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  • il y a 7 mois
La commission des affaires économiques organise une table ronde sur les enjeux de l'accord entre l'Union européenne et la Mercosur, pour l'agriculture française. L'accord a été adopté par la Commission européenne le 3 septembre dernier. Largement critiqué, notamment pour des raisons de « concurrences déloyales », il doit encore être approuvé par les 27 États-membres et le Parlement européen. Retrouvez les échanges entre les députés et les représentants de la FNSEA, des Jeunes agriculteurs, de la Coordination rurale, de la Confédération paysanne et du Modef.

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00:00:00Générique
00:00:00...
00:00:06Bonjour, la séance est ouverte, c'est votre émission pour ne rien manquer de l'actualité parlementaire.
00:00:14Aujourd'hui, dans ce nouvel épisode, nous prenons la direction de la Commission des affaires économiques
00:00:20pour une table ronde sur les enjeux de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur pour l'agriculture française.
00:00:28Autour de la table, les principaux syndicats agricoles en France. Tous dénoncent une concurrence déloyale. On les écoute.
00:00:35Merci de cette initiative et merci de nous donner la parole aujourd'hui sur ce sujet du Mercosur,
00:00:41qui est un des points centrales qui animent aujourd'hui les débats agricoles.
00:00:46Mais je pourrais vous parler d'autres sujets d'échange.
00:00:48On pourrait parler de ce qui se passe avec les Etats-Unis, avec la Chine, avec l'Ukraine.
00:00:51Mais acceptons de nous concentrer aujourd'hui sur ce qu'est le Mercosur.
00:00:53Et cette audition, elle intervient près d'un an, après une position très claire prise par l'Assemblée nationale pour dire non à cet accord.
00:01:00Cet accord vieux de plus de 25 ans. Je ne vais pas revenir sur les tenants de cet accord parce qu'il a déjà été largement commenté.
00:01:09Je voudrais vous dire quelle est la position de la FNSA au moment où nous nous trouvons.
00:01:12La première, c'est que nous sommes hostiles à une forme de commerce dans lequel l'Europe n'exerce pas le principe de réciprocité.
00:01:18Dit autrement, nous sommes favorables à des échanges agricoles parce qu'il en faut, parce que la France peut avoir des intérêts offensifs,
00:01:25parce que nous ne produisons pas la totalité des denrées dont nous avons besoin dans ce pays
00:01:29et que si les Français veulent continuer à boire un café le matin, eh bien nous aurons besoin de continuer à échanger.
00:01:35Pour autant, il faut le faire avec des règles qui sont des règles de réciprocité.
00:01:38C'est vrai en agriculture, c'est vrai dans tous les domaines et par ailleurs, l'Europe s'est dotée d'un certain nombre de normes dont elle a la nécessité de faire appliquer les contrôles.
00:01:50Et donc notre problème problématique, c'est évidemment cette importation forte sans réciprocité de notre point de vue,
00:01:57qui clairement dans un accord, et c'est ce que dit la présidente de la commission, Mme von der Leyen, est favorable à l'Europe,
00:02:02mais elle reconnaît aussi qu'il est défavorable à l'agriculture, et d'ailleurs dès les premiers jours, elle avait parlé d'indemnisation ou d'une enveloppe d'indemnisation, on pourra y revenir.
00:02:11La deuxième chose, c'est que cet accord, contrairement aux nouveaux accords, puisque c'est maintenant les standards de la commission,
00:02:18doit faire l'objet de mesures miroirs, et cet accord n'a pas de mesures miroirs, de mesures de réciprocité,
00:02:25qui permettraient de faire en sorte que les échanges puissent se faire encore une fois de manière loyale,
00:02:29et sans distorsion de concurrence, qui évidemment grève notre industrie.
00:02:34Alors je n'ignore pas, et j'ai eu ces échanges avec d'autres représentants d'autres secteurs économiques,
00:02:39que pour les voitures, pour la tech, peut-être pour l'industrie, il peut y avoir des intérêts offensifs,
00:02:44mais tout le monde est très au clair quant au fait que l'agriculture est une des variables d'ajustement de cet accord.
00:02:49Je le dis aussi parce que cet accord nous paraît déséquilibré à travers un principe qui est ce fameux mécanisme de rééquilibrage,
00:02:55c'est-à-dire que non seulement on a un accord, mais toute évolution à venir de l'accord aurait des répercussions,
00:03:02et la possibilité pour l'un ou l'autre des signataires de demander des compensations.
00:03:08Et donc on rentre dans un tunnel où on ne verra jamais le bout,
00:03:11et il me semble que le coût à payer pour notre continent est extrêmement fort,
00:03:14et évidemment c'est le cas pour notre pays.
00:03:17Alors vous avez posé la question, Madame la Présidente, de savoir ce qu'ont pensé des clauses de sauvegarde.
00:03:21Elles sont pour nous inefficaces à ce stade.
00:03:23D'ailleurs je reprends le verbatim du Président de la République ou de la Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation,
00:03:27Madame Genevard, qui ont parlé très clairement de clauses de sauvegarde,
00:03:32pardon, de clauses miroirs, mais absolument pas de clauses de sauvegarde.
00:03:35Pourquoi elles sont de notre point de vue inefficaces ?
00:03:38Pour deux raisons.
00:03:38La première c'est qu'elles sont aujourd'hui unilatérales,
00:03:40c'est-à-dire qu'à aucun moment les pays du Mercosur n'ont validé leur accord
00:03:45quant à cette discussion autour des clauses de sauvegarde dites renforcées,
00:03:49et que donc c'est à ce stade un marché de dupla.
00:03:53Deuxième chose, c'est qu'on parle dans les clauses de sauvegarde des prix et des volumes,
00:03:56ce qui sur le fond est une bonne chose,
00:03:58mais qui dans le contexte actuel prévoit des standards annuels de plus ou moins 10%.
00:04:03Inutile de vous dire que dans un accord de cette nature,
00:04:06je pense que les autres pays auront à cœur de ne pas dépasser les 10%
00:04:10et tous les ans de venir s'alimenter en prix et en volume
00:04:15pour faire en sorte que ça ne déclenche pas
00:04:16et qu'en fait on puisse continuer à importer massivement.
00:04:20Alors vous avez interrogé, on parle souvent de la viande bovine,
00:04:22et je le dis devant la présidente de la Fédération nationale bovine
00:04:25qui m'accompagne, Patrick Benézy,
00:04:26mais je pourrais vous parler de la volaille,
00:04:28on parle de 180 000 tonnes, de la viande porcine, du sucre,
00:04:31180 000 tonnes, de l'éthanol, 450 000 tonnes,
00:04:34qui mettraient notre industrie à mal,
00:04:37et là évidemment pour nous c'est un casus belli.
00:04:41Donc je l'ai dit, ces clauses de sauvegarde inefficaces,
00:04:43quant à la perspective du fonds d'indemnisation,
00:04:46nous dit-on 6,2 milliards au moment où on se parle,
00:04:49on sait très bien que la négociation budgétaire
00:04:51dans le cadre de la politique agricole commune ne fait que commencer
00:04:53et qu'évidemment elle est loin d'être aboutie.
00:04:56Donc tout ça nous amène aujourd'hui à nous opposer fortement à cet accord,
00:05:01et dans les 30 secondes qui me restent,
00:05:02je voudrais vous dire que nous nous sommes mobilisés
00:05:04auprès de l'ensemble de nos collègues européens
00:05:06pour faire en sorte que, y compris dans les pays qui sont favorables,
00:05:09je pense à l'Allemagne, je pense à l'Espagne,
00:05:12l'ensemble des agriculteurs qui se regroupent dans un syndicat
00:05:14qui s'appelle le COPA, qui siège à Bruxelles,
00:05:16qui représente les 27 États membres,
00:05:18nous avons tous co-signé dans les 27 pays
00:05:21une déclaration pour dire notre refus de voir ce sujet.
00:05:25Et donc notre préoccupation au moment où on se parle,
00:05:27c'est que va faire le président de la République,
00:05:29comment le gouvernement entend-il agir,
00:05:31quelle est la marge de manœuvre des députés français,
00:05:34mais on interrogera aussi les députés européens,
00:05:36et enfin comment on mobilise le monde agricole.
00:05:38Merci beaucoup.
00:05:39Merci monsieur le président.
00:05:41Madame Véronique Lefloc, présidente de la coordination rurale.
00:05:44Merci.
00:05:45Bonjour à tous, madame la présidente,
00:05:47messieurs les députés et chers collègues.
00:05:51Alors mesdames, messieurs,
00:05:52La coordination rurale en appelle à votre responsabilité,
00:05:56l'heure est grave.
00:05:57Avec le traité du Mercosur,
00:05:59c'est un véritable agricide qui se prépare.
00:06:01La faillite annoncée de milliers d'exploitations françaises
00:06:05et la capitulation de la France face à la Commission européenne.
00:06:09En fragilisant durablement notre capacité à produire notre alimentation,
00:06:13ce traité condamne notre souveraineté alimentaire.
00:06:16Et au bout du compte,
00:06:17c'est bien le consommateur qui en paiera le prix.
00:06:19Je ne vais pas rappeler tous les chiffres,
00:06:24mais dans tous les cas,
00:06:27ce que l'on peut voir,
00:06:27c'est qu'en 2022,
00:06:28le déficit en biens agricoles de l'Union européenne,
00:06:31avec le Mercosur,
00:06:32atteignait déjà 30 milliards d'euros.
00:06:35Avec l'accord, ça sera pire.
00:06:37On a parlé d'affumatifs de viande,
00:06:40je ne rappellerai pas les tonnages.
00:06:42Le Brésil aussi,
00:06:43dans son plan de développement agricole,
00:06:46du moins celui de 2018-2028,
00:06:48prévoit des augmentations non seulement de production,
00:06:52mais surtout des augmentations d'exportation.
00:06:5534% d'exportation en plus pour la production de viande bovine,
00:06:5839% d'exportation en plus pour le porc,
00:07:0126% de production de volaille de plus,
00:07:03mais 26% d'exportation de plus en volaille d'ici 2032.
00:07:08Des rapports prévoient aussi que la Commission européenne
00:07:12serait déficitaire de près de 5% de production
00:07:18par rapport à sa consommation d'ici 2032.
00:07:22C'est comme si l'Europe s'inscrivait dans une baisse de production
00:07:26compensée par des importations.
00:07:28La consommation mondiale de viande est en augmentation.
00:07:32Il suffit de lire les rapports brésiliens.
00:07:35En France, la balance commerciale de la viande,
00:07:37toute viande confondue,
00:07:39ne cesse de se dégrader,
00:07:41approchant un déficit proche des 3 milliards d'euros en 2023,
00:07:45alors qu'elle était positive de 770 millions d'euros en 2001.
00:07:49L'Europe doit pouvoir répondre à sa propre demande.
00:07:53Il faut sécuriser nos approvisionnements
00:07:55et ne plus être dépendant ou éviter cette dépendance aux pays tiers.
00:08:00Il faut juste aussi se rappeler l'embargo par rapport au soja en 1973.
00:08:09Alors à qui profite le crime ?
00:08:12En tout cas, pas aux producteurs ni français ni européens.
00:08:16Par contre, oui, à certaines multinationales.
00:08:19Tereos, avec ses 7 usines au Brésil,
00:08:21pourra importer de ses filiales 180 000 tonnes de sucre sans droits de douane.
00:08:26JBS, Tyson Food,
00:08:28contrôlent déjà 40% du marché mondial de la viande.
