00:37:48on arrête la destruction
00:37:49mais on met
00:37:50les deux parties
00:37:51qui étaient opposées
00:37:52en situation de production
00:37:54et puis des fois
00:37:55il y a des intentions
00:37:55cachées aussi
00:37:56derrière la paix
00:37:57et pour Donald Trump
00:37:58c'est peut-être
00:37:58d'avoir le Nobel
00:37:59du même nom
00:38:00voilà
00:38:00il veut rester dans l'histoire
00:38:01comme un peacemaker
00:38:03donc évidemment
00:38:04ça nous paraît
00:38:05parfois un peu paradoxal
00:38:06devant un homme
00:38:06qui est plutôt
00:38:07du côté du désordre
00:38:08et de la brutalité
00:38:10par moments
00:38:10mais c'est là
00:38:11où il faut pousser
00:38:12au bout
00:38:13l'analogie
00:38:13avec le monde romain
00:38:14parce que je crois
00:38:16que là
00:38:16Donald Trump
00:38:17et bien
00:38:18il donne des couleurs
00:38:20il reprend à son compte
00:38:21ce qu'on appelait
00:38:22la Pax Americana
00:38:23pendant longtemps
00:38:24durant la guerre froide
00:38:24en particulier
00:38:25c'est-à-dire
00:38:27une expression
00:38:28finalement
00:38:28de l'hégémonie américaine
00:38:30qui avait une dimension
00:38:31très impériale
00:38:31alors c'était calqué
00:38:33cette Pax Americana
00:38:34sur la Pax Romana
00:38:35qu'est-ce que c'était
00:38:36la Pax Romana
00:38:37c'est quelque chose
00:38:37qu'avait voulu
00:38:38un certain Auguste
00:38:40qui était consul
00:38:42et puis qui est devenu
00:38:43empereur
00:38:44avec en particulier
00:38:45cette histoire de paix
00:38:47finalement
00:38:47il avait pris
00:38:47la place
00:38:48de la déesse
00:38:49de la paix
00:38:50elle-même
00:38:50et puis on voyait
00:38:51dans Rome
00:38:52des petits hôtels
00:38:52des petites sculptures
00:38:53à sa gloire
00:38:54alors il avait
00:38:56il n'en est quand même
00:38:57pas là aux Etats-Unis
00:38:58sans doute
00:38:59est-ce qu'il y aura
00:38:59des sculptures
00:38:59à sa gloire
00:39:00dans pas longtemps
00:39:00mais pas encore
00:39:02je partage
00:39:03on imagine
00:39:04ça sera en tout cas
00:39:06à surveiller
00:39:06mais pour finir
00:39:08sur une note positive
00:39:09et qui nous concerne
00:39:10aussi Adeline
00:39:11ce que je voudrais dire là
00:39:12c'est que
00:39:13quand on voit arriver
00:39:14comme ça
00:39:14un mot qui surgit
00:39:16qui est positif
00:39:17qui va faire des effets
00:39:18et bien
00:39:18il faut regarder
00:39:19ce que ça va faire
00:39:20au langage aussi
00:39:21la paix va nous amener
00:39:23ça a commencé déjà
00:39:24des mots intéressants
00:39:26comme l'apaisement
00:39:26comme la pacification
00:39:28donc mon métier
00:39:29étant d'observer
00:39:30avec mon épuisette
00:39:31sémiologique
00:39:32c'est moi
00:39:32je vais aller
00:39:33voir cela Adeline
00:39:34et je vous tiendrai au courant
00:39:35et bien j'attends
00:39:36les résultats
00:39:36avec impatience
00:39:37ma chère Mariette
00:39:38est-ce que Donald Trump
00:39:39va avoir le prix Nobel
00:39:40de la paix
00:39:40cette année
00:39:40ou l'année prochaine ?
00:39:42ça
00:39:44alors bon
00:39:45on sera fixé
00:39:46on sera fixé demain
00:39:47maintenant
00:39:47autant la communauté Nobel
00:39:50avait donné
00:39:50le prix Nobel
00:39:52de la paix
00:39:52à Barack Obama
00:39:54le président de Donald Trump
00:39:55lors du premier mandat
00:39:58pour lui donner
00:39:59justement
00:40:00les coups d'effranche
00:40:01pour essayer
00:40:01de changer la région
00:40:02ce qu'il n'avait pas
00:40:03réussi à faire
00:40:04il avait obtenu
00:40:05à l'époque
00:40:05une suspension
00:40:06de la colonisation
00:40:08en Israël
00:40:09israélienne
00:40:10en Palestine
00:40:11et il n'était pas
00:40:13parvenu à ses fins
00:40:14je pense que
00:40:15ça serait personnellement
00:40:16un message
00:40:16quand même
00:40:17assez étrange
00:40:18donné
00:40:20au monde
00:40:21entier
00:40:22et notamment
00:40:23aux Etats-Unis
00:40:24à l'heure
00:40:24où on a quand même
00:40:25des milices
00:40:27à l'oeuvre
00:40:27aux Etats-Unis
00:40:28pour expulser
00:40:30tout ce qu'il y a
00:40:31mais c'est pas la paix intérieure
00:40:32dans son
00:40:32tout ce qu'il y a
00:40:33de migrants
00:40:34dans son pays
00:40:34et
00:40:35il ne faut pas oublier
00:40:35que c'est également
00:40:36un président
00:40:37qui
00:40:38pas plus tard
00:40:38qu'il y a trois mois
00:40:40a quand même
00:40:41bombardé
00:40:42en tout cas donné l'ordre
00:40:42de bombarder
00:40:43une centrale nucléaire
00:40:45en Iran
00:40:46avec des résultats
00:40:47qui restent à voir
00:40:49donc ça serait quand même
