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  • il y a 4 mois
Raphaël Glucksmann, eurodéputé et co-président de Place Publique, est l'invité de la Matinale de France Inter. S'il affirme ne pas vouloir "jouer avec la censure" du prochain gouvernement Lecornu, il ne l'écarte toutefois pas totalement.

Retrouvez « L'invité de 8h20 » sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien

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Transcription
00:00Avec Benjamin Duhamel, nous recevons ce matin dans le grand entretien
00:03un député européen, co-président du mouvement Place Publique.
00:10Question réaction, amis auditeurs, au 01 45 24 7000
00:15et sur l'application de Radio France.
00:18Raphaël Glucksmann, bonjour.
00:19Bonjour.
00:20Et bienvenue sur Inter.
00:21Beaucoup de sujets à aborder avec vous ce matin
00:24alors que le monde est suspendu à la perspective d'un plan de paix au Proche-Orient
00:29pour arrêter la guerre à Gaza.
00:31On évoquera également la façon dont les Européens doivent répondre au survol de drones
00:38alors que s'ouvre aujourd'hui un Conseil européen au Danemark,
00:42l'un des pays survolé par ses appareils.
00:44Mais commençons par la politique nationale.
00:48Nous sommes à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation sociale,
00:51deux jours avant un rendez-vous de la dernière chance
00:54entre les socialistes et Sébastien Lecornu.
00:57Est-ce que vous avez le sentiment ce matin, Raphaël Glucksmann,
01:01que les conditions sont réunies pour mettre fin à l'instabilité politique ?
01:08Non, pas encore.
01:11Vous savez, moi je lance un appel au Premier ministre, à M. Lecornu
01:17et de manière générale aussi au Président de la République.
01:21Notre pays a besoin de stabilité.
01:25Nous, nous sommes engagés dans un processus de discussion.
01:29Nous ne voulons pas aller à la censure en chantant.
01:32Nous savons quels sont les enjeux.
01:35Mais nous savons aussi que le Premier ministre doit répondre
01:39aux exigences de justice fiscale et sociale que nous formulons.
01:44Parce qu'en fait, on ne peut pas gouverner comme si on avait la majorité
01:49quand on n'a pas de majorité.
01:50L'absence de majorité oblige au compromis.
01:54Et jusqu'ici, on a eu des entretiens ou un entretien de M. Lecornu
01:59dans Le Parisien qui disait
02:00« Je tends la main à la gauche ».
02:03D'accord ?
02:04Mais la main, pour l'instant, elle est complètement vide.
02:07Nous, ce qu'on veut, ce n'est pas une main.
02:08C'est un papier.
02:10C'est un papier avec des propositions.
02:12Ce qu'on a vu, c'est un Premier ministre
02:13qui, pour l'instant, a rejeté les propositions qui venaient de la gauche.
02:17Un Premier ministre qui a rejeté la taxe Zuckmann,
02:19qui a rejeté le retour de l'ISF,
02:21mais qui n'a rien proposé d'alternative pour répondre à notre exigence.
02:25Donc, le message, il est extrêmement simple.
02:27Si vous êtes prêts à changer le cap des huit dernières années,
02:31si vous êtes prêts à donner du contenu au mot que vous avez employé,
02:34M. le Premier ministre, le mot de rupture,
02:35eh bien, vous trouverez en nous des partenaires de discussion.
02:39Mais si, par contre, il s'agit de continuer,
02:42malgré l'absence de majorité,
02:43malgré le résultat des élections de 2024,
02:45eh bien, ça ira dans le mur.
02:47On va détailler tout cela, Raphaël Glucksmann,
02:49mais Sébastien Lecornu, lui, dit,
02:51et dit notamment aux socialistes,
02:52il faut lire entre les lignes.
02:54Et on a, au-delà du flou des propositions,
02:57quelques éléments qui nous parviennent,
02:58notamment la volonté du Premier ministre
03:00de baisser les impôts de ceux qui travaillent,
03:03tout en diminuant les dépenses.
03:04Et il se dit favorable à davantage de justice fiscale.
03:07Sur ces orientations-là,
03:09est-ce que vous voulez les valider ?
03:11Ça devrait vous aller, non ?
03:12Mais quand on a vu le Premier ministre,
03:14on lui a dit,
03:15si vous avez annoncé,
03:17que vous annoncez plus de justice fiscale,
03:20alors il y a une administration qui s'appelle Bercy,
03:22qui peut produire des notes.
03:23Et nous, ce qu'on attend,
03:25c'est des propositions concrètes.
03:26Parce que si vous rejetez les propositions concrètes
03:28que nous formulons,
03:29la moindre des choses est de formuler
03:30des propositions alternatives.
03:32Vous avez vu comme il ferme la porte
03:34à tout ce qui vient de la gauche.
03:36Donc en fait,
03:37vous savez,
03:37la justice fiscale,
03:38ce n'est pas un mot.
03:39La fiscalité,
03:40c'est du concret.
03:41Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
03:42On voit des pistes
03:43qui apparaissent dans la presse
03:44sur la taxation des holdings.
03:46Très bien.
03:47Mais alors,
03:47quoi ?
03:48Comment ?
03:49Pour l'instant,
03:50on nous demande de nous prononcer
03:51sur du vide,
03:53du vague.
03:54De la même manière,
03:55Raphaël Glucksmann,
03:56vous aviez notamment,
03:57il y a quelques semaines,
03:58expliqué que la taxe Zuckman,
03:59la fameuse taxe Zuckman,
04:00taxée à hauteur de 2%,
04:01les super patrimoines
04:01au-dessus de 100 millions d'euros,
04:03était le préalable
04:03à toute négociation.
