- il y a 5 mois
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Kéranflec’h du vendredi au dimanche de 22h à minuit.
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00:00:00Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck et je suis très heureux de vous retrouver dans 100% politique week-end parce que oui, tout est politique, actualité très dense.
00:00:08Ce soir, à la une, cette nouvelle agression antisémite d'une violence et d'une lâcheté sans nom.
00:00:14Les faits se sont déroulés dans la commune de Hier, c'est dans l'Essonne, samedi matin.
00:00:19Salle juif, on va te tuer.
00:00:20Voilà les propos insoutenables que la victime de 67 ans a subi, en plus des coups.
00:00:26Un drame qui révèle une fois de plus un antisémitisme de plus en plus violent et qui explose.
00:00:32Ce sont quatre lettres qui déchaînent les passions au QTF, ces fameuses obligations de quitter le territoire.
00:00:39Délits et crimes commis par des personnes sous au QTF font sans cesse la une de l'actualité.
00:00:44Alors dans ce contexte, nous vous proposons un grand reportage au QTF, le grand fiasco que nous décrypterons avec nos invités.
00:00:52A ne pas manquer, surtout, c'est à 22h30.
00:00:55Bien évidemment, nous reviendrons sur le séisme causé par la condamnation de Nicolas Sarkozy,
00:01:00avec des réactions qui se sont multipliées après l'interview de l'ancien chef de l'État dans les colonnes du JDD aujourd'hui.
00:01:06Et pour vous accompagner ce soir, Alice Cordier.
00:01:08Bonsoir.
00:01:09Bonsoir Olivier.
00:01:09Merci d'être présente ce soir, directrice du collectif Némésis.
00:01:13Olivier Pardot, bonsoir.
00:01:15Bonsoir maître avocat.
00:01:17A vos côtés, Fabrice Hakoun, essayiste.
00:01:19Bonsoir mon cher Fabrice.
00:01:20Et bien évidemment, Olivier Benkemoun, Fidel Lopez.
00:01:22Je vous remercie mon cher Olivier.
00:01:24Bonsoir.
00:01:24Allez, on fait un petit point sur les dernières infos.
00:01:26Il est tout juste 22h.
00:01:28Et puis après, on reviendra sur cette terrible nouvelle agression antisémite.
00:01:31Noémie Hardy, bonsoir.
00:01:33Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:01:38Un homme a ouvert le feu en plein office dans une église mormone du Michigan aux États-Unis.
00:01:44Une personne a été tuée et neuf ont été blessés.
00:01:47Le suspect, un homme de 40 ans, a été abattu par les forces de l'ordre.
00:01:51Donald Trump a réagi.
00:01:53Il dénonce une nouvelle attaque ciblée contre les chrétiens.
00:01:56Le Hamas dit avoir perdu le contact avec deux otages à Gaza,
00:02:00selon un communiqué du mouvement terroriste,
00:02:03cela serait à cause des raids israéliens.
00:02:06Encore 47 otages sont toujours retenus à Gaza,
00:02:09dont 25 considérés comme morts par l'armée israélienne.
00:02:14C'était la rentrée du Modem ce week-end.
00:02:16François Bayrou, renversé par l'Assemblée il y a trois semaines,
00:02:19n'a consacré qu'une minute d'une intervention de près d'une heure
00:02:22pour réaffirmer le soutien du Modem à un gouvernement qui n'est pas encore constitué.
00:02:27Le reste de son discours portait sur la gravité de la situation des finances publiques.
00:02:32Merci beaucoup Noemi.
00:02:34Noemi Hardy, on vous retrouve à 23h pour un nouveau point sur l'information.
00:02:38Information marquée, je vous le disais,
00:02:40par cette nouvelle agression antisémite absolument infâme,
00:02:43d'une violence et d'une lâcheté inouïe.
00:02:46Les faits se sont déroulés dans l'Essonne,
00:02:48plus précisément dans la commune de hier, samedi matin.
00:02:51« Sale juif, on va te tuer ».
00:02:53Ce sont les propos absolument insoutenables,
00:02:56là encore tenus par l'agresseur, par l'auteur des violences.
00:02:59Il a attaqué la victime par derrière,
00:03:02avant de le rouer de coups au sol,
00:03:05l'auteur des faits qui a pris la fuite.
00:03:06Alors la victime, c'est un homme de 67 ans.
00:03:09Il a été hospitalisé dans la foulée.
00:03:11Depuis, il est ressorti.
00:03:13La raison de cette agression, il n'en a pas.
00:03:16Il se promenait simplement avec une kippa sur la tête.
00:03:19Thibaut Marcheteau s'est rendu sur place.
00:03:22C'est dans cette rue, ici à Hier,
00:03:23qu'un homme de 67 ans a été agressé samedi matin,
00:03:27aux alentours de 7h45.
00:03:29Alors qu'il marchait dans ces rues,
00:03:32une personne lui a asséné un premier coup par derrière,
00:03:36alors qu'il portait une kippa,
00:03:38ce qui l'a fait tomber.
00:03:39Il a ensuite été roué de coups,
00:03:41avec des coups de pied, des coups de poing,
00:03:43également insulté avec des propos antisémites,
00:03:46mais aussi des menaces de mort.
00:03:47Il a ensuite été rapidement transféré dans un hôpital.
00:03:51Il est sorti le jour même,
00:03:53mais retourne ce dimanche pour faire des examens complémentaires.
00:03:57Il est particulièrement choqué après cette agression.
00:04:00L'auteur, lui, est toujours en fuite.
00:04:02Une enquête en cours des chefs de tentative de vol
00:04:04avec violence ayant entraîné une incapacité totale
00:04:07de travail supérieure à 8 jours commis en raison de la religion
00:04:10et pour menace de mort en raison de la religion,
00:04:14a précisé le procureur de la République d'Evry.
00:04:17Alors une précision, vous me le disiez,
00:04:19ne portait pas de kippa, il avait un chapeau.
00:04:21Non, non, il était...
00:04:22Bon, je pense que c'est quelqu'un qui appartient
00:04:24à une communauté orthodoxe.
00:04:25Il portait un long manteau, une barbe et un chapeau.
00:04:31Il sortait de chez sa fille et de son beau-fils.
00:04:36Il avait assisté à un office religieux,
00:04:39il avait fait le shabbat.
00:04:40En tout cas, bon, en fait, ça ne faisait pas de doute.
00:04:43Ça ne faisait pas de doute et ça ne fait aucun doute
00:04:45que c'est une agression antisémite.
00:04:47Mais moi, ce que je trouve ça terrible,
00:04:49c'est que ça devienne, d'abord, tous les jours, quotidien,
00:04:53c'est une routine, c'est d'une violence.
00:04:55J'ai vu les photos qui circulent sur les réseaux sociaux.
00:05:00Cet homme a été lynché.
00:05:03C'est-à-dire qu'on lui a frappé le visage,
00:05:04on l'a vraiment frappé très fort le visage,
00:05:06il a le visage ensangleté, au point que d'ailleurs,
00:05:09il est incapable de dire aux policiers
00:05:11à quoi ressemble son agresseur.
00:05:12Il a été choqué, il a été tabassé en réalité.
00:05:16Et pour l'instant, l'auteur est toujours en fuite.
00:05:20Donc, c'est insupportable.
00:05:23C'est insupportable de voir ça tous les jours.
00:05:25C'est insupportable que ça continue.
00:05:26C'est insupportable d'entendre Emmanuel Macron
00:05:28nous dire que grâce à la reconnaissance de la Palestine,
00:05:32ça sera à la fois la fin du terrorisme
00:05:33et la fin de l'antisémitisme en France.
00:05:35C'est insupportable parce que c'est faux
00:05:36et que l'antisémitisme continue, se répand.
00:05:39La boîte de Pandore est ouverte.
00:05:41Ce sont des agressions en continu.
00:05:44On se souvient de le rabbin Lemel
00:05:46qui a été agressé à Neuilly,
00:05:48qui a été agressé à Deauville aussi,
00:05:50de ce rabbin aussi qui a été agressé à Orléans.
00:05:55Et avec une violence, et vous le disiez,
00:05:57des coups, de l'acheté en plus,
00:05:59mais surtout les mots.
00:06:01Ou en plus les mots.
00:06:02Je ne sais pas quel est le plus violent au fond.
00:06:04Alors, il y a les coups, bien sûr.
00:06:06Et puis, il y a ces mots absolument terribles.
00:06:08Sale juif, on va te tuer.
00:06:09Mais c'est épouvantable.
00:06:11Les mots précèdent toujours les actes.
00:06:12Et à propos de mots, il ne faut pas parler
00:06:13que des mots de cet homme-là.
00:06:14Il faut parler...
00:06:15Vous savez, l'impression que ça donne aujourd'hui,
00:06:17c'est qu'on a aujourd'hui une branche politique
00:06:20et une branche armée.
00:06:21Vous avez LFI et la gauche,
00:06:22parce qu'Olivier Faure rivalise en ce moment
00:06:24de propos antisémites avec LFI.
00:06:26Vous vous souvenez de son dernier tweet
00:06:27dans lequel il disait
00:06:28si vous ne fêtez pas le nouvel an juif
00:06:30en même temps que vous fêtez l'an 1 de la palestie,
00:06:32et puis là, il était carrément...
00:06:33Il tenait des propos antisémites
00:06:34en expliquant que vous aurez du sang sur les mains, etc.
00:06:36Donc, des gens s'aperçoivent
00:06:37pas d'amalgame, c'est pour tout le monde,
00:06:40sauf, semble-t-il, pour les juifs
00:06:42et les blancs et les chrétiens.
00:06:43C'est-à-dire que vous pouvez...
00:06:45Dès que vous avez un acte terroriste islamiste,
00:06:49vous avez immédiatement les cris d'orfraie
00:06:50pour vous dire, attention, surtout pas d'amalgame.
00:06:53Quand vous avez un viol par un gars sous OQTF,
00:06:56vous avez immédiatement, attention,
00:06:57pas d'amalgame avec les migrants.
00:06:58Et puis là, tout d'un coup,
00:06:59tous les amalgames sont permis.
00:07:00Mais je voudrais juste rappeler
00:07:01à nos téléspectateurs
00:07:03que ça fait...
00:07:04Ce n'est pas d'aujourd'hui.
00:07:05En 2000, après la seconde intifada,
00:07:08il y a eu 80 synagogues
00:07:11et lieux de culte incendiés en France,
00:07:13lieux de culte juif.
00:07:14Et la seule chose qu'a trouvée à dire
00:07:15Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur à l'époque,
00:07:17c'est que c'était des actes de droit commun.
00:07:19Donc, ça fait 35 ans que ça couvre.
00:07:22Ça fait 35 ans que tout le monde alerte.
00:07:24Et j'aimerais souligner une chose.
00:07:25On n'arrête pas de parler d'antisémitisme.
00:07:27Mais en fait, c'est au-delà de ça.
00:07:28Si on défocalise un peu, un tout petit peu,
00:07:31et qu'on prend un peu de recul,
00:07:32c'est le même sujet que les viols des migrants sous UQTF,
00:07:37c'est le même sujet que les églises brûlées.
00:07:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez une partie,
00:07:41vous avez une forme de séparatisme.
00:07:42Vous avez aujourd'hui une partie de la France
00:07:44qui se sépare de l'autre.
00:07:45Vous avez ce que je disais,
00:07:46c'est l'islamo-gauchisme.
00:07:47Vous avez les islamistes qui se sont associés
00:07:49avec l'extrême-gauche
00:07:50et qui aujourd'hui ont décidé
00:07:52de fracturer la société française
00:07:54et la fracture de toutes les manières.
00:07:56Donc, j'aimerais qu'on prenne un peu de recul
00:07:57parce que quand on parle d'antisémitisme,
00:07:59on a toujours le sentiment
00:08:00qu'on parle de l'antisémitisme,
00:08:01vous savez,
00:08:01de l'antisémitisme d'extrême-droite, etc.
00:08:03On n'est plus du tout dans ce sujet-là.
00:08:05On est dans une organisation de la société
00:08:07qui est devenue une organisation tribale.
00:08:08Sauf qu'il n'y a aucun sursaut
00:08:09par rapport à ce constat-là.
00:08:10C'est tribale.
00:08:11Malgré les mots...
00:08:11Mais bien sûr, parce que ça vient de la gauche.
00:08:13Mais c'est vrai que...
00:08:14Mais ça vient de la gauche.
00:08:15Donc, il ne peut pas y avoir.
00:08:15Mais c'est tribale.
00:08:16Si vous voulez,
00:08:17la France a renoncé à imposer ses valeurs
00:08:20non seulement à l'étranger,
00:08:21ce qui est plutôt bien
00:08:21du fait de la colonisation,
00:08:23mais à cause de la rependance.
00:08:24Elle renonce à imposer ses valeurs
00:08:26sur le territoire français
00:08:28à ceux qui viennent
00:08:28des anciens territoires colonisés.
00:08:30Et c'est ça la réalisation.
00:08:30Donc, le relativisme de la gauche...
00:08:33Excusez-moi, je finirai là-dessus.
00:08:34Le relativisme de la gauche,
00:08:35c'est celui-là.
00:08:35C'est de dire
00:08:36à toute chose est égale par ailleurs.
00:08:37Donc, vous venez sur notre territoire.
00:08:39On n'a pas à vous imposer nos valeurs.
00:08:40Donc, si vous voulez imposer votre tribalisme...
00:08:42Parce que c'est ça ce dont il s'agit.
00:08:43C'est du tribalisme.
00:08:45Et donc, on se retrouve
00:08:46avec une société totalement fracturée.
00:08:47Et vous avez la branche politique
00:08:49de ce mouvement-là
00:08:49qui est LFI
00:08:50et qui est la gauche aujourd'hui.
00:08:51Et Thomas Porte,
00:08:52on peut le rappeler,
00:08:53qui était avec...
00:08:54Et qui s'est affiché d'ailleurs
00:08:55avec des dirigeants du FPLP
00:08:57en visite hier.
00:08:58Mais là, on ne parle plus du tout.
00:09:00Et le FPLP,
00:09:00donc gauche des terroristes de la masse,
00:09:01même plus que ça.
00:09:02Le FPLP a participé au 7 octobre.
00:09:05Voilà.
00:09:06C'était très clair.
00:09:07Il a quitté la flottie
00:09:08pour, soi-disant,
00:09:08pour des questions humanitaires,
00:09:10mais en réalité,
00:09:10ou des questions personnelles,
00:09:11des questions de famille.
00:09:12Mais en fait,
00:09:12il est allé rejoindre des copains
00:09:14pour une...
00:09:15pour je ne sais quelle sauterie
00:09:16avec des islamistes.
00:09:17Et aucun sursaut par rapport à cela.
00:09:19Mais du tout.
00:09:20Aucun sursaut.