00:40:50un très mauvais signe
00:40:50Général Trinquant
00:40:51le prix Nobel de la paix
00:40:52pour Donald Trump
00:40:53je voyais sourire
00:40:54tout à l'heure
00:40:54quand M. Spredcher
00:40:56oubliait peut-être
00:40:57de remercier Netanyahou
00:40:58oui tout à fait
00:40:59je pense que M. Trump
00:41:01pourrait avoir
00:41:02si ça existait
00:41:02un prix d'encouragement
00:41:03pour l'encourager
00:41:05à continuer
00:41:05parce que je pense
00:41:06que là
00:41:07il y a une première étape
00:41:08il a fait plier
00:41:09M. Netanyahou
00:41:10sur la première phase
00:41:11mais je ne crois
00:41:12absolument pas
00:41:13en l'honnêteté
00:41:14de M. Netanyahou
00:41:15sur l'ensemble du plan
00:41:17il a d'ailleurs dit
00:41:18alors que l'article 49
00:41:19on parle de la Palestine
00:41:21il a dit
00:41:21mais la Palestine
00:41:22moi j'ai jamais dit ça
00:41:23donc juste après
00:41:24donc
00:41:25oui dans une vidéo
00:41:26il s'était filmé seul
00:41:27en sortant le siège des Nations Unies
00:41:29il va falloir la maintenir
00:41:30longtemps
00:41:31et une fois que
00:41:32la libération des otages
00:41:34sera arrivée
00:41:35est-ce que
00:41:36le président Trump
00:41:37aura la volonté
00:41:39de faire plier
00:41:40M. Netanyahou
00:41:41sur la suite du programme
00:41:42j'en suis pas convaincu du tout
00:41:44René Brouman
00:41:45moi je ne crois pas
00:41:47j'espère que
00:41:49ce doute
00:41:50sera vérifié
00:41:51que les faits vous donneront tort
00:41:52le médecin sans mentir
00:41:54a eu le prix Nobel de la paix
00:41:55a eu le prix Nobel de la paix
00:41:56ce serait bizarre
00:41:57de voisiner
00:41:58avec un autre lauréat
00:41:59de ce calibre
00:42:00enfin on verra bien
00:42:02le jury Nobel est souverain
00:42:03et il prendra
00:42:04sa décision
00:42:06peut-être trop tard
00:42:06parce que la dernière réunion
00:42:07du comité Nobel
00:42:08a eu lieu lundi
00:42:09donc du coup
00:42:10c'est arrivé avant
00:42:11oui normalement
00:42:12ils ont déjà
00:42:13pris leur décision
00:42:15mais ce que je veux dire
00:42:16c'est que
00:42:17ce beau mot
00:42:18paix dont l'histoire
00:42:19nous a été
00:42:20contée
00:42:21je ne crois pas
00:42:22qu'il s'applique
00:42:23de sitôt
00:42:24à cette région
00:42:26aujourd'hui
00:42:27on est plutôt orienté
00:42:28vers une guerre
00:42:29sans fin
00:42:29vers une gestion
00:42:31du statu quo
00:42:31comme aiment dire
00:42:32les israéliens
00:42:33à savoir
00:42:34des soulèvements
00:42:35qui vont être réprimés
00:42:36qui se reproduisent
00:42:36et réprimés
00:42:38à nouveau
00:42:39c'est cela
00:42:40que
00:42:40c'est cela le chemin
00:42:42qu'on est en train de prendre
00:42:42donc
00:42:43tant que
00:42:44le droit
00:42:44à l'autodétermination
00:42:45ne sera pas réalisé
00:42:47en
00:42:48Israël
00:42:49Palestine
00:42:49ce sera
00:42:50un état de guerre
00:42:51soit larvé
00:42:52soit ouverte
00:42:53mais ce sera la guerre
00:42:54merci en tout cas
00:42:55à tous les trois
00:42:55d'avoir été avec nous
00:42:56ce soir sur le plateau
00:42:57de chaque voix compte
00:42:58à suivre dans la deuxième partie
00:43:00la question qui fâche
00:43:01Emmanuel Macron
00:43:02doit nommer un nouveau
00:43:03premier ministre
00:43:04d'ici demain soir
00:43:05alors qui
00:43:05pour sortir de la crise politique
00:43:07faut-il reconduire
00:43:08Sébastien Lecornu
00:43:09à appeler la gauche
00:43:10à Matignon
00:43:10choisir une autre personnalité
00:43:11nous allons en débattre
00:43:12dans un instant
00:43:13avec nos trois prochains invités
00:43:14mais avant cela
00:43:14c'est quelle histoire
00:43:15et c'est Laurent Guimier
00:43:17Et ce soir Laurent
00:43:26à l'occasion de l'entrée
00:43:27de Robert Badinter
00:43:28au Panthéon
00:43:29vous vouliez nous raconter
00:43:30comment les présidents
00:43:31de la République
00:43:32se sont emparés
00:43:34de ces cérémonies
00:43:35très symboliques
00:43:35Oui Adeline
00:43:36parce que la cérémonie
00:43:37s'est terminée
00:43:38il y a quelques minutes
00:43:38à 20h
00:43:39on a rendu bien sûr
00:43:40hommage à l'homme
00:43:41de l'abolition
00:43:41de la peine de mort
00:43:42mais sous la 5ème République
00:43:44le Panthéon
00:43:45est aussi le lieu
00:43:46où le chef de l'État
00:43:47met en scène
00:43:48et ordonne la mémoire nationale
00:43:49lorsqu'il le décide
00:43:50le chef de l'État
00:43:52à ce moment-là
00:43:52fait corps avec la nation
00:43:53le temps de la petite politique
00:43:56est suspendu
00:43:57Ça n'a pas toujours été comme ça ?