00:08:32Les géants céréaliers, ABCD, Archer, Bunch, Cargill et Louis-Dreyfus,
00:08:37maîtrisent 70% du marché mondial.
00:08:40Ces acteurs fabriquent la volatilité des prix
00:08:43et condamnent nos exploitations.
00:08:45Tout ça est un non-sens environnemental et sanitaire.
00:08:47Je pense que c'est partagé par tous.
00:08:50D'autant plus que nous pouvons parler de clauses miroirs
00:08:54qui ne semblent et qui ne peuvent être effectives,
00:08:59étant donné le faible pourcentage de produits contrôlés.
00:09:02Le bon sens voudrait que nous importions uniquement ce que nous ne pouvons pas produire
00:09:08et que nous exportions nos surplus.
00:09:10Au lieu de ça, on va faire venir de la viande de l'autre bout du monde,
00:09:13booster aux OGM et issus de la déforestation,
00:09:16alors même qu'un règlement européen prévoyait la non-importation de produits issus de la déforestation.
00:09:24Vous l'avez appris comme moi aujourd'hui,
00:09:26que ce règlement, dont son application, était reportée à 2026.
00:09:33Alors, la Commission européenne a signé unilatéralement
00:09:39ou a séparé unilatéralement l'accord commercial du volet politique.
00:09:45Autrement dit, nos parlements sont court-circuités.
00:09:48C'est un déni de démocratie et la preuve de l'impuissance française dans l'Union européenne.
00:09:53Concernant les clauses de sauvegarde,
00:09:56elles ne sont qu'une promesse dans cet accord.
00:10:00Il faut bien faire signer la France.
00:10:03Il faut aussi penser au mécanisme de rééquilibrage
00:10:06qui, lui, prévoit des sanctions financières
00:10:08en cas de baisse d'importation et de flux commerciaux.
00:10:14Un mot aussi concernant la réserve de crise de l'Union européenne.
00:10:18Qu'on ne souhaiterait pas voir abondée
00:10:20pour, justement, venir en compensation de ces accords.
00:10:25Et dans mes 30 secondes qui finissent,
00:10:27juste dire que c'est le moment de faire acter l'exception agriculturelle.
00:10:32Comme en 1993, lors des négociations de l'Uruguay Round,
00:10:36dans le cadre des accords du GATT,
00:10:38la France avait refusé d'inclure les services de l'audiovisuel
00:10:42dans les accords de libre-échange.
00:10:43Elle avait imposé une clause d'exception culturelle
00:10:46affirmant que la culture devait être exclue
00:10:48des règlements commerciaux classiques
00:10:50avec une loi aboutie, votée, le 1er février 1994.
00:10:55On attend ce courage politique.
00:10:57Merci.
00:10:58Merci, Madame la Présidente.
00:10:59Monsieur Quentin Leguille,
00:11:00secrétaire général des Jeunes agriculteurs.
00:11:02Je ne veux pas aller par quatre chemins chez Jeunes agriculteurs.
00:11:07Nous sommes fortement opposés au traité du Mercosur.
00:11:13Nous avons d'une part, ici, en France et dans l'Union européenne,
00:11:17des agriculteurs de moins en moins nombreux et de moins en moins jeunes.
00:11:20Je pense que Jeunes agriculteurs, si je ne le cite pas,
00:11:24d'autres le feront pas forcément à ma place.
00:11:27C'est 20% des agriculteurs ont moins de 40 ans.
00:11:31Nous avons, d'autre part, l'impact et une régularité
00:11:33des aléas climatiques qui explosent partout
00:11:35au sein même de l'Union européenne.
00:11:37Pour rappel, c'est un million d'hectares
00:11:39qui a brûlé cet été au sein même de l'Union européenne.
00:11:42Dans ce contexte, nous avons besoin d'une planification,
00:11:45de notre planification et de perspectives d'avenir
00:11:49et surtout pas d'accords de libre-échange
00:11:51qui bradent notre agriculture.
00:11:52Nous avons une Commission européenne
00:11:55qui, elle, semble jouer à un double jeu.
00:11:58D'une main, elle serre la main de Trump et du Mercosur.
00:12:01De l'autre, elle baisse le budget de la PAC pour les agriculteurs.
00:12:04Nous, chez JIA, nous le considérons pro-européens
00:12:07et nous attendons aujourd'hui une autre politique.
00:12:10On pourrait dire que nous marchons encore sur la tête
00:12:11avec une incohérence dans les normes.
00:12:13La France-Union européenne impose des règles strictes
00:12:16aux agriculteurs mais ouvre les marchés
00:12:18à des produits non conformes à celui-ci,
00:12:20produits que nous produisons déjà en quantité suffisante,
00:12:22sur le territoire français et européen.
00:12:25Nous sommes aussi profondément préoccupés
00:12:27par les pratiques interdites en Europe
00:12:29associées aux importations.
00:12:31Usage de produits phytosanitaires interdits,
00:12:33déforestation illégale ou pratiques d'élevage.
00:12:35Sur les produits phytosanitaires,
00:12:37j'ai relevé un chiffre qui peut être parlant.
00:12:41Sur seule la culture du maïs au sein même du Brésil
00:12:45et de l'Argentine,
00:12:45ce n'est pas moins de 178 molécules autorisées,
00:12:50178 sur la culture du maïs.
00:12:54Sur ces 178, 92 sont interdites
00:12:57au sein même de l'Union européenne
00:12:59et 138 de ces 178 sont interdites
00:13:04sur le territoire français.
00:13:05138.
00:13:06Ça représente 77,5%, soit presque 80%
00:13:10des produits interdits sur le territoire français
00:13:13utilisés au sein même du Mercosur.
00:13:16Les clauses de sauvegarde
00:13:17qui ont été invoquées par les responsables actuels
00:13:19semblent pour nous inefficaces
00:13:21et incapables de protéger l'Union européenne.
00:13:23On a même envie d'en rajouter à quel coût,
00:13:25avec quel argent.
00:13:26Dans ces moments de sauvegarde,
00:13:29dans ces moments où il faut tous nous dire
00:13:31nous serrons la ceinture,
00:13:33on nous met en face des clauses de sauvegarde
00:13:36où potentiellement, il faudra payer.
00:13:39Payer qui ?
00:13:40Payer les pays du Mercosur ?
00:13:41Payer les agriculteurs ?
00:13:43Pour une défiance, une concurrence ?
00:13:45Il va falloir.
00:13:46Aujourd'hui, on n'est pas suffisamment clair sur tout ça.
00:13:48Cet accord est une menace
00:13:49pour notre souveraineté alimentaire
00:13:51et notre capacité à relever les défis climatiques
00:13:53et du coup, notre renouvellement
00:13:55des générations d'agriculteurs.
00:13:58Aujourd'hui, c'est la responsabilité
00:13:59de nos gouvernements de protéger
00:14:00l'agriculture française européenne.
00:14:02C'est pourquoi nous demandons,
00:14:03nous, jeunes agriculteurs,
00:14:04aux Européens, eurodéputés,
00:14:07de rejeter le texte sans ambiguïté
00:14:09et au président de la République, Emmanuel Macron,
00:14:11et d'en le faire, le même avec ses homologues,
00:14:14président européen,
00:14:15de s'y opposer aussi sans ambiguïté.
00:14:17Merci à vous.
00:14:20Merci, monsieur le secrétaire général.
00:14:22Monsieur Stéphane Gallet,
00:14:23porte-parole nationale de la Confédération paysanne.
00:14:25Merci.
00:14:26Merci de nous donner la parole, madame la présidente.
00:14:28Je serai assez direct,
00:14:29parce que nous, ce qui nous intéresse,
00:14:31au-delà des constats qu'on partage,
00:14:32c'est quelle stratégie, collectivement,
00:14:35on peut mettre en place pour sortir de cette impasse,
00:14:38pour sortir de cette menace de l'accord UE-Mercosur.
00:14:43Vous le savez, nous, la Confédération paysanne,
00:14:45on est historiquement engagés contre les accords
00:14:47de libre-échange, depuis toujours.
00:14:49On est d'accord avec les syndicats,
00:14:51ici présents, mes collègues syndiqués,
00:14:54sur le fait que c'est un accord néfaste,
00:14:56que c'est un accord dangereux pour les éleveurs,
00:14:58les éleveuses,
00:14:58et les éleveuses,
00:14:59que c'est un accord dans lequel les clauses de sauvegarde,
00:15:02les clauses miroirs,
00:15:03ne permettront pas l'équité du commerce,
00:15:07que c'est un accord structurellement
00:15:08source de volatilité des prix,
00:15:11de dérégulation des marchés,
00:15:12et de concurrence déloyale.
00:15:13Ça, sur les constats, on est d'accord.
00:15:15Et donc, on se félicite, nous,
00:15:16de voir naître un front commun,
00:15:18une voie commune,
00:15:20avec l'ensemble des syndicats,
00:15:21une voie commune qui rejoint la position historique
00:15:24de la Confédération paysanne
00:15:25et son combat, aussi,
00:15:26pour la souveraineté alimentaire.
00:15:27Pour peu qu'on soit d'accord
00:15:29sur la définition de souveraineté alimentaire,
00:15:30on aura peut-être l'occasion d'en causer.
00:15:33Mais ce front commun,
00:15:35on ne peut pas être efficace
00:15:37sans convergence avec les citoyens
00:15:38et les parlementaires.
00:15:39Pour pouvoir espérer que la France
00:15:40sorte des ambiguïtés
00:15:41et assume une position ferme,
00:15:43que le président Macron
00:15:45assume aussi ses promesses,
00:15:48celles qu'il avait tenues la main sur le cœur,
00:15:49par exemple, au Salon de l'agriculture,
00:15:51c'est-à-dire s'opposer fermement
00:15:53et définitivement à l'accord du maire Croissure,
00:15:55on doit pouvoir établir un front commun large.
00:15:59Encore une fois, avec les citoyens
00:16:00et vous, les parlementaires.
00:16:03Et pour qu'un front commun fort
00:16:04soit le socle d'une stratégie gagnante
00:16:06contre cet accord de Mercosur,
00:16:08il faut aussi sortir des postures
00:16:09et des incohérences.
00:16:10Il faut des actes clairs.
00:16:12On ne peut pas être contre
00:16:14l'accord UAM-Mercosur
00:16:16et pour les politiques du moins disant.
00:16:17On ne peut pas revendiquer
00:16:18de protéger notre agriculture
00:16:20et de l'autre côté,
00:16:22pousser des mesures accélérant
00:16:23la course à la compétitivité,
00:16:25en demandant l'autorisation
00:16:26des pesticides interdits,
00:16:28déréglementant les OGM,
00:16:30détrécoutant les droits sociaux.
00:16:32Jusqu'où allons-nous aller
00:16:33pour espérer être compétitifs ?
00:16:36Doit-on s'aligner sur les salaires
00:16:37à 1 euro de l'heure ?
00:16:38C'est ça, l'avenir ?
00:16:39C'est ça qui a été porté
00:16:40aussi au moment de la loi Duplomb ?
00:16:43On ne peut pas défendre
00:16:44des intérêts agriculteurs
00:16:46et aussi, en même temps,
00:16:47avoir des ambitions
00:16:47pour les entreprises d'agro-industrie
00:16:49implantées au Brésil.
00:16:50Comme c'est le cas pour le groupe Avril,
00:16:52présidé par le président Rousseau,
00:16:55ici présent.
00:16:56C'est l'orchestration
00:16:57d'une stratégie volontairement perdante.