00:09:20C'est-à-dire que malgré les mots
00:09:22d'Emmanuel Macron
00:09:23qui dit savoir l'inquiétude
00:09:24des Français juifs
00:09:24et assurer la mobilisation
00:09:26du pays face à l'antisémitisme,
00:09:27pas d'acte concret,
00:09:29pas de prise de parole d'ailleurs concrète,
00:09:31pas de sursaut, si vous voulez.
00:09:33Et vous avez effectivement
00:09:34des politiques de la France insoumise
00:09:36qui s'affichent clairement
00:09:37et des terroristes.
00:09:38Et rien, personne ne s'est réagi.
00:09:40C'est absolument hallucinant.
00:09:41Il n'y a rien.
00:09:42Il n'y a pas de réaction.
00:09:43Je voudrais aller plus loin.
00:09:44Je pense que vous êtes
00:09:45le seul journal en France
00:09:47qui a ouvert sur cette agression antisémite.
00:09:52C'est-à-dire que c'est devenu
00:09:53une tête banalité.
00:09:55Le mal était intégré.
00:09:58Au fond, on se dit
00:09:59oui, bon, et alors ?
00:10:02Et alors non.
00:10:03Et alors la République est
00:10:05outragée chaque fois
00:10:07que cela se déroule.
00:10:08et moi, j'entends
00:10:10les belles paroles,
00:10:11les positions de principe,
00:10:14mais qu'est-ce qu'on attend ?
00:10:15Par exemple,
00:10:16pour sortir l'antisémitisme
00:10:18et le racisme
00:10:19et l'homophobie
00:10:20de la loi sur la presse,
00:10:23qui est une loi très protectrice
00:10:24pour en faire un délit autonome,
00:10:26qu'est-ce qu'on attend
00:10:27pour refaire une définition
00:10:29de l'antisémitisme
00:10:30qui soit celle
00:10:31qui a été adoptée
00:10:32par nombre de pays
00:10:33qui font de l'antisionisme,
00:10:36c'est-à-dire de la négation
00:10:37de l'existence d'Israël,
00:10:39une notion d'antisémitisme
00:10:41qui est réprimée,
00:10:42qu'est-ce qu'on attend
00:10:43pour avoir une répression
00:10:46extrêmement forte,
00:10:47une indignation
00:10:48suivie des faits ?
00:10:50Les mots ne sont plus suffisants.
00:10:52La société française
00:10:54est abreuvée de mots,
00:10:56abreuvée de fleurs déposées
00:10:58quand il y a des morts,
00:11:00abreuvée de cris d'indignation
00:11:02après les faits.
00:11:04Cris d'indignation
00:11:05qui sont de plus en plus silencieux
00:11:07à force d'entendre cela.
00:11:10Au fond,
00:11:11peut-être qu'un jour,
00:11:12vous ouvrirez votre journal
00:11:14en disant
00:11:15ce soir,
00:11:16pas d'agression antisémite.
00:11:18Effectivement,
00:11:19nous l'espérons,
00:11:19mais il n'y a pas un week-end.
00:11:21Là aussi,
00:11:22il n'y a pas d'agression antisémite.
00:11:23Plus 1 000%,
00:11:24plus simplement les chiffres.
00:11:26Regardez, c'est incroyable.
00:11:26L'explosion,
00:11:27c'est les chiffres du CRIF,
00:11:29plus 1 000%.
00:11:30Moi, il y a un chiffre
00:11:31dans ce sondage
00:11:32d'ailleurs qui me révolte
00:11:34et je le trouve hallucinant.
00:11:36C'est celui de
00:11:3630% des personnes interrogées
00:11:39de moins de 25 ans
00:11:39qui disent,
00:11:40trouver normal,
00:11:41en raison de ce qui se passe
00:11:42à Gaza,
00:11:43trouver normal
00:11:43qu'on s'en prenne aux Juifs.
00:11:4530%.
00:11:46C'est énorme.
00:11:46C'est énorme.
00:11:47Les personnes françaises,
00:11:49puisque ce sont des personnes
00:11:50de confession juive,
00:11:50aujourd'hui,
00:11:51se font tabasser.
00:11:52On est peut-être les seuls
00:11:53à ouvrir le journal avec,
00:11:54mais combien de réactions
00:11:55politiques, là ?
00:11:57Combien ?
00:11:57Il y a eu Valérie Pécresse,
00:11:59mais c'était exactement
00:11:59l'interrogation.
00:12:00Mais après...
00:12:02Parce que c'est sa région.
00:12:03Oui.
00:12:04Valérie Pécresse,
00:12:05ça a toujours été impeccable
00:12:06sur ces questions-là.
00:12:07Mais ce qu'on attend,
00:12:08c'est un sursaut.
00:12:10C'est un sursaut,
00:12:11enfin,
00:12:11qu'on prenne
00:12:12la dimension du sujet.
00:12:13Nous n'avons eu qu'un tweet
00:12:14du chef de l'État,
00:12:15c'est-à-dire pas de prise
00:12:16de parole solennelle.
00:12:17Et ça aussi,
00:12:18c'est choquant.
00:12:18Et nous nous interrogeons
00:12:20d'ailleurs,
00:12:20après la multitude
00:12:21d'actes antisémites,
00:12:22notamment en début septembre,
00:12:24fin août, début septembre,
00:12:25et il n'y a eu qu'un tweet
00:12:26in fine.
00:12:27Alice Cordier.
00:12:28Et on va même,
00:12:29au-delà de ça,
00:12:30il y a eu une révélation
00:12:31qui a eu lieu ce week-end
00:12:32où on s'est rendu compte
00:12:33que l'un des frères
00:12:35des dirigeants du Hamas
00:12:37était professeur en France,
00:12:39à Aix-en-Provence.
00:12:40Ah oui, oui.
00:12:41Il est professeur
00:12:42dans une école supérieure d'art,
00:12:44l'école supérieure d'art
00:12:45d'Aix-en-Provence.
00:12:46Il a bénéficié d'un programme
00:12:47pour les professeurs en exil
00:12:49et on s'est rendu compte
00:12:50qu'il touchait une bourse
00:12:52quand même de 9000 euros,
00:12:53qu'il bénéficiait
00:12:54d'un logement social
00:12:55et qu'il surtout
00:12:56donne cours à des élèves.
00:12:58Et ce qu'on retrouve
00:12:58sur ses réseaux sociaux
00:12:59n'est pas anodin.
00:13:00Il qualifie de héros
00:13:01Martin Marvan Issa,
00:13:03donc un de ses frères
00:13:03qui est un des cerveaux
00:13:04du 7 octobre,
00:13:05ou encore Vaël Issa
00:13:06qui est un des commandants
00:13:07du Hamas.
00:13:08Donc en fait,
00:13:08c'est même pas
00:13:08qu'il n'y a aucune réaction
00:13:10de nos gouvernants.
00:13:11En fait,
00:13:12c'est qu'aujourd'hui,
00:13:16un professeur qui...
00:13:17Peu importe ce qu'on pense
00:13:17du conflit,
00:13:18même israélo-pahistien,
00:13:19ça va même au-delà de ça.
00:13:20Le Hamas est une organisation
00:13:21terroriste.
00:13:21On a tué des Français.
00:13:23Voilà.
00:13:23Qui a tué des Français.
00:13:24Qui a tué des Français.
00:13:25Qui a des otages français
00:13:27qui a été responsable
00:13:28du 7 octobre,
00:13:29on le sait tous.
00:13:30Donc peu importe même
00:13:31si tout le monde
00:13:32devrait être scandalisé
00:13:32qu'on est un des frères
00:13:34des dirigeants du Hamas
00:13:35et qui est d'accord
00:13:36avec cette idéologie
00:13:37puisqu'il le prône
00:13:38sur ses réseaux sociaux.
00:13:39Et pour Martin,
00:13:39c'est pas bien.
00:13:39Je pense qu'il va falloir
00:13:40effectivement creuser
00:13:41cette information
00:13:41puisqu'il me semble
00:13:42qu'il y a eu une manifestation
00:13:43aussi.
00:13:44Il y a eu une manifestation.
00:13:44A l'origine,
00:13:45c'est les jeunes
00:13:46avec Marion Maréchal-Le Pen
00:13:48qui ont organisé ça.
00:13:49Il y avait notamment
00:13:50Audrey Marchand
00:13:50qui est une militante
00:13:52aussi très présente
00:13:53sur Twitter.
00:13:54Nina qui est une
00:13:54de nos porte-parole
00:13:55mais qui là
00:13:56n'agissait pas
00:13:56en tant que porte-parole
00:13:57mais juste en tant
00:13:58que jeune fille
00:13:59habitant Aix
00:14:00et révoltée de cette situation
00:14:01comme énormément d'étudiants.
00:14:03Je veux dire,
00:14:03qu'est-ce qu'il raconte
00:14:03à ses élèves ?
00:14:04Et à quel moment
00:14:05notre argent sert
00:14:06à financer cet homme ?
00:14:07Cette agression
00:14:10à 23h et je vais vous redonner
00:14:11la parole dans un instant
00:14:12Alice Cordier
00:14:13puisque à la lumière
00:14:15d'un autre drame
00:14:15absolument abject
00:14:17et épouvantable
00:14:17j'ai envie de dire
00:14:18ce soir
00:14:19mais où étaient
00:14:20ou sont les soutiens
00:14:22de Gisèle Pellicot ?
00:14:23Pourquoi on ne les entend pas ?
00:14:24Parce que cette affaire horrible
00:14:25qui s'est passée à Niort
00:14:26ce sont toutes ces femmes
00:14:28toutes ces féministes
00:14:29qui devraient s'en emparer.
00:14:31L'actualité est la suivante.
00:14:32Un afghan de 20 ans
00:14:33a été mis en examen
00:14:35et placé en détention provisoire.
00:14:38Il est accusé
00:14:38d'avoir violé
00:14:39et entraîné la mort
00:14:40d'une femme de 80 ans.
00:14:41Rendez-vous compte.
00:14:43On fait le point
00:14:43avec Kylian Salé
00:14:44et puis ensuite
00:14:45on en parle.
00:14:47Le drame
00:14:48se déroule
00:14:49dans la nuit du 5 au 6 juillet
00:14:50d'Anié à Niort.
00:14:51Une femme de 80 ans
00:14:53est victime
00:14:53d'un viol
00:14:53et en décède.
00:14:55Près de trois mois
00:14:55après les faits,
00:14:56la procureure de Poitiers
00:14:57vient de confirmer
00:14:58l'arrestation d'un homme.
00:15:00L'auteur présumé des faits
00:15:01est un jeune afghan
00:15:02de 20 ans.
00:15:03Selon la procureure
00:15:04Rachel Bray,
00:15:05le suspect
00:15:05a été mis en examen
00:15:06la semaine dernière
00:15:07pour viol
00:15:08ayant entraîné la mort
00:15:09sans intention de la donner.
00:15:11Il a été placé
00:15:11en détention provisoire
00:15:13conformément aux requisitions
00:15:14du ministère public.
00:15:15L'enquête
00:15:16a été confiée
00:15:17à la division
00:15:17de la criminalité
00:15:18organisée
00:15:19et spécialisée
00:15:20de Poitiers.
00:15:21Dans le département
00:15:22des Deux-Sèvres,
00:15:23cette affaire
00:15:24n'est pas sans rappeler
00:15:24deux autres faits similaires.
00:15:26En 2019,
00:15:27un jeune homme
00:15:28de 20 ans
00:15:28avait violé
00:15:29une femme de 83 ans
00:15:30à son domicile
00:15:31du centre-ville de Niort.
00:15:33Il avait été condamné
00:15:34à 18 ans
00:15:34de réclusion criminelle.
00:15:36Plus récemment,
00:15:36en 2020,
00:15:37un homme de 21 ans
00:15:38avait agressé sexuellement
00:15:40puis tué
00:15:41une autre octogénaire.
00:15:42La cour d'assises
00:15:43des Deux-Sèvres
00:15:44l'avait condamné
00:15:44à 30 ans
00:15:45de réclusion criminelle.
00:15:47Je me tourne vers vous
00:15:48Alice Cordier.
00:15:49Là encore,
00:15:50cette information,
00:15:51elle n'a pas fait
00:15:52la une du 20h
00:15:53comme l'agression
00:15:55anti-sémite
00:15:56qui a eu lieu ailleurs.
00:15:57Ce qui est encore
00:15:58plus insupportable,
00:15:59c'est que
00:15:59où sont ces soutiens
00:16:00de Gisèle Pellicot,
00:16:02toutes ces féministes
00:16:02que nous entendions ?
00:16:04Là, on n'entend
00:16:04absolument personne.
00:16:06On a l'impression
00:16:07que cette non-agénaire
00:16:08a été totalement abandonnée.
00:16:10Alors,
00:16:10ce qui lui est arrivé
00:16:11est absolument atroce.
00:16:13Révélateur de la société
00:16:14devrait tous,
00:16:15tous nous interroger.
00:16:16Tout à fait.
00:16:17Surtout que des viols
00:16:18de personnes âgées,
00:16:19c'est quelque chose
00:16:19quand même de nouveau.
00:16:20C'est à chaque fois,
00:16:21dans quasiment,
00:16:23allez,
00:16:2399% des faits
00:16:25sur ces choses-là,
00:16:26c'est pratiqué
00:16:27par des sommes
00:16:28issues de l'immigration.
00:16:29Là,
00:16:29ce jeune homme en question
00:16:30était stagiaire
00:16:31de 20 ans,
00:16:32réfugié afghan,
00:16:34stagiaire dans l'EHPAD
00:16:35où était cette femme.
00:16:37Pourquoi est-ce qu'on met
00:16:38des hommes issus
00:16:39de sociétés ultra misogynes
00:16:41dont on sait
00:16:41qu'en plus,
00:16:42ils sont surreprésentés
00:16:43dans un certain nombre
00:16:44de faits de violence ?
00:16:45Marc Van Goer
00:16:45nous donne des chiffres
00:16:46éloquents
00:16:47pour des viols commis
00:16:48par des Afghans en Allemagne,
00:16:49mais que ce soit en Allemagne
00:16:50ou en France,
00:16:50je pense qu'on retrouve
00:16:51les mêmes chiffres.
00:16:52En moyenne,
00:16:53sur 100 000 Allemands,
00:16:537 ont été mis en cause
00:16:54dans l'année
00:16:55pour des faits de viol
00:16:55ou agressions sexuelles.
00:16:56Sur 100 000 Afghans,
00:17:01une partie des Afghans,
00:17:02Olivier Pardot,
00:17:03qui arrive,
00:17:04effectivement,
00:17:05arrive d'un pays
00:17:06d'une culture
00:17:06tellement différente
00:17:07de la nôtre,
00:17:08d'un pays en guerre,
00:17:09qu'il y a un vrai sujet.
00:17:11Or, c'est vrai que la France
00:17:12est devenue l'un des principaux
00:17:13pays d'accueil
00:17:13de ces réfugiés afghans.
