00:00Avec d'abord la politique, Guillaume, évidemment, on attend le budget et on attend le gouvernement,
00:05mais on a l'impression que cette pièce, on l'a déjà vue, rejouée encore et encore depuis des mois maintenant.
00:11Sébastien Lecornu avait parlé de rupture, alors que vous, vous nous dites, mais c'est où la rupture ?
00:15On est dans la continuité totale, en réalité.
00:17C'est-à-dire que quand on met un mot aussi fort sur la table, quand on prend ses fonctions à matignon,
00:21il faut se tenir derrière et il faut que ça suive.
00:23Et on sent qu'y compris l'entourage du Premier ministre, aujourd'hui,
00:26cherche à faire passer le message que si, la rupture, elle va bien arriver.
00:29Mais c'est vrai que pour l'instant, on a du mal à l'apercevoir.
00:31Alors, ce qui est mis en avant, c'est la méthode.
00:34Recevoir les syndicats, recevoir les groupes parlementaires, échanger, dire qu'on va trouver un accord, qu'on va écouter.
00:39Mais je parle sous votre contrôle, finalement.
00:42Quel Premier ministre ? On a vu arriver en disant, je vais décider tout seul dans mon coin, je n'écouterai personne.
00:46Et vous allez voir, ça va filer droit.
00:48En général, c'est quand même plutôt une figure imposée.
00:50Certes, effectivement, il a dit qu'il ferait son gouvernement après coup, c'est plutôt nouveau,
00:54mais ce n'est pas suffisant, en tout cas, aux yeux des Français.
00:57Rupture ensuite sur le fond.
00:58On l'attend toujours.
00:59C'est vrai que les premières indications qui ont été données, notamment la semaine dernière dans une interview au Parisien,
01:05sur le fond du budget, c'est plutôt des portes qui ont semblé être fermées au nez du Parti Socialiste,
01:10sur la taxation des plus riches ou encore sur la question de la réforme des retraites.
01:14Là aussi, l'entourage de Sébastien Lecornu nous dit, non, non, on vous promet, dans le budget, il va y avoir,
01:19vous allez voir des ruptures, notamment sur la question de la fiscalité.
01:22Ce matin, j'ai envie de le dire au Premier ministre, chiche, les ruptures, on attend de les voir.
01:26Sauf que les ruptures, on risque de ne pas du tout les voir sur le casting du gouvernement.
01:30Oui, parce qu'une rupture, ça s'incarne aussi, ça s'incarne par des visages qui doivent changer.
01:35Là aussi, si vous me permettez le terme, c'est mal barré.
01:37Parce que quand on prend, par exemple, l'exemple de deux figures emblématiques du précédent gouvernement,
01:43elles seront probablement encore la ministère de l'Intérieur, ministère de la Justice, selon toute vraisemblance.
01:49Eh bien, ces deux hommes-là, Gérald Darmanin et Bruno Rotaillot, vont conserver leur poste.
01:54C'est pourtant, finalement, une forme de drapeau rouge pour certaines personnalités à gauche.
01:59Par exemple, Marine Tondelier a dit, s'il y a Darmanin et s'il y a Rotaillot dans le gouvernement, on censurera.
02:03Alors, il devrait rester, c'est des personnages emblématiques, difficile de dire qu'on va mener une autre politique.
02:08En revanche, il pourrait y avoir un changement à Bercy, effectivement, où l'avenir d'Éric Lombard semble empointillé.
02:13Mais là, il va falloir vraiment quelqu'un qui incarne les choses.
02:15Si c'est pour prendre quelqu'un qui vient du même profil, c'est compliqué.
02:18On sait qu'ils sont à la recherche de pistes, comme on dit, venues de la société civile ou alors grands chefs d'entreprise.
02:24Venues de la gauche, ça semble plus compliqué.
02:26Donc, la rupture, si Sébastien Lecornu nous regarde, on l'attend.
02:30Chiche, rendez-vous la semaine prochaine.
02:31Oui, visiblement, ils ont du mal à convaincre pour Bercy.
02:34La rupture, elle aura peut-être lieu au Parlement si, comme le dit Sébastien Lecornu,
02:36ils acceptent que les parlementaires revoient toute la copie.
02:39Ça, on ne l'a jamais vu chez aucun gouvernement avoir...
02:41Après, il ne faut pas que ça devienne le budget inverse, rappelez-vous.
02:44Ah bah oui, c'est le risque.
02:46Finalement, il y a une majorité, si je veux dire, qui avait été obligée à la fin de voter contre le budget
02:49et qui l'avait lui-même présenté parce que ça n'avait plus rien à voir.
02:51Ça risquerait de nous...
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