00:17:00Nous, ce qui nous intéresse,
00:17:01c'est d'avoir une stratégie gagnante.
00:17:04Bloquer l'accord du Mercosur,
00:17:05c'est d'intérêt général.
00:17:06Cela ne concerne pas uniquement
00:17:08notre corporation,
00:17:08mais toute notre société.
00:17:10Ça déstructure notre territoire,
00:17:11ça déstructure notre agriculture,
00:17:13ça tue les paysans et les paysannes.
00:17:15Encore une fois,
00:17:16les décideurs politiques
00:17:17doivent avoir le courage
00:17:18de la clarté.
00:17:19C'est ça que je viens vous dire
00:17:20ici, aujourd'hui.
00:17:21Vous aussi, parlementaires,
00:17:23vous devez avoir le courage
00:17:24de la clarté
00:17:25et assumer une position
00:17:27politique courageuse.
00:17:30Vouloir abaisser nos normes
00:17:31pour se battre
00:17:31sur des marchés mondiaux,
00:17:33comme avec la loi Duplomb,
00:17:35ou protéger un modèle agricole
00:17:37de qualité
00:17:37et donc réguler les marchés.
00:17:39C'est ça le choix à faire.
00:17:39La seule position politique
00:17:44est d'avoir une position claire
00:17:47contre l'accord du Mercosur.
00:17:48Sans ambiguïté,
00:17:49sans compromis,
00:17:50sans compromission,
00:17:51il n'y a pas de clause de sauvegarde,
00:17:53de clause miroir salutaire.
00:17:55Il ne peut pas y avoir
00:17:56de trahison des éleveurs
00:17:57et des éleveuses,
00:17:57je le dis avec gravité.
00:17:59Il ne peut pas y avoir
00:18:00de trahison des éleveurs
00:18:01et des éleveuses
00:18:01et des filières.
00:18:02Donc, effectivement,
00:18:05on appelle à un front commun,
00:18:06on appelle à faire bloc,
00:18:08tous ensemble,
00:18:09un front commun large,
00:18:10encore une fois,
00:18:10avec les citoyens,
00:18:11les citoyennes,
00:18:12les parlementaires,
00:18:13le monde professionnel agricole
00:18:14et qui nous rejoignent.
00:18:17Nous, on appelle aussi
00:18:18à nous rejoindre
00:18:19dans notre mobilisation
00:18:20du 14 octobre
00:18:21pour faire face
00:18:22à cet accord
00:18:23du EIE-Marcosur-Mortifère.
00:18:25Merci.
00:18:27Merci, monsieur le porte-parole
00:18:29de National.
00:18:30Je passe maintenant
00:18:31la parole à monsieur Nicolas Guittard,
00:18:33secrétaire national du MoDef.
00:18:34Merci.
00:18:43Bonjour, madame la présidente
00:18:44des affaires économiques.
00:18:46Bonjour, monsieur le député,
00:18:47madame la députée.
00:18:49Bon, tout d'abord,
00:18:51je ne vais pas faire si long
00:18:53que tous mes confrères
00:18:55parce qu'on est d'accord
00:18:56sur pas mal de sujets.
00:18:59on sait très bien
00:19:01que ce qu'on revendique
00:19:03que le MoDef,
00:19:04on va dire
00:19:04qu'il est temps
00:19:06actuellement
00:19:06de sortir de l'agriculture
00:19:08de tous les accords
00:19:10de libre-échange.
00:19:12Ça, on veut que vous,
00:19:13vraiment,
00:19:13vous en preniez conscience.
00:19:15Les agriculteurs,
00:19:17il ne faut pas oublier,
00:19:18il y a un an et demi,
00:19:19on était tous dehors
00:19:20pour réclamer
00:19:22un revenu décent
00:19:23qui pourrait être réalisé
00:19:26grâce à la régulation
00:19:28des marchés.
00:19:29Au lieu de cela,
00:19:30la Commission européenne
00:19:31négociait à tout va
00:19:32la libéralisation
00:19:34de l'agriculture
00:19:35au nom des 27 Etats membres.
00:19:37Une fois de plus,
00:19:39l'Union européenne
00:19:40a choisi d'abandonner
00:19:41et d'ignorer
00:19:41ceux qui nourrissent
00:19:43en lançant
00:19:44ceux qui nous nourrissent,
00:19:47si vous voulez,
00:19:47pardon,
00:19:48excusez-moi,
00:19:50de la ratification
00:19:50de l'écorce
00:19:52Mercosud.
00:19:54En décrivant
00:19:55le cadre commercial
00:19:56avec les Etats-Unis
00:19:57et en annonçant
00:19:58en même temps
00:19:58une veste de 22%
00:20:00du budget de la PAC
00:20:01pour 2027,
00:20:03le MoDef
00:20:04appelle les eurodéputés
00:20:05et les Etats membres
00:20:06de l'Union européenne
00:20:07à rejeter
00:20:09les traités
00:20:09de libre-échange
00:20:10et de défendre
00:20:11les paysans et paysannes.
00:20:13La Commission européenne
00:20:15vient d'utiliser
00:20:16le 3 septembre
00:20:17une entourloupe supplémentaire
00:20:18pour imposer
00:20:18le traité de libre-échange
00:20:20entre Union européenne
00:20:21et pays
00:20:22et Mercosur.
00:20:24Comme on l'a dit
00:20:25parmi nous tous,
00:20:28tous les tonnages
00:20:30qui sont prévus
00:20:30que ce soit
00:20:31en viande de bovine,
00:20:32en volaille,
00:20:33en tonneau de miel
00:20:34et j'en passe,
00:20:36ils constituent
00:20:37une grave menace
00:20:38pour l'agriculture française
00:20:39et met une concurrence
00:20:40déloyale
00:20:41avec des normes
00:20:42environnementales,
00:20:43sociales
00:20:43et sanitaires
00:20:44différentes
00:20:45qui sont inacceptables
00:20:47par rapport
00:20:48nous,
00:20:48il nous faut être
00:20:49plus blancs que blancs
00:20:51et derrière,
00:20:52on va nous nourrir
00:20:54avec quoi ?
00:20:56Ça,
00:20:56j'espère que tout le monde
00:20:57en est bien conscient
00:20:58et c'est ça
00:20:58qu'on trouve vraiment
00:20:59d'aujourd'hui.
00:21:00C'est ce qu'il y a
00:21:01de la Commission européenne
00:21:05pour les marchés agricoles
00:21:06publiée en 2025,
00:21:08la production de viande
00:21:09de bovine
00:21:10dans l'Union européenne
00:21:11devrait baisser
00:21:11de 1,3%.
00:21:13En début de l'année,
00:21:16les trois plus gros
00:21:16pays producteurs
00:21:17ont déjà enregistré
00:21:18une diminution
00:21:19de leur production
00:21:20de viande
00:21:20de 4,1%
00:21:21pour la France,
00:21:224,8%
00:21:23pour l'Espagne,
00:21:235,2%
00:21:25pour l'Allemagne.
00:21:27Cette baisse
00:21:28devrait se poursuivre
00:21:30également en 2026
00:21:31en raison
00:21:32de la diminution
00:21:32du cheptel.
00:21:35Le 1er juillet
00:21:362025,
00:21:37la France comptait
00:21:382,4%
00:21:40de vaches laitantes
00:21:40en moins
00:21:41par rapport
00:21:41à 2024.
00:21:44Cette année,
00:21:45les différentes maladies,
00:21:47l'AMHE,
00:21:48l'AFCO
00:21:48et l'ADNC
00:21:50qui viennent d'apparaître
00:21:51ont entraîné
00:21:52des problèmes
00:21:52de reproduction
00:21:53et de diminution
00:21:54des naissances.
00:21:56La baisse
00:21:57de la production
00:21:57de viande
00:21:58a conduit
00:21:59à une diminution
00:22:00des exportations
00:22:01de 7,6%
00:22:03en janvier
00:22:04et avril
00:22:05par rapport
00:22:05à 2024.
00:22:07Mais cette importation
00:22:08devrait, elle,
00:22:08augmenter
00:22:09de 5%
00:22:10en 2025.
00:22:12L'an passé,
00:22:12les importations
00:22:13de viande
00:22:13de bovine
00:22:13avaient connu
00:22:15une hausse
00:22:15de 8,3%.
00:22:16La clause
00:22:22de sauvegarde
00:22:23annoncées
00:22:23sont juridiquement
00:22:25complexes
00:22:25à mettre
00:22:26en œuvre
00:22:27pour la viande
00:22:28bovine
00:22:28et d'autres.
00:22:29On se demande
00:22:30comment vous allez
00:22:31vraiment pouvoir
00:22:32gérer cela.
00:22:36Lors de notre
00:22:37conférence de presse,
00:22:38nous avions demandé
00:22:39au Parlement européen
00:22:40et à la France
00:22:43de formuler
00:22:44une requête
00:22:44en nullité
00:22:46auprès de la Cour
00:22:46de justice
00:22:47de l'Union européenne.
00:22:49Les parlementaires
00:22:49français doivent
00:22:51s'en emparer
00:22:51pour refuser
00:22:52ce nouveau
00:22:54diktat
00:22:54de la Commission européenne.
00:22:57On vous en remercie,
00:22:58le MoDef,
00:22:59vous remercie
00:23:00car 80 députés
00:23:01ont déposé
00:23:02le 15 septembre
00:23:03une proposition
00:23:04de résolution européenne
00:23:06visant à enrayer
00:23:07le processus
00:23:08de ratification
00:23:08de l'accord
00:23:09lancé le 3 septembre
00:23:10par la Commission européenne.
00:23:13Le MoDef
00:23:14appelle tous les États
00:23:15à quitter l'ONC
00:23:16immédiatement.
00:23:17Il faut créer
00:23:18un nouveau cadre
00:23:18international
00:23:19pour l'agriculture
00:23:20et le commerce
00:23:21fondé
00:23:22sur la souveraineté
00:23:23alimentaire
00:23:24des peuples.
00:23:25Car il ne faut pas
00:23:26oublier
00:23:26qu'il y a quelques temps
00:23:28on nous disait
00:23:31aux éleveurs
00:23:31qu'on voulait
00:23:32créer une souveraineté
00:23:34alimentaire.
00:23:36Où c'est parti ?
00:23:38Où c'est venu ?
00:23:39Où on en est ?
00:23:41Qu'est-ce qu'on fait
00:23:42de l'agriculture française ?
00:23:44Qu'est-ce qu'on promet
00:23:44à nos éleveurs ?
00:23:47Le problème ?
00:23:48C'est ça que je voudrais
00:23:49que vous empariez.
00:23:51Merci.
00:23:51Voilà.
00:23:52Merci bien.
00:23:53Merci monsieur
00:23:54le secrétaire national.
00:23:56Donc nous passons maintenant
00:23:58aux oratrices
00:23:59et orateurs
00:23:59de groupe parlementaire.
00:24:01Donc nous commençons
00:24:02pour le groupe
00:24:03du Rassemblement national
00:24:04avec monsieur
00:24:05Hervé Delépineau.
00:24:07Merci madame la présidente,
00:24:08mesdames et messieurs
00:24:09les représentants
00:24:10des organisations
00:24:11syndicales agricoles.
00:24:12Nous vous auditionnons
00:24:13aujourd'hui
00:24:14alors que Bruxelles
00:24:15tente d'imposer
00:24:15par la force
00:24:16l'accord de libre-échange
00:24:17Union européenne
00:24:18Mercosur.