00:17:15Et on a le sentiment
00:17:16qu'on ne veut pas voir
00:17:17cette réalité,
00:17:17que les autorisés
00:17:18refusent de regarder
00:17:19cette réalité en face,
00:17:20qu'il y a un fossé culturel,
00:17:21que certains,
00:17:22je n'en doute pas,
00:17:24arrivent à s'intégrer
00:17:24et que pour d'autres,
00:17:26le fossé culturel est tel
00:17:28qu'on en arrive
00:17:28à des horreurs pareilles.
00:17:30Mais c'est surtout
00:17:31sur notre capacité
00:17:32à accueillir.
00:17:33Parce qu'accueillir
00:17:35comme ça,
00:17:36sans aucune capacité
00:17:39d'intégrer,
00:17:40d'assimiler,
00:17:42de comprendre
00:17:42si on adhère
00:17:44à des principes essentiels
00:17:46de ce qu'est
00:17:47la civilisation française,
00:17:49dont le respect des femmes,
00:17:52le respect de la volonté
00:17:53des femmes.
00:17:53Et c'est un respect nouveau.
00:17:55Parce que,
00:17:56un respect nouveau,
00:17:57c'est-à-dire dont l'exigence
00:17:58est nouvelle
00:17:59qui a eu lieu
00:18:01après MeToo,
00:18:03notamment,
00:18:04et que tout à coup,
00:18:05ce n'est plus
00:18:06la victime
00:18:07qui est déterminante,
00:18:08mais ça devient l'auteur.
00:18:10C'est-à-dire que
00:18:10vous êtes un auteur
00:18:12classique français
00:18:14de souche,
00:18:16comme on disait jadis,
00:18:17ou qui n'a pas
00:18:19d'autres caractéristiques.
00:18:22À ce moment-là,
00:18:23il y a une levée de bouclier
00:18:24de toutes les associations féministes.
00:18:25Et en quelque sorte,
00:18:27ça serait une circonstance
00:18:29atténuable.
00:18:29Mais ça vient de loin,
00:18:30Olivier.
00:18:31Si vous lisez
00:18:33les ouvrages
00:18:34d'Uriah Boutelja,
00:18:35indigéniste,
00:18:37elle vous explique
00:18:38que c'est compliqué
00:18:39d'aller critiquer
00:18:41les viols commis
00:18:43ou les agressions
00:18:43faites
00:18:44dans certains quartiers
00:18:46par des musulmans
00:18:49ou des gens
00:18:50d'origine
00:18:51immigrés,
00:18:53parce que ce n'est pas
00:18:54comprendre le parcours
00:18:55culturel
00:18:56qui est le leur.
00:18:57C'est-à-dire qu'elle excuse,
00:18:59ça serait une sorte
00:18:59d'excuse
00:19:00de ce comportement
00:19:02agressif vis-à-vis des femmes
00:19:03et qu'il ne faut surtout pas,
00:19:05c'est ce que dit
00:19:06Uriah Boutelja,
00:19:07il ne faut surtout pas
00:19:07les dénoncer
00:19:08parce que les dénoncer,
00:19:09ça serait
00:19:10aller
00:19:11dans la stigmatisation.
00:19:13Et pour apporter
00:19:15une information
00:19:17au début de votre propos,
00:19:18il faut dire
00:19:18qu'en 2024,
00:19:20c'est plus de 100 000
00:19:21Afghans présents
00:19:23en France.
00:19:23Donc une migration
00:19:24afghane de masse
00:19:26sur le territoire français
00:19:27et bien évidemment,
00:19:28comment voulez-vous,
00:19:29et c'est du bon sens,
00:19:30bien accueillir,
00:19:31bien intégrer
00:19:32100 000 personnes
00:19:33d'un seul coup ?
00:19:33C'est ça aussi.
00:19:34Avec une précision
00:19:35nécessaire,
00:19:36si c'était
00:19:37des opposants politiques,
00:19:39si c'était
00:19:39des femmes
00:19:40dont on sait
00:19:40le sort
00:19:40qui leur est réservé
00:19:41dans ce pays-là,
00:19:42on comprendrait.
00:19:43Mais ce sont principalement
00:19:44des hommes jeunes
00:19:45qui a priori
00:19:46ne sont pas réellement
00:19:47menacés dans ce pays.
00:19:48Donc on a un vrai problème
00:19:49sur cette notion d'accueil.
00:19:50Oui, mais...
00:19:51Pardon.
00:19:51Oui, enfin,
00:19:52on parlait de MeToo
00:19:53et vous avez entièrement raison
00:19:54mais on n'en est même pas là.
00:19:56C'est-à-dire que Thibaut de Montbréal
00:19:56expliquait très bien
00:19:57que même dans des centres
00:19:58de réfugiés,
00:19:59on est obligé
00:20:00de montrer à certains migrants
00:20:02des parties du corps
00:20:02qu'il ne faut pas toucher
00:20:03sur les femmes.
00:20:04On n'en est même pas
00:20:04à leur expliquer ce qu'est MeToo
00:20:06parce que je pense que...
00:20:07La réalité est là.
00:20:08Et en fait, aujourd'hui,
00:20:09on met les femmes françaises
00:20:10en cobayes.
00:20:11Sauf que cette réalité,
00:20:12on ne veut pas la regarder en face.
00:20:15Enfin, on ne veut pas les autorités.
00:20:16C'est carrément le contraire.
00:20:17Il y a eu un tremblement de terre récemment.
00:20:19Vous savez qu'il y a eu des morts.
00:20:21Il y a eu 2 000, 3 000 morts.
00:20:22Il y a des femmes
00:20:23qui n'ont pas été secourues
00:20:24parce que, en fait,
00:20:25les talibans,
00:20:26l'origine taliban
00:20:27interdit de toucher les femmes.
00:20:28Donc il y a des femmes
00:20:29qui n'ont pas été secourues.
00:20:31Simplement,
00:20:31sur le chiffre de 100 000.
00:20:32Mais qui sont-les ?
00:20:33En fait, on est incapable
00:20:34de dire qui sont les Afghans
00:20:35qui sont là.
00:20:36Et nous, on n'a pas de politique
00:20:37de retour
00:20:38parce qu'aujourd'hui,
00:20:39dans certains pays,
00:20:39l'Allemagne notamment,
00:20:40d'autres pays,
00:20:41je crois que la Suède aussi,
00:20:43il n'y a plus de guerre en Syrie.
00:20:44Politique de retour
00:20:45des réfugiés politiques.
00:20:47Retour d'un certain nombre
00:20:49de réfugiés afghans également.
00:20:51Nous, ça n'existe pas.
00:20:52C'est une politique qui n'existe pas.
00:20:54Et comme on est quand même
00:20:54incapable de dire
00:20:55qui est là aujourd'hui,
00:20:57il n'y a aucun filtre.
00:20:58On se retrouve dans des situations...
00:21:00Mais pardon,
00:21:00mais qu'un homme de 20 ans
00:21:02viole une octogénaire,
00:21:04pour moi,
00:21:05c'est inconcevable.
00:21:07C'est un truc de dingue, quoi.
00:21:09Dans un instant,
00:21:09on va continuer dans un instant,
00:21:11c'est le grand reportage
00:21:12à ne pas manquer,
00:21:13surtout sur les OQTF.
00:21:15Puisque je disais,
00:21:16Alice Cordier,
00:21:17donc au départ de mon propos,
00:21:20qu'effectivement,
00:21:20nous n'entendions pas
00:21:21les féministes.
00:21:22On ne les entend pas non plus
00:21:23lorsque des femmes sont violées
00:21:25par des personnes sous OQTF.
00:21:26C'est notamment ce qui est arrivé
00:21:27à Mathilde et Claire Géronimi.
00:21:30On en a parlé,
00:21:30on a été les seuls à en parler.
00:21:32Dans un instant,
00:21:33le grand reportage,
00:21:35grand fiasco,
00:21:36les OQTF,
00:21:37c'est à suivre sur CNews.
00:21:39On en débat après,
00:21:40bien évidemment.
00:21:40Et de retour sur le plateau
00:21:45de 100% politique
00:21:46pour un reportage édifiant
00:21:48que nous allons décrypter
00:21:49ensuite avec Alice Cordier,
00:21:50Olivier Benkemoun,
00:21:51Maître Olivier Pardot
00:21:52et Fabrice Hakoun.
00:21:53Ce sont quatre lettres
00:21:55qui déchaînent les passions
00:21:56OQTF,
00:21:57ces fameuses obligations
00:21:58de quitter le territoire.
00:22:00Les faits divers,
00:22:01les délits,
00:22:01les crimes commis
00:22:02par des personnes
00:22:03sous OQTF
00:22:04font sans cesse
00:22:05la une de l'actualité
00:22:06par une semaine
00:22:07sans que nous en parlions.
00:22:09Alors dans ce contexte,
00:22:11nous vous proposons
00:22:12un grand reportage
00:22:13qui vous apporte
00:22:14des éclairages,
00:22:15la réalité du terrain
00:22:16en quelque sorte
00:22:17et pourquoi la France
00:22:18reste-t-elle impuissante
00:22:19face à ces situations
00:22:21alors que des drames
00:22:22se succèdent.
00:22:23Est-ce qu'il y a des solutions
00:22:24pour endiguer ce fléau ?
00:22:26Qui sont ces personnes
00:22:27visées par ces OQTF
00:22:29et d'où viennent-elles ?
00:22:30OQTF,
00:22:31le grand fiasco,
00:22:32c'est maintenant sur CNews.
00:22:33C'est un reportage
00:22:34signé Guillaume Janton
00:22:35et puis nous en parlons
00:22:37ensemble autour de cette table
00:22:38dans 100% Politique.
00:22:42Et de retour sur le plateau
00:22:44de 100% Politique
00:22:45avec ce grand reportage
00:22:47riche d'enseignements
00:22:48que nous allons décrypter
00:22:50dans un instant
00:22:50avec Alice Cordier,
00:22:51directrice du collectif
00:22:53Némésis,
00:22:54Olivier Pardot,
00:22:55avocat,
00:22:55Fabrice Hakoun-Essayiste
00:22:57et Olivier Benkemoun,
00:22:58journaliste politique CNews.
00:23:00Mais avant,
00:23:0023h passées de 1 minute,
00:23:02bienvenue,
00:23:02chers amis,
00:23:03si vous nous rejoignez
00:23:03sur CNews.
00:23:05Le point sur les dernières informations
00:23:07avec vous,
00:23:08Noémie Hardy.
00:23:08Noémie, bonsoir.
00:23:12Bonsoir Olivier,
00:23:13bonsoir à tous.
00:23:14Michel Barnier
00:23:15vient d'être élu
00:23:16dans la deuxième circonscription
00:23:18de Paris,
00:23:19généralement acquise
00:23:19par la droite.
00:23:20Il a annoncé sa victoire
00:23:22avec plus de 62% des voix.
00:23:24A l'issue du second tour,
00:23:26il était face
00:23:26au socialiste
00:23:27Frédéric Bredin.
00:23:2910 mois après avoir
00:23:29été renversé,
00:23:30l'ancien Premier ministre
00:23:31fera son grand retour
00:23:33à l'Assemblée nationale
00:23:34dans les prochains jours.
00:23:36Un homme a ouvert le feu
00:23:37en plein office
00:23:38dans une église mormone
00:23:39au Michigan,
00:23:40aux Etats-Unis.
00:23:41Deux personnes ont été tuées
00:23:43et plusieurs ont été blessées.
00:23:45Le suspect,
00:23:45un homme de 40 ans,
00:23:46a été abattu
00:23:47par les forces de l'ordre.
00:23:49Donald Trump a réagi.
00:23:50Il dénonce
00:23:51une nouvelle attaque
00:23:51ciblée contre les chrétiens.
00:23:54Le Danemark
00:23:54va interdire
00:23:55les vols de drones civils
00:23:57à partir de lundi
00:23:58sur son territoire.
00:23:59L'objectif,
00:24:00assurer la sécurité
00:24:01du sommet européen.
00:24:03Pendant toute la semaine,
00:24:04il réunira
00:24:04les chefs de gouvernement
00:24:05à Copenhague.
00:24:07Une décision prise
00:24:08à la suite
00:24:08de plusieurs drones
00:24:09non identifiés
00:24:10qui ont survolé
00:24:11la plus grande base militaire
00:24:13du pays.
00:24:13Merci beaucoup Noemi.
00:24:15Noemi Hardy
00:24:16que vous retrouverez
00:24:16à minuit
00:24:17pour l'édition de la nuit.
00:24:18À la une de l'actualité
00:24:19ce soir,
00:24:20ce sont les obligations
00:24:22de quitter
00:24:22le territoire français
00:24:24puisque vous l'avez suivi
00:24:26sur CNews,
00:24:28ce reportage
00:24:28tout à fait édifiant
00:24:30concernant les OQTS
00:24:31avec...
00:24:32On a le sentiment
00:24:33d'une France impuissante
00:24:35après avoir regardé
00:24:36ces 30 minutes.
00:24:3830 minutes
00:24:39qui ont provoqué
00:24:39peut-être de la colère,
00:24:40de l'incompréhension
00:24:41chez vous, téléspectateurs,
00:24:43parfois de l'empathie aussi.
00:24:45En tout cas,
00:24:46Olivier Pardot,
00:24:47premier enseignement,
00:24:48la France est totalement
00:24:49aujourd'hui impuissante
00:24:51face à ce phénomène.
00:24:53Elle n'a aucun outil
00:24:54que ce soit législatif
00:24:55ou même diplomatique
00:24:57finalement pour faire appliquer
00:24:58ces OQTF aujourd'hui.
00:25:00D'abord,
00:25:00c'était un reportage
00:25:01extrêmement complet
00:25:02parce qu'il montrait
00:25:03la complexité des OQTF,
00:25:06le fait que ça concerne
00:25:07au fond des catégories
00:25:09très diversifiées de personnes
00:25:10et qu'il y en a une
00:25:12qui est très inquiétante.
00:25:13Ce sont ceux
00:25:13qui troublent l'ordre public
00:25:14qui représentent
00:25:15une menace
00:25:16pour l'ordre public.
00:25:18Le deuxième point
00:25:19qui me paraît clair,
00:25:20c'est qu'il y a un préfet
00:25:22qui vient nous dire
00:25:23qu'il y a des solutions
00:25:24notamment vis-à-vis de l'Algérie
00:25:25puisque nous avons vu
00:25:26le parcours de cet homme
00:25:28qui est renvoyé en Algérie
00:25:30et retourné en France
00:25:32qui se trouve
00:25:32dans une situation incroyable
00:25:34et à partir de là,
00:25:37il nous dit
00:25:37« Oui, on a des mesures
00:25:39de rétorsion
00:25:39contre l'Algérie
00:25:41pour permettre
00:25:42l'exécution
00:25:44des OQTF
00:25:45de personnes dangereuses
00:25:46vers l'Algérie
00:25:48et ces mesures
00:25:50ne sont pas prises. »
00:25:52Enfin,
00:25:53les CRAS,
00:25:54les centres de rétention
00:25:55administratives
00:25:56apparaissent
00:25:58comme des zones
00:25:59extraordinairement dangereuses
00:26:00puisqu'on nous parle
00:26:03de fenêtres arrachées
00:26:05pour récupérer
00:26:06les portants
00:26:07en aluminium,
00:26:08ensuite les aiguiser
00:26:10comme des couteaux
00:26:11et pour que
00:26:12des catégories
00:26:13au sein des CRAS
00:26:14finissent par se battre
00:26:17entre des gens
00:26:18venus d'Europe de l'Est,
00:26:20des gens venus
00:26:20du Maghreb
00:26:21ou d'Afrique.