04:05Est-ce que vous dites aussi
04:07qu'on peut regarder
04:09tel ou tel dispositif
04:10à condition que le rendement,
04:11que ça rapporte autant d'argent ?
04:13C'est ce que j'ai toujours dit.
04:15C'est le principe
04:15derrière la taxe Zuckman.
04:17C'est-à-dire le fait
04:18que les ultra-riches,
04:20pas simplement les riches,
04:21les ultra-riches
04:21soient mis à contribution.
04:23que quand on demande
04:24un effort à une nation,
04:25il est nécessaire
04:26que ceux qui ont multiplié
04:28leur fortune par deux
04:29sur les huit dernières années
04:30pendant que la fortune
04:32des autres stagnait
04:33ou déclinait,
04:34il est nécessaire
04:35que ce soit eux
04:36qui soient d'abord
04:36mis à contribution.
04:37Ce qui n'était pas du tout
04:38le cas dans le plan
04:40de M. Bayrou.
04:41Et donc, nous,
04:42on a dit cela.
04:43Maintenant,
04:44on a aussi dit
04:44que sur les modalités,
04:46s'ils viennent
04:47avec une proposition alternative
04:48qui remplit les mêmes objectifs,
04:50mais alors,
04:50on est tout à fait prêt
04:51à discuter.
04:52Le problème,
04:52c'est que vous ne pouvez pas dire
04:54qu'on refuse
04:55ce que vous proposez
04:55et par ailleurs,
04:57je ne vous propose rien.
04:58On n'a pas avec nous
05:00l'administration fiscale,
05:01ça ne vous surprendra pas,
05:02on n'a pas le pouvoir aujourd'hui.
05:04Donc, on n'a pas
05:04les moyens de l'administration.
05:06Donc, nous,
05:07nous nous efforçons
05:08de produire des propositions concrètes.
05:10C'est quand même
05:10très bizarre
05:11qu'en retour,
05:13ceux qui bénéficient
05:13de l'appui
05:14de l'ensemble
05:14de l'administration
05:15ne proposent rien de concret.
05:16et sans concret,
05:18honnêtement,
05:18ça ne fonctionnera pas.
05:19Un mot sur la réforme
05:20des retraites,
05:21Raphaël Glucksmann,
05:22dont le Parti Socialiste
05:23continue de demander
05:24la suspension.
05:26Est-ce que la situation financière
05:29de la France
05:29permet vraiment
05:30d'envisager
05:31de la suspendre
05:32ou est-ce qu'il vaut mieux
05:34renvoyer ce débat-là
05:36à l'élection présidentielle ?
05:39La suspension
05:40qui n'est pas l'abrogation
05:41et ce qui est demandé
05:42par exemple par la CFDT
05:43qui était un partenaire
05:45de discussion
05:45tout le long
05:46sur les retraites
05:46et qui a été méprisé
05:47et qui a ensuite
05:47mené le combat
05:49contre la réforme
05:49des retraites,
05:52eh bien,
05:52la suspension
05:53ce n'est pas l'abrogation.
05:54Et en réalité,
05:57oui,
05:57le vrai débat
05:58sur les retraites
05:59il aura lieu en 2027.
06:01Et il ne faudra pas
06:01que la gauche se contente
06:03de simplement dire
06:03on abroge.
06:04Il faudra qu'on propose
06:06une véritable réforme
06:07des retraites.
06:07Pardon, Raphaël Glucksmann,
06:08vous dites
06:08que la suspension
06:09ce n'est pas l'abrogation
06:09vous avez raison,
06:10simplement c'est une réforme
06:11qui génère des économies
06:12dans un moment
06:13où la France a besoin
06:13de faire des économies.
06:14Est-ce que la France
06:15peut se permettre
06:16de dire avec
06:17plus de 110% de dette
06:19un déficit supérieur à 5%
06:20on gèle les effets
06:22de cette réforme ?
06:23Est-ce qu'on peut
06:23se le permettre ?
06:24Écoutez,
06:25on peut tout à fait
06:26se permettre
06:27de rester à 63 ans
06:29ce qui est le cas aujourd'hui.
06:30Par contre,
06:31une chose est sûre
06:31c'est qu'on ne peut pas
06:32se permettre
06:32de ne pas avoir
06:33de réforme des retraites.
06:34Mais simplement,
06:35on a besoin là
06:35d'une validation démocratique
06:37et ce sera le cas en 2027.
06:40Et c'est en 2027
06:41qu'on tranchera
06:42la question des retraites.
06:43Maintenant,
06:44les progrès sur la pénibilité.
06:46Moi, je ne suis pas du tout
06:46de ceux qui écartent
06:47d'un revers de la main
06:48les propositions
06:50qui sont faites.
06:50Parce que c'est des centaines
06:51de milliers de gens
06:52qui sont concernés,
06:54en particulier les femmes.
06:55Et donc moi,
06:55je vais vous dire,
06:56si on peut cranter
06:57déjà le fait
06:59que sur la pénibilité
07:00on ait des progrès massifs,
07:02que finalement,
07:03ce que la CFDT
07:04défendait dans le conclave
07:05et qui a été refusée
07:06de manière complètement
07:07insensée
07:08par le MEDEF
07:09soit actée,
07:10ce sera déjà un pas.
07:12Et moi,
07:12je ne suis pas du tout
07:13dans une logique
07:14du tout ou rien.