00:24:19Le 3 septembre dernier,
00:24:21la Commission européenne
00:24:21a en effet lancé
00:24:22de manière officielle
00:24:23le processus
00:24:24de ratification
00:24:25malgré la colère
00:24:26des agriculteurs européens
00:24:27et propose par ailleurs
00:24:29de réduire
00:24:30l'enveloppe PAC
00:24:30de la France
00:24:31de 2 milliards d'euros.
00:24:33Sur le fond,
00:24:34cet accord organise
00:24:34le pillage méthodique
00:24:36de notre agriculture
00:24:37par la promotion
00:24:37d'une concurrence déloyale.
00:24:39Les chiffres sont clairs,
00:24:41100 000 tonnes supplémentaires
00:24:42de bœuf sud-américain
00:24:43à droits réduits,
00:24:45180 000 tonnes de volailles
00:24:47en duty-free
00:24:47et une brèche énorme
00:24:48sur les biocarburants
00:24:49avec 650 000 tonnes
00:24:51d'éthanol
00:24:52dont 450 000
00:24:53totalement libres de droits
00:24:54et 200 000
00:24:55à tarif réduit.
00:24:56En résumé,
00:24:57l'Europe veut nous imposer
00:24:58l'importation massive
00:24:59de produits
00:25:00qui ne respectent
00:25:01ni nos normes sociales,
00:25:02ni nos exigences sanitaires,
00:25:04ni nos contraintes
00:25:05environnementales.
00:25:06Dans le même temps,
00:25:07l'ANSES impose
00:25:08aux agriculteurs français
00:25:09de nouvelles restrictions
00:25:10sur les produits
00:25:11phytosanitaires.
00:25:12Bruxelles multiplie
00:25:13les obligations bureaucratiques
00:25:14et l'État alourdit
00:25:15les charges fiscales
00:25:16et sociales
00:25:16pour nos exploitations.
00:25:18Résultat,
00:25:18les vins chiliens
00:25:19et argentins
00:25:20à bas prix
00:25:20gagnent du terrain
00:25:21dans les rayons
00:25:22des grandes surfaces.
00:25:23Ils échappent
00:25:24à la plupart
00:25:24de nos contraintes
00:25:25environnementales
00:25:26et bénéficient
00:25:27d'un coût du travail
00:25:28bien plus faible.
00:25:29Et les viandes
00:25:30sud-américaines
00:25:30produites avec
00:25:31des farines animales
00:25:32et des molécules
00:25:33interdites en Europe
00:25:33pénètrent nos marchés
00:25:35à prix cassés.
00:25:37C'est une distorsion
00:25:37de concurrence manifeste
00:25:39à l'excellence
00:25:39et au sacrifice
00:25:40de nos producteurs français.
00:25:42On oppose
00:25:43le dumping agricole
00:25:44sud-américain.
00:25:46C'est pourquoi
00:25:46le groupe
00:25:46Rassemblement National
00:25:47propose de revenir
00:25:48à une mesure
00:25:49de bon sens,
00:25:50instaurer un moratoire
00:25:51sur tous les accords
00:25:52de libre-échange
00:25:53et redonner la parole
00:25:54au peuple
00:25:54sur ces sujets
00:25:55d'intérêt majeur.
00:25:57La semaine dernière,
00:25:58la Suisse
00:25:58et ses partenaires
00:25:59de l'AELE,
00:26:00l'Association européenne
00:26:02de libre-échange,
00:26:03ont signé à Rio
00:26:04un accord avec
00:26:05le Mercosur,
00:26:06supprimant les droits
00:26:06de douane
00:26:07sur 95%
00:26:08de leurs exportations.
00:26:10Mais à la différence
00:26:10de la France
00:26:11et de l'Europe,
00:26:12cet accord sera soumis
00:26:13à un référendum
00:26:14populaire.
00:26:15Là-bas,
00:26:15le peuple tranche.
00:26:17Ici,
00:26:17l'oligarchie contourne.
00:26:19Ce que Bruxelles
00:26:20tente aujourd'hui
00:26:20avec le Mercosur
00:26:21rappelle le douloureux
00:26:22précédent de 2005.
00:26:24Aujourd'hui,
00:26:24c'est encore pire.
00:26:25Les Français ont déjà
00:26:26dit non au Mercosur
00:26:27à deux reprises,
00:26:28en plaçant tout d'abord
00:26:29le Rassemblement National
00:26:30en tête des européennes
00:26:31et des législatives
00:26:32de 2024.
00:26:33Par ailleurs,
00:26:34l'Assemblée Nationale
00:26:35a dit non au traité
00:26:35en novembre dernier.
00:26:37Même le président
00:26:38de la République
00:26:38avait promis
00:26:39d'opposer le veto
00:26:40de la France.
00:26:41Pourtant,
00:26:41la Commission européenne
00:26:42persiste dans son passage
00:26:44en force.
00:26:45Face à cette nouvelle débat,
00:26:46nous voulons saluer
00:26:47l'engagement constant
00:26:48des syndicats agricoles,
00:26:49dont vous êtes ici
00:26:50les représentants.
00:26:51Vous alertez depuis des années
00:26:52sur ce désastre annoncé.
00:26:54La FNSE appelle d'ailleurs
00:26:55à une journée nationale
00:26:56d'action le 26 septembre
00:26:57contre le Mercosur.
00:26:58D'autres initiatives suivront
00:27:00si le gouvernement
00:27:01continue de se soumettre
00:27:02à Bruxelles.
00:27:03Notre ligne est claire.
00:27:04Produire en France,
00:27:05protéger nos paysans,
00:27:06garantir notre sécurité alimentaire.
00:27:08Un pays qui n'assure pas
00:27:09sa souveraineté agricole
00:27:11n'est pas un pays libre.
00:27:12Aussi, ma question est très simple.
00:27:14Êtes-vous favorable
00:27:15à un moratoire
00:27:16sur les accords
00:27:16de libre-échange ?
00:27:18Merci, M. Delépineau.
00:27:20Pour le groupe
00:27:20Ensemble pour la République,
00:27:22Mme Marie Lebec.
00:27:24Merci, Mme la Présidente.
00:27:28Merci, Mesdames et Messieurs
00:27:29les représentants
00:27:30des organisations syndicales
00:27:31pour ce propos introductif.
00:27:34Vous avez rappelé
00:27:34vos oppositions
00:27:35qu'effectivement,
00:27:36on avait déjà entendu
00:27:37dans le débat public
00:27:39et les principaux arguments
00:27:40qui venaient les étayer.
00:27:43Ce débat autour du Mercosur,
00:27:44c'est un débat qui est généralement
00:27:46hautement inflammable.
00:27:47Mon propos,
00:27:48ce n'est pas tant
00:27:48de faire un plaidoyer,
00:27:49mais d'essayer de faire
00:27:49un petit peu avec vous
00:27:50de la prospective.
00:27:52Le groupe Ensemble
00:27:53pour la République
00:27:54est attaché à une Europe
00:27:55qui protège,
00:27:55mais qui ouvre aussi
00:27:56des perspectives
00:27:57à nos filières agricoles.
00:27:59Vous avez raison,
00:27:59le Mercosur s'issue
00:28:01beaucoup d'inquiétudes légitimes
00:28:02qu'il ne faut pas balayer
00:28:03d'un revers de la main
00:28:05et auquel il faut essayer
00:28:09d'apporter des réponses claires
00:28:10et des réponses politiques.
00:28:12Je voudrais vous amener
00:28:12à faire cette question
00:28:13de la prospective,
00:28:14parce qu'il se peut déjà
00:28:15que l'accord,
00:28:16malgré l'opposition de la France,
00:28:18passe.
00:28:19Et également,
00:28:19puisqu'on peut quand même
00:28:20tirer des enseignements
00:28:22d'accords passés.
00:28:22Je pense notamment
00:28:23au CETA qui a fait l'objet
00:28:25de nombreuses craintes
00:28:26lors de sa ratification.
00:28:27Vous avez auditionné,
00:28:28vous nous aviez parlé
00:28:29des points sur lesquels
00:28:32vous doutiez,
00:28:33mais on a quand même
00:28:34des résultats
00:28:34pour nos exportations
00:28:36agroalimentaires
00:28:37vers le Canada
00:28:37qui ont progressé.
00:28:39Je pense notamment
00:28:40par exemple à la filière
00:28:41des produits laitiers
00:28:42et fromages européens
00:28:43qui a vu leur ventre croître
00:28:44avec plus de 62%
00:28:45vers le Canada.
00:28:47Et on sait que la France,
00:28:49la filière laitière,
00:28:50c'est 9,2 milliards d'euros
00:28:51d'exportations en 2024
00:28:53et un solde positif
00:28:54de 3 milliards d'euros.
00:28:56Dès lors,
00:28:57je voudrais faire
00:28:57une question courte
00:28:58pour vous laisser
00:28:58le temps de répondre,
00:29:00mais à partir de ce précédent
00:29:01du CETA,
00:29:03et dans le cas où,
00:29:03bien sûr,
00:29:04cet accord venait à être ratifié,
00:29:06est-ce que vous pourriez
00:29:07nous en dire peut-être
00:29:07un peu plus
00:29:08sur les filières
00:29:08qui seraient éventuellement
00:29:09bénéficiaires
00:29:10et celles qui seraient
00:29:11plus fortement impactées,
00:29:13même si vous en avez
00:29:14déjà cité quelques-unes.
00:29:17Et par ailleurs,
00:29:17vous avez beaucoup évoqué
00:29:18le sujet de la difficulté
00:29:19de la mise en œuvre
00:29:20de clauses miroirs
00:29:21et des clauses de sauvegarde.
00:29:22Est-ce que vous pourriez
00:29:23peut-être plus concrètement
00:29:24préciser
00:29:24ce qui vous semble
00:29:26poser problème
00:29:27dans le respect,
00:29:29enfin,
00:29:29pour que nos normes
00:29:30de production soient respectées ?
00:29:31Je vous remercie.
00:29:33Bien, merci Madame Lebec.
00:29:34Donc,
00:29:35Monsieur Arnaud Rousseau,
00:29:37alors en une minute,
00:29:37je suis désolée,
00:29:38ce sera la même chose
00:29:39pour tout le monde.
00:29:40Merci.
00:29:41Merci Madame la Présidente.
00:29:44Bon,
00:29:44pour répondre
00:29:44sur les clauses miroirs
00:29:46et mesures miroirs,
00:29:47d'abord,
00:29:47nous,
00:29:47on est favorables
00:29:48à des mesures miroirs
00:29:49parce qu'elles s'appliquent
00:29:50de manière unilatérale
00:29:51à tous les accords,
00:29:52quels qu'ils soient.
00:29:53On préfère ça
00:29:54à des clauses.
00:29:55Ensuite,
00:29:55tout le monde comprend bien
00:29:56que quand on utilise
00:29:57de l'eustradiol,
00:29:58d'ailleurs,
00:29:59on sait depuis quelques semaines
00:30:00que le Brésil va interrompre
00:30:02les exportations
00:30:03de femelles
00:30:04en viande bovine
00:30:05parce qu'on y retrouve
00:30:06des traces
00:30:06beaucoup trop importantes.
00:30:07Donc le sujet,
00:30:08c'est la réciprocité.
00:30:09Je le redis,
00:30:10vous faisiez mention
00:30:10du CETA.
00:30:11Le CETA,
00:30:12jusqu'à là,
00:30:13effectivement,
00:30:13se passe correctement,
00:30:14mais le Canada
00:30:15s'est vu fermer
00:30:15le marché américain.