00:26:23Bref,
00:26:23c'est une situation
00:26:24qui est impossible.
00:26:26Donc,
00:26:27il faut que les OQTF,
00:26:28deux personnes
00:26:29dangereuses,
00:26:30soient exécutées.
00:26:32Il faut que les pays
00:26:32les acceptent
00:26:34et le seul
00:26:36élément d'espoir,
00:26:37c'est qu'on a vu
00:26:38que depuis
00:26:38la mise en place
00:26:39de la politique
00:26:40de Bruno Retailleau,
00:26:41il y a une augmentation
00:26:41de 16%.
00:26:42Déjà mieux
00:26:44que rien.
00:26:46Mais c'est largement
00:26:47insuffisant.
00:26:47Il y a une liste
00:26:49qui a été partagée
00:26:49par Michel-Marie
00:26:50lors de ce reportage,
00:26:51moi qui m'a profondément marqué.
00:26:53Lorsqu'il revient
00:26:54sur ce,
00:26:55en juin 2021,
00:26:56viol de Berthe,
00:26:57une femme de 90 ans.
00:26:59Octobre 2022,
00:27:00viol d'une patiente
00:27:01aux urgences
00:27:02à Cochin.
00:27:03Janvier 2023,
00:27:03une femme de 77 ans
00:27:05violée.
00:27:05Janvier 2023,
00:27:06là encore,
00:27:07une femme de 37 ans
00:27:08défigurée.
00:27:09Janvier 2023,
00:27:10toujours un Algérien
00:27:11sous OQTF
00:27:12condamné pour agression
00:27:13sexuelle à Lyon.
00:27:14Novembre 2024,
00:27:15un jeune handicapé
00:27:16violé dans les toilettes.
00:27:18on pense aussi à Philippine,
00:27:20on pense à toutes ces victimes
00:27:21de personnes.
00:27:22À Lola,
00:27:23exactement,
00:27:24on l'a évoqué,
00:27:25Alice Cordier.
00:27:25Qu'est-ce que vous dites
00:27:26aux familles des victimes
00:27:27lorsque vous apprenez
00:27:30que votre fille,
00:27:32votre mère,
00:27:33a été violée
00:27:33et tuée
00:27:33par une personne
00:27:34sous OQTF,
00:27:35c'est-à-dire une personne
00:27:35qui n'avait rien à faire
00:27:36sur le territoire ?
00:27:38Il y a une faute
00:27:38de nos autorités,
00:27:39c'est évident.
00:27:40Mais il y a un grand souci,
00:27:41c'est qu'on ne dit rien
00:27:42d'ailleurs aux familles
00:27:43des victimes.
00:27:43Il suffit d'écouter
00:27:44Claire Géronimie,
00:27:45il suffit d'écouter
00:27:45les parents de Lola,
00:27:47la mère de Lola,
00:27:48parce que son père
00:27:49est décédé de chagrin,
00:27:51est mort de chagrin
00:27:52suite au décès de sa fille.
00:27:53Il faut écouter
00:27:54les parents de Philippine.
00:27:55Ils n'ont rien reçu
00:27:55des autorités,
00:27:57même pas une gerbe.
00:27:58Même pas une gerbe.
00:27:59Vous vous rendez compte
00:27:59sur la stèle
00:28:00qui a été émée
00:28:01au bois de Boulogne
00:28:01pour la petite Philippine ?
00:28:03Même pas une gerbe.
00:28:04Ces gens ont du sang
00:28:05sur les mains.
00:28:05Nous, on l'avait déjà
00:28:06dénoncé lors de l'affaire Lola.
00:28:08L'État m'a tué.
00:28:09Et eux.
00:28:09L'État m'a tué
00:28:10parce que l'État
00:28:11n'a pas fait son travail
00:28:13d'expulser des personnes
00:28:14dangereuses,
00:28:15d'expulser des personnes
00:28:16violentes.
00:28:17Vous parliez tout à l'heure
00:28:17des personnes qui,
00:28:19en effet,
00:28:20il y a une différence
00:28:20entre personnes
00:28:21du trouble à l'ordre public
00:28:22et personnes qui n'ont pas
00:28:23parfois renouvelé
00:28:24le titre de séjour.
00:28:25C'est vrai.
00:28:25Mais je tiens à préciser
00:28:26quand même que Dabia
00:28:27qui a tué Lola
00:28:27avait une OQTF
00:28:28uniquement pour des raisons
00:28:29administratives.
00:28:30Et pourtant,
00:28:31pourtant,
00:28:31elle est passée à l'acte.
00:28:32Donc, il y a toujours
00:28:33cette question de se dire
00:28:34est-ce que le problème
00:28:34n'est pas parfois aussi
00:28:35plus global ?
00:28:37Et puis,
00:28:37le rôle des gouvernements
00:28:40successifs
00:28:41est de nous protéger,
00:28:42pas que celui-ci.
00:28:43Parce que depuis 2012,
00:28:44il y a un million d'OQTF
00:28:46qui n'ont pas été appliqués.
00:28:47Même sous Monelle Valls,
00:28:48il y avait un plus fort taux
00:28:49d'expulsions d'OQTF.
00:28:50Il était à 22%.
00:28:51Aujourd'hui,
00:28:51il est à 7%.
00:28:52Vous vous rendez compte
00:28:52quand même que Monelle Valls
00:28:53a fait mieux,
00:28:54ce qui dit beaucoup de choses.
00:28:57Et on se rend compte
00:28:57que les familles,
00:28:58en plus d'avoir
00:28:59cette injustice en elles,
00:29:00cette frustration
00:29:01de se dire ça
00:29:01aurait pu être évitée
00:29:02et des victimes d'ailleurs également,
00:29:04ne reçoivent aucune aide
00:29:05et du gouvernement
00:29:07et des associations féministes
00:29:08qui sont motus.
00:29:10Bien évidemment,
00:29:11dès lors qu'il s'agit d'OQTF.
00:29:12Encourage ça.
00:29:13Énormément,
00:29:14des associations féministes
00:29:15sont en fait uniquement
00:29:16des militantes d'extrême-gauche.
00:29:17On le voit sur le 7 octobre,
00:29:18on le voit sur la question
00:29:19des OQTF,
00:29:20on le voit sur l'immigration,
00:29:21on le voit sur leur rapport
00:29:22à l'islam,
00:29:23on le voit sur tout en fait.
00:29:24Elles devraient dénoncer
00:29:24tout cela,
00:29:25tous ces fléaux
00:29:25qui sont en train
00:29:26de toucher notre pays.
00:29:27Elles font motus,
00:29:28voire même si elles
00:29:28n'encouragent pas ça.
00:29:30Et ça, c'est grave.
00:29:30Il y a tellement de personnes
00:29:32sous OQTF
00:29:32sur le territoire français
00:29:33qu'aujourd'hui,
00:29:34les CRA,
00:29:34on l'a bien vu,
00:29:34les centres de rétention
00:29:35administratives
00:29:36sont occupés
00:29:37par des individus dangereux
00:29:38qui pourraient troubler
00:29:39l'ordre public.
00:29:41Or, leur place,
00:29:42visiblement,
00:29:42quand on voit les condamnations,
00:29:44ce n'est pas dans un CRA,
00:29:44mais plutôt dans une prison.
00:29:46D'ailleurs,
00:29:46il y a ce sondage CSA
00:29:48pour CNews,
00:29:49le JDD et Europe 1
00:29:50publié aujourd'hui
00:29:51qui révèle que 86%
00:29:53des Français
00:29:53sont favorables
00:29:54à l'emprisonnement
00:29:55systématique
00:29:56des étrangers
00:29:57sous le coup
00:29:57d'une OQTF,
00:29:58fauteurs de crimes
00:29:58et délits
00:29:59avant leur expulsion.
00:30:01Cela semble du bon sens.
00:30:02Du bon sens,
00:30:03finalement,
00:30:04puisque pourquoi il serait...
00:30:06Voilà,
00:30:07mais il y en a tellement
00:30:07aujourd'hui
00:30:08que c'est impossible.
00:30:08Mais le bon sens
00:30:10n'a pas toujours été partagé
00:30:11à gauche et à droite
00:30:13de la même manière.
00:30:14Ce qui est frappant
00:30:15dans ce sondage,
00:30:16c'est 86%,
00:30:17quasiment 9 Français sur 10.
00:30:19Donc,
00:30:20énormément de gens
00:30:22qui sont proches
00:30:23de la gauche
00:30:23estiment aussi
00:30:24qu'il faut agir
00:30:25contre ces étrangers
00:30:27sous le coup d'EF,
00:30:28surtout quand ils sont
00:30:29auteurs de crimes
00:30:30et délits.
00:30:30Et une enquête
00:30:32montre également
00:30:33que 90% des gens
00:30:35qui sont en CRA
00:30:36sont des gens
00:30:37qui ont eu affaire
00:30:38à un moment donné
00:30:39à la justice.
00:30:40Donc,
00:30:41ça,
00:30:41c'est très important.
00:30:4290% selon
00:30:43l'Observatoire
00:30:43de l'immigration,
00:30:4440% selon
00:30:45les chiffres
00:30:46de France Télévisions.
00:30:47Donc,
00:30:47vous avez aussi
00:30:48des choses.
00:30:49Je referme la parenthèse.
00:30:51Moi,
00:30:51ce que j'ai appris
00:30:52dans ce reportage,
00:30:53qui me choque,
00:30:54parce que la loi
00:30:55a sans doute changé,
00:30:56les OQT font
00:30:57une durée de validité.
00:30:59C'est trois ans.
00:31:00J'ai été choqué aussi.
00:31:01C'est trois ans.
00:31:03On se met quand même
00:31:04une balle dans le pied.
00:31:05À un moment donné,
00:31:06moi,
00:31:06je pensais que
00:31:06vous avez eu l'obligation
00:31:08de quitter le territoire
00:31:08jusqu'au bout.
00:31:09Enfin,
00:31:10c'était prolongé.
00:31:11Non.
00:31:11Trois ans.
00:31:11Puis après,
00:31:12on repart dans un cycle.
00:31:13En fait,
00:31:13l'administration
00:31:14et ses méandres
00:31:15et puis la justice aussi
00:31:17donnent tous les outils
00:31:18pour se tirer des balles
00:31:20dans le pied.
00:31:21Mais c'est le législateur
00:31:22qui a voté.
00:31:22On a vu de quelle manière
00:31:25en fait,
00:31:26il était facile
00:31:27ou assez évident
00:31:29pour l'avocate
00:31:30qu'on a vue,
00:31:30qu'on connaît bien,
00:31:31Vanessa Edberg,
00:31:32de se frayer un chemin
00:31:34et d'obtenir
00:31:34ce qu'elle souhaitait.
00:31:37Parce que,
00:31:37en fait,
00:31:38la justice le permet.
00:31:39Elle est toujours dans le droit.
00:31:40Mais le droit lui permet
00:31:41beaucoup de choses
00:31:42en réalité.
00:31:43Donc il y a un moment,
00:31:44il faut se poser des questions
00:31:45sur la réforme
00:31:45ou non du droit,
00:31:46sur ce qu'on veut.
00:31:47Et au départ,
00:31:49c'est un projet politique.
00:31:50Alice Cordier.
00:31:50Quand on essaye
00:31:51de réformer le droit
00:31:52sur ces histoires de délai,
00:31:53parce que vous savez
00:31:54qu'en France,
00:31:54par exemple,
00:31:55le temps de rétention
00:31:55administrative en crat
00:31:56est de 90 jours.
00:31:58D'ailleurs,
00:31:58c'est trois mois.
00:31:59Dans l'Union européenne,
00:32:01on est le pays
00:32:01qui a le temps
00:32:02le plus limité.
00:32:03C'est-à-dire qu'on pourrait
00:32:04avoir nos limites.
00:32:05Non.
00:32:05On a décidé,
00:32:06nous,
00:32:06on a décidé,
00:32:07nous,
00:32:07trois mois.
00:32:08Le Conseil constitutionnel
00:32:09et d'ailleurs,
00:32:10ça a révolté
00:32:11la maire de Philippines,
00:32:12bien évidemment.
00:32:13Bien sûr.
00:32:13A censurer la loi Marlex
00:32:15qui était une loi
00:32:15qui a été prise
00:32:16après l'assassinat terrible,
00:32:18le viol de Philippines
00:32:20pour augmenter
00:32:20le temps de rétention
00:32:21pour les personnes
00:32:22auteures de crimes et délits.
00:32:23Et la loi Marlex
00:32:24qui avait été pourtant votée
00:32:25a été censurée
00:32:26en même temps
00:32:27que la loi
00:32:28sur l'écologie
00:32:30qui a été passée
00:32:31qui a fait énormément de bruit.
00:32:32Duplomb.
00:32:33C'était la loi Duplomb.
00:32:34Donc tout le monde
00:32:34a entendu parler
00:32:35de la loi Duplomb
00:32:36parce que les écolos
00:32:37ont une capacité aussi
00:32:38de mobilisation de masse
00:32:39et de communication.
00:32:40Personne n'a entendu parler
00:32:40du fait qu'il y avait
00:32:41cette loi qui avait été censurée
00:32:42qui pourtant aurait pu épargner
00:32:44énormément de jeunes femmes
00:32:45ou d'hommes aussi
00:32:46parce qu'il n'y a pas que
00:32:47des jeunes filles
00:32:47à se faire violer.
00:32:48Il y a aussi des hommes
00:32:48à se faire tuer
00:32:49par des personnes
00:32:49de ces OQTF.
00:32:50On se souvient de la maman
00:32:51de Philippine
00:32:51qui avait été témoignée
00:32:53qui disait sur la tombe
00:32:55de ma fille
00:32:56j'ai mis 5 lisses blancs
00:32:58en pensant à ces 5 personnes
00:32:59qui ne seront pas
00:33:01les victimes
00:33:03de ces OQTF
00:33:04parce qu'on les a lâchées
00:33:05trop tôt de cras.
00:33:06Et donc vraiment
00:33:07elle souhaitait
00:33:08elle pensait pas
00:33:09qu'à aucun moment
00:33:10elle pensait que cette loi
00:33:11était évidente
00:33:12après ce qui s'était passé
00:33:13pour Philippine
00:33:14et à aucun moment
00:33:15elle pensait
00:33:16qu'un conseil constitutionnel
00:33:19pouvait s'opposer
00:33:20à quelque chose
00:33:21qui avait été discuté
00:33:22longuement
00:33:23et négocié
00:33:24à l'Assemblée
00:33:25et aussi.