07:14C'est important ce que vous dites.
07:15C'est-à-dire que pour vous,
07:16la suspension de la réforme
07:17des retraites
07:18n'est pas une condition
07:18sine qua non ?
07:19C'est ce qu'on demande.
07:21Maintenant,
07:21ce que je vous dis,
07:23c'est que je suis tout à fait prêt
07:24à discuter aussi
07:25d'autres choses.
07:26Mais pour une raison simple,
07:28vous savez,
07:29moi, je le dis
07:30depuis le 7 juillet 2024,
07:32depuis le résultat
07:33des élections législatives
07:35qui ont fait suite
07:35à cette décision
07:36complètement folle
07:37du président de la République
07:38de dissoudre
07:38l'Assemblée Nationale.
07:39Personne n'a
07:40la majorité
07:42dans ce pays.
07:43Ni le gouvernement,
07:45ni Emmanuel Macron,
07:46ni le Rassemblement National,
07:48ni la gauche.
07:49Et que donc,
07:49il va falloir
07:50faire des compromis.
07:52Mais la seule manière
07:53de faire des compromis,
07:55c'est que ceux
07:55qui dirigent le pays
07:56depuis 8 ans,
07:57eh bien,
07:58acceptent
07:58de changer de cap.
07:59Mais je vais vous dire
08:00une chose,
08:01parce que j'en ai un peu marre
08:02en fait que le procès
08:03en irresponsabilité
08:03soit toujours tourné
08:04vers la gauche.
08:06Ça fait depuis plus d'un an
08:08qu'on a accepté
08:10qu'il y ait des gouvernements
08:12minoritaires de droite.
08:14C'est-à-dire qu'ils n'ont pas
08:15la majorité
08:16et pourtant,
08:16ce sont eux
08:17qui encore gouvernent.
08:19Et à eux,
08:20on ne fait jamais
08:20le procès
08:21en irresponsabilité.
08:22On ne dit jamais
08:23quand il y a un invité de droite,
08:25mais enfin,
08:25soyez responsable
08:26au bout d'un moment,
08:26soyez responsable.
08:28La responsabilité,
08:29c'est de changer de cap.
08:31Nous,
08:31nous ne demandons pas
08:32des postes de ministres.
08:33Personne ne veut
08:34des voitures de fonction
08:35et des ministères.
08:36Nous,
08:36ce que nous demandons,
08:37c'est des avancées
08:38pour les Françaises
08:39et les Français.
08:40Alors,
08:40franchement,
08:41je comprends
08:41le scepticisme généralisé
08:43vis-à-vis de la classe politique.
08:44On nous explique tout le temps
08:45que les politiques,
08:46en fait,
08:46ce qu'ils veulent,
08:46c'est des postes.
08:47Mais en réalité,
08:48là,
08:48nous,
08:48on n'est pas en train
08:49de se battre pour des postes.
08:49On est en train de se battre
08:50pour des réorientations politiques
08:52sur le fond,
08:53pour servir les Françaises
08:54et les Français,
08:54pour faire en sorte
08:55que les efforts ne portent pas
08:56sur les travailleurs,
08:57que ce soit les plus riches
08:58qui soient mis d'abord
08:59à contribution,
09:00que l'effort qui est demandé
09:01et qui est réel.
09:02On n'est pas en train
09:03de vous expliquer
09:03que le déficit,
09:04ce n'est pas important,
09:05que la dette,
09:05ce n'est pas important.
09:06Bien sûr que c'est important,
09:07bien sûr que ça compromet
09:08notre souveraineté à long terme
09:09et que ça pèse
09:10sur les générations futures.
09:11Mais ce qu'on est en train
09:12de vous dire,
09:12c'est que nous,
09:13ce que nous voulons,
09:14c'est que l'effort nécessaire
09:15soit réparti
09:16de manière équitable
09:18et qu'on remette de la justice
09:19et c'est la justice
09:21qui a manqué
09:21sur les huit dernières années.
09:22Raphaël Glucksmann,
09:24le premier secrétaire
09:25du Parti Socialiste,
09:26demande à ce que
09:27Sébastien Lecornu
09:28lui présente vendredi
09:30une copie budgétaire complète,
09:33sinon ce sera la censure,
09:34dit-il.
09:36Alors, vous,
09:37vous êtes eurodéputé,
09:38vous n'arrêtez pas
09:39de défendre l'idée
09:40de compromis,
09:42de vanter les démocraties européennes
09:44où des consensus se construisent.
09:46Vous considérez
09:47que cette stratégie
09:48d'ultimatum
09:50est la bonne ?
09:52Moi, je considère
09:53que la stratégie
09:53d'exigence de contenu,
09:55quand ça fait plusieurs semaines
09:57déjà que ce qu'on a,
09:58c'est simplement
09:58des déclarations vagues,
10:00est la bonne.
10:00On doit demander
10:01des propositions
10:02concrètes.
10:04Concrètes.
10:05Je veux dire,
10:06moi, ce que j'attends,
10:06c'est vraiment une feuille à quatre
10:07avec des bullet points
10:09et voilà ce que nous vous proposons.
10:12Une liste.
10:13Une liste
10:14qui nous permette,
10:15à nous,
10:16de nous prononcer
10:16et à la discussion ensuite
10:18d'être concrètes.
10:19Et donc,
10:20Raphaël Glucksmann,
10:21si cette liste
10:21n'est pas présentée vendredi,
10:23ça veut donc dire,
10:24d'ailleurs,
10:25vous avez deux députés
10:26à l'Assemblée nationale,
10:27place publique,
10:28Aurélien Rousseau
10:29et maintenant Sacha Houllier,
10:30l'ancien Macroniste.
