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  • il y a 2 mois
Invité de l’émission, Maurice Grunwald, président du fonds de dotation Mercy, présente un projet inédit bientôt déployé au sein de l’usine ZF à Bouzonville. Avec le soutien du fonds, un robot humanoïde va être intégré dans les ateliers afin de prendre en charge certaines tâches répétitives ou physiquement éprouvantes. L’enjeu est clair : réduire la pénibilité, prévenir les troubles musculo-squelettiques et renforcer la sécurité des salariés. Cette initiative, encore rare dans le tissu industriel local, illustre comment la robotique peut se mettre au service de la santé au travail. Plus qu’une innovation technologique, il s’agit d’un pas vers une collaboration homme-machine pensée pour améliorer le quotidien des employés sans remettre en cause leur rôle au sein de l’usine.

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Transcription
00:00La rubrique santé en partenariat avec la semaine.
00:04La rubrique santé avec les fonds de dotation Merci, Talpia, le centre hospitalier régional Mestianville et le crédit agricole Lorraine.
00:13C'est l'heure de prendre soin de vous avec S comme Santé, nouveau format mais thématique toujours très enrichissante.
00:31L'occasion d'évoquer des projets en matière de santé, bien-être et sécurité, au travail notamment.
00:36Nous retrouvons aujourd'hui Maurice Grunewald. Bonsoir.
00:39Bonsoir.
00:40Je rappelle que vous êtes le président de la fondation Merci, entité qui soutient de nombreux projets en lien avec la santé et la sécurité au travail.
00:48Et aujourd'hui, il sera question d'humanoïdes. Expliquez-nous.
00:52D'abord, un humanoïde, c'est la troisième version du robot.
00:56On commence par un robot qui renouvelle de façon répétitive une opération.
01:02Les cobots où il y a une chaîne de robots qui interagit entre eux.
01:05Et puis l'humanoïde avec l'intervention de l'intelligence artificielle.
01:10Alors je voudrais rappeler l'histoire des canuts de Lyon.
01:13Il y a deux siècles, lorsqu'a été introduit la machine à tisser pour les soyeux de Lyon,
01:20la réaction des soyeux a été de réagir, de ne pas comprendre, de casser d'ailleurs les machines,
01:26en se disant on va perdre des emplois, on ne sera pas compétent,
01:30on ne sera pas adapté pour faire fonctionner ces machines.
01:33Aujourd'hui, introduire un humanoïde dans une chaîne de production, dans une usine,
01:39ou dans quelques équipements que ce soit de production, de biens ou de services.
01:43La réaction des salariés anciens, dirais-je, est de ne pas, s'ils n'ont pas été formés,
01:49c'est de ne pas comprendre et de craindre la disparition d'emplois,
01:55de craindre leur inadaptation,
01:59et donc l'impossibilité pour eux d'assurer la poursuite de leur carrière
02:04et l'évolution de leur carrière.
02:05Cette situation-là peut entraîner des altérations de la santé mentale très grandes,
02:15voire des burn-out, voire des situations...
02:19Une perte aussi de compréhension de ce qu'on peut faire ou pas dans son emploi.
02:24Donc l'idée pour nous est de dire,
02:26mais on ne peut pas renoncer à l'évolution des technologies,
02:31renoncer à des outils nouveaux qui pourront améliorer les conditions de santé
02:37en réduisant les efforts, en réduisant la pénibilité,
02:41en réduisant le temps de travail éventuellement.
02:43Il faut que ça soit fait correctement.
02:45Il faut que ça soit fait correctement.
02:46Donc c'est de créer une chaire au niveau de l'Université de Lorraine
02:49par l'intermédiaire de l'ENIME.
02:51Un laboratoire.
02:52D'un laboratoire de Nancy qui est spécialisé dans les études
02:56au niveau du mental du personnel en général,
03:01des travailleurs notamment.
03:03Et cette chaire-là devra délivrer un message à tous les employeurs
03:11qui envisagent de prendre des humanoïdes dans leur système de production
03:15pour adapter leur personnel,
03:22les rassurer sur le maintien de l'emploi,
03:25mais de transformation de cet emploi.
03:27Et il est évident qu'on a déjà une première solution,
03:29c'est qu'il faudra une formation très importante.
03:32Alors la formation peut se faire soit au niveau initial pour les futurs travailleurs,
03:37soit au niveau des travailleurs déjà en place,
03:40pour qu'ils puissent...
03:40Une formation continue.