00:33:26Et voyez-vous Olivier ça
00:33:27les Français
00:33:27ils ne le comprennent
00:33:28absolument pas
00:33:29et lorsque vous les consultez
00:33:31que ce soit
00:33:31via des sondages
00:33:33ou même lorsque
00:33:34vous les rencontrez
00:33:34quand vous êtes journaliste
00:33:35il y a du bon sens
00:33:37effectivement une personne
00:33:38qui n'a rien à faire
00:33:38sur le territoire
00:33:39sa place elle est en prison
00:33:41avant d'être expulsée
00:33:42tout cela semble
00:33:43tout à fait normal.
00:33:44Mais voyez-vous
00:33:44lorsque nous parlons
00:33:45de la problématique
00:33:46nous des OQTF
00:33:48lorsque nous relayons
00:33:49l'opinion des Français
00:33:50lorsque nous mettons
00:33:51en avant des interrogations
00:33:52des décryptages
00:33:54des propositions
00:33:55qui sont faites
00:33:56sur notre plateau
00:33:57et bien nous sommes
00:33:58pointés du doigt
00:33:59on nous dit
00:33:59nous sommes d'extrême droite
00:34:01l'ancien garde des Sceaux
00:34:03Éric Dupond-Muretti
00:34:04s'en est encore pris
00:34:05à notre chaîne
00:34:06aujourd'hui
00:34:07chez nos concourants
00:34:08on va l'écouter.
00:34:10Oui monsieur
00:34:11je dis que c'est une chaîne
00:34:12d'extrême droite
00:34:12d'ailleurs Marine Le Pen
00:34:13l'appelle ma chaîne
00:34:14c'est une chaîne
00:34:16si j'ose dire
00:34:16d'évangélisation
00:34:17c'est une chaîne
00:34:19d'extrême droite
00:34:20oui
00:34:20il y a un jour
00:34:21le type
00:34:22qu'on n'arrive pas
00:34:23à expulser
00:34:24qui fait l'objet
00:34:24d'une OQTF
00:34:25alors on va dire
00:34:27pour nos téléspectateurs
00:34:28qu'il y a différents
00:34:30types d'OQTF
00:34:31le jeune étudiant
00:34:32qui vient
00:34:32il arrête ses études
00:34:33il avait demandé
00:34:34à venir pour faire des études
00:34:35il les arrête
00:34:36peut-être au QTF
00:34:37et puis après
00:34:38il y a des gens dangereux
00:34:39il y a tout
00:34:39le type
00:34:41qui fait l'objet
00:34:43d'une OQTF
00:34:44qu'on n'arrive pas
00:34:44à expulser
00:34:45prison à vie
00:34:46dit Pascal Praud
00:34:47mais monsieur
00:34:48on s'arrête
00:34:50deux minutes
00:34:51je suis devenu ministre
00:34:52dix jours après
00:34:53j'ai dit
00:34:54il y a
00:34:56de l'insécurité
00:34:57j'étais assez bien placé
00:34:58pour le savoir
00:34:59j'étais avocat
00:34:5936 ans
00:35:00mais aussi
00:35:01un sentiment
00:35:02d'insécurité
00:35:03notamment nourri
00:35:04par les chaînes
00:35:05d'informations continues
00:35:06ou d'opinions continues
00:35:07pendant quatre ans
00:35:08j'ai entendu
00:35:08pour Dupond-Moretti
00:35:09il n'y a que de l'insécurité
00:35:11un sentiment d'insécurité
00:35:13alors précision
00:35:13que Pascal Praud
00:35:14n'a jamais dit
00:35:15prison à vie
00:35:16pour les personnes
00:35:16du QTF
00:35:17je pense que Marine Le Pen
00:35:20n'a jamais dit
00:35:20ma chaîne
00:35:22ça c'est totalement faux
00:35:23ce monsieur surcroît
00:35:24au théâtre en fait
00:35:25on voit bien
00:35:25il est en représentation
00:35:27donc je pense qu'il ne faut
00:35:28même pas tenir compte
00:35:29de ses propos
00:35:29la réalité en fait
00:35:31aujourd'hui
00:35:32c'est qu'on est face
00:35:32à une impuissance publique
00:35:33ce qu'on appelait avant
00:35:34la puissance publique
00:35:35est devenue
00:35:35l'impuissance publique
00:35:36parce que nous avons
00:35:38une déconnexion totale
00:35:42entre les institutions
00:35:43et le pouvoir politique
00:35:44d'un côté
00:35:44et le peuple de l'autre
00:35:45vous le voyez bien
00:35:46il va falloir qu'à un moment donné
00:35:47les français se saisissent
00:35:48d'une chose
00:35:49qu'ils ont entre les mains
00:35:49et qu'il faut qu'ils utilisent
00:35:51et qu'ils utilisent
00:35:51sans se faire culpabiliser
00:35:52et j'espère qu'en 2027
00:35:54grâce à l'existence
00:35:55justement de CNews
00:35:56du JDD
00:35:56et de toute cette presse
00:35:57aujourd'hui libre
00:35:58il y aura une vraie élection
00:36:00pluraliste
00:36:01et plurielle
00:36:01et une presse plurielle
00:36:02et on pourra enfin
00:36:04avoir des français
00:36:04qui vont voter
00:36:05en leur âme et conscience
00:36:06et qui vont utiliser
00:36:06ce bulletin de vote
00:36:07pour dire stop
00:36:08à cette déconnexion
00:36:09entre les élites
00:36:10d'un côté
00:36:10vous voyez bien
00:36:11c'est absolument
00:36:12quand elle explique
00:36:14qu'en fait
00:36:14elle ne veut pas
00:36:15que le service public
00:36:17soit des chaînes
00:36:20d'information
00:36:20mais qu'elle veut
00:36:22que finalement
00:36:23ces chaînes
00:36:23décrivent
00:36:24ce qu'elle aimerait
00:36:25que le monde soit
00:36:26pas ce qu'il est
00:36:27vous imaginez ça
00:36:28enfin vous vous souvenez
00:36:29je n'ai pas la phrase exacte
00:36:30mais elle a bien dit
00:36:30il ne faut pas
00:36:31que les chaînes d'information
00:36:32en tout cas
00:36:32qui sont dans le service public
00:36:33décrivent ce que le monde est
00:36:34mais ce que le monde
00:36:35devrait être
00:36:37quand vous entendez
00:36:39les propos d'Eric Dupond-Moretti
00:36:40déjà qui sont mensongers
00:36:42concernant Pascal Praud
00:36:43et ces propos
00:36:45qui arrivent
00:36:45après ce grand reportage
00:36:46sur les OQTF
00:36:47un reportage
00:36:48qui est tout à fait honnête
00:36:50qui montre la réalité
00:36:51telle qu'elle est
00:36:52qui montre bien évidemment
00:36:53qu'il y a des personnes
00:36:53sous OQTF
00:36:54qui vivent
00:36:55et bien
00:36:56sans étant des délinquants
00:36:57sans étant des criminels
00:36:58voilà
00:36:59ça montre la réalité
00:37:00et ça montre aussi
00:37:01les grosses problématiques
00:37:02donc si vous voulez
00:37:03il y a un moment
00:37:03il va peut-être falloir
00:37:04regarder cette réalité
00:37:05Olivier Pardot
00:37:06notamment
00:37:07monsieur Eric Dupond-Moretti
00:37:08en face
00:37:09en face
00:37:09plutôt que de systématiquement
00:37:11et bien viser ces news
00:37:12en disant que nous sommes
00:37:13les responsables de tout
00:37:14c'est quand même
00:37:15un certain messager
00:37:16je vais vous donner
00:37:17je ne suis pas
00:37:18d'extra-ne-droite
00:37:19je suis sur ce plateau
00:37:20j'ai rencontré
00:37:23sur ce plateau
00:37:24beaucoup de gens
00:37:25issus de l'immigration
00:37:26j'ai rencontré
00:37:28sur ce plateau
00:37:29une diversité d'opinions
00:37:30qu'on peut partager
00:37:32ou ne pas partager
00:37:33j'ai rencontré
00:37:35sur ce plateau
00:37:36des thématiques
00:37:38qui sont des thématiques
00:37:39qui concernent
00:37:40les français
00:37:40l'obsession
00:37:42d'Eric Dupond-Moretti
00:37:44sur ces news
00:37:46devient incompréhensible
00:37:48et gênante
00:37:49gênante
00:37:50parce que
00:37:51quand on est avocat
00:37:53on aime la liberté
00:37:55en principe
00:37:56on aime la diversité
00:37:58et on déteste
00:37:59la censure
00:38:00au fond
00:38:01qu'est-ce qu'il fait
00:38:02qu'est-ce qu'il dit
00:38:03il dit
00:38:04il faudrait que ces news
00:38:06s'arrête
00:38:06c'est ça
00:38:08son objectif
00:38:10il faudrait que ces news
00:38:12s'arrête
00:38:12parce que
00:38:12ça ne correspond pas
00:38:14à la pensée
00:38:15d'Eric Dupond-Moretti
00:38:16ça c'est insupportable
00:38:18je l'ai dit tout à l'heure
00:38:20votre reportage
00:38:21il est équilibré
00:38:22et pour
00:38:24clore le débat
00:38:26l'avocate
00:38:27qui défend
00:38:28les OQTF
00:38:29cette avocate
00:38:32qui fait
00:38:33un travail
00:38:34sur les OQTF
00:38:36et bien
00:38:37cette avocate
00:38:38et je voudrais
00:38:39dire cela
00:38:40à Eric Dupond-Moretti
00:38:41j'ai débattu
00:38:43plusieurs fois
00:38:44avec elle
00:38:45ou
00:38:45sur ce plateau
00:38:47sur ces news
00:38:48alors
00:38:49c'était des débats
00:38:51c'était des oppositions
00:38:52mais je ne pense pas
00:38:54que Vanessa
00:38:54Edberg
00:38:55soit d'extrême droite
00:38:57donc
00:38:58ce terme là
00:38:59qui
00:39:00dans sa bouche
00:39:01doit être
00:39:03un terme
00:39:03infamant
00:39:04ne résiste pas
00:39:06à la réalité
00:39:07quant à l'obsession
00:39:09sur Pascal Praud
00:39:10qui est dans l'obsession
00:39:11une autre obsession
00:39:12c'est vrai
00:39:14bon
00:39:15un jour
00:39:16ou l'autre
00:39:16il faudra
00:39:17qu'il vienne s'expliquer
00:39:19avec lui
00:39:19parce que
00:39:20comme chez vous
00:39:22Olivier
00:39:22il me semble
00:39:23que Pascal Praud
00:39:24quand on le provoque
00:39:26il aime bien recevoir
00:39:27les gens
00:39:28pour s'expliquer
00:39:29pour s'expliquer
00:39:31qui viennent
00:39:32c'est pas
00:39:33Eric Dupond-Moretti
00:39:34qui a peur
00:39:35de Pascal Praud
00:39:37ou alors
00:39:37le
00:39:38ténor
00:39:39qui fut
00:39:40a été
00:39:41un tout petit peu
00:39:42abîmé
00:39:43par son passage
00:39:44au ministère de la Justice
00:39:46bon voilà
00:39:46parenthèse fermée
00:39:47mais c'est vrai
00:39:47que c'est toujours
00:39:48agaçant d'être ciblé
00:39:49pour un oui ou pour un non
00:39:51systématiquement
00:39:51avec des arguments
00:39:52d'ailleurs
00:39:52il y a un moment
00:39:53comme il n'y a plus d'arguments
00:39:54c'est toujours le même
00:39:55ça ne marche pas
00:39:57ça ne fonctionne pas
00:39:58ce qu'il vous reproche
00:39:59c'est de faire
00:39:59ce qu'il va appeler
00:40:00de la manipulation de masse
00:40:01c'est en fait
00:40:02mettre des idées
00:40:02dans la tête des gens
00:40:03moi je veux dire une chose
00:40:04on a énormément de victimes
00:40:05qui nous contactent
00:40:06parce qu'elles veulent
00:40:06qu'on médiatise
00:40:07ce qui leur arrive
00:40:09il y a eu une jeune fille
00:40:10par exemple
00:40:10qui nous avait contacté
00:40:11parce que son père
00:40:12et sa soeur
00:40:13se sont faites lyncher
00:40:13par des individus
00:40:15en trottinette
00:40:15un couple
00:40:16qui avait lynché
00:40:17le père et sa fille
00:40:18sans aucune raison
00:40:19parce qu'il y avait
00:40:20un mauvais regard
00:40:21comme d'habitude
00:40:21cette famille là
00:40:23moi je l'ai envoyée
00:40:24à d'autres médias
00:40:25qu'à vous
00:40:25qui en a parlé
00:40:26vous avez été les seuls
00:40:27les autres médias
00:40:28m'ont dit
00:40:28non ça ne nous intéresse pas
00:40:30c'est un énième fait divers
00:40:31il n'y a pas besoin
00:40:32c'est flou
00:40:34non d'ailleurs
00:40:35il y a eu une condamnation
00:40:35ils ont pris 8 et 5 ans
00:40:36peut-être grâce à vous
00:40:37parce que vous avez médiatisé ça
00:40:39et qu'enfin
00:40:39il y a eu une vraie justice
00:40:40dont les familles ont besoin
00:40:41il n'y a pas eu 15 mois
00:40:43avec 11 mois de sursis
00:40:46voilà
00:40:46là c'est une vraie justice
00:40:47mais c'est grâce à vous en fait
00:40:48c'est montrer le réel
00:40:49même si ça nous dérange
00:40:50même si ça nous...