10:31Ça veut dire que vos députés,
10:32s'il n'y a pas cette précision
10:34de la part du Premier ministre,
10:35le censureront.
10:36Mais ça veut dire
10:37que s'il n'y a pas
10:38de propositions concrètes,
10:40de pistes concrètes,
10:42eh bien oui,
10:42il n'y a pas de confiance
10:44à accorder
10:44à un gouvernement
10:45qui n'est pas capable
10:46de proposer des pistes concrètes.
10:48Mais moi,
10:48je vous le répète,
10:49on le fera
10:49avec gravité.
10:51C'est-à-dire que si on voit
10:51qu'il y a une opportunité
10:52de négocier sérieusement,
10:54si on voit qu'il y a
10:54des pistes concrètes,
10:55pas forcément un budget
10:57écrit de A à Z,
10:58des pistes concrètes
10:59qui nous permettent
11:00de croire réellement
11:01que la négociation
11:02est possible,
11:03eh bien,
11:04nous jouerons vraiment
11:06le rôle
11:07de partenaire
11:08de discussion.
11:08Pourquoi ?
11:09Parce qu'on ne peut pas
11:10jouer avec la censure.
11:12Je vois bien
11:13la volonté,
11:14la colère,
11:15je vois bien
11:15le désir même
11:17de faire payer
11:18aux macronistes.
11:21Mais c'est de la France
11:22dont il s'agit.
11:23Et on doit avoir
11:24un minimum
11:25de gravité
11:26quand on aborde
11:26ces questions
11:27parce que le pays
11:28est dans une situation
11:29sociale,
11:30économique,
11:30politique
11:31vraiment,
11:32vraiment périlleuse
11:33et qu'on ne peut pas
11:34jouer avec ça.
11:35Un mot,
11:35Raphaël Glucksmann
11:37sur la condamnation
11:37de Nicolas Sarkozy
11:38à 5 ans
11:39de prison,
11:40il fait appel.
11:41Et sur les critiques
11:42qui ont suivi,
11:43l'ancien président
11:44a déclaré
11:45que la haine
11:45animait
11:46les magistrats
11:47qui l'avaient condamnés.
11:49Une partie de la droite
11:50et de l'extrême droite
11:51s'en est pris
11:51au principe même
11:53de l'exécution provisoire.
11:55On a entendu parler
11:55de gouvernement,
11:56voire de tyrannie
11:57des juges,
11:58au point qu'Emmanuel Macron
12:00a dû rappeler
12:01les principes
12:01de l'état de droit.
12:03Il a bien fait ?
12:04Il a bien fait
12:05et je vais vous dire
12:06une chose,
12:07moi je suis
12:08extrêmement inquiet
12:09par l'atmosphère générale
12:11dans le pays.
12:13Je pense qu'on peut
12:14relier les attaques
12:14contre la justice,
12:17les attaques
12:17contre le service public
12:19de l'audiovisuel
12:21notamment,
12:22les attaques
12:22contre tout ce qui
12:23finalement permet
12:24à la démocratie
12:25de tenir.
12:27La démocratie
12:28ce n'est pas juste
12:28le vote,
12:29la démocratie
12:30c'est aussi
12:30la séparation
12:31des pouvoirs,
12:31c'est ce qu'on appelle
12:32la démocratie libérale.
12:33Et c'est la démocratie libérale
12:35qui est aujourd'hui
12:35la cible
12:36d'offensives coordonnées
12:37pas simplement en France
12:38dans l'ensemble
12:39des démocraties
12:40occidentales.
12:42Et donc il faut être
12:42extrêmement ferme.
12:43Moi je ne commente
12:43jamais
12:44les décisions de justice,
12:46c'est un principe.
12:47Si j'étais journaliste
12:48ou commentateur
12:49ou éditorialiste,
12:51bien sûr que je le ferais
12:51parce qu'on a le droit
12:52de le faire.
12:53Mais en tant qu'élu,
12:54on doit s'imposer
12:55la séparation des pouvoirs
12:56comme étant une règle
12:57absolue.
12:58Ce qui n'empêche pas
12:59Raphaël Luceman
12:59de s'interroger
13:01pour certains
13:01sur l'exécution provisoire,
13:03de se dire
13:03faut-il faire changer la loi ?
13:05Ça c'est pas un débat interdé.
13:05On peut tout à fait le faire.
13:07Mais on ne peut pas
13:07attaquer l'institution judiciaire
13:09ou les juges eux-mêmes
13:10quand on est élu
13:11de la République.
13:12Moi je vous dis
13:13une chose très simple.
13:14Si on admet
13:16que les institutions
13:18qui préservent la démocratie
13:19dans ce moment-là,
13:20mais qu'il y a un moment
13:20de vacillement,
13:21je ne sais pas si on a
13:22tous conscience
13:23du moment historique
13:24qu'on traverse.
13:25On traverse un moment
13:26où finalement
13:27ce qu'on pensait être
13:28absolument garantie
13:29et éternelle
13:30qu'est la démocratie
13:31est balayée
13:32dans l'ensemble
13:33des terres
13:34qui l'ont vu triompher.
13:36C'est plus
13:36les questions
13:37des années 2000
13:38où est-ce qu'on va
13:39au bout du monde
13:40pour imposer la démocratie.
13:41Désormais,
13:42c'est est-ce qu'on arrive
13:42à préserver la démocratie
13:44en Europe,
13:45chez nous.