00:43:58Absolument pas
00:43:59on rembobine
00:44:00sous la 3ème et la 4ème
00:44:01ce sont des députés
00:44:02des sénateurs
00:44:02des tribuns
00:44:03qui prononcent les discours
00:44:05au Panthéon
00:44:06à l'époque
00:44:06c'est la République
00:44:07dans son ensemble
00:44:08qui reçoit
00:44:09c'est la République
00:44:10qui se consolide
00:44:11en l'occurrence
00:44:12et qui parfois
00:44:13est attaquée
00:44:13regardez
00:44:144 juin 1908
00:44:17transfert des cendres
00:44:18d'Émile Zola
00:44:18j'accuse
00:44:19en présence du capitaine
00:44:21Albert Dreyfus
00:44:21lui-même
00:44:22tout juste réhabilité
00:44:23en pleine cérémonie
00:44:24on tire sur Dreyfus
00:44:25un exalté tir
00:44:27sur Dreyfus
00:44:27oui oui tout à fait
00:44:28c'est un journaliste
00:44:29qui a été acquitté
00:44:29d'ailleurs après
00:44:30et à l'époque
00:44:32ce moment Panthéon
00:44:33si consensuel
00:44:34et apaisé
00:44:35qu'on croit connaître
00:44:36n'existe tout simplement pas
00:44:38et alors à partir de quand
00:44:39est-ce que le président
00:44:39de la République
00:44:40entre en scène ?
00:44:41De Gaulle
00:44:421964
00:44:43d'abord il dit
00:44:44maintenant c'est moi
00:44:44qui décide
00:44:45parce que jusque là
00:44:46c'était le Parlement
00:44:47qui votait l'entrée
00:44:48des personnalités
00:44:49au Panthéon
00:44:50et ensuite
00:44:52on s'en souvient
00:44:52en 1964
00:44:53c'est cette première
00:44:54grande cérémonie
00:44:55vous vous en souvenez
00:44:56moi je n'étais pas là
00:44:57le célèbre
00:44:58entre ici Jean Moulin
00:44:59prononcé par André Malraux
00:45:00mais le général de Gaulle
00:45:01ne parle pas
00:45:02lors de cette cérémonie
00:45:03et au fond
00:45:04c'est beaucoup plus tard
00:45:06François Mitterrand
00:45:06qui va faire Panthéon
00:45:07le miroir du président
00:45:09tout autant que de la nation
00:45:10on a tous en tête
00:45:11ces images
00:45:12du 21 mai 1981
00:45:14c'est le jour
00:45:15de l'investiture
00:45:16de François Mitterrand
00:45:17il sort de l'Elysée
00:45:18pour une cérémonie
00:45:19à la fois populaire
00:45:20et symbolique
00:45:21mais aussi très politique
00:45:22parce qu'on s'en souvient
00:45:23c'est le premier président
00:45:24socialiste de l'histoire
00:45:25de la cinquième
00:45:25et pour couper l'herbe
00:45:27sous le pied
00:45:27de ceux qui contestent
00:45:28sa légitimité
00:45:29Mitterrand
00:45:30entre symboliquement
00:45:31au Panthéon
00:45:31pour déposer trois roses
00:45:33ici notamment
00:45:33sur la tombe de Jean Moulin
00:45:35et mettre en scène
00:45:36son inscription
00:45:37dans le récit national
00:45:38mettre en scène
00:45:39à ce point là ?
00:45:41oui parce que
00:45:41j'ai un témoin
00:45:42c'est le metteur en scène
00:45:43lui-même
00:45:44Roger Hanin
00:45:45qui est le comédien
00:45:47et beau-frère
00:45:47de François Mitterrand
00:45:48regardez ce qu'il disait
00:45:50la veille de la cérémonie
00:45:51de mai 1981
00:45:52comment il racontait
00:45:53la scénographie
00:45:54qu'il avait imaginée
00:45:56compte tenu des lieux
00:45:57ce serait très beau
00:45:57c'est-à-dire qu'à l'extérieur
00:45:58il y aura une foule considérable
00:46:00puis à partir du moment
00:46:01où le président
00:46:02entrera dans le Panthéon
00:46:04ce sera un homme
00:46:05totalement isolé
00:46:06qui vient se recueillir
00:46:07à travers
00:46:07vous connaissez
00:46:08l'architecture
00:46:09assez majestueuse
00:46:10du Panthéon
00:46:12voilà
00:46:12et donc dernière étape
00:46:13de cette mise en main
00:46:15de cette prise en main politique
00:46:16en 1987
00:46:17c'est la première
00:46:18panthéonisation
00:46:18sous la présidence Mitterrand
00:46:20le prix Nobel de la paix
00:46:21René Cassin
00:46:21c'est la première fois
00:46:23qu'un président de la République
00:46:24prononce un discours
00:46:25lors du transfert des cendres
00:46:261987
00:46:27et depuis
00:46:29tous les successeurs
00:46:30de François Mitterrand
00:46:31en revanche
00:46:32se sont invités au Panthéon
00:46:33et ont parlé
00:46:34comme Emmanuel Macron
00:46:35ce soir
00:46:35au fond je pense
00:46:36qu'on ne résiste jamais
00:46:37à un selfie
00:46:38avec l'histoire
00:46:39merci Laurent
00:46:40on passe à la question
00:46:41qui fâche
00:46:42et j'accueille Sophie Taillet-Pollian
00:46:52bonsoir
00:46:53merci d'être avec nous
00:46:53vous êtes députée écologiste
00:46:55du Val-de-Marne
00:46:56à vos côtés
00:46:56Olivier Paco
00:46:57sénateur LR de l'Oise
00:46:58bonsoir
00:46:59et Nathalia Pouzirev
00:47:01députée ensemble
00:47:01pour la République
00:47:02des Yvelines
00:47:03tic tac
00:47:04tic tac
00:47:05l'heure tourne