00:40:51vous savez bien
00:40:52que la gauche
00:40:52a un rapport au réel
00:40:54un peu singulier
00:40:54bien sûr
00:40:55je ne vous apprendrai rien
00:40:57manipulez pas les maisses
00:40:58vous faites parler des gens
00:40:59qu'on ne veut pas écouter
00:41:00en règle générale
00:41:01voilà
00:41:01bon parenthèse fermée
00:41:03en tout cas
00:41:03l'actualité
00:41:04elle évidemment marquait
00:41:06ces dernières heures
00:41:07par l'onde de choc
00:41:08après la condamnation
00:41:09de Nicolas Sarkozy
00:41:10les réactions
00:41:11se sont multipliées
00:41:12tout au long de la journée
00:41:13notamment après cette prise de parole
00:41:15de l'ancien chef de l'état
00:41:16dans les colonnes du JDD
00:41:17aujourd'hui
00:41:18avec l'exécution provisoire
00:41:20Nicolas Sarkozy
00:41:21qui dénonce une décision
00:41:23qui viole
00:41:23toutes les limites
00:41:24de l'état de droit
00:41:25et il se dit déterminé
00:41:27pour faire reconnaître
00:41:28son innocence
00:41:28retour sur cette prise de parole
00:41:30avec Kinson
00:41:31et puis nous entendrons
00:41:32quelques réactions ensuite
00:41:33et nous décrypterons tout cela
00:41:35Nicolas Sarkozy
00:41:37plaide à nouveau
00:41:38son innocence
00:41:39dans une interview
00:41:40au journal du dimanche
00:41:41je ne cesserai le combat
00:41:43que lorsque j'aurai obtenu
00:41:44la vérité
00:41:45c'est à dire
00:41:46la reconnaissance
00:41:46de mon honnêteté
00:41:47si l'ancien président
00:41:49s'attendait
00:41:50à toutes les hypothèses
00:41:51l'exécution provisoire
00:41:53a été une surprise
00:41:53les magistrats invoquent
00:41:55le risque de trouble
00:41:56à l'ordre public
00:41:57sur la base
00:41:57de quels éléments
00:41:58aucun élément
00:41:59ne justifiait
00:42:00l'exécution provisoire
00:42:01il y a juste
00:42:02la volonté d'humiliation
00:42:03si je dois dormir en prison
00:42:05je dormirai en prison
00:42:07mais je ne reconnaîtrai
00:42:08jamais quelque chose
00:42:09que je n'ai pas fait
00:42:09concernant la possible partialité
00:42:11de la présidente du tribunal
00:42:13qui avait par le passé
00:42:14appelé à manifester
00:42:15contre Nicolas Sarkozy
00:42:16ce dernier
00:42:18évoque à nouveau
00:42:19l'état de droit
00:42:20est-ce qu'on aurait dû
00:42:21désigner un autre juge
00:42:23au regard de l'état de droit
00:42:24cela aurait été préférable
00:42:25sans doute
00:42:26mais c'est une habitude
00:42:27dans l'affaire dite
00:42:28des écoutes déjà
00:42:29la présidente de chambre
00:42:31de la cour d'appel
00:42:31avait fait des déclarations
00:42:32politiques contre moi
00:42:33selon lui
00:42:34l'impartialité
00:42:35de la fonction publique
00:42:36serait à revoir
00:42:37ce que je sais
00:42:38c'est que l'officier
00:42:40de police judiciaire
00:42:40en charge de l'enquête
00:42:41sous le contrôle du PNF
00:42:43likait les publications
00:42:44de Mediapart
00:42:45sur les réseaux sociaux
00:42:45j'observe que chacune
00:42:47de mes convocations judiciaires
00:42:48étaient annoncées
00:42:49par Mediapart
00:42:49avant même que je sois
00:42:50dans le bureau
00:42:51des enquêteurs
00:42:51ou des magistrats
00:42:52en aucun cas
00:42:53Nicolas Sarkozy
00:42:54espère une grâce
00:42:55du président Macron
00:42:56a-t-il déclaré
00:42:56car pour être gracié
00:42:58il faut accepter sa peine
00:43:00lui
00:43:01qui compte poursuivre
00:43:02son combat
00:43:03pour faire reconnaître
00:43:04son innocence
00:43:05Olivier Pardo
00:43:06j'avais une question
00:43:07à vous poser
00:43:08sur ce procès
00:43:09est-ce que c'est le premier
00:43:10procès sans preuve
00:43:11assumé comme tel
00:43:13puisqu'on parle
00:43:15de faisceau d'indice
00:43:16est-ce qu'il y a
00:43:18vous avec votre regard
00:43:20d'homme de loi
00:43:21il y a effectivement
00:43:22une véritable interrogation
00:43:23et peut-être même
00:43:24un tournant
00:43:25il n'y a pas de preuve
00:43:26mais on l'assume
00:43:26non il n'y a pas de tournant
00:43:28c'est-à-dire qu'il y a
00:43:29un changement
00:43:30qui est maintenant installé
00:43:31qui est un changement
00:43:32contre lequel je me bats
00:43:35avec la plus grande force
00:43:36pourquoi ?
00:43:38parce que jadis
00:43:39les choses étaient simples
00:43:40et c'est notre principe
00:43:42de droit
00:43:43vous aviez des soupçons
00:43:46contre quelqu'un
00:43:47vous le placiez
00:43:47en garde à vue
00:43:49vous aviez des indices
00:43:51graves ou concordants
00:43:52vous le mettiez en examen
00:43:53vous aviez des charges
00:43:55contre lui
00:43:55vous le renvoyez
00:43:57devant le tribunal
00:43:58vous aviez des preuves
00:43:59vous le condamnez
00:44:00vous voyez cette gradation
00:44:02elle est claire
00:44:03à un moment donné
00:44:05il y a eu un changement
00:44:08où
00:44:08certaines juridictions
00:44:11pas toutes
00:44:11et j'y reviendrai
00:44:12parce que c'est intéressant
00:44:13certaines juridictions
00:44:15ont dit
00:44:16dans des affaires
00:44:17comme celle-là
00:44:18il n'y a jamais de preuve
00:44:19donc on va
00:44:20retenir le faisceau d'indice
00:44:22pour être
00:44:25la motivation du jugement
00:44:27qu'est-ce que le faisceau d'indice ?
00:44:30c'est une construction
00:44:31intellectuelle
00:44:32des magistrats
00:44:33qui vont prendre
00:44:35des éléments
00:44:36et parts
00:44:37qui vont les réunir
00:44:38dans une construction
00:44:39pour ramener
00:44:40à une condamnation
00:44:40et au fond
00:44:43il y a un grand débat
00:44:44en ce moment
00:44:44Olivier
00:44:45que vous avez
00:44:45sans doute suivi
00:44:46dans lequel
00:44:48le président de la république
00:44:49a pris part
00:44:50très récemment
00:44:51par ses déclarations
00:44:52en disant
00:44:54de manière
00:44:56assez juste
00:44:57évidemment
00:45:00toute violence
00:45:01contre les magistrats
00:45:02est à bannir
00:45:03toute violence
00:45:05contre
00:45:05la présidente
00:45:06qui a
00:45:07rendu
00:45:08collégialement
00:45:10d'ailleurs
00:45:10la décision
00:45:11qui a prononcé
00:45:11la décision
00:45:12doit être condamnée
00:45:14le plus fermement
00:45:14mais rien n'interdit
00:45:16en revanche
00:45:18de critiquer
00:45:19les décisions
00:45:20de justice
00:45:20il suffit un jour
00:45:22d'avoir ouvert
00:45:24une revue
00:45:26de droit
00:45:26pour savoir
00:45:27qu'on passe notre vie
00:45:28à critiquer
00:45:29commenter
00:45:30discuter
00:45:31des décisions
00:45:32de justice
00:45:32c'est pas
00:45:33moi
00:45:34toute ma vie
00:45:36je l'ai consacré
00:45:37au droit
00:45:37tant qu'au magistrat
00:45:38tant qu'avocat
00:45:39en aucun cas
00:45:40il me viendrait
00:45:40à l'idée
00:45:41d'aller critiquer
00:45:43la personne
00:45:44des magistrats
00:45:45en revanche
00:45:46ma liberté
00:45:47c'est de dire
00:45:47est-ce que le jugement
00:45:49respecte
00:45:50ne respecte pas
00:45:51le droit
00:45:51c'est ça
00:45:52la défense
00:45:52de l'état
00:45:53de droit
00:45:53c'est très intéressant
00:45:53cette précision
00:45:54puisqu'on a vu
00:45:55effectivement
00:45:55ces dernières heures
00:45:57ces derniers jours
00:45:58l'argumentation
00:45:59Fabrice Akoun
00:45:59suivante
00:46:00c'est-à-dire
00:46:00je ne critique pas
00:46:01une décision
00:46:02de justice
00:46:03notamment
00:46:04de la part
00:46:05de politique
00:46:06effectivement
00:46:07il est absolument
00:46:08insupportable
00:46:09de menacer
00:46:10un magistrat
00:46:11ou un juge
00:46:12néanmoins
00:46:13la question
00:46:13qui se posait
00:46:14on avait le sentiment
00:46:14que si vous critiquiez
00:46:16une décision
00:46:16de justice
00:46:16alors vous sortiez
00:46:18du champ raisonnable
00:46:19d'abord
00:46:20c'est la structure
00:46:21même
00:46:22du droit
00:46:23français
00:46:24que de critiquer
00:46:24puisque un revirement
00:46:26de jurisprudence
00:46:26il intervient bien
00:46:27après une critique
00:46:28de décision de justice
00:46:29donc vous voyez bien
00:46:30que la décision de justice
00:46:32par nature
00:46:32elle n'a de sens
00:46:33qu'à un instant T
00:46:34en fonction d'une situation
00:46:35donnée
00:46:35et elle peut bien entendu
00:46:36être critiquée
00:46:37c'est même le fondement
00:46:38de la démocratie
00:46:38pourquoi il existe
00:46:41aujourd'hui
00:46:41des recours
00:46:42c'est bien qu'une décision
00:46:43de justice
00:46:43peut être critiquée
00:46:45sinon il n'y aurait
00:46:45pas de recours
00:46:46elle serait indiscutable
00:46:48et puis dès la première instance
00:46:50la décision serait prise
00:46:51donc il va de soi
00:46:52qu'une décision
00:46:53peut être critiquée
00:46:53surtout
00:46:54quand on
00:46:55au regard
00:46:56et avec l'éclairage
00:46:58que vient de donner
00:46:58maître Pardot
00:46:59de ce changement
00:47:01en fait
00:47:02un peu de doctrine
00:47:03quelque part
00:47:03où maintenant
00:47:04il y a cette notion
00:47:05de faisceau d'indice
00:47:06on sait très bien
00:47:07quand même
00:47:07qu'une des raisons
00:47:08pour laquelle
00:47:08on a aboli
00:47:09la peine de mort
00:47:10c'est parce que
00:47:11s'il y avait
00:47:11le moindre risque
00:47:12d'une injustice
00:47:13on ne voulait pas
00:47:14pouvoir donner la mort
00:47:15donc c'est bien quand même
00:47:16qu'il y a des risques
00:47:17d'injustice
00:47:17alors avec un faisceau
00:47:19d'indice
00:47:19comment on peut condamner
00:47:20et après se pose la question
00:47:22au-delà de la critique
00:47:22de la décision de justice
00:47:24à proprement parler
00:47:25se pose la problématique
00:47:27de la peine
00:47:27et d'exécution provisoire
00:47:28c'est à dire qu'en fait
00:47:29normalement
00:47:31on vous explique toujours
00:47:32que la prison
00:47:32n'a de vertu
00:47:34que dans certains cas
00:47:34quand il faut retrancher
00:47:35quelqu'un de la société
00:47:36parce qu'il représente
00:47:37un risque majeur
00:47:38mais que sinon
00:47:39la prison n'a pas vraiment
00:47:40de vertu
00:47:40d'ailleurs
00:47:41les mêmes magistrats de gauche
00:47:42je vous explique que
00:47:43globalement la prison
00:47:44n'a pas beaucoup de vertu
00:47:45etc
00:47:45puisqu'elle ne sert à rien
00:47:46et là tout d'un coup
00:47:47elle servirait
00:47:48pour un ancien président
00:47:49de la république
00:47:49mais c'est absolument aberrant
00:47:51je voulais vous partager
00:47:52cette phrase
00:47:52alors on n'a pas eu le temps
00:47:53de la sortir
00:47:53c'est Jean-Michel Apathy
00:47:54qui soulève
00:47:56l'un des arguments
00:47:59donc du TC
00:48:01page 358
00:48:03le soin particulier
00:48:05que Claude Guéant
00:48:05et Brice Hortefeux
00:48:06ont mis à présenter
00:48:07Nicolas Sarkozy
00:48:08comme étant étranger
00:48:09à ce processus
00:48:11corrobore au contraire
00:48:13le fait
00:48:13qu'il en était parfaitement
00:48:14informé
00:48:14si vous voyez
00:48:15moi j'ai du mal à comprendre
00:48:17sur votre plateau
00:48:20Rachel Kahn
00:48:20a eu une formule
00:48:22qui me paraît être
00:48:22la formule la plus juste
00:48:24elle dit
00:48:25au fond
00:48:26ce qui fait
00:48:27la culpabilité
00:48:28de Nicolas Sarkozy
00:48:29c'est la peine
00:48:30qui est prononcée
00:48:30contre lui
00:48:31c'est à dire
00:48:32c'est une inversion
00:48:33du système
00:48:33où parce qu'il a été
00:48:35condamné
00:48:35forcément il est coupable
00:48:37et c'est ça
00:48:38qui nous heurte
00:48:39c'est cette idée
00:48:41que l'on a le droit
00:48:42de critiquer
00:48:43en plus ça
00:48:43pardon
00:48:44mais quand on est
00:48:46un défenseur
00:48:47de l'état de droit
00:48:48on est d'abord
00:48:49un défenseur
00:48:50du double degré
00:48:51de juridiction
00:48:51voilà