13:46On voit des attaques
13:47permanentes
13:48contre l'État de droit.
13:48Donc à ce moment-là,
13:50le devoir,
13:51mais le devoir sacro-saint
13:52de chaque dirigeant politique,
13:55c'est de faire en sorte
13:56qu'aucun de ces mots,
13:58aucun de ces gestes
13:59ne mette à mal
14:00ces institutions.
14:03Raphaël Luceman,
14:04avant de parler
14:04de la situation internationale,
14:06un mot sur votre rentrée,
14:08celle de votre mouvement
14:09Place Publique
14:09et de ce sondage
14:10dont tout le monde parle,
14:12sondage IFOP
14:13pour le quotidien et l'opinion,
14:14avec bien sûr
14:14toutes les précautions d'usage
14:15qu'il faut prendre
14:16quand on lit
14:16de telles enquêtes d'opinion,
14:18puisque cette enquête
14:19vous place selon les scénarios
14:20soit au second tour
14:21de l'élection présidentielle
14:22face au Rassemblement National,
14:23soit à un point
14:24de la qualification.
14:27Comment est-ce que
14:27vous avez reçu ce résultat ?
14:30Soit en vous disant
14:30« Bon, maintenant,
14:31c'est la confirmation
14:31qu'il faut lever toute ambiguïté.
14:33Oui, je serai candidat
14:33à l'élection présidentielle. »
14:36Non, déjà, moi,
14:37j'ai vu ce sondage
14:37et il confirme une chose,
14:39indépendamment
14:40de mon score personnel,
14:41il confirme une chose,
14:42c'est que le RN,
14:43le Rassemblement National,
14:44l'extrême droite
14:44est entre 33 et 35 %.
14:46Donc, à aucun moment,
14:48on est dans une forme de joie.
14:50Et c'était déjà le cas
14:50le soir des élections européennes
14:52parce qu'en fait,
14:53il y a un véritable risque
14:54de bascule.
14:55Maintenant,
14:57ce que confirme ce sondage,
14:59c'est que la seule manière
15:00de créer une dynamique politique,
15:03c'est d'être clair,
15:04c'est de construire un projet clair,
15:06c'est d'avoir une stratégie claire,
15:08notamment vis-à-vis de la rupture
15:10avec la France insoumise,
15:11que le flou empêche
15:13toute création de dynamique politique.
15:15Donc, moi,
15:15c'est la confirmation de quoi ?
15:16C'est la confirmation que
15:17mon principe dans l'existence
15:20et dans l'action politique
15:21qui est de dire
15:22ce que je pense
15:23de n'ouvrir aucune place
15:25au flou
15:25est la bonne.
15:27La seule manière
15:27pour la gauche démocratique,
15:29la gauche pro-européenne,
15:30la gauche écologique
15:31et sociale
15:32de revenir au pouvoir.
15:34Sur l'analyse politique,
15:34Raphaël Grussmann,
15:35c'est cette ligne-là.
15:36C'est juste quand vous voyez
15:37dans un sondage
15:37que vous êtes entre 15 et 16 %
15:38au premier tour.
15:39Est-ce qu'à un moment donné,
15:40là encore,
15:41la clarté vis-à-vis
15:42de ceux qui nous écoutent
15:43et des citoyens
15:44ne serait pas de dire
15:44« Oui, je serai candidat. »
15:45Il n'y a même pas de scénario
15:47où je ne serai pas candidat
15:47à l'élection présidentielle.
15:48La clarté,
15:49c'est de dire
15:50qu'on va continuer
15:51à construire
15:51cet espace politique
15:52et cette dynamique
15:53et qu'il est bien trop tôt
15:54pour savoir
15:54si je serai la personne
15:56idoine pour le faire.
15:57Et ce n'est pas
15:58une réponse de politicien, ça.
16:00Un peu.
16:00Non, pas du tout.
16:01Parce qu'en fait,
16:02vous savez,
16:02pour construire une dynamique
16:04pour une présidentielle,
16:05il faut un projet.
16:06Et ça fait un an
16:07avec Place Publique
16:08qu'on travaille sur ce projet
16:09et il nous reste
16:10à répondre
16:11à la crise de l'hôpital public,
16:12à la crise de l'école,
16:14à la crise budgétaire,
16:15à la crise de sécurité,
16:16au malaise identitaire
16:17qui tenaille les Français,
16:19à la question du travail
16:20qu'on va placer
16:20au cœur de notre journée
16:21de rentrée à l'aréole.
16:22La question du travail
16:23parce que le malaise
16:24des travailleurs entraîne
16:25le malaise de la démocratie
16:26et du citoyen.
16:27Il nous reste à répondre
16:27à toutes ces questions
16:28et ensuite,
16:28il nous reste à mettre en place
16:29une stratégie de campagne.
16:31Donc en fait,
16:32moi ce que je veux vous dire,
16:33c'est que je ne serai pas
16:34candidat de témoignage.
16:35Je ne serai pas,
16:36moi je ne serai pas
16:37non plus un candidat,
16:39un candidat,
16:39je ne serai pas non plus
16:40un candidat
16:41aux élections présidentielles
16:42pour être premier à gauche.
16:43Je m'en fous
16:43d'être premier à gauche.
16:44Ce qui compte,
16:45c'est est-ce que notre
16:46espace politique,
16:47notre famille politique,
16:48les gens qui veulent
16:49une gauche démocrate
16:51pro-européenne,
16:52écolo et solidaire,
16:53est-ce que ces gens-là
16:55peuvent prendre le pouvoir ?