00:47:06Emmanuel Macron
00:47:07doit nommer d'ici
00:47:08demain soir
00:47:09là demain à la même heure
00:47:10qu'on saura
00:47:10il doit nommer
00:47:11un nouveau Premier Ministre
00:47:13capable de mener à bien
00:47:14le vote du budget 2026
00:47:16alors plusieurs noms
00:47:17ont circulé toute la journée
00:47:18y compris d'ailleurs
00:47:19celui de Sébastien Lecornu
00:47:20et c'est Marco Pommier
00:47:22qui pose ce soir
00:47:22la question qui fâche
00:47:24dans la question qui fâche
00:47:26ce soir
00:47:27une note d'optimisme
00:47:28signée Sébastien Lecornu
00:47:30je sens qu'un chemin
00:47:31est possible encore
00:47:33il est difficile
00:47:34et j'ai dit au président
00:47:35de la République
00:47:35que les perspectives
00:47:36de dissolution
00:47:37s'éloignaient
00:47:38une perspective
00:47:39immédiatement balayée
00:47:41par la France Insoumise
00:47:42et le Rassemblement National
00:47:44seul le retour aux urnes
00:47:45permettra au peuple
00:47:46de se choisir un destin
00:47:48il n'y a pas d'autre issue
00:47:50que le départ
00:47:51du président de la République
00:47:52qu'importe
00:47:53le Premier Ministre
00:47:54démissionnaire
00:47:55concentre plutôt
00:47:56ses efforts
00:47:57sur les républicains
00:47:58et les socialistes
00:47:59les convaincre
00:48:01oui mais comment
00:48:01sur quelle base
00:48:03et autour de
00:48:04quel chef de gouvernement
00:48:05à droite
00:48:06Bruno Retailleau
00:48:07dit non
00:48:07à un Premier Ministre
00:48:09de gauche
00:48:09mais il se dit prêt
00:48:10au compromis
00:48:11et pourquoi pas
00:48:12avec Jean-Louis Borloo
00:48:13ces compromis
00:48:14doivent se faire
00:48:15pour le pays
00:48:16et non pour les seuls partis
00:48:17ils doivent correspondre
00:48:18à ce qui fait consensus
00:48:19aujourd'hui
00:48:20parmi une majorité
00:48:21de français
00:48:21la demande d'ordre
00:48:23d'autorité
00:48:24de fermeté
00:48:24à gauche
00:48:26l'ordre des priorités
00:48:27n'est pas le même
00:48:28l'EPS réclame
00:48:29Matignon
00:48:30et en trophée
00:48:30la suspension
00:48:32de la réforme
00:48:32des retraites
00:48:33il faut un débat
00:48:34sur cette réforme
00:48:36des retraites
00:48:36puisqu'il n'a jamais eu lieu
00:48:37message reçu
00:48:38par Elisabeth Borne
00:48:40auteure de la réforme
00:48:41elle se dit favorable
00:48:42à un gel
00:48:43de l'âge de départ
00:48:44d'ici 2027
00:48:45trouver un chemin
00:48:46ça veut dire
00:48:47arriver à dialoguer
00:48:50et ça veut dire
00:48:51aussi arriver
00:48:52à trouver des compromis
00:48:53de la droite républicaine
00:48:55au parti socialiste
00:48:56de quoi créer
00:48:57la cacophonie
00:48:58dans le camp présidentiel
00:49:00moi je pose une question
00:49:01à mes collègues de gauche
00:49:02qui paient
00:49:03en cas de suspension
00:49:043 milliards d'euros
00:49:05en 2027
00:49:0713 milliards d'euros
00:49:07en 2035
00:49:08selon la cour des comptes
00:49:10tout ça
00:49:10n'est pas gratuit
00:49:12oui
00:49:12Sébastien Lecornu
00:49:13veut croire
00:49:14qu'un chemin existe
00:49:15mais ce soir encore
00:49:17ce chemin
00:49:17est une voie
00:49:18bien étroite
00:49:19alors les politiques
00:49:20vont-ils enfin
00:49:21se mettre d'accord
00:49:22au risque
00:49:23de tomber
00:49:23dans l'impasse
00:49:24allez-vous enfin
00:49:27vous entendre
00:49:28Nathalia Poudiref
00:49:30Sébastien Lecornu
00:49:30avait dressé hier soir
00:49:31un portrait un peu flou
00:49:32du profil du futur
00:49:33premier ministre
00:49:34mais avec quand même
00:49:34certains critères
00:49:35qui selon vous
00:49:36ce soir
00:49:37correspond le mieux
00:49:37à ce profil
00:49:38alors de mon point de vue
00:49:41à titre personnel
00:49:42je préférerais
00:49:43le retour de Sébastien Lecornu
00:49:45parce que je pense
00:49:46qu'il a démontré
00:49:47ses capacités
00:49:48d'homme d'état
00:49:50responsable
00:49:51mais qui en même temps
00:49:53n'est pas dans la cour
00:49:54à la présidentielle
00:49:55en fait
00:49:56ce que l'on constate
00:49:57en ce moment
00:49:58c'est qu'on a
00:50:00deux lignes politiques
00:50:04qui se rencontrent
00:50:06c'est-à-dire
00:50:07ceux qui préparent
00:50:082027
00:50:08et puis l'urgence
00:50:10qui est pour nous
00:50:11d'avoir un budget
00:50:12et de pouvoir tenir
00:50:14encore pendant 18 mois
00:50:15et de passer des compromis
00:50:17s'il le faut
00:50:17pour pacifier
00:50:19la vie politique française
00:50:21et parce que c'est
00:50:22ce que les Français
00:50:23attendent de nous
00:50:24donc
00:50:25mais est-ce que vous pensez
00:50:26que Sébastien Lecornu
00:50:26serait finalement
00:50:28cap d'y retourner ?