00:30:16Moi,
00:30:16je vous donne rendez-vous,
00:30:17Madame la députée,
00:30:18dans deux ans
00:30:18pour voir si la porte
00:30:20qu'elle laisse ouverte
00:30:20l'Europe,
00:30:21finalement,
00:30:21est une garantie
00:30:24suffisante.
00:30:25Je le redis,
00:30:26l'enjeu pour nous,
00:30:27encore une fois,
00:30:28ce n'est pas l'absence
00:30:28d'échange,
00:30:29et puisqu'on m'interrogeait
00:30:29sur la souveraineté,
00:30:30nous,
00:30:30la souveraineté,
00:30:31ce n'est pas le repli sur soi
00:30:32ni l'autarcie.
00:30:33La souveraineté,
00:30:33c'est la capacité
00:30:34à échanger avec d'autres
00:30:35pays de la planète
00:30:35en protégeant ses intérêts.
00:30:37C'est aussi ça
00:30:38le rôle d'un pays
00:30:39et c'est ce que devrait
00:30:41faire l'Union européenne.
00:30:41Vous avez posé une question
00:30:42où vous nous avez interrogé,
00:30:43M. le député,
00:30:44sur ce qu'on pense
00:30:45à un moratoire
00:30:46sur les accords
00:30:47de libre-échange.
00:30:48Évidemment,
00:30:49à court terme,
00:30:50on peut échanger
00:30:51sans l'accord
00:30:52de libre-échange
00:30:53et nous,
00:30:53on est favorables
00:30:54à ce que l'agriculture
00:30:54ne soit pas
00:30:55la variable d'échange
00:30:55permanente.
00:31:01Merci.
00:31:01Oui, vous faites bien
00:31:02de rappeler.
00:31:02Par ailleurs,
00:31:03c'est demain,
00:31:03je crois,
00:31:04que se conclut
00:31:05cet accord
00:31:06avec l'Indonésie.
00:31:07Madame la présidente
00:31:08Lefloc, merci.
00:31:09Alors, rapidement,
00:31:10déjà un mot
00:31:11sur le CETA.
00:31:13Comme mes collègues
00:31:14de droite,
00:31:15si on demande
00:31:16l'exception agriculturelle,
00:31:17c'est bien sortir
00:31:18l'agriculture des accords
00:31:19de l'EMC.
00:31:20Juste dire que le CETA,
00:31:22oui, c'est 15 000 tonnes
00:31:23de potentiel d'export
00:31:26en produits laitiers
00:31:26vers le Canada,
00:31:28mais 15 000 tonnes aussi
00:31:29qu'on a signées
00:31:29en provenance
00:31:31de Nouvelle-Zélande.
00:31:33Donc, quand on parle
00:31:34d'environnement
00:31:34et qu'on favorise
00:31:36tous ces échanges,
00:31:36c'est un non-sens.
00:31:37Dire aussi,
00:31:38comme je l'ai dit
00:31:39dans mes propos préliminaires,
00:31:43ça bénéficie
00:31:45aux multinationales.
00:31:46Quand vous avez
00:31:47l'Actalis,
00:31:47qui fait partie
00:31:48de ses bénéficiaires
00:31:49pour aller à l'export
00:31:50au Canada,
00:31:51que vous avez
00:31:51l'Actalis Canada,
00:31:52qui était bénéficiaire
00:31:53d'une subvention
00:31:54du gouvernement canadien
00:31:55de plus de 3 millions
00:31:57de dollars,
00:31:58c'est bien qu'il bénéficie
00:32:00du beurre
00:32:00et de l'argent
00:32:01du beurre.
00:32:02Dire aussi
00:32:03que ces accords
00:32:04avec le CETA
00:32:06ne sont pas encore,
00:32:07ne sont qu'en exécution
00:32:09provisoire
00:32:09et que leur agence
00:32:11sanitaire européenne
00:32:13a demandé
00:32:14à ce que,
00:32:17on regarde
00:32:18si l'acide
00:32:18acétapéroxyacétique
00:32:20n'était pas
00:32:22si notif que ça
00:32:22pour les viandes
00:32:23exportées chez nous.
00:32:24Merci.
00:32:25Madame la Présidente,
00:32:26Monsieur le Secrétaire
00:32:27général de Guillaume.
00:32:28Oui,
00:32:29merci.
00:32:30Pour aller rapidement
00:32:32sur le volet moratoire,
00:32:34oui,
00:32:34dans un court terme,
00:32:36maintenant,
00:32:36ce qu'il faut vraiment
00:32:36prendre en considération
00:32:37pour nous,
00:32:38pour JIA,
00:32:39nous sommes pour
00:32:39le libre-échange
00:32:40tant qu'il est régulé
00:32:42et à égal
00:32:43entre tous les agriculteurs.
00:32:45Pour un exemple,
00:32:45on produit entre 120
00:32:46et 130,
00:32:48140 %
00:32:48de nos besoins
00:32:49en blé
00:32:50ici,
00:32:50sur le territoire français.
00:32:51Donc je suis producteur
00:32:53de blé,
00:32:53je suis content
00:32:54qu'il y ait de l'exportation,
00:32:55je suis content
00:32:56qu'il y ait des flux
00:32:56entre les pays
00:32:58parce que ça crée
00:32:59de la richesse
00:32:59et moi,
00:33:00ça me permet
00:33:00de vendre mon blé.
00:33:02Ce qu'il faut regarder
00:33:03surtout,
00:33:04c'est qu'est-ce qui rentre
00:33:05chez nous,
00:33:06qu'est-ce qu'on envoie
00:33:07mais à quel coût
00:33:07et quel impact ça
00:33:09a sur nos exploitations.
00:33:10Donc un moratoire
00:33:11pour tout poser,
00:33:12oui,
00:33:12mais regardons plus loin
00:33:13et sûrement avec
00:33:15des mesures miroirs
00:33:17qui derrière permettent
00:33:19de venir fermer
00:33:20les produits
00:33:21s'ils ne respectent pas
00:33:22le standard français.
00:33:24Sur le volet
00:33:25du Mercosur,
00:33:26oui,
00:33:26il y a eu des choses
00:33:27qui ont fonctionné
00:33:28sur le côté lait.
00:33:29Là où le Canada
00:33:30est peut-être
00:33:31moins menteur
00:33:33que les pays
00:33:33Mercosur,
00:33:34c'est qu'aujourd'hui
00:33:34on arrive à contrôler
00:33:35le flux de viande
00:33:36qui en sort du Canada
00:33:37et qui rentre en France,
00:33:38qui est néant
00:33:39parce qu'aujourd'hui
00:33:39le Canada
00:33:41n'est pas capable
00:33:41de respecter
00:33:42le cahier des charges français.
00:33:43Merci M. le secrétaire général.
00:33:45M. le porte-parole national,
00:33:46M. Gallet.
00:33:46Oui,
00:33:47par rapport à la souveraineté alimentaire,
00:33:49notre définition
00:33:49c'est le droit des peuples
00:33:51à contrôler leur alimentation
00:33:52et leur agriculture
00:33:53et donc une volonté
00:33:55d'autodétermination.
00:33:56Donc on est plutôt favorable
00:33:57à ce que les populations
00:33:58soient consultées.
00:33:59N'empêche que
00:34:00un moratoire
00:34:01c'est une suspension.
00:34:03Nous,
00:34:03on est plutôt favorable
00:34:04à une opposition
00:34:05ferme et franche.
00:34:06Ça c'est pour la première question.
00:34:08Sur les filières
00:34:08de produits laitiers,
00:34:09en fait,
00:34:10jamais c'est redescendu
00:34:11dans la poche
00:34:11des paysans et paysannes.
00:34:13La réponse est assez claire.
00:34:14À aucun moment
00:34:15c'est redescendu
00:34:15dans les fermes.
00:34:17Donc quel est l'intérêt
00:34:18à ne pas faire grossir
00:34:20l'enrichissement
00:34:20de l'actalis ?
00:34:22Je ne vois pas.
00:34:22Et puis sur les clauses miroirs,
00:34:24elles sont d'abord
00:34:26difficiles à contrôler.
00:34:27C'est très difficile
00:34:27à contrôler la traçabilité
00:34:29et l'application
00:34:30de ces clauses
00:34:30et puis ça ne va pas jusqu'au bout.
00:34:32Encore une fois,
00:34:33quid des conditions sociales
00:34:34et quid de la mise en concurrence
00:34:36aussi via des facteurs
00:34:38comme la restructuration,
00:34:39la structuration foncière.
00:34:40On n'a pas la même
00:34:41structuration foncière
00:34:42en France
00:34:43ou dans les pays
00:34:44du Mercosur.
00:34:45En tout cas,
00:34:46ça nous paraît
00:34:47largement insuffisant
00:34:48encore une fois
00:34:49pour avoir une équité
00:34:50de commercialisation.
00:34:53Merci M. le porte-parole national.
00:34:54M. Guittard,
00:34:55M. le secrétaire national.
00:34:58Oui,
00:34:58en ce qui concerne
00:34:59tout ce qui est
00:35:00clause miroir,
00:35:01tout ça,
00:35:01vous savez,
00:35:02vous l'avez très bien compris,
00:35:03on est vraiment opposé
00:35:03à tout ça.
00:35:04Il faut que ce soit vraiment
00:35:05très bien réfléchi
00:35:06en faveur des agriculteurs
00:35:08français et européens.
00:35:09parce qu'il faut vraiment
00:35:10qu'on se réveille
00:35:11de ce côté-là
00:35:12pour la souveraineté alimentaire.
00:35:15J'entends certains collègues
00:35:16qui disent
00:35:16qu'ils parlent
00:35:17de la souveraineté alimentaire
00:35:18au niveau national,
00:35:20mais il ne faut pas oublier
00:35:21qu'on est en Europe
00:35:23et qu'on voulait parler
00:35:24surtout de la souveraineté
00:35:25alimentaire européenne.
00:35:27Et si on commençait déjà
00:35:28aussi par ça,
00:35:29par nous-mêmes,
00:35:30ça serait peut-être bien.
00:35:31Merci M. le secrétaire national.
00:35:37Alors,
00:35:38j'en arrive aux deux prochains orateurs.
00:35:40Pour le groupe
00:35:40de la France insoumise,
00:35:41M. Arnaud Le Gall.
00:35:43Merci.
00:35:44Mesdames, Messieurs,
00:35:45les représentants
00:35:46des organisations syndicales
00:35:47agricoles,
00:35:48la validation début septembre
00:35:49de l'accord de libre-échange
00:35:50du Mercosur
00:35:51par la Commission
00:35:52est la dernière étape
00:35:53avant sa ratification.
00:35:55Cette situation appelle
00:35:55une mobilisation claire
00:35:57des opposants à cet accord.
00:35:58Je dis mobilisation claire
00:35:59tant les faux-semblants
00:36:00emmenés dans l'impasse.
00:36:01Je dis faux-semblants
00:36:02parce que tout en faisant mine
00:36:03de s'opposer à cet accord,
00:36:05les gouvernements
00:36:05et le président
00:36:06n'ont jamais retiré
00:36:07l'appui de la France
00:36:07au mandat de négociation
00:36:08de la Commission.
00:36:09La colère montant
00:36:10dans le monde agricole,
00:36:12les gouvernements
00:36:12nous ont expliqué
00:36:13que désormais
00:36:13ils étaient contre l'accord
00:36:14en l'État.
