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  • il y a 4 mois

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Transcription
00:00Le nouveau président de la région, Jérôme Durin, était en déplacement hier dans Lyon.
00:04Le premier chez nous dans son nouveau costume.
00:06Il a visité à Joigny la fonderie Business Alu-Mazouet,
00:10alors que l'industrie fait face à de nombreux défis et des difficultés.
00:13On en parle avec le directeur du développement de l'entreprise ce matin.
00:16Il répond à vos questions Thierry Boulan.
00:18Bonjour Benjamin Janvier.
00:19Bonjour.
00:20Alors quel message vous avez fait passer au président de la région ?
00:23On ne le reçoit pas tous les jours le président de la région.
00:25C'était une première fois, c'était sa première visite.
00:27Et d'ailleurs nous pouvons continuer à lui faire passer des messages.
00:30en le remerciant d'être venu à Joigny visiter notre PME avec l'ensemble des élus locaux.
00:35Donc on a profité de ce moment pour pouvoir lui présenter l'évolution de la société
00:38qui, avec le passage de 5 millions de chiffres d'affaires à 11,5 millions sur les 8 dernières années,
00:44avec 5 millions d'investissements financés à 25% par les subventions,
00:49plans de relance, territoires, industries et la région.
00:52On lui a aussi demandé de relayer auprès des élus nationaux
00:55la difficulté des industriels à suivre les réorientations très fréquentes de notre gouvernement.
01:03Alors justement, le gouvernement en ce moment, on est dans une période de latence.
01:08On l'est un petit peu depuis plusieurs mois, depuis ces élections législatives l'année dernière.
01:14Quel impact ça a sur votre activité, vous ?
01:18En fait, à aujourd'hui, les réorientations permanentes font qu'on a beaucoup de difficultés à savoir où investir,
01:25dans quel sens se positionner, sachant que...
01:30Oui ?
01:34Donc, quel problème vous avez ?
01:38Est-ce que ça vous pose des problèmes de visibilité ?
01:42Est-ce que vous hésitez par exemple à embaucher ?
01:45Parce que justement, ces orientations que vous n'arrivez pas à prendre,
01:50vous laissent un petit peu dans l'incertitude ?
01:53Aujourd'hui, on n'hésite pas à embaucher.
01:54On voit qu'on est passé de 45 personnes à 70 personnes sur les 8 dernières années.
01:58On a un chemin avec quand même un contexte relativement compliqué
02:02où on était orienté vers le véhicule roulant à 90%.
02:07Aujourd'hui, on a entamé une diversification vers de nouveaux secteurs.
02:11Ces nouveaux secteurs, on a besoin d'investir pour pouvoir changer de type de client.
02:18Et on aimerait avoir un peu de soutien de la région et du gouvernement
02:22pour avoir une trajectoire claire sur l'orientation à donner à notre entreprise.
02:27Alors, vous avez changé de trajectoire.
02:29Vous êtes passé de l'automobile, vous êtes diversifié.
02:32L'automobile, c'était quoi ? 90% avant ?
02:34A l'origine, déjà, quand on parle d'automobile, on parle de véhicule roulant.
02:40Et le véhicule roulant, pour nous, il y a trois différents secteurs.
02:43Il y a le poids lourd, l'utilitaire et l'automobile.
02:46Ce qu'on voit, c'est que l'automobile, c'est le secteur qui est aujourd'hui en crise.
02:50Et en revanche, l'utilitaire et le poids lourd, c'est des marchés qui arrivent à se tenir.
02:56Aujourd'hui, on est passé de 90% sur le véhicule roulant à 58%.
03:01Ça veut dire que pour les 42% autres, vous travaillez avec quel secteur, pour quel genre d'entreprise ?
03:10On a opéré à une diversification sur notre site de Joigny,
03:13où on est passé avec de nouveaux clients sur le secteur de l'énergie et de la filtration.
03:18Et on a aussi opéré une diversification avec de la croissance externe.
03:21Donc, un changement de secteur, ça se fait, j'imagine, sur plusieurs années ?
03:26Ça ne se fait pas du jour au lendemain ?
03:27C'est un plan stratégique qui a été défini maintenant, il y a trois ans,
03:31où on s'est donné cinq ans pour pouvoir réorienter notre entreprise vers de nouveaux secteurs.
03:36Alors, en parlant de soutien, tout à l'heure, vous avez bénéficié d'un plan de relance de 800 000 euros en 2020,
03:41étalé sur trois ans.
03:44Alors, ces 800 000 euros, c'est de l'argent qu'on vous prête ou c'est de l'argent qu'on vous donne ?
03:50C'est de l'argent qui nous a été donné, qui nous a permis de pouvoir investir,
03:55comme on l'a dit tout à l'heure, on a investi à hauteur de 5 millions d'euros,
03:59qui a permis de pouvoir moderniser notre outil de production.
04:02Nous avions deux robots en 2017, nous sommes passés à 20 robots en 2025.
04:07Est-ce que, dans une entreprise comme la vôtre, il y a une espèce de chasse à la subvention ?
04:13C'est-à-dire qu'il y a quelqu'un qui est spécialisé pour dire que cet investissement va pouvoir être aidé ?
04:21Alors, à aujourd'hui, il n'y a pas de chasse à la subvention.
04:24Il faut que les entreprises puissent être autonomes et pouvoir financer leur croissance.
04:28En revanche, pour pouvoir rester compétitifs vis-à-vis des pays de l'Est et des pays asiatiques,
04:33les subventions sont toujours les bienvenues.
04:34Alors, comme d'autres entreprises, je suppose que vous avez pris de plein fouet
04:39la hausse exponentielle du coût de l'énergie.
04:44Comment on se relève de ça ?
04:46D'abord, ça a représenté quoi pour votre entreprise ?
04:49Effectivement, suite à la crise ukrainienne en 2022,
04:52nous sommes passés d'une facture d'énergie de 350 000 euros à 1,5 million d'euros.
04:57Donc, 20% ont été pris en charge par l'État la première année,
05:0010% la deuxième année.
05:02Certains d'autres clients nous ont accompagnés à hauteur de 60%
05:06et le reste a été pris en charge par la société BAM.
05:09Vous comprenez que les deux dernières années ont pu être compliquées.
05:12Si vous aviez un message à adresser au Premier ministre,
05:15ça serait quoi ? Dépêchez-vous ?
05:17On veut de la visibilité ?
05:19Le message qu'on souhaite faire passer à notre gouvernement,
05:23c'est que ce qui serait bien, c'est que tout le monde puisse travailler de concert
05:26pour pouvoir accompagner le monde industriel,
05:29sachant qu'on remarque que ce n'est pas le cas actuellement.
05:31Mais pas dans la région ?
05:33Si ?
05:33Dans la région ?
05:35On peut considérer que vous, en tout cas, vous avez été aidé.
05:38Nous, on a été aidé.
05:39Aujourd'hui, on se sent soutenu,
05:40malgré qu'on remarque les diminutions des finances des organismes qui nous accompagnent.
05:45Merci beaucoup.
05:46Merci beaucoup, Benjamin.
05:47Janvier, je rappelle que vous êtes le directeur du développement de l'entreprise,
05:51La Fonderie, Business, Alu, Majué, on l'appelle BAM aussi.
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