00:50:30alors ça je ne sais pas du tout
00:50:31il a répondu à la question
00:50:33vous en parlez
00:50:33entre vous
00:50:34et donc
00:50:36non mais on sait bien
00:50:37c'est le président de la République
00:50:38qui nommera
00:50:39le Premier ministre
00:50:40et donc je crois
00:50:41qu'il faut attendre
00:50:42juste 24 heures
00:50:43mais en tout cas
00:50:44il faut un profil
00:50:44qui ne soit pas
00:50:45un chef de parti
00:50:46pas quelqu'un
00:50:47qui soit partie prenante
00:50:48de cette course
00:50:50à l'élection présidentielle
00:50:52de 2027
00:50:52moi c'est ce que je maintiens
00:50:54c'est ce dont je discute
00:50:56avec les habitants
00:50:57de ma circonscription
00:50:57ils en ont plus qu'assez
00:50:59de ces rivalités politiques
00:51:01qui nous mènent
00:51:02à la dissolution
00:51:04si on n'arrive pas
00:51:04à s'entendre
00:51:05je vous rassure
00:51:05il n'y a pas que dans
00:51:06les Yvelines
00:51:06Olivier Paco
00:51:08je vous voyais
00:51:09d'autres lignes
00:51:11et de la tête
00:51:11tout à fait
00:51:12Sébastien Lecornu
00:51:14ça ne vous conviendrait pas
00:51:15pas du tout
00:51:16vous savez
00:51:17la méthode couée
00:51:18en politique
00:51:19ça c'est limite
00:51:20alors un chemin
00:51:22est possible
00:51:23il nous avait envoyé
00:51:24une lettre de cadrage
00:51:26qui se terminait par
00:51:27nous allons y arriver
00:51:2713 heures après
00:51:29il était démissionné
00:51:31de lui-même
00:51:31il a réussi un exploit
00:51:33c'est le seul à ne pas
00:51:34avoir été censuré
00:51:35il s'est auto-censuré
00:51:36entre temps
00:51:36il y a quand même eu
00:51:37un message de Bruno Retailleau
00:51:38qu'il n'a pas encouragé
00:51:39très clairement
00:51:40mais pourquoi il y a eu
00:51:41un message de Bruno Retailleau
00:51:42parce que
00:51:43pendant une heure et demie
00:51:44il a été dans son bureau
00:51:45et Sébastien Lecornu
00:51:47ne lui a même pas dit
00:51:48qui serait le ministre
00:51:50des armées
00:51:51Sébastien Lecornu
00:51:52est un homme très sympathique
00:51:53et il l'a démontré
00:51:54dans ses différentes
00:51:55interventions télévisées
00:51:56mais c'est un petit peu
00:51:57le petit télégraphiste
00:51:58de l'Elysée
00:52:00et les républicains
00:52:02et beaucoup de gens
00:52:03ne peuvent pas accepter ça
00:52:04il y a
00:52:05dans la Ve République
00:52:06on y est très attaché
00:52:08il y a un Premier ministre
00:52:09qui n'est pas un collaborateur
00:52:11qui ne doit pas être
00:52:12un collaborateur
00:52:13il y a un article
00:52:13de fin de la Constitution
00:52:14ok
00:52:15là il faut tenir 18 mois
00:52:17il faut un budget
00:52:17pour la France
00:52:18il faut acquérir quelque part
00:52:19et là je trouve
00:52:20que le compromis
00:52:21est mal parti
00:52:21je ne vous ai pas coupé
00:52:22très cher collègue
00:52:24je n'aime pas l'expression
00:52:25il faut tenir 18 mois
00:52:26il faut tenir
00:52:28mais non
00:52:28il ne faut pas tenir 18 mois
00:52:29il faut que notre pays fonctionne
00:52:31il faut que nos problématiques
00:52:34alors moi
00:52:35par exemple
00:52:35ce matin
00:52:35j'étais dans un café
00:52:36quand je ne suis pas
00:52:37au Sénat
00:52:39tous les matins
00:52:40je me fais 2 ou 3 cafés
00:52:42dans mon département
00:52:43et plus précisément
00:52:44dans mon canton
00:52:44et qu'est-ce que j'ai entendu
00:52:45j'ai pas entendu
00:52:46entendez-vous
00:52:47j'ai entendu
00:52:48ah là là
00:52:49c'est insupportable
00:52:50il y a une société
00:52:51dans mon canton
00:52:52qui va fermer
00:52:53il y a des problématiques
00:52:54de pouvoir d'achat
00:52:55il y a des problématiques
00:52:56d'insécurité
00:52:56c'est ça que j'ai entendu
00:52:57bon
00:52:58alors effectivement
00:52:59il vaut mieux
00:52:59qu'il y ait un premier ministre
00:53:01je suis bien d'accord
00:53:02sauf que
00:53:03le profil idéal
00:53:05je ne sais pas
00:53:06s'il existe
00:53:07dans la configuration
00:53:08actuelle de l'Assemblée
00:53:10moi je suis sénateur
00:53:11mais dans la configuration
00:53:11actuelle de l'Assemblée
00:53:13avec 3 blocs
00:53:14totalement
00:53:15étanches
00:53:16entre guillemets
00:53:17politiquement
00:53:18avec des gens
00:53:19qu'on voudrait mettre
00:53:20ensemble
00:53:21alors qu'ils pensent
00:53:22tout à fait l'inverse
00:53:23sur les questions budgétaires
00:53:24vous allez mettre
00:53:24des socialistes
00:53:25et des LR
00:53:26alors que les socialistes
00:53:27veulent augmenter les impôts
00:53:28et que les LR
00:53:28veulent les baisser
00:53:29ce n'est pas possible
00:53:30donc moi je suis assez pessimiste
00:53:33vous avez dit
00:53:34pour vous c'est quoi la voie
00:53:35alors vous
00:53:35moi je pense que
00:53:38malheureusement ou pas
00:53:39on ne pourra pas passer
00:53:40outre
00:53:41un retour devant
00:53:43les électeurs
00:53:44donc vous vous faites partie
00:53:45des LR
00:53:46qui souhaitent une dissolution
00:53:47alors
00:53:48on verra
00:53:50s'il y a une dissolution
00:53:50c'est peut-être parce que
00:53:51vous êtes sénateur
00:53:52oui
00:53:52je crois qu'il est moins concerné
00:53:54que les députés ici présents
00:53:55certainement
00:53:56effectivement
00:53:57je n'aurais pas à faire campagne
00:53:59mais j'ai fait campagne
00:54:00pour aider mes collègues députés
00:54:01par le passé
00:54:02et puis vous savez
00:54:02une élection sénatoriale
00:54:03je peux vous dire
00:54:04que c'est autrement plus compliqué
00:54:05parce que vous affrontez
00:54:06vos propres collègues
00:54:07et ça c'est quelque chose
00:54:08de très particulier
00:54:09Sophie Taillet-Pollian
00:54:11oui pardonnez-moi
00:54:12mais en fait
00:54:13je crois que ce débat là
00:54:15n'intéresse pas
00:54:15les françaises
00:54:16et les français
00:54:16je pense qu'effectivement
00:54:18si
00:54:18le président de la république
00:54:21échoue à nouveau
00:54:22oui bien sûr
00:54:23les députés
00:54:25tels que moi
00:54:27et de nombreux autres
00:54:30n'ont pas peur
00:54:31de retourner devant les urnes
00:54:33s'il le faut
00:54:33pour notre pays
00:54:35que les françaises
00:54:36et les français s'expriment
00:54:37c'est bien naturel
00:54:38est-ce que ce soir
00:54:39vous croyez encore
00:54:40à la nomination
00:54:41d'un premier ministre de gauche
00:54:42oui bien sûr
00:54:43parce que pour moi
00:54:44c'est la seule solution
00:54:45légitime
00:54:46ça fait déjà plus d'un an
00:54:48que ça devrait être le cas
00:54:50bien sûr
00:54:52nous sommes conscients
00:54:53qu'il y aura
00:54:54des nécessités
00:54:55de discussion
00:54:56de négociation
00:54:57parce que
00:54:58cette majorité
00:55:00ne peut être que relative
00:55:02et donc
00:55:03il y aura nécessité
00:55:04de s'entendre
00:55:05sur un certain nombre
00:55:06de choses
00:55:06mais pour moi
00:55:07s'entendre
00:55:08sur un certain nombre
00:55:09de choses
00:55:09ça part de quoi ?