16:56Moi ce qui m'intéresse,
16:57c'est qu'on puisse
16:58gagner les élections présidentielles.
17:00Raphaël Glussmann,
17:01vous avez entendu
17:03la critique
17:04qui vous est souvent adressée,
17:05celle au fond
17:06que vous seriez
17:06une sorte d'Emmanuel Macron
17:07de gauche.
17:08Il y a un test
17:09assez concret
17:10et facile
17:11qui va permettre
17:11d'éclairer ceux
17:12qui nous écoutent.
17:13Il y aura dans quelques jours
17:14le second tour
17:15d'une élection partielle
17:16législative
17:16dans la cinquième circonscription
17:18des Français de l'étranger.
17:19Vous avez d'un côté
17:20une candidate insoumise
17:21et de l'autre
17:21une candidate macroniste.
17:24Pour qui vous voteriez ?
17:25Nous ne donnerons
17:25aucune consigne de vote.
17:27Je vais vous le dire.
17:28Donc ça veut dire
17:29vous seriez député
17:30dans cette...
17:30vous seriez électeur
17:31dans cette circonscription
17:31ou vous feriez quoi ?
17:32Moi je vais vous dire
17:33nous ne donnerons
17:34contrairement aux autres
17:35partis de gauche
17:36aucune consigne de vote.
17:37Pourquoi ?
17:38Parce que nous ne donnerons
17:39des consignes de vote
17:39que s'il y a une menace
17:40du rassemblement national.
17:42Mais quand on dit
17:42que nous ne sommes
17:43ni Macron
17:43ni Mélenchon
17:44c'est une vérité.
17:46Donc vous voulez renvoyer
17:46dos à dos ?
17:47Mais on va définir
17:48notre propre espace politique
17:49sauf quand il y a une menace
17:50pour la République.
17:51S'il y avait une candidature
17:52du RN
17:53s'il y avait la possibilité
17:54de l'élection
17:55d'un député
17:56ou d'une députée
17:57d'extrême droite
17:58alors nous donnerions
17:59des consignes de vote
17:59et même nous irions
18:00tractés
18:01et nous irions militer.
18:02Mais moi je vais vous dire
18:06une rupture nette
18:06avec la France insoumise.
18:08Ça se traduira
18:08à toutes les élections.
18:10S'il y a une législative
18:11anticipée
18:12il n'y aura pas
18:13d'accord
18:13avec la France insoumise.
18:15A la présidentielle
18:16il n'y aura pas d'accord
18:17avec la France insoumise.
18:17Pas parce que
18:18Jean-Luc Mélenchon
18:19est méchant
18:19et qu'il ne veut pas
18:20rejoindre une primaire.
18:21Ça c'est la théorie des autres.
18:22C'est pas pour ça.
18:23C'est parce que nous n'avons
18:24pas la même vision du monde
18:25que nous l'assumons
18:26et qu'en démocratie
18:27quand nous n'avons pas
18:28les mêmes visions
18:28de la France
18:29de l'Europe
18:30du monde
18:30eh bien il est logique
18:32qu'il y ait plusieurs
18:33offres politiques
18:33et il faut l'assumer.
18:34Je sais que les gens
18:35n'aiment pas choisir.
18:36En particulier
18:37les dirigeants politiques.
18:38Ils n'aiment pas choisir.
18:39Mais dans ce moment-là
18:40de l'histoire
18:40il faut savoir choisir.
18:43Dans le prolongement
18:44de vos propos
18:46détour par le standard
18:47d'Inter
18:48Marie bonjour.
18:50Oui bonjour.
18:51On vous écoute.
18:53Oui moi je suis un petit peu
18:54surprise parce que
18:55j'ai l'impression quand même
18:56que Raphaël Glucksmann
18:57bonjour.
18:57Bonjour.
18:58Vous renvoyez quand même
18:59dos à dos
18:59le Rassemblement National
19:00et la France Insoumise.
19:02Vous avez déclaré
19:03qu'il n'y aurait aucune alliance
19:04avec la France Insoumise
19:05quel que soit le cas de figure.
19:07Et donc je me pose la question
19:08de la cohérence
19:09en fait de votre discours.
19:11Merci Marie pour cette question.
19:12Raphaël Glucksmann
19:13vous répond.
19:15Alors je ne renvoie
19:16personne dos à dos.
19:18J'ai même dit
19:18que s'il y a un deuxième tour
19:20avec Rassemblement National
19:22contre n'importe quel autre parti
19:23y compris la France Insoumise
19:25il était évident
19:26que le but
19:26est d'empêcher
19:27le Rassemblement National
19:28d'avoir une majorité absolue.
19:30Par contre
19:30il n'y aura pas d'accord
19:31avec la France Insoumise.
19:32Pourquoi il n'y aura pas
19:33d'accord politique
19:34avec la France Insoumise ?
19:35C'est parce que nos visions du monde
19:36sont incompatibles.
19:37Mais même dans la perspective
19:38de lutter contre le RN.
19:40Moi j'entends des discussions
19:41à gauche
19:41qui disent
19:42mais dans les circonscriptions
19:44menacées par le RN
19:45il faudrait un accord
19:46de premier tour
19:46au moins avec la France Insoumise.