00:36:15En l'État,
00:36:16c'est-à-dire qu'ils n'étaient
00:36:17pas contre le principe
00:36:18de l'accord
00:36:18mais qu'ils étaient
00:36:18pour que quelques illusoires
00:36:20clauses miroirs.
00:36:22Après que le président
00:36:23ait dit en 2019
00:36:24l'accord est bon.
00:36:26Poudre aux yeux
00:36:26puisque ces clauses
00:36:27étaient pour la plupart
00:36:28inapplicables.
00:36:29Je prendrai un seul exemple.
00:36:30La Direction générale
00:36:30de la Santé
00:36:31de l'Union européenne
00:36:32a elle-même reconnu
00:36:32qu'on ne pouvait pas
00:36:33détecter la présence
00:36:34d'hormones
00:36:34dans la viande brésilienne.
00:36:35Surtout,
00:36:36aucune clause
00:36:36ne peut changer
00:36:37le cœur,
00:36:38le principe d'un accord
00:36:39qui, dans son principe,
00:36:41met en compétition
00:36:41des modèles de production
00:36:42agricole radicalement différents
00:36:44s'agissant notamment
00:36:45des prix du foncier,
00:36:47des conditions environnementales
00:36:48et des salaires
00:36:50pour les exploitations
00:36:51qui ont des salariés.
00:36:53Donc si certains secteurs
00:36:53des services
00:36:55de l'industrie
00:36:56et de l'agro-industrie
00:36:57pensent tirer leurs épingles
00:36:58du jeu
00:36:58et tireront leurs épingles
00:36:59du jeu,
00:37:00tout le monde ici
00:37:00s'accorde sur le fait
00:37:01que la grande majorité
00:37:02des agriculteurs
00:37:02ont tout à perdre
00:37:03dans cette compétition biaisée.
00:37:05Et c'est notre souveraineté alimentaire
00:37:06qui est déjà mise à mal
00:37:07et qui est menacée
00:37:08notamment parce que
00:37:09cette souveraineté
00:37:09elle suppose
00:37:10une diversification
00:37:11des productions.
00:37:12Vous avez parlé du CETA,
00:37:13vous n'avez pas parlé
00:37:13des conséquences
00:37:14sur la moutarde,
00:37:15sur les lentilles,
00:37:17etc.,
00:37:17qui sont désastreuses.
00:37:19Pour ces raisons,
00:37:20à la France insoumise,
00:37:21nous militons contre
00:37:21cet accord tout court,
00:37:23avec ou sans clause.
00:37:23Je rappelle qu'en novembre 2024,
00:37:26au moment où les négociations
00:37:27sur le Mercosur
00:37:27s'accéléraient
00:37:28à la demande de l'Allemagne,
00:37:29le gouvernement Barnier
00:37:29avait jugé irrecevable
00:37:30notre projet de résolution
00:37:31invitant le gouvernement
00:37:32à refuser la ratification
00:37:33de l'accord eu au Mercosur
00:37:34parce que justement
00:37:36on dénonçait l'accord
00:37:38dans son ensemble.
00:37:40Avec l'accord tacite
00:37:40des gouvernements successifs,
00:37:42la Commission a donc
00:37:43continué à balader
00:37:43tout le monde.
00:37:45Et comme prévu,
00:37:46elle a séparé
00:37:47l'accord en deux
00:37:48pour qu'il ne soit pas
00:37:49soumis à la ratification
00:37:49des parlements nationaux
00:37:51et l'accord qui vient
00:37:52d'être validé
00:37:52ne s'embarrasse même
00:37:53plus de clauses miroirs.
00:37:55On a de vagues clauses
00:37:55de sauvegarde agricole
00:37:57dont vous avez dit
00:37:57qu'elles étaient
00:37:59totalement inefficaces
00:38:00et illusoires.
00:38:02Pour s'opposer à cet accord
00:38:03sur le plan institutionnel,
00:38:04il reste des leviers
00:38:05politico-juridiques
00:38:06comme par exemple
00:38:06la saisine de la Cour
00:38:07de justice européenne
00:38:08qui aurait au moins
00:38:09le mérite de suspendre
00:38:10l'application de l'accord
00:38:11pour toute la durée
00:38:12de la procédure
00:38:13et d'autres procédures
00:38:14que je ne vais pas détailler ici
00:38:16mais compter sur nous
00:38:17pour utiliser à l'Assemblée
00:38:19comme au Parlement européen
00:38:20nous sommes le seul groupe
00:38:21à avoir voté
00:38:21contre tous les accords
00:38:22de libre-échange
00:38:23qu'on peut utiliser
00:38:24tous les leviers institutionnels
00:38:26existants.
00:38:27Quoi qu'il en soit,
00:38:28si on veut vraiment
00:38:29bloquer cet accord
00:38:29il faut établir
00:38:30un rapport de force
00:38:31sur des bases claires.
00:38:32Donc ma question est simple
00:38:33comment voyez-vous
00:38:34la suite des mobilisations
00:38:36contre cet accord ?
00:38:38Et je le dis
00:38:39si cet accord
00:38:39est par malheur adopté
00:38:41il faudra désobéir
00:38:42parce qu'il en va
00:38:43de notre souveraineté alimentaire.
00:38:45Je vous remercie.
00:38:46Merci Monsieur Le Gall.
00:38:48pour le groupe socialiste
00:38:49Madame Mélanie Thomas.
00:38:56Merci Arnaud.
00:38:57Madame la Présidente,
00:38:59Mesdames, Messieurs,
00:39:01Mes chers collègues,
00:39:02en basculant en faveur
00:39:03de la signature
00:39:04du Mercosur
00:39:05le Président de la République
00:39:06et son gouvernement
00:39:07trahissent leurs paroles
00:39:09et abandonnent de fait
00:39:11progressivement
00:39:11la position de la France.
00:39:13Désormais,
00:39:14ils brisent l'unité politique
00:39:15qui s'était constituée
00:39:17en opposition
00:39:17au traité
00:39:18et ne sont pas
00:39:20à la hauteur
00:39:20des enjeux
00:39:21de notre souveraineté alimentaire.
00:39:24Dans les échos
00:39:24du 4 septembre,
00:39:25Laurent Saint-Martin,
00:39:26ministre du Commerce extérieur,
00:39:28déclare que la France
00:39:29n'est pas opposée
00:39:29par principe
00:39:30à cet accord
00:39:31tandis que Sophie Prima,
00:39:32porte-parole du gouvernement,
00:39:34estime que la Commission
00:39:35a entendu
00:39:36les réserves
00:39:37de la France.
00:39:38Pourtant,
00:39:39ce n'est pas du tout
00:39:40la position initiale
00:39:41lors de nos discussions
00:39:42parlementaires
00:39:43d'il y a quelques mois
00:39:44avec les ministres
00:39:45en charge de ce dossier.
00:39:47Vous conviendrez,
00:39:48mesdames et messieurs
00:39:48les représentants
00:39:49de syndicats agricoles,
00:39:50que nous partageons
00:39:51le même constat
00:39:52d'abandon
00:39:53à l'égard
00:39:54du monde agricole
00:39:55préoccupé légitimement
00:39:57par la déflagration
00:39:58que constituerait
00:39:59la ratification
00:40:00d'un tel accord
00:40:01sur le terrain.
00:40:02J'en conclue
00:40:03que le gouvernement
00:40:04souscrit encore une fois
00:40:05à l'appel
00:40:06du président du MEDEF
00:40:07Patrick Martin
00:40:08qui exprimait
00:40:09lui aussi en juillet
00:40:10dans les échos
00:40:11son fervent soutien
00:40:12aux traités
00:40:13privilégiant ainsi
00:40:15d'autres industries
00:40:16à l'agriculture.
00:40:17Ce ne serait pas
00:40:18la première fois
00:40:19que la position
00:40:19de cette organisation
00:40:21patronale
00:40:21prévaut
00:40:22au détriment
00:40:23de l'intérêt général
00:40:24de l'intérêt national.
00:40:26J'en veux pour preuve
00:40:27l'échec du conclave
00:40:28sur les retraites.
00:40:29Le président de la République
00:40:30s'est à nouveau rangé
00:40:31dans le camp
00:40:32du néolibéralisme,
00:40:34celui d'une mondialisation
00:40:35déraisonnée
00:40:36et nous l'appelons
00:40:37donc à revenir
00:40:38sur la position
00:40:39défendue
00:40:40par la France
00:40:41et partagée
00:40:42par l'immense majorité
00:40:43des groupes
00:40:44à l'Assemblée nationale.
00:40:46En effet,
00:40:47le 30 janvier dernier,
00:40:47cette Chambre votait
00:40:48à l'unanimité
00:40:49la proposition
00:40:49de résolution européenne
00:40:50dont j'étais la rapporteure
00:40:52aux côtés
00:40:52de Dominique Potier
00:40:53contre l'accord
00:40:54entre l'Union européenne
00:40:55et le Mercosur
00:40:57pour le renforcement
00:40:58de mesures miroirs
00:40:59pour protéger
00:40:59notre agriculture,
00:41:01nos agriculteurs
00:41:02et notre souveraineté
00:41:03alimentaire.
00:41:04Le gouvernement
00:41:05avait acquiescé
00:41:06à cette opposition
00:41:07unanime
00:41:08contre l'accord
00:41:08ainsi qu'aux mesures
00:41:09miroirs
00:41:10que nous proposions
00:41:11dans cette PPRE,
00:41:12à savoir créer
00:41:13un cadre réglementaire
00:41:15en adoptant
00:41:15les normes de production
00:41:16aux exigences européennes,
00:41:18préserver la santé humaine,
00:41:20environnementale,
00:41:20le bien-être animal,
00:41:21protéger le revenu
00:41:23des agriculteurs,
00:41:24mais aussi inverser
00:41:25la charge de la preuve
00:41:26pour que les pays
00:41:27exportateurs,
00:41:28que les conditions
00:41:29de production
00:41:30correspondent
00:41:31aux normes européennes
00:41:33et que ces pays
00:41:33exportateurs
00:41:34se plient
00:41:34au principe
00:41:35de réciprocité.
00:41:37Ce qui est certain,
00:41:37c'est que les clauses
00:41:38de sauvegarde annoncées
00:41:39pour répondre
00:41:39aux craintes légitimes
00:41:41des agriculteurs
00:41:41ne sont que des leurs.
00:41:43Ce sont des artifices
00:41:44économiques
00:41:45qui ne régulent
00:41:45en rien les importations
00:41:47et ne répondent pas
00:41:48au fond du problème,
00:41:49c'est-à-dire
00:41:49la concurrence déloyale.
00:41:52J'avais deux questions
00:41:53à vous poser.
00:41:54Outre les clauses
00:41:55de sauvegarde révélées
00:41:56qui ne sont pas
00:41:56la solution attendue,
00:41:58vous l'avez bien dit.
00:41:59Nous apprenons
00:41:59que la Commission européenne
00:42:00entend créer
00:42:01un fonds d'ajustement
00:42:01d'un milliard
00:42:02dans la PAC
00:42:02pour accompagner
00:42:03les filières.
00:42:04Qu'en pensez-vous ?
00:42:05Et existe-t-il
00:42:06une unité possible
00:42:07du monde agricole
00:42:08à l'échelle européenne ?
00:42:09Je vous remercie.
00:42:10Merci.
00:42:11Monsieur le Président Rousseau.
00:42:14Merci.
00:42:14Pour répondre
00:42:15directement aux questions,
00:42:16quel est notre mode opératoire ?