00:55:11ça part de ce que veulent
00:55:12les françaises
00:55:12et les français
00:55:13majoritairement
00:55:14donc traitons les choses
00:55:16sur lesquelles
00:55:17les gens
00:55:18ont des exigences
00:55:19et qui peuvent
00:55:20nous mettre d'accord
00:55:21parce que
00:55:22les exigences des gens
00:55:23sont ultra majoritaires
00:55:24et je pense
00:55:25bien évidemment
00:55:26à la taxation
00:55:28des ultra riches
00:55:29comme
00:55:30problème
00:55:31comme pardon
00:55:32comme façon
00:55:33de résoudre
00:55:34le problème
00:55:35budgétaire
00:55:36de notre pays
00:55:37je pense
00:55:38à l'abrogation
00:55:39de la réforme
00:55:40des retraites
00:55:40qui est demandée
00:55:41enfin oserais-je le rappeler
00:55:43par 80%
00:55:44des françaises
00:55:45et des français
00:55:45qui travaillent
00:55:46donc à un moment donné
00:55:47le déni démocratique
00:55:48doit s'arrêter
00:55:49et il y a certainement
00:55:50d'autres choses
00:55:51qui sont demandées
00:55:54majoritairement
00:55:55par les gens
00:55:56c'est cela
00:55:56qu'il faut respecter
00:55:57si dans l'enceinte
00:55:58de l'assemblée
00:55:59actuellement constituée
00:56:00nous ne sommes pas capables
00:56:01de faire respecter
00:56:02ce que les françaises
00:56:03et les français demandent
00:56:04extrêmement majoritairement
00:56:05alors oui
00:56:06oui
00:56:06il faut en repasser
00:56:07par les urnes
00:56:08à mon sens
00:56:09à mon sens
00:56:10le principal responsable
00:56:11de tout cela
00:56:12Emmanuel Macron
00:56:13et ce serait
00:56:13peut-être
00:56:14la meilleure des choses
00:56:15qu'il quitte ses fonctions
00:56:16mais comme c'est très peu probable
00:56:18et que la constitution
00:56:19prévoit davantage
00:56:20une dissolution
00:56:21moi comme tous mes collègues
00:56:22nous n'avons
00:56:23du groupe écologiste
00:56:24et social
00:56:24nous n'avons pas du tout
00:56:25peur d'une dissolution
00:56:26nous sommes prêts
00:56:27bien évidemment
00:56:27à ce que les françaises
00:56:28et les français
00:56:29tranchent
00:56:30mais nous les appellerons
00:56:32à faire un choix clair
00:56:33parce que
00:56:35si demain
00:56:35Emmanuel Macron
00:56:37nomme un premier ministre
00:56:39qui s'appelle
00:56:40Sébastien Lecornu
00:56:41pour vous
00:56:42c'est une ligne rouge
00:56:44oui
00:56:44en fait
00:56:46je lève les yeux au ciel
00:56:47parce qu'on ne va pas
00:56:47recommencer
00:56:48les choses qu'on a déjà
00:56:49essayé
00:56:50on perd du temps
00:56:50mais en l'occurrence
00:56:51Sébastien Lecornu
00:56:52est-ce qu'on a essayé
00:56:53dans la mesure
00:56:53où il a démissionné
00:56:54à peine
00:56:54il a dit
00:56:55à la télévision hier
00:56:56j'ai essayé
00:56:57manifestement
00:56:58je n'ai pas tout à fait réussi
00:56:59mais j'ai essayé
00:57:00vous l'avez trouvé
00:57:01comment hier soir
00:57:02mais je l'ai trouvé
00:57:03dans son rôle
00:57:04d'expliquer
00:57:05de rendre compte
00:57:05tout à fait
00:57:06avec grande dignité
00:57:07il a effectivement essayé
00:57:09mais aujourd'hui
00:57:10nous à gauche
00:57:11et je crois que cela concerne
00:57:13l'ensemble
00:57:13des personnes
00:57:15qui ont été élues
00:57:16sur la bannière
00:57:17du nouveau Front Populaire
00:57:18nous avons un problème
00:57:20de confiance
00:57:21avec un premier ministre
00:57:22qui serait issu
00:57:23du socle commun
00:57:24il y a eu tellement de choses
00:57:26qui se sont passées
00:57:27d'utilisation
00:57:28y compris
00:57:28d'utilisation un peu
00:57:29de mauvaise foi
00:57:31du règlement
00:57:31de l'Assemblée nationale
00:57:32de la constitution
00:57:33etc
00:57:33or
00:57:34tous les leviers
00:57:35aujourd'hui sont occupés
00:57:36par ce socle commun
00:57:37y compris le bureau
00:57:38de l'Assemblée nationale
00:57:39puisque les élections
00:57:40internes à l'Assemblée
00:57:41ont été organisées comme ça
00:57:42si on veut pouvoir
00:57:43trouver un compromis
00:57:44il faut que la gauche
00:57:45ait des moyens d'agir
00:57:46mais là quand on vous écoute
00:57:47on se demande
00:57:48où peut être le compromis
00:57:49mais le compromis peut être
00:57:50un premier ministre de gauche
00:57:52une cohabitation
00:57:53une cohabitation
00:57:53sur laquelle
00:57:55sur la base
00:57:56et après on peut discuter
00:57:57de qu'est-ce qu'il y a