03:41Une formation continue.
03:43Pour qu'ils puissent s'adapter, d'abord comprendre ce qu'est un humanoïde,
03:47comprendre comment il fonctionne,
03:49comprendre que l'intelligence artificielle ne surpasse pas l'humain,
03:53mais est un outil à la disposition de l'humain,
03:57et que l'humain reste toujours le facteur décideur en matière d'exécution de toutes les tâches,
04:04dans le domaine de l'économie notamment,
04:06et dans le domaine des situations de travail.
04:10Alors est-ce qu'on sera dans l'imaginaire collectif,
04:13c'est-à-dire un humanoïde avec une forme d'être humain dans les rangs de cette usine ?
04:17Comment ça va se passer concrètement ?
04:18D'abord, pourquoi la forme humaine ?
04:21Ce qu'on peut appeler un humanoïde,
04:24donc un robot péloté par l'intelligence artificielle,
04:27peut avoir quelque forme que ce soit.
04:29Ce qu'on lui demandera, c'est de réaliser une tâche,
04:32et d'adapter sa fonction de réaliser cette tâche
04:38en fonction de tas de critères qui lui auront été ingérés auparavant,
04:42par des capteurs dans le cadre de l'intelligence artificielle,
04:48pour que cet humanoïde, ce robot perfectionné,
04:51puisse réagir en fonction des situations qui apparaissent,
04:55situations de qualité, de quantité, peu importe.
04:59Mais il est évident que cet humanoïde-là
05:01est piloté par un ensemble de données
05:06qui auront été mises par l'intelligence artificielle
05:10dans sa mémoire, si l'on veut.
05:12Oui, une programmation, en fait.
05:13Programmation.
05:14Il est évident, est-ce qu'on peut s'assurer
05:16qu'on aura toujours mis toutes les données
05:19pour qu'ils puissent réagir ?
05:20Est-ce qu'on aura mis éventuellement,
05:23ou quelqu'un de pernicieux aura mis des données
05:26qui introduisent des erreurs
05:29et un comportement pernicieux de l'humanoïde ?
05:34C'est pour cela que je dis,
05:35cet humanoïde restera un robot perfectionné,
05:41ayant des réactions tout à fait, je dirais,
05:44quasi-intelligence, mais je dis quasi,
05:47mais qui restera toujours sous la domination
05:49de l'être humain, qui reste le maître d'œuvre.
05:52Parce que, notamment, un humanoïde,
05:54est-ce qu'il sera sujet ou capable d'émotions ?
05:58Ah, ça, c'est la grande question.
06:00Dans la production, eh bien, l'opérateur humain,
06:04homme, femme, ressent des émotions,
06:09peut se tromper, c'est évident,
06:12mais ressent ses émotions,
06:14et ses émotions lui permettent d'avoir
06:16une attitude beaucoup plus humaine,
06:18beaucoup plus, comment dirais-je,
06:20intégrée dans une collectivité,
06:23que l'humanoïde, qui lui répondra
06:25à des critères tout à fait matériels.
06:27L'erreur est humaine.
06:28L'humanoïde, je dirais que ce n'est pas
06:30une erreur qu'il pourra faire.
06:32C'est une inadaptation en fonction
06:33d'une situation donnée
06:34qu'il n'aura pas pu saisir,
06:37parce qu'il n'a pas toutes les données.
06:39Rappelons quand même que c'est un projet,
06:41osons le dire, en circuit court,
06:42puisque une usine mozélane
06:44qui accueillera donc cet humanoïde,
06:46votre fonds de dotation
06:47qui soutient ce projet-là,
06:50et puis aussi les élèves de l'énime
06:51qui s'en occupent.
06:54On est sur de l'innovation,
06:55mais en circuit court, finalement.
06:57Voilà pour ces propos.
06:59On aura hâte de le voir en fonction
07:01et de pouvoir faire un autre reportage
07:03à ce sujet-là.
07:03Merci beaucoup d'avoir traité
07:05de cette thématique à nos côtés
07:07pour bien d'autres thèmes d'actualité.
07:09Restez avec nous.
07:10L'info continue sur Moselle TV.
07:12La rubrique santé
07:24avec les fonds de dotation Merci,
07:27Talpia,
07:28le centre hospitalier régional Mestianville
07:30et le crédit agricole Lorraine.
07:32La rubrique santé
07:34en partenariat avec La Semaine.
07:35Sous-titrage Société Radio-Canada
07:37Merci.
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