19:48Mais si le but
19:49est réellement
19:51réellement
19:52de contrer
19:52la menace du RN
19:54si le but
19:55est d'avoir
19:55le moins de députés
19:56à l'Assemblée Nationale
19:58du Rassemblement National
19:59alors
20:00la pire des choses
20:01que nous puissions faire
20:02la pire des choses
20:04que nous puissions faire
20:04c'est d'envoyer
20:05au deuxième tour
20:06un candidat insoumis
20:07face au RN
20:08parce que c'est le candidat
20:10qui a le plus de chances
20:10de perdre
20:11et qui a la quasi-certitude
20:12de perdre
20:13et que dans la perspective
20:14même
20:14d'être le barrage
20:16la digue
20:17contre l'arrivée
20:18au pouvoir
20:18de l'extrême droite
20:19nous ne devons pas
20:20avoir avec nous
20:22la France Insoumise.
20:24En réalité
20:24un accord aujourd'hui
20:26avec la France Insoumise
20:27servirait à sauver
20:27certains sièges à gauche
20:29certains groupes à gauche
20:31mais ne servirait pas
20:32à la lutte
20:32contre le Rassemblement National
20:33et moi je suis convaincu
20:35que c'est la gauche démocratique
20:37qui sera l'alternative
20:38au RN
20:39pourquoi ?
20:40Parce que nous sommes
20:40ceux qui avons la vision
20:41la plus cohérente
20:42en opposition
20:43au Rassemblement National
20:44parce que nous sommes
20:46les défenseurs
20:47de la démocratie
20:47les plus cohérents
20:49et les plus acharnés
20:50mais pour être
20:51ces défenseurs
20:51de la démocratie
20:52les plus cohérents
20:52les plus acharnés
20:53et bien il ne faut pas
20:54avoir des gens
20:56avec nous
20:56dont l'attachement
20:58à la démocratie
20:58est douteux
21:00dont le rapport
21:00aux dictatures
21:01est douteux
21:02dont le rapport
21:02à la violence politique
21:03est douteux
21:04et que c'est dans notre clarté
21:06que nous serons cette digue
21:07face au RN
21:08et moi mon obsession
21:09c'est d'empêcher
21:09cette bascule
21:10que ce soit demain
21:12ou que ce soit en 2027
21:13parce que je pense
21:14que nous ne relèverons pas
21:16de cette chute
21:18dans l'urbanisme
21:20le poutinisme
21:20ou le trumpisme
21:22que nous propose
21:22le Rassemblement National
21:24Alors quelques mots
21:25justement sur la situation
21:26internationale
21:27alors que le président américain
21:30a affirmé hier
21:31que le Hamas
21:31avait 3 ou 4 jours
21:32pour répondre
21:33à son plan de paix
21:34un plan qui doit
21:35notamment permettre
21:36la libération
21:37des otages israéliens
21:39la création
21:40d'un comité
21:41de la paix
21:42pour administrer Gaza
21:43sous l'autorité
21:44de Donald Trump
21:46est-ce que vous
21:47espérez
21:48Raphaël Glucksmann
21:49voir les armes
21:50se taire
21:51dans les jours
21:52qui viennent ?
21:54Je l'espère
21:54de tout mon cœur
21:56et de toute mon âme
21:57et de toutes mes tripes
21:58j'espère que le massacre
21:59va cesser
22:00j'espère que le calvaire
22:02des enfants palestiniens
22:03va cesser
22:04j'espère que les otages
22:05israéliens
22:05rentreront
22:06chez eux
22:07j'espère cela
22:09mais j'ai des doutes
22:09évidemment
22:10parce que quand on voit
22:11les acteurs
22:11qui sont en place
22:13on peut douter
22:14la vérité
22:15nous oblige à dire
22:16que ce plan
22:17proposé par Donald Trump
22:18contient des choses
22:19très positives
22:21et vous savez
22:22la version qu'on peut avoir
22:23pour le président
22:24des Etats-Unis
22:24actuel
22:25donc là-dessus
22:25il a réussi à tordre le bras
22:27il a réussi à tordre le bras
22:29à monsieur Netanyahou
22:30parce que quand il y a
22:31dans ce plan
22:32le fait qu'Israël
22:33n'occupe pas
22:34ou n'annexe pas
22:35Gaza
22:36qu'il n'y a pas de déplacement
22:37prévu forcé
22:38de population
22:38et qu'on entendait
22:39les Smotrichs
22:40les Bengvir
22:41faire l'apologie
22:42de la purification
22:42les ministres d'extrême droit
22:44du gouvernement israélien
22:45faire l'apologie
22:45de la purification
22:46ethnique
22:47H24
22:48nous expliquait
22:49qu'il fallait vider
22:50Gaza de sa population
22:51pour ensuite
22:52installer des colonies
22:53israéliennes
22:54et bien ce plan
22:56contredit
22:57les plans
22:58de l'extrême droite
22:59israélienne
23:00et donc il a forcé
23:01la main
23:01au premier ministre
23:02israélien
23:03ce qu'on voit
23:03aujourd'hui
23:04c'est que le cabinet
23:05israélien
23:06n'a pas voté
23:07parce que Netanyahou
23:08a peur de perdre sa coalition
23:09donc c'est pas sûr
23:10et d'autre part
23:11que la décision du Hamas
23:12n'est pas actée
23:13et que évidemment
23:15le Hamas
23:16n'est pas du tout
23:17du tout
23:17du tout
23:18enclin
23:19à accepter un plan
23:20qui prévoit
23:21quand même
23:22in fine son démantèlement
23:23donc c'est
23:24vraiment quelque chose
23:25qu'on doit soutenir