00:57:58dans ce budget
00:57:58mais c'est forcément
00:58:00nous ne pouvons plus
00:58:01donner de chèques en blanc
00:58:03de blanc-seing
00:58:03enfin les socialistes
00:58:05l'ont fait
00:58:05pas les écologistes
00:58:06et je dois dire
00:58:07que je crois que l'histoire
00:58:08nous a donné raison
00:58:08en donnant les clés
00:58:10du pouvoir gouvernemental
00:58:11l'exécutif a énormément
00:58:13de capacités
00:58:13y compris à contraindre
00:58:14le Parlement
00:58:15il a l'ordre du jour
00:58:16etc
00:58:16mais sans doute
00:58:17est-ce que le prochain
00:58:18premier ministre
00:58:19s'engagera lui aussi
00:58:20à renoncer au 49-3
00:58:22on voit mal
00:58:23on voit mal
00:58:23le prochain premier ministre
00:58:25regardez tout ce qui s'est passé
00:58:25de la loi Duplomb
00:58:27à la loi
00:58:27de la loi Duplomb
00:58:29à madame Dati
00:58:30qui impose au Sénat
00:58:31sans demander son avis
00:58:32à personne
00:58:32un vote bloqué
00:58:33donc ces architectures-là
00:58:35ne marchent pas
00:58:35elles essayent sans arrêt
00:58:37de passer en force
00:58:37on ne construit pas
00:58:38un compromis
00:58:39avec des gens
00:58:40qui essayent de passer en force
00:58:41tout le temps
00:58:41c'est là
00:58:41mais en fait le problème
00:58:42c'est qu'au lieu
00:58:42nous avons fait beaucoup
00:58:44d'ouvertures
00:58:44et ce que je veux dire
00:58:45mais quelle madame
00:58:45à titre personnel
00:58:47j'imagine qu'un profil
00:58:50comme celui de Sébastien Lecornu
00:58:52qui a parlé à tout le monde
00:58:53qui a fait des ouvertures
00:58:55considérables
00:58:56sur le 49-3
00:58:58non utilisation du 49-3
00:59:00suspension possible
00:59:02à discuter
00:59:03en tout cas
00:59:05ouvert au débat
00:59:07sur les retraites
00:59:08qui je pense
00:59:11à une vision
00:59:12enfin un premier ministre
00:59:14qui aurait une vision
00:59:15peut-être plus élargie
00:59:16du gouvernement
00:59:17je pense que c'est
00:59:19cette personne-là
00:59:20qu'il faut charger
00:59:21alors moi j'ai encore
00:59:22un peu d'utopie
00:59:23c'est vrai
00:59:23je préférais que ce soit
00:59:24une coalition
00:59:25plutôt qu'une cohabitation
00:59:27mais si on doit passer
00:59:28par une cohabitation
00:59:29soit
00:59:30et si cette cohabitation
00:59:31ne fonctionne pas
00:59:32parce que si
00:59:33on imagine
00:59:33que si on met
00:59:34Olivier Faure
00:59:35si on le nomme
00:59:37comme premier ministre
00:59:38il va être censuré
00:59:39très vite
00:59:39donc moi ce que je veux
00:59:40c'est quelque chose
00:59:41qui puisse fonctionner
00:59:43qui répondent aux attentes
00:59:44des français dans l'immédiat
00:59:45les français
00:59:45ils cherchent de l'apaisement
00:59:47et ils cherchent
00:59:48à savoir
00:59:48si par exemple
00:59:49au 1er janvier
00:59:50il y aura
00:59:50une nouvelle fiscalité
00:59:52sur la rénovation thermique
00:59:53s'ils peuvent engager
00:59:54c'est-à-dire que là
00:59:54il y a une urgence
00:59:55c'est-à-dire que lundi
00:59:56le projet de budget
00:59:57doit être déposé
00:59:58lundi
00:59:58oui
00:59:59et puis il y a aussi
01:00:01un contexte international
01:00:02qui ne nous attend pas
01:00:03mais tout à fait
01:00:04madame
01:00:04mais là
01:00:05tout ce qui a été essayé
01:00:06par monsieur Macron
01:00:06ne fonctionne pas
01:00:07donc après
01:00:08on ne va pas nous remettre
01:00:09la responsabilité du chaos
01:00:10donc nous nous demandons
01:00:12puisque rien du reste
01:00:13n'a marché
01:00:14nous demandons
01:00:14à ce qu'on nous donne la main
01:00:15afin de pouvoir construire
01:00:17les majorités
01:00:18texte par texte
01:00:19c'est ce que nous disons
01:00:20depuis le départ
01:00:21et je crois que c'est
01:00:23aujourd'hui
01:00:24la seule solution possible
01:00:25et si le président
01:00:26de la République
01:00:27vraiment ne le souhaite pas
01:00:28ne souhaite pas
01:00:28entendre aussi
01:00:29et accepter les résultats
01:00:31du vote
01:00:32du dernier scrutin législatif
01:00:34et bien ma foi
01:00:35qui le dissolve
01:00:35Olivier Paco
01:00:36peut-être parce que
01:00:37vous avez bu trop de café
01:00:38ce matin
01:00:38je vous sens très énervé
01:00:39j'ai un temps de parole
01:00:41relativement limité
01:00:43on va dire
01:00:43mais profitez-en
01:00:45vous avez la parole
01:00:46vous êtes non moins charmant