00:42:18D'abord, vous l'avez dit,
00:42:18il y a une action
00:42:19le 26 septembre prochain
00:42:21parce que nous,
00:42:22on veut attirer
00:42:22l'attention
00:42:23de l'opinion publique
00:42:24sur le moment
00:42:24dans lequel nous nous trouvons
00:42:25avec trois cibles
00:42:28le Président de la République
00:42:29puisqu'on est clairement
00:42:30dans son domaine réservé.
00:42:31On est sur le volet international
00:42:32et donc on attend
00:42:33évidemment
00:42:33qu'il se positionne
00:42:34très clairement.
00:42:36Le Premier ministre
00:42:38et son gouvernement
00:42:39des missionnaires
00:42:40ou le futur gouvernement
00:42:41sur les modalités
00:42:42à faire.
00:42:43Et trois, évidemment,
00:42:44je l'ai dit,
00:42:45l'opinion publique.
00:42:46Ensuite, au niveau européen,
00:42:48convaincre,
00:42:49et c'est ce que nous faisons
00:42:49avec nos autres collègues,
00:42:51leurs États membres,
00:42:53qu'il y a besoin
00:42:53de se mobiliser.
00:42:55Deuxième volet,
00:42:55les eurodéputés
00:42:56puisqu'il y aura un vote
00:42:57des eurodéputés.
00:42:58Donc là,
00:42:58au niveau national,
00:43:00et c'est ce qu'on fera le 26,
00:43:01un certain nombre
00:43:01d'eurodéputés
00:43:02seront sollicités
00:43:02pour se positionner clairement
00:43:03sur les choses à faire.
00:43:06Et puis, évidemment,
00:43:07le volet de la justice
00:43:10avec la saisine
00:43:11de la Cour de justice européenne
00:43:12pour voir si cet accord
00:43:13mixte est bien calibré
00:43:16parce qu'à ce stade,
00:43:16on ne sait pas
00:43:17de quel accord il s'agit.
00:43:19Pour répondre à Mme Thomas,
00:43:20le fonds d'ajustement
00:43:22d'un milliard,
00:43:22ce n'est pas suffisant.
00:43:23On a déjà des fonds
00:43:24d'urgence aujourd'hui
00:43:25qui ne suffisent pas.
00:43:25Et sur l'unité professionnelle,
00:43:27je l'ai redit,
00:43:28les 27 syndicats du COPA
00:43:30se sont tous positionnés
00:43:31inanimaux.
00:43:33Merci, M. le Président.
00:43:34Mme la Présidente,
00:43:35le Floc.
00:43:35Alors,
00:43:36juste rappeler
00:43:37que lors d'une réunion
00:43:39organisée par le ministre délégué
00:43:41au commerce extérieur,
00:43:43Franck Riester,
00:43:44c'était en mai 2016,
00:43:47il nous avait été annoncé
00:43:48que dans les offres d'échange
00:43:49entre l'Union européenne
00:43:51et le Mercosur,
00:43:52négociation qui reprenait,
00:43:53la viande bovine était considérée
00:43:56comme un intérêt défensif,
00:43:58mais au final,
00:43:59il s'était replié
00:44:02et il n'y avait pas eu
00:44:04d'exclusion de la viande bovine,
00:44:06mais on s'était orienté
00:44:07vers des quotas
00:44:08avec des droits réduits,
00:44:10passant de 40% à 7%.
00:44:12Donc, on attend du ministre délégué extérieur,
00:44:14même si Laurent Saint-Martin
00:44:16n'est pas opposé à ces échanges.
00:44:18Je pense que nous avons
00:44:19tout un travail à faire
00:44:20à son niveau
00:44:21parce que, justement,
00:44:23il doit aller dans l'intérêt général.
00:44:26Sur l'inversement
00:44:27de la charge de la preuve,
00:44:28nous avons la même position
00:44:29et sur le fonds d'urgence,
00:44:31déjà, nous sommes totalement opposés
00:44:33à inclure l'agriculture
00:44:34dans les accords de libre-échange
00:44:36et donc, pas question
00:44:37que la PAC vienne verser
00:44:39des compensations aux agriculteurs
00:44:40qui seraient lésées.
00:44:42Merci, Madame la Présidente.
00:44:43Monsieur le secrétaire général de Guillaume.
00:44:46Merci.
00:44:47Pour répondre aussi,
00:44:51nous, chez Jeunes agriculteurs,
00:44:52nous avons fait le choix aussi
00:44:53de suivre la FNSEA pour le 26.
00:44:56Ce qu'il faut prendre juste en considération,
00:44:58c'est qu'actuellement,
00:44:58les agriculteurs ont plutôt
00:44:59le moral très, très bas.
00:45:02Énormément de travail encore
00:45:04sur les exploitations
00:45:05pour les trois quarts des agriculteurs.
00:45:06Ce qu'il faut juste prendre en considération,
00:45:08c'est que si le Mercosur a continué,
00:45:09nous sommes partis pour un 2024 bis
00:45:12avec des milliers d'agriculteurs
00:45:15sur les routes qui pourraient retourner.
00:45:16Et s'il faut aller rendre une visite à Bruxelles,
00:45:19le jeune agriculteur est prêt
00:45:20à aller se rendre avec les pays voisins
00:45:22de l'Union européenne à Bruxelles
00:45:24pour faire entendre notre voix
00:45:25à Madame von der Leyen.
00:45:28Aligné aussi avec tous les autres pays,
00:45:30du moins pour les syndicats des jeunes,
00:45:31nous avons le Céja,
00:45:33les jeunes européens
00:45:34qui eux aussi ont co-signé avec le COPA
00:45:37sur le non au Mercosur.
00:45:39Donc les agriculteurs jeunes aussi
00:45:41de l'Union européenne sont alignés.
00:45:42Et pour finir sur le milliard,
00:45:43bien entendu que non,
00:45:45ce n'est pas assez.
00:45:46Et pour l'instant,
00:45:47ce n'est pas ça que nous sommes
00:45:48en train de demander.
00:45:49Nous sommes sur le non du Mercosur
00:45:50et non pas pour une dépense publique supplémentaire
00:45:53pour aller peut-être compenser
00:45:55des pertes de certains pays.
00:45:57Voilà, l'argent...
00:45:57Je pense que l'Union européenne
00:45:59et les agriculteurs français
00:46:00en ont plus besoin
00:46:00que les pays du Mercosur en attendant.
00:46:03Merci, M. le secrétaire général.
00:46:06M. le porte-parole national, M. Gagné.
00:46:08J'ai déjà un peu répondu en introduction,
00:46:10mais pour rétablir des rapports de force clairs,
00:46:12en tout cas,
00:46:13on ne peut pas être sur un repli corporatiste.
00:46:15On représente 3% de la population.
00:46:17Ce sont des enjeux
00:46:18qui dépassent aussi la corporation agricole
00:46:20puisque ce sont des enjeux d'alimentation,
00:46:21encore une fois,
00:46:22de souveraineté alimentaire.
00:46:23Donc on a besoin d'un front large,
00:46:25on a besoin du soutien
00:46:26des citoyens et des citoyennes
00:46:27qui l'ont déjà fait, d'ailleurs,
00:46:28pendant les cours agricoles,
00:46:29qui ont aussi signé une pétition
00:46:31de 2,5 millions de signataires
00:46:33contre la loi Duplomb.
00:46:34Donc il faut un pacte sociétal clair
00:46:37et on ne peut pas soutenir,
00:46:40encore une fois,
00:46:41des lois de compétitivité
00:46:42qui accélèrent,
00:46:43qui vont vers plus d'exportations,
00:46:45enfin qui tendent à plus d'exportations
00:46:47et en même temps
00:46:48à s'opposer au Mercosur.
00:46:50Donc nous, on sera mobilisés
00:46:51justement sur ces bases élargies
00:46:53et un message aussi aux parlementaires
00:46:56qu'on espère qu'ils nous rejoignent
00:46:58dans notre mobilisation du 14,
00:47:00mais il faut aussi qu'ils soient clairs.
00:47:01Là, il va y avoir un débat parlementaire,
00:47:03encore une fois,
00:47:03sur la loi Duplomb,
00:47:04il faut aussi avoir un message clair
00:47:06aux paysans et aux paysannes.
00:47:07Et puis, au niveau européen,
00:47:09on fait partie de CVC,
00:47:12l'Union européenne de la Via Campesina.
00:47:14Pardon ?
00:47:16Je vous laisse 5 secondes.
00:47:18Et on agit au nom des paysans et des paysannes
00:47:20ici en Europe,
00:47:21mais aussi de ceux en Amérique du Sud.
00:47:23On a d'ailleurs gagné
00:47:24à l'accord de justice européen
00:47:27contre l'accord du Maroc.
00:47:30Malheureusement, il n'est pas mis en œuvre.
00:47:33Monsieur le secrétaire national,
00:47:35Monsieur Guida.
00:47:37Oui, en ce qui concerne les mobilisations,
00:47:39je pense qu'il faudrait qu'on se réveille
00:47:42et qu'on tienne compte vraiment,
00:47:44je parle à mes chers collègues,
00:47:46qu'il ne faut pas oublier
00:47:47qu'on représente combien d'électeurs, là ?
00:47:50Rien qu'à nous.
00:47:51On en oublie certains,
00:47:53des agriculteurs qui n'ont pas voté
00:47:54de ce côté-là.
00:47:56Il faudrait peut-être en tenir compte
00:47:57un petit peu.
00:47:58Et je pense qu'ils sont prêts à sortir,
00:48:00beaucoup.
00:48:01Donc, si on n'est pas capable
00:48:03de montrer une union entre nous, déjà,
00:48:05à la place de chacun arriver à faire
00:48:07sa petite manifestation de son côté,
00:48:09on parle pour l'agriculture
00:48:10et pour les éleveurs, là.
00:48:12C'est surtout ce que je voudrais signaler
00:48:13de ce côté-là.
00:48:14C'est pour ça qu'on a toujours fait un appel,
00:48:16qu'il faudrait peut-être
00:48:17qu'on arrive à faire un appel
00:48:18pour pouvoir se mobiliser,
00:48:19arriver à s'entendre, tous.
00:48:22Et après, je pense qu'il serait plutôt temps
00:48:26de bien réfléchir sur la PAC
00:48:28à la place de faire des baisses,
00:48:31comme c'est prévu,
00:48:33de réfléchir sur quelque chose d'intelligent
00:48:35pour que l'agriculture française et européenne
00:48:39continuent à vivre
00:48:40et continuent à donner l'espoir
00:48:45à nos éleveurs
00:48:46de pouvoir retrouver un revenu décent.
00:48:50Merci.
00:48:51Alors, j'en arrive donc
00:48:53aux deux prochains orateurs
00:48:55de groupe parlementaire
00:48:56pour le groupe de la droite républicaine,
00:48:57M. Julien Dive.
00:48:58Merci, Mme la Présidente,
00:49:03Mme la Présidente,
00:49:05M. le Président,
00:49:06M. les vice-présidents,
00:49:07secrétaires généraux,
00:49:08porte-parole
00:49:09des différentes entités représentées.
00:49:12Merci pour cette table ronde
00:49:13parce que je crois que les deux sujets,
00:49:15il n'y en a pas 15,
00:49:16les deux sujets qui vont bouleverser
00:49:18notre agriculture française et européenne
00:49:20dans les mois qui viennent.