23:26et ça ne s'oppose pas
23:27aux efforts de la diplomatie
23:28française
23:28contrairement à ce que
23:29j'ai pu lire
23:30les deux sont parfaitement
23:31conciliables
23:32et je pense aussi
23:33que les initiatives
23:33prises par la France
23:34vous savez
23:34il faut être lucide
23:36il faut être honnête
23:37dans un sujet aussi grave
23:38on va pas faire
23:38de la politique politicienne
23:39quand le président
23:40de la république française
23:40prend des initiatives
23:41qui produisent des résultats
23:43et bien il faut savoir
23:44le dire
23:44il faut savoir
23:45le saluer
23:46et bien je pense
23:47que la pression
23:48qui a été mise
23:49par la France
23:49et ses partenaires
23:50a aussi conduit
23:52les américains
23:53à forcer
23:53Netanyahou
23:54un mot encore
23:56Raphaël Klusman
23:57sur la situation internationale
23:58et ce conseil européen
23:59qui s'ouvre aujourd'hui
23:59à Copenhague
24:01au Danemark
24:01Danemark
24:02qui a été visé
24:03par ses survols
24:04de drones
24:05ça fera l'objet
24:06de discussions
24:06entre les chefs d'état
24:07et de gouvernement européens
24:08qu'est-ce qu'il faut faire
24:10quelle doit être
24:11la réponse
24:12face à ce qui apparaît
24:13comme une forme de test
24:14lancé au pays de l'OTAN
24:16par Vladimir Poutine
24:18même si là encore
24:18l'origine de ces drones
24:20n'est pas tout à fait avérée
24:22même s'il y a un fort soupçon
24:23qu'il s'agirait de la Russie
24:24enfin l'origine de ces drones
24:25fait peu de doute
24:26et l'origine des drones
24:27qui se sont abattus
24:28sur la Pologne
24:29ne fait aucun doute
24:30et l'origine des drones
24:31qui ont violé
24:32l'espace aérien de la Roumanie
24:33ne fait aucun doute
24:33l'origine de l'avion de guerre
24:35qui a survolé l'Estonie
24:37pendant 12 minutes
24:38ne fait aucun doute
24:40et il s'agit de provocations
24:41et de tests
24:42vous avez raison
24:43et qu'est-ce que test
24:44Vladimir Poutine
24:45notre capacité
24:46à résister
24:47à défendre
24:48notre territoire
24:49et que si nous ne sommes pas
24:50à la hauteur de ces tests
24:51alors
24:52la perspective
24:53qui est soulignée
24:53par l'ensemble
24:54des services de sécurité européens
24:55les Allemands
24:56les Danois
24:57les Polonais
24:57les Français
24:58la perspective
24:59de la guerre
25:00sur le sol
25:01de l'Union Européenne
25:02se rapproche
25:03chaque hésitation
25:04et donc il faut faire quoi ?
25:05les drones il faut les abattre
25:06quand il y a des avions
25:07il faut les abattre aussi ?
25:08les drones il faut les abattre
25:10et les avions
25:11le ministre des Affaires étrangères
25:12polonais
25:12a prévenu
25:13l'avion
25:14qui violera
25:15l'espace aérien polonais
25:17sera
25:18abattu
25:19mais c'est une
25:20c'est pas être
25:21va-t'en-guerre
25:22c'est au contraire
25:22oeuvrer pour la paix
25:24de faire cela
25:24vous savez
25:25face à un tyran
25:26face à un tyran
25:27non mais parce qu'Emmanuel Macron
25:28lui dit
25:28il faut monter d'un cran
25:29sans les abattre
25:30face
25:31face à ces
25:32tyrans
25:33dont le but
25:35est
25:36la guerre
25:37avec
25:38l'Europe
25:39chaque faiblesse
25:41chaque faiblesse
25:42est une invitation
25:43à l'agression
25:44vous vous rendez compte
25:45qu'on a des soldats
25:47nord-coréens
25:47qui se battent
25:48actuellement
25:49sur le sol européen
25:50vous vous rendez compte
25:50que sur
25:51les chaînes de production
25:52de nos industries
25:53d'armement
25:54il y a une multiplication
25:55d'incendies criminels
25:56ou de cyberattaques
25:57incapacitantes
25:58c'est pas un conflit
26:00qui a lieu en Ukraine
26:01ça a lieu
26:02chez nous
26:02c'est ce qu'on appelle
26:03la guerre hybride
26:04moi j'ai présidé
26:04pendant 5 ans
26:05au parlement européen
26:06la commission spéciale
26:08sur les ingérences européennes
26:08je peux vous dire
26:09que si nous ne réagissons pas
26:11notre continent
26:12basculera
26:13sans qu'on s'en rende compte
26:15dans une confrontation
26:16ouverte
26:16extrêmement dangereuse
26:18et que
26:19l'enjeu
26:20existentiel
26:21pour l'Europe
26:21aujourd'hui
26:22c'est d'être capable
26:23de se défendre
26:25de défendre
26:25sa souveraineté
26:26et sa sécurité
26:27et ça
26:27ça suppose
26:28de ne jamais mollir
26:29de ne jamais faiblir
26:30et donc oui
26:31d'envoyer des messages
26:33d'une fermeté
26:33dont nous sommes
26:34jusqu'ici
26:35montrés incapables
26:37Merci Raphaël Glucksmann
26:39eurodéputé
26:40coprésident
26:41du mouvement
26:42Place Publique
26:43merci d'avoir été
26:44au micro d'Inter
26:45ce matin
26:45Merci Raphaël Glucksmann
26:47Merci Raphaël Glucksmann
26:49Merci Raphaël Glucksmann
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