01:00:47collègue
01:00:48évidemment
01:00:49alors oui
01:00:49votre question
01:00:50je vous voyais très énervé
01:00:52à l'idée d'abord
01:00:53de remettre au débat
01:00:55la réforme des retraites
01:00:56certains LR
01:00:59ils sont favorables
01:01:00je vais vous donner
01:01:01ma position
01:01:01vous ne l'avez pas voté
01:01:03à l'Assemblée
01:01:04et les LR sont contre
01:01:05la dissolution
01:01:06laissez-le parler
01:01:07il va encore plus s'énerver
01:01:08c'est une caricature
01:01:10allez-y
01:01:10allez-y
01:01:11allez-y
01:01:12Olivier Paco
01:01:12alors sur la réforme
01:01:14des retraites
01:01:14j'avoue être tombé
01:01:15de ma petite armoire
01:01:16lorsque j'ai vu
01:01:17Madame Borne
01:01:18qui l'a imposé
01:01:20à l'Assemblée nationale
01:01:20par 49-3
01:01:21proposer sa suspension
01:01:24qu'on puisse discuter
01:01:26de ce texte
01:01:28débattre
01:01:29puisque c'est un mot
01:01:29qui a été utilisé
01:01:30par Monsieur Lecornu
01:01:32évidemment
01:01:32parce que ce texte
01:01:33il était loin d'être parfait
01:01:34moi j'ai passé
01:01:3510 nuits
01:01:36et 11 jours
01:01:37au Sénat
01:01:38sur ce texte
01:01:39qu'on a un petit peu
01:01:40amélioré
01:01:41mais qui
01:01:41sur des problématiques
01:01:43de pénibilité
01:01:44sur des problématiques
01:01:45de droit des femmes
01:01:46peut être
01:01:47vraiment amélioré
01:01:48mais la philosophie du texte
01:01:50c'est-à-dire
01:01:50travailler plus
01:01:51objectivement
01:01:53c'est ce que
01:01:54veut remettre en cause
01:01:55la gauche
01:01:56en disant
01:01:57voilà il faut partir
01:01:58à 60 ans
01:01:59c'est LFI
01:02:00ou rester à 62 ans
01:02:02bon
01:02:02les socialistes
01:02:03qui avec la réforme
01:02:04Touraine avait rallongé
01:02:06bon ils mangent
01:02:06leur chapeau
01:02:06peu importe
01:02:07toujours est-il
01:02:08que ça c'est non
01:02:09ce n'est pas possible
01:02:11les mathématiques
01:02:13et la démographie
01:02:14sont têtues
01:02:15nous sommes dans un pays
01:02:17à 68 millions d'habitants
01:02:18il y a 20 millions
01:02:20de personnes
01:02:20qui ont plus de 60 ans
01:02:21si on compte
01:02:22les 15 millions
01:02:23de moins de 20 ans
01:02:25on a plus de la moitié
01:02:26de la population
01:02:27qui ne produit pas
01:02:28de richesse
01:02:29et on ne peut plus
01:02:31financer
01:02:31nous sommes le seul
01:02:33pays au monde
01:02:34avec la Chine
01:02:35le seul pays au monde
01:02:36à ne pas allonger
01:02:39ou plutôt
01:02:40ou certains
01:02:40ne veulent pas allonger
01:02:42la durée
01:02:42de cotisation
01:02:44et de travail
01:02:45on ne peut pas faire
01:02:46autrement
01:02:47c'est pour ça
01:02:47que nous avons mené
01:02:48cette réforme
01:02:49mais c'est vous
01:02:49qui étiez tu
01:02:50et qui n'entendez pas
01:02:51absolument
01:02:51mais est-ce que
01:02:52ce n'est pas
01:02:52plutôt un enjeu
01:02:53alors la question
01:02:54posée était
01:02:55vont-ils réussir
01:02:56à s'entendre
01:02:57ben voilà
01:02:57c'est l'approche
01:02:58de s'entendre
01:02:59me paraît utopique
01:03:01il va bien falloir
01:03:02comment ça
01:03:03il va bien falloir
01:03:04il va bien falloir
01:03:05de force
01:03:05vous nous enfermez
01:03:06dans une salle
01:03:06vous attendez
01:03:07comme un conclave
01:03:08nous laisser voter
01:03:09à l'Assemblée Nationale
01:03:10par exemple
01:03:11bon
01:03:11merci en tout cas
01:03:12d'être venu
01:03:13ce soir
01:03:13il y a des échéances à venir
01:03:14en 2027
01:03:15vous avez bien plus voté
01:03:16à Pèleron
01:03:16à clarifier cela
01:03:18voilà
01:03:18en attendant
01:03:19il faut
01:03:20chaque voix compte
01:03:21et répondre
01:03:22aux attentes des Français
01:03:23je vous remercie
01:03:24d'être venu
01:03:25ce soir
01:03:25sur le plateau
01:03:26de chaque voix compte
01:03:27nous revenons demain
01:03:28à 19h30
01:03:29cette émission
01:03:30est rediffusée à 23h30
01:03:31en replay sur le site
01:03:32lcp.fr
01:03:33et sur les plateformes
01:03:34de podcast
01:03:34dans un instant
01:03:35vous avez évidemment
01:03:36rendez-vous
01:03:36avec Jean-Pierre Gratien
01:03:37pour Débat Doc
01:03:38je vous dis à demain
01:03:39je vous souhaite
01:03:40une excellente soirée
01:03:40merci
01:03:42je vous dis à demain
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