00:48:52donc encore une fois
00:48:54ceux qui font la critique
00:48:56de ceux qui critiquent
00:48:58en disant
00:48:58ils portent atteinte
00:48:59à l'autorité
00:49:00de la justice
00:49:01se trompent
00:49:02parce que justement
00:49:03on défend le droit
00:49:04il ne me viendrait pas
00:49:05à l'idée
00:49:06de faire une défense
00:49:07de rupture
00:49:07en disant
00:49:08je honnie les juges
00:49:10au contraire
00:49:10je leur demande
00:49:11de partager avec moi
00:49:13le respect de la loi
00:49:14car sinon je suis
00:49:15dans la totale
00:49:16insécurité juridique
00:49:17et bien évidemment
00:49:18depuis cette condamnation
00:49:19depuis ce séisme
00:49:20il y a un débat
00:49:21à nouveau sur la table
00:49:23c'est
00:49:23la partialité
00:49:25ou l'impartialité
00:49:26des juges
00:49:27aujourd'hui en France
00:49:28Alain Finkielkraut
00:49:29s'exprimait
00:49:29aujourd'hui
00:49:30il a réagi
00:49:31à cette condamnation
00:49:31et lui il dénonce
00:49:32clairement une république
00:49:33des juges
00:49:34alors est-ce que c'est
00:49:34vraiment le cas
00:49:35ou pas
00:49:35je vous pose la question
00:49:36on l'écoute
00:49:37rien aujourd'hui
00:49:40n'arrête
00:49:41le pouvoir
00:49:42judiciaire
00:49:43le pouvoir des juges
00:49:44on va en reparler
00:49:45le pouvoir judiciaire
00:49:46qui fait
00:49:47ce qu'il veut
00:49:48qui persécute
00:49:50Nicolas Sarkozy
00:49:51depuis
00:49:52des décennies
00:49:54à cause
00:49:56de ses propos
00:49:57très critiques
00:49:58à l'égard
00:50:00de la magistrature
00:50:01alors des gens
00:50:02nous disent
00:50:02la justice
00:50:05a manifesté
00:50:06son indépendance
00:50:08si les juges
00:50:10avaient été
00:50:13vraiment
00:50:13indépendants
00:50:15ils auraient eu
00:50:16le courage
00:50:17de précisément
00:50:19se démarquer
00:50:20de tous leurs
00:50:21prédécesseurs
00:50:22dans cette affaire
00:50:23mais
00:50:24ils ont fait preuve
00:50:25de corporatisme
00:50:27et d'un conformisme
00:50:29absolument
00:50:30affligeant
00:50:32Olivier Benkemoun
00:50:34le débat est donc
00:50:35relancé
00:50:36sur l'impartialité
00:50:37ou non
00:50:38des juges
00:50:39alors voilà
00:50:40beaucoup s'expriment
00:50:41aujourd'hui
00:50:41il y a cette interrogation
00:50:43tous les magistrats
00:50:44bien évidemment
00:50:45la majorité même
00:50:46des magistrats
00:50:47font leur travail
00:50:48le plus honnêtement
00:50:49possible
00:50:50mais il y a des interrogations
00:50:51parce qu'on sait
00:50:51qu'il y a des syndicats
00:50:52qui sont marqués
00:50:53très politiquement
00:50:54aujourd'hui à gauche
00:50:55et qui font de la politique
00:50:57au fond
00:50:57c'est ça qui sème le trou
00:50:58oui et puis il y a cette question
00:50:59est-ce qu'un juge
00:51:01a le droit d'être politisé
00:51:02on sait très bien
00:51:05que le politique
00:51:06fait vraiment très attention
00:51:07à ne pas mettre les mains
00:51:08dans la justice
00:51:09c'est une obligation
00:51:10il y a vraiment
00:51:11une
00:51:12c'est très très important
00:51:14pour tous les hommes
00:51:15et les femmes politiques
00:51:16de ne pas se mêler
00:51:17de la justice
00:51:18vraiment
00:51:19de laisser l'indépendance
00:51:20absolue de la justice
00:51:21est-ce que la justice
00:51:22doit faire la même chose
00:51:23est-ce qu'il est possible
00:51:24à des
00:51:24à des magistrats
00:51:26de se syndiquer
00:51:27de participer
00:51:28à des manifestations
00:51:30ça a été le cas
00:51:31effectivement
00:51:32cette présidente
00:51:33puisqu'elle a participé
00:51:34en 2001
00:51:35à Nice
00:51:36en 2011
00:51:37à une manifestation
00:51:39contre Nicolas Sarkozy
00:51:40donc le petit doute
00:51:42est là
00:51:42à partir du moment
00:51:43où il y a le doute
00:51:44la question
00:51:45est simplement
00:51:46posée
00:51:47parce qu'il y a des institutions
00:51:48qui ne vont pas syndiquer
00:51:49qui n'ont pas le droit
00:51:50de manifester
00:51:50je pense à la raison militaire
00:51:51par exemple
00:51:52tout à l'heure
00:51:52Robert Brocher était là
00:51:53c'est un ami
00:51:54on va l'écouter
00:51:54de Nicolas Sarkozy
00:51:56il dit
00:51:56de son point de vue
00:51:58l'erreur de Nicolas Sarkozy
00:51:59c'est ne pas avoir évoqué
00:52:01là encore
00:52:02là encore
00:52:03pardon
00:52:04d'abord
00:52:04il faut
00:52:05il faut
00:52:06il faut voir les choses
00:52:07avec intelligence
00:52:08il y a eu une affaire
00:52:09qui est l'affaire du Modem
00:52:10qui était je crois
00:52:12jugée par la même composition
00:52:13où
00:52:14la même juridiction
00:52:16a dit
00:52:17on ne peut pas
00:52:18condamner
00:52:19faute de preuve
00:52:20qui a été considéré
00:52:21comme une position
00:52:23et un retour
00:52:24à ce que je disais
00:52:25vous voyez donc
00:52:26c'est compliqué
00:52:28que les juges
00:52:29aient des opinions politiques
00:52:31évidemment
00:52:31tout le monde
00:52:32a des opinions politiques
00:52:34tout le métier
00:52:35c'est de
00:52:36s'en séparer
00:52:38et surtout
00:52:39que ça ne soit pas
00:52:40perçu comme tel
00:52:41alors
00:52:41il y a une position
00:52:43de la Cour européenne
00:52:44des droits de l'homme
00:52:45qui dit
00:52:46il ne faut pas
00:52:46uniquement
00:52:47être indépendant
00:52:49il faut que
00:52:50l'impartialité
00:52:51soit perçue
00:52:53comme telle
00:52:53qu'il n'ait pas
00:52:53une apparence
00:52:54de partialité
00:52:55évidemment
00:52:57qu'après
00:52:58dans le cadre
00:52:59du droit
00:53:00dans le cadre
00:53:01des recours
00:53:01il faudra aussi
00:53:03peut-être
00:53:03que ce débat
00:53:04soit posé
00:53:04il ne peut pas
00:53:05être posé
00:53:06moi ce qui m'agace
00:53:07un tout petit peu
00:53:08dans l'argument
00:53:08il fallait le poser
00:53:10devant le tribunal
00:53:11il fallait
00:53:11il y a des procédures
00:53:13pour se faire
00:53:14il ne fallait pas
00:53:15hésiter à les faire
00:53:16et quand on ne les fait pas
00:53:18c'est ce que dit d'ailleurs
00:53:18Nicolas Sarkozy
00:53:20dans son interview au JD
00:53:22parce que son interview
00:53:22c'est un interview
00:53:24qui se place
00:53:25dans le cadre
00:53:25de l'état de droit
00:53:26il n'est pas du tout
00:53:27en disant
00:53:28les juges ont pris
00:53:29le pouvoir
00:53:30etc.
00:53:31ce que dit Alain Fickelkraut
00:53:32mais il dit
00:53:33moi je me bats
00:53:34pour l'état de droit
00:53:35et je considère
00:53:36que la décision
00:53:37n'a pas respecté
00:53:38l'état de droit
00:53:39c'est ça
00:53:40le combat à mener
00:53:41c'est contre cette décision
00:53:43c'est sûrement pas
00:53:44contre les juges
00:53:46si l'état de droit
00:53:46n'a pas été
00:53:47respecté
00:53:49c'est qu'il y a un vice
00:53:50dans l'état de droit
00:53:51ça pose quand même
00:53:52une vision
00:53:52mais c'est pour ça
00:53:52Olivier
00:53:53c'est pour ça
00:53:54c'est pour ça
00:53:54qu'il y a des recours
00:53:55c'est pour ça
00:53:56que ce qui est
00:53:57heurtant dans cette décision
00:53:58c'est qu'on prive
00:53:59de quoi
00:54:00alors il y a le recours
00:54:01mais il n'est pas effectif
00:54:02le recours
00:54:06perd de son effectivité
00:54:07parce que quand vous avez
00:54:08passé du temps en prison
00:54:10c'est compliqué
00:54:11c'est le mal effet
00:54:13le mal effet
00:54:14et peut-être
00:54:15y avait-il
00:54:16mais c'est pour ça
00:54:17que certains parlent
00:54:18d'une volonté
00:54:18d'humilier aussi
00:54:19l'ancien chef de l'état
00:54:20ça semble être une vengeance
00:54:21enfin ça semble être
00:54:22même évident
00:54:23d'abord je vous rappelle
00:54:23quand même le mur des cons
00:54:24dans lequel vous aviez
00:54:26entre autres affiché
00:54:28donc c'est Clément Veillenal
00:54:29qui avait trouvé
00:54:30ce mur dans lequel
00:54:31il y avait le mur des cons
00:54:32dans lequel il y avait
00:54:32bien sûr Nicolas Sarkozy
00:54:33déjà ça c'est un peu problématique
00:54:35mais il y avait aussi
00:54:35un général qui avait perdu
00:54:36sa fille violée
00:54:37par un multirécidiviste
00:54:38qui avait été mis en liberté
00:54:39alors qu'il n'aurait pas
00:54:40dû être en liberté
00:54:41et il avait été considéré
00:54:42comme un con
00:54:43parce qu'il avait osé
00:54:43mettre en cause la justice
00:54:44donc on voit bien quand même
00:54:45qu'il y a un problème
00:54:45avec cette justice
00:54:46et au-delà de ça
00:54:48je pense que
00:54:48si vous voulez
00:54:49tous les juges
00:54:50ne sont pas impartiaux
00:54:52mais la difficulté
00:54:53c'est que quand vous êtes
00:54:54de gauche
00:54:54la cause
00:54:55la cause passe avant
00:54:56tout le reste
00:54:57je vous garantis
00:54:58que si vous prenez
00:54:59des magistrats de droite
00:54:59pour la plupart
00:55:00ils vont juger en droit
00:55:01point final
00:55:02mais sauf qu'à gauche
00:55:04la cause passe
00:55:05avant tout le reste
00:55:06soutien aux terroristes
00:55:08éventuellement
00:55:09relax de criminels
00:55:11multirécidivistes
00:55:12parce qu'on considère
00:55:12que la prison
00:55:13n'est pas la solution
00:55:13et parce qu'ils ont
00:55:14des difficultés sociales
00:55:15etc
00:55:15donc c'est ça
00:55:16la grande difficulté
00:55:17c'est quand l'idéologie
00:55:19finalement prend le pas
00:55:20sur le droit
00:55:21ça veut dire quoi
00:55:23juger en droit
00:55:23en réalité juger en droit
00:55:25parce que
00:55:25en fait
00:55:25si tu as un faisceau
00:55:28de présomption
00:55:28tu juges quoi
00:55:29tu juges selon
00:55:30ton intime conviction
00:55:31en réalité
00:55:31donc juger en droit
00:55:33ça veut dire quoi
00:55:34c'est ça
00:55:35Olivier
00:55:36c'est ça le combat
00:55:37qu'il faut mener
00:55:37le combat qu'il faut mener
00:55:39c'est de revenir
00:55:40à un système
00:55:41très simple
00:55:42qui est le système
00:55:43de la preuve
00:55:43et on a vu
00:55:45dans deux
00:55:46dossiers
00:55:48de Nicolas Sarkozy
00:55:48qui disaient tout le temps
00:55:50où sont les preuves
00:55:50où sont les preuves
00:55:52le tribunal ne dit pas
00:55:53j'ai des preuves
00:55:54il dit
00:55:55il y a des faisceaux
00:55:56d'indices
00:55:57par exemple
00:55:57il dit
00:55:58sur l'association
00:56:01de malfaiteurs
00:56:01quelque chose
00:56:02qui me heurte
00:56:03personnellement
00:56:04parce que l'association
00:56:04de malfaiteurs
00:56:05déjà c'est une infraction
00:56:07un peu pour tout
00:56:07mais surtout
00:56:08dans ce cas là
00:56:10l'association
00:56:11de malfaiteurs
00:56:12elle n'est pas faite
00:56:12parce qu'il y a eu
00:56:13un acte positif
00:56:15de Nicolas Sarkozy
00:56:16c'est parce que
00:56:18il ne pouvait ignorer
00:56:19que ses collaborateurs
00:56:22envisager d'eux
00:56:24c'est à dire que
00:56:25c'est une intention
00:56:26qui n'est pas la sienne
00:56:27dans la rédaction même
00:56:29mais c'est une intention
00:56:30qui est celle
00:56:31de collaborateurs
00:56:32c'est une intention
00:56:33du fait d'autrui
00:56:34à ce moment là
00:56:35vous ouvrez un champ
00:56:36immense
00:56:37de conséquences
00:56:40parce que
00:56:40vous devenez responsable
00:56:42même pas
00:56:43de votre propre action
00:56:44même pas
00:56:45de l'action
00:56:46de vos collaborateurs
00:56:47mais de l'intention
00:56:48qu'ils auraient pu avoir
00:56:49et à ce jour
00:56:49le doute
00:56:50l'incompréhension
00:56:51n'est pas dissipée
00:56:51donc
00:56:52et en principe
00:56:53le doute
00:56:54le principe de droit
00:56:56qui encore
00:56:58est foulé au pied
00:56:59c'est qu'en principe
00:57:00le doute
00:57:01doit profiter
00:57:02c'est à dire
00:57:02mais pardon
00:57:03les grands responsables
00:57:04c'est qui ?
00:57:06c'est sûrement pas
00:57:06les magistrats
00:57:07non
00:57:07ce sont les politiques
00:57:08eux-mêmes
00:57:08parce que
00:57:09quand Olivier disait
00:57:10très justement
00:57:11que les politiques
00:57:12ne veulent plus
00:57:13aller vers la justice
00:57:14ou font très attention
00:57:15ils font attention
00:57:16parce qu'ils ont
00:57:17une trouille bleue
00:57:19de cela
00:57:19et ils pensent
00:57:21bêtement
00:57:21qu'en se donnant
00:57:23des airs
00:57:24de moi je laisse
00:57:25la justice faire
00:57:26je ne commande pas
00:57:27des décisions de justice
00:57:28je fais des lois
00:57:29qui sont les plus
00:57:30démago possibles
00:57:31par exemple
00:57:32sur l'exécution provisoire
00:57:33ils vont être tranquilles
00:57:36ou quand ils créent
00:57:38après l'affaire Cahuzac
00:57:40des machines incroyables
00:57:43tous
00:57:44ça leur tombe
00:57:46contre tous
00:57:46et quand ils font
00:57:47des commentaires
00:57:48comme j'ai vu
00:57:48des commentaires
00:57:48abjects
00:57:50par exemple
00:57:50de Manon Aubry
00:57:51qui rit
00:57:51d'un homme
00:57:52qui va en détention
00:57:53qui rit
00:57:54au moment
00:57:55où il va en détention
00:57:56qui le parodie
00:57:57c'est insupportable
00:58:00cela devrait calculer
00:58:01il y en a un
00:58:02qui l'a compris
00:58:02j'en termine
00:58:03c'est Jean-Luc Mélenchon
00:58:04parce que vous remarquerez
00:58:06que vous n'avez pas vu
00:58:07exactement
00:58:08il n'a pas réagi
00:58:09il n'a pas réagi
00:58:11parce qu'il sait
00:58:11de quoi il s'agit
00:58:12lui
00:58:12alors ce que
00:58:13je vous propose
00:58:14on reparlera bien évidemment
00:58:15beaucoup de non-réactions
00:58:16moi je trouve
00:58:16et beaucoup de non-réactions
00:58:18et notamment
00:58:18proche de Nicolas Sarkozy
00:58:20on aura l'occasion
00:58:21toute la semaine
00:58:21bien évidemment
00:58:22de revenir sur ce séisme
00:58:24il nous reste
00:58:24un peu plus de 6 minutes
00:58:25je voulais vous entendre
00:58:26sur deux sujets
00:58:27revenir dans un premier temps
00:58:28sur cette nouvelle agression
00:58:30antisémite
00:58:30et puis aussi
00:58:31sur cette déclaration
00:58:31de Donald Trump
00:58:32qui promet une grande surprise
00:58:34dans le Moyen-Orient
00:58:34on va profiter
00:58:36de votre présence
00:58:37Olivier Pardot
00:58:38on le répète
00:58:39pour nos téléspectateurs
00:58:40qui ne vous connaissent pas
00:58:40vous êtes l'un des avocats
00:58:41de Benjamin Netanyahou
00:58:42et peut-être une bonne nouvelle
00:58:43à nous annoncer
00:58:44mais avant
00:58:45cette nouvelle agression
00:58:46antisémite
00:58:47dont personne ne parle
00:58:49d'une violence
00:58:50et d'une lâcheté inouïe
00:58:51avec ces faits
00:58:52qui se sont déroulés
00:58:52dans la commune de Hier
00:58:53dans l'Essonne
00:58:54cela s'est passé samedi matin
00:58:56et ces mots
00:58:57absolument horribles
00:58:58sale juif
00:58:58on va te tuer
00:58:59la victime a été
00:59:01en plus de ces mots
00:59:03attaquée par derrière
00:59:04rouée de coups au sol
00:59:05l'auteur des faits
00:59:06a pris la fuite
00:59:07la victime
00:59:08un homme de 67 ans
00:59:10a donc été hospitalisé
00:59:11il est pu ressortir
00:59:12cet après-midi
00:59:13nous avons pu recueillir
00:59:15le témoignage
00:59:15de Michel Sarfati
00:59:16qui est rabbin
00:59:17justement dans l'Essonne
00:59:18choqué bien évidemment
00:59:19par cette agression
00:59:20regardez
00:59:20les risques
00:59:23que courent
00:59:25les jeunes
00:59:26et les juifs
00:59:28de ce quartier
00:59:29mériteraient
00:59:30une augmentation
00:59:32de la surveillance
00:59:33et des mesures
00:59:35de sécurité
00:59:36que ce qu'ils ont
00:59:38jusqu'à présent
00:59:40de ce dont ils bénéficient
00:59:41à savoir
00:59:41la police vient
00:59:43aux heures d'entrée
00:59:44dans les synagogues
00:59:46pour prier
00:59:47puis elle revient
00:59:47à la sortie
00:59:48mais cette personne
00:59:50religieuse
00:59:52est allée
00:59:53en dehors
00:59:54des heures
00:59:55de prière
00:59:55se trempait
00:59:57s'immerger
00:59:58dans un
00:59:58bain rituel
00:59:59ils n'auraient jamais
01:00:01imaginé
01:00:02qu'en sortant
01:00:02ils soient agressés
01:00:03de manière lâche
01:00:05par derrière
01:00:06j'espère
01:00:07de tout coeur
01:00:07que la police
01:00:08arrivera
01:00:09à retrouver
01:00:10cet agresseur
01:00:12et aujourd'hui
01:00:13il est urgent
01:00:14que la police
01:00:15mette le maximum
01:00:16de moyens
01:00:17pour retrouver
01:00:18cet auteur
01:00:19Emmanuel Macron
01:00:21qui avait dit
01:00:22il y a quelques jours
01:00:23savoir l'inquiétude
01:00:24des français juifs
01:00:25et il avait assuré
01:00:26la mobilisation
01:00:27du pays
01:00:27face à l'antisémitisme
01:00:29Alice Cordier
01:00:30pas d'acte concret
01:00:31le sursaut
01:00:33n'a pas eu lieu
01:00:33pas de prise de parole
01:00:34et on voit
01:00:35finalement
01:00:36qu'on est
01:00:36face à un tsunami
01:00:37aujourd'hui
01:00:38notamment depuis
01:00:39le 7 octobre
01:00:39d'actes antisémites
01:00:41aujourd'hui
01:00:41sur le territoire français
01:00:42pas une journée
01:00:43finalement
01:00:43sans que nous en parlions
01:00:45Tout à fait
01:00:45et même avant le 7 octobre
01:00:46les actes antisémites
01:00:47étaient les premiers
01:00:48entre 2020 et 2022
01:00:49il y avait 150 violences physiques
01:00:51sur des personnes juives
01:00:5250 sur des personnes chrétiennes
01:00:54et 25 sur des personnes musulmanes
01:00:56donc on se rend bien compte
01:00:57là où je pense
01:00:59c'est
01:00:59on a sous-estimé
01:01:00d'abord ces chiffres là
01:01:01parce qu'on entend beaucoup
01:01:02parler d'islamophobie
01:01:04d'actes antismusulmans
01:01:05qui existent aussi
01:01:05attention
01:01:06il ne faut pas les nier
01:01:07mais on a l'impression
01:01:08qu'aujourd'hui
01:01:09la religion
01:01:10qui est aujourd'hui
01:01:11en danger en France
01:01:12c'est l'islam
01:01:12alors que c'est faux
01:01:13les chiffres le montrent bien
01:01:14les faits anti-juifs
01:01:18et les faits anti-chrétiens
01:01:19sont les plus importants
01:01:20aujourd'hui en France
01:01:22et il y a un silence
01:01:24des autorités
01:01:24qui est assez consternant
01:01:27et puis une incapacité aussi
01:01:29on ne peut pas mettre
01:01:29un policier
01:01:30derrière chaque personne
01:01:31de confession juive
01:01:32en France
01:01:33c'est évident
01:01:33et non plus derrière
01:01:34chaque personne
01:01:35de confession chrétienne
01:01:36néanmoins
01:01:37il y a des choses
01:01:38qui peuvent être faites
01:01:38il y a des déclarations
01:01:39qui peuvent être faites
01:01:40on peut taper du poing
01:01:41sur la table
01:01:42on parlait tout à l'heure
01:01:44de Raed Issa
01:01:45donc ce fameux frère
01:01:47d'un des cerveaux
01:01:50du 7 octobre
01:01:51qui aujourd'hui
01:01:52est tout frais payé
01:01:52en France
01:01:53ça, ça pourrait être
01:01:54un geste fort
01:01:55en disant
01:01:55on ne supporte pas ça
01:01:56et ce serait même
01:01:56sans même parler
01:01:58de la hausse
01:01:58de l'antisémitisme
01:01:59en France
01:01:59je pense que ce serait
01:02:00la base
01:02:00mais il n'y a pas
01:02:01d'acte concret
01:02:02il n'y a pas d'acte
01:02:03fortement symbolique
01:02:05ça n'existe pas
01:02:06peut-être un mot
01:02:07parce qu'il nous reste
01:02:07très peu de temps
01:02:08et on va écouter Olivier Pardot
01:02:09entre les actes
01:02:09anti-juifs
01:02:10et les actes
01:02:11anti-chrétiens
01:02:11parce qu'aujourd'hui
01:02:12c'est le même ressort
01:02:13il faut bien comprendre
01:02:14que le juif
01:02:14n'est plus attaqué
01:02:15en tant que juif
01:02:16à patrie
01:02:17de la main visible
01:02:18etc
01:02:18il est attaqué
01:02:18en tant que fer de lance
01:02:20de l'Occident
01:02:20au Proche-Orient
01:02:21avec Israël
01:02:22et il est attaqué
01:02:23en tant que partisan
01:02:24d'un État-nation
01:02:24et c'est ça
01:02:25qu'il faut bien comprendre
01:02:26et c'est pour ça
01:02:26qu'il y a un lien étroit
01:02:28aujourd'hui
01:02:28entre les actes
01:02:29anti-chrétiens
01:02:29et les actes
01:02:30anti-juifs
01:02:30On arrive pratiquement
01:02:32au terme de cette émission
01:02:33on aura l'occasion
01:02:34de reparler bien évidemment
01:02:35de ce nouvel acte antisémite
01:02:36particulièrement odieux
01:02:37mais Olivier Pardot
01:02:39je souhaitais profiter
01:02:40de votre présence
01:02:40pour revenir sur cette déclaration
01:02:42de Donald Trump
01:02:43il va accueillir lundi
01:02:44le Premier ministre israélien
01:02:46Benyamin Netanyahou
01:02:47alors Donald Trump
01:02:47qui a promis
01:02:48quelque chose de spécial
01:02:50il dit une première
01:02:51nous avons une réelle chance
01:02:52de réussir au Moyen-Orient
01:02:54nous sommes tous prêts
01:02:54à accomplir une grande chose
01:02:55une première
01:02:57nous y parviendrons
01:02:58alors est-ce que cela veut dire
01:03:00est-ce que cela veut dire
01:03:01que nous pouvons espérer
01:03:02la libération des otages
01:03:04via un accord
01:03:06entre les Etats-Unis
01:03:07Benyamin Netanyahou
01:03:09est-ce que vous avez
01:03:10des informations
01:03:11en ce sens ?
01:03:11Alors je vais parler
01:03:11sous le contrôle
01:03:12d'Olivier Ben Kemoun
01:03:13qui connaît bien la situation
01:03:14et notamment le journal
01:03:15Haaretz
01:03:16ce matin
01:03:17qui est un journal israélien
01:03:18important
01:03:19a indiqué que
01:03:21le Hamas
01:03:22je préciserai
01:03:23les choses
01:03:24a accepté
01:03:25les 21 conditions
01:03:27posées par le plan
01:03:29de Donald Trump
01:03:31et que
01:03:33le Premier ministre
01:03:35israélien
01:03:35va le rencontrer
01:03:36sans doute
01:03:37pour également
01:03:38accepter ces points
01:03:39parmi ces points
01:03:40il y a la libération
01:03:40immédiate
01:03:41de tous les otages
01:03:42ça c'est le premier
01:03:44élément fondamental
01:03:45le deuxième point
01:03:47il y a
01:03:48le départ
01:03:49du Hamas
01:03:49de Gaza
01:03:52et enfin
01:03:53il va y avoir
01:03:54parmi les points
01:03:55l'arrivée d'une force
01:03:57et d'un gouvernement
01:03:58technocratique
01:03:59donc pas tout à fait
01:03:59l'autorité palestinienne
01:04:01pour diriger
01:04:02la Cisjordanie
01:04:04et Gaza
01:04:06donc c'est vraiment
01:04:07quelque chose
01:04:08de nouveau
01:04:09mais pourquoi
01:04:10cette fois
01:04:11on peut avoir
01:04:11un espoir
01:04:12qui aurait été
01:04:13souvent douché
01:04:14c'est parce que
01:04:15la négociation
01:04:16ne s'est pas fait
01:04:17véritablement
01:04:18avec le Hamas
01:04:19elle s'est fait
01:04:20plutôt
01:04:20avec le Qatar
01:04:22et d'autres pays
01:04:23qui ont un poids
01:04:24sur le Hamas
01:04:25et enfin
01:04:26dernier point
01:04:27les 3000
01:04:29ou 2500
01:04:30djihadistes
01:04:32du Hamas
01:04:32qui restent
01:04:34à Gaza City
01:04:35qui sont encerclés
01:04:36par l'armée
01:04:36israélienne
01:04:37c'est en quelque sorte
01:04:38l'élite
01:04:39du Hamas
01:04:40qui
01:04:40ce sont les chefs
01:04:42et
01:04:43eux
01:04:43ne sont pas
01:04:45comme ceux
01:04:45qu'ils envoient
01:04:46à la mort
01:04:46notamment
01:04:47leurs enfants
01:04:48ils ont envie
01:04:49d'être épargnés
01:04:51et peut-être
01:04:52que la position
01:04:52de force
01:04:53qui a été faite
01:04:54et l'offensive
01:04:55qui a été faite
01:04:56fait qu'ils sont
01:04:57enfin
01:04:57au moment de la réduction
01:04:58donc une note
01:04:59d'espérance
01:05:00pour terminer
01:05:00cette émission
01:05:01Olivier Pardo
01:05:01je pense
01:05:02je pense
01:05:03qu'on est là
01:05:04vraiment
01:05:05un tournant
01:05:06et peut-être
01:05:07à la fin
01:05:07de la guerre
01:05:08et tout le monde
01:05:09le souhaite
01:05:10et la libération
01:05:11des otages
01:05:11une note d'espérance
01:05:12donc pour terminer
01:05:13cette émission
01:05:13Olivier Benkémoun
01:05:14vous suivrez demain
01:05:15d'ailleurs cette réunion
01:05:16il y a quand même
01:05:17un énorme doute
01:05:18sur ce que fait
01:05:19réellement le ramas
01:05:20ce sont des terroristes
01:05:24ce sont des types
01:05:24qui à chaque fois
01:05:25ont essayé
01:05:26d'y oui
01:05:27puis ont reculé
01:05:28etc
01:05:28donc il y a le poids
01:05:29de l'Amérique
01:05:30il y a le poids du Qatar
01:05:30il y a le poids de l'Egypte
01:05:32Donald Trump
01:05:32avec tous ces pays
01:05:33sous la main
01:05:35qui étaient
01:05:36à l'énu
01:05:37et avec leurs représentants
01:05:39Benjamin Netanyahou
01:05:40est à New York
01:05:41donc
01:05:41il l'a également
01:05:43sous la main
01:05:43ils peuvent discuter
01:05:44directement
01:05:45mais encore une fois
01:05:46moi je suis toujours
01:05:48dans l'interrogation
01:05:51en me disant
01:05:51quand j'ai vu
01:05:52de quelle manière
01:05:53peut agir le ramas
01:05:54je me dis que jusqu'au
01:05:54dernier moment
01:05:55il va y avoir
01:05:55des négociations
01:05:56des choses
01:05:56et des trucs
01:05:57qui ne seront pas clairs
01:05:58et qu'à la fin
01:05:58tout va capoter
01:06:00parce qu'effectivement
01:06:01ils sont encore
01:06:03en train
01:06:03d'être armés
01:06:05de continuer
01:06:06à combattre
01:06:07de soi-disant
01:06:08résister
01:06:09alors qu'ils
01:06:10auraient dû capituler
01:06:12depuis longtemps
01:06:12et relâcher les otages
01:06:13parce que c'est le seul
01:06:14moyen de mettre fin
01:06:15à cette guerre
01:06:15rendre tous les otages
01:06:17et on en saura plus
01:06:18et vous suivrez ça
01:06:19de très près
01:06:19Olivier Benkemoun
01:06:20demain
01:06:21avec cette rencontre
01:06:22entre le président
01:06:23américain
01:06:24et le premier ministre
01:06:25israélien
01:06:25un grand merci
01:06:26à tous les quatre
01:06:27d'avoir aidé
01:06:28nos chers amis
01:06:29téléspectateurs
01:06:29à décrypter
01:06:31analyser
01:06:31cette actualité
01:06:32riche
01:06:32vous l'aurez compris
01:06:33actualité qui se poursuit
01:06:34avec Noemi Harli
01:06:36dans un instant
01:06:36l'édition de la nuit
01:06:37un grand merci
01:06:38à Coralie De Laplace
01:06:39de m'avoir aidé
01:06:40à préparer cette émission
01:06:41et puis demain 5h55
01:06:42Romain Desarbres
01:06:43pour la matinale
01:06:44très bonne nuit
01:06:44sur CNews
01:06:45bien sûr
01:06:46Merci d'avoir regardé cette vidéo !
01:06:48Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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