00:49:21C'est la PAC,
00:49:22vous venez de le dire, monsieur,
00:49:23c'est le sujet de la PAC
00:49:24et sa déclinaison dans nos territoires
00:49:25avec tous les enjeux qu'il y a d'ailleurs
00:49:27et les perspectives de nouveaux entrants
00:49:30et tout ce que ce risque,
00:49:32cela peut supposer.
00:49:34Et donc, le Mercosur,
00:49:35traité de libre-échange
00:49:35et le Mercosur en question.
00:49:37Je ne vais pas non plus
00:49:37passer par quatre chemins,
00:49:39Quentin, sur le sujet.
00:49:41Le groupe que je représente
00:49:42a toujours été hostile
00:49:43et opposé à ce traité
00:49:44et comme nous l'étions sur le CETA,
00:49:47nous avions voté contre,
00:49:47nous sommes contre ce traité
00:49:49de libre-échange
00:49:50pour plusieurs raisons.
00:49:51D'abord, la forme est discutable largement
00:49:53puisque ça a été redit
00:49:55et il est quand même assez inacceptable
00:49:58que les parlements nationaux
00:49:59ne puissent pas s'exprimer
00:50:00sur la question.
00:50:01On comprend bien pourquoi.
00:50:02Et puis, sur le fond.
00:50:03Sur le fond,
00:50:04mais là, sur le fond,
00:50:05je voudrais aussi avoir deux messages.
00:50:08Premièrement, l'histoire
00:50:09du fonds d'indemnisation,
00:50:11c'est la pilule.
00:50:11C'est la pilule pour faire avaler
00:50:13les concessions.
00:50:14Les agriculteurs n'ont pas besoin
00:50:15de pilule.
00:50:16Les agriculteurs ont besoin
00:50:17de revenus pour vivre
00:50:18et pour vivre et travailler
00:50:21quel que soit leur modèle,
00:50:22que ce soit en bio,
00:50:24que ce soit en conventionnel,
00:50:25que ce soit en transition.
00:50:26Ils ont aussi besoin d'outils.
00:50:28Et c'est d'ailleurs,
00:50:29j'entends certaines voix
00:50:30qui sont décriées,
00:50:33je respecte les positions
00:50:34des uns des autres,
00:50:34mais c'est d'ailleurs l'objectif
00:50:35qu'on a au niveau national
00:50:37de garder,
00:50:38de préserver des outils
00:50:39pour le monde agricole
00:50:40pour ne pas se retrouver
00:50:41en distorsion de concurrence
00:50:42au sein de l'Union européenne
00:50:44d'une part,
00:50:45mais surtout en situation
00:50:47de distorsion de concurrence
00:50:48au regard des offensives
00:50:50commerciales
00:50:51que nous pourrions subir
00:50:52avec de tels traités
00:50:53tels que celui du Mercosur.
00:50:56Et c'est vraiment
00:50:56une vision d'ensemble
00:50:57qu'on doit avoir,
00:50:58j'insiste là-dessus,
00:51:00parce que ce qu'on s'interdit,
00:51:02les normes que l'on fixe
00:51:03à juste titre
00:51:04pour la santé publique,
00:51:05pour bien des sujets,
00:51:06que ce soit en élevage notamment,
00:51:07c'est tout ce qu'on ne pourra
00:51:09pas contrôler
00:51:09de ce qui sera importé demain.
00:51:10Et d'ailleurs,
00:51:11il y a eu des études,
00:51:11il y a un audit qui a été fait
00:51:12en 2024 sur la question
00:51:14qui démontrait clairement
00:51:14qu'on serait incapable
00:51:15d'appliquer,
00:51:16de mesurer,
00:51:17de contrôler
00:51:17les clauses miroirs
00:51:18qui seraient élaborées.
00:51:21Moi, j'ai deux questions
00:51:22qui me viennent en tête.
00:51:23D'abord,
00:51:23comment la Commission
00:51:24peut-elle prétendre
00:51:25défendre la santé et le climat
00:51:26quand elle prépare un accord
00:51:28qui va donc importer
00:51:29des hormones
00:51:30que nous interdisons,
00:51:31des pesticides
00:51:32qui ont été aussi bannis
00:51:34au niveau européen
00:51:35en notre sol
00:51:35et une déforestation massive
00:51:37qui va s'accélérer.
00:51:39Et le deuxième sujet,
00:51:40on a tous lu
00:51:41dans le contexte hier
00:51:42que le groupe
00:51:43des pays opposés
00:51:45qui cherchent
00:51:46à créer une minorité
00:51:47de blocage
00:51:47s'était réuni.
00:51:49On a pu voir
00:51:49les différentes positions
00:51:50des uns des autres.
00:51:52J'ai un doute quand même
00:51:52sur l'Italie.
00:51:53Je le dis très clairement.
00:51:54Je me méfie
00:51:55de la position italienne
00:51:55et du revirement.
00:51:57J'aimerais savoir,
00:51:57au-delà du COPAC-COGK,
00:51:59comment vous réussissez-vous
00:52:00en tant que syndicat
00:52:01à vous entendre avec vos partenaires
00:52:02du socle des minorités
00:52:04de blocage ?
00:52:05Merci, M. Dive.
00:52:07Pour le groupe
00:52:08écologiste et social,
00:52:09M. François Ruffin.
00:52:10Merci, Mme la Présidente.
00:52:12Délégué à d'autres,
00:52:13notre alimentation
00:52:13est une folie.
00:52:15C'est le Président de la République
00:52:15qui déclarait ça
00:52:16pendant la crise Covid.
00:52:18Depuis,
00:52:19le CETA,
00:52:19accord avec le Canada,
00:52:20est entré en vigueur
00:52:21sans être ratifié
00:52:22par notre Parlement.
00:52:24Ce matin,
00:52:25un accord a été conclu
00:52:26entre l'Union européenne
00:52:27et l'Indonésie
00:52:28et évidemment,
00:52:29l'accord Mercosur
00:52:30avec l'Amérique du Sud
00:52:32qui fait plusieurs victimes.
00:52:35La première victime,
00:52:36c'est l'agriculture
00:52:37avec des droits de douane
00:52:39baissés de 91%,
00:52:40des fermes-usines
00:52:4115 000 fois plus grandes
00:52:43là-bas que chez nous,
00:52:45des salaires à 350 euros.
00:52:47La deuxième victime,
00:52:48ce sont l'environnement
00:52:50et notre santé
00:52:51avec l'usage là-bas
00:52:52d'hormones,
00:52:53d'antibiotiques,
00:52:54de molécules
00:52:54telles le paraquat
00:52:55qui est interdite
00:52:57dans l'Union européenne
00:52:58depuis 2007
00:52:59parce que ça provoquerait,
00:53:00ça provoque la maladie
00:53:01de Parkinson.
00:53:02Et il y a une troisième victime,
00:53:03la troisième victime,
00:53:04c'est la démocratie.
00:53:06Quand tous les partis
00:53:07français
00:53:09disent non
00:53:10à cet accord
00:53:11avec le Mercosur,
00:53:12quand quatre résolutions
00:53:14sont votées
00:53:14à l'Assemblée nationale
00:53:15qui disent leur hostilité
00:53:17à cet accord
00:53:17avec le Mercosur,
00:53:18quand une résolution
00:53:20est votée au Sénat
00:53:21dans la même direction,
00:53:22quand tous les syndicats
00:53:23agricoles,
00:53:24français,
00:53:25mais aussi européens,
00:53:26disent leur opposition
00:53:27à cet accord
00:53:27avec le Mercosur,
00:53:28quand main dans la main
00:53:29cette fois,
00:53:30toutes les associations
00:53:31environnementales
00:53:32disent leur opposition
00:53:33avec le Mercosur,
00:53:35mais surtout quand
00:53:3580% des français
00:53:37disent leur opposition
00:53:39à cet accord
00:53:40avec le Mercosur,
00:53:4180% des français
00:53:42qui viennent dire
00:53:42finalement
00:53:42on veut moins de mondialisation
00:53:44et plus de protection
00:53:45et qu'on a
00:53:47madame Ursula von der Leyen
00:53:48et l'Union européenne
00:53:49qui passent
00:53:50par-dessus tout ça,
00:53:51il y a une grande victime
00:53:52qui est la démocratie
00:53:55dans notre pays.
00:53:56Moi j'aurais en fait
00:53:57une question simple
00:53:59qu'attendez-vous
00:54:01de nous
00:54:01députés français
00:54:02qu'attendez-vous
00:54:04des députés européens ?
00:54:07Merci
00:54:08Monsieur Ruffin
00:54:09donc
00:54:10Monsieur le Président
00:54:11Rousseau
00:54:11Monsieur le député
00:54:14ce qu'on attend
00:54:15des parlementaires français
00:54:16c'est évidemment
00:54:17qu'ils se mobilisent
00:54:18et qu'ils nous éclairent
00:54:19ou qu'ils montent la voie
00:54:20pour mettre
00:54:20la pression
00:54:21à la fois sur le futur gouvernement
00:54:22et sur le Président
00:54:23de la République
00:54:24pour que la France
00:54:24défende ses intérêts
00:54:25voilà
00:54:26puisque en tant que représentant
00:54:28du peuple
00:54:29vous avez été mandaté
00:54:30pour défendre
00:54:31les intérêts
00:54:32de la nation
00:54:33et qu'à ce titre
00:54:34et vous l'avez rappelé
00:54:35il me semble
00:54:36qu'il y a une convergence
00:54:36assez franche
00:54:38sur le sujet
00:54:38la deuxième chose
00:54:39c'est que
00:54:40évidemment
00:54:42ça montre la faiblesse
00:54:43de notre pays
00:54:43à Bruxelles
00:54:44et la capacité
00:54:45que la France
00:54:46a pesée
00:54:47dans ses décisions
00:54:47je rappelle que
00:54:48madame von der Leyen
00:54:49a signé cet accord
00:54:50à Monté Vidéo
00:54:51au lendemain
00:54:52de la chute
00:54:52du gouvernement
00:54:53ici en France
00:54:54dans une forme
00:54:55de cynisme
00:54:55que chacun
00:54:56a pu observer
00:54:57donc voilà
00:54:58ce qu'on attend
00:54:59et on continuera
00:55:00à se mobiliser
00:55:00à Bruxelles
00:55:01et pour répondre
00:55:02aux députés
00:55:03d'Yves
00:55:03évidemment
00:55:04au-delà du COPPA
00:55:06on essaie de mobiliser
00:55:07tous les eurodéputés
00:55:08donc les pays
00:55:09notamment les pays
00:55:10qui nous soutiennent
00:55:10je pense à la Pologne
00:55:11je pense à l'Irlande
00:55:13je pense à un certain nombre
00:55:14de pays
00:55:14à la Roumanie
00:55:15qui sont conscients
00:55:16qu'il faut avancer
00:55:17et pour nous
00:55:17l'objectif
00:55:18il est clair
00:55:19c'est de rappeler
00:55:20que l'intérêt
00:55:21supérieur
00:55:22de notre pays
00:55:23c'est de continuer
00:55:23à produire
00:55:24une alimentation
00:55:25parmi les plus durables
00:55:26au monde
00:55:27bien
00:55:28merci
00:55:29madame la présidente
00:55:30Lefloc
00:55:30alors deux sujets
00:55:33pour répondre
00:55:33à la question
00:55:34comment peut-on
00:55:34prétendre
00:55:35défendre la santé
00:55:36l'environnement
00:55:37et tout ce qui
00:55:38a été dit
00:55:39et bien
00:55:40on attend
00:55:41de la commission
00:55:42européenne
00:55:43ou des députés
00:55:44des parlementaires
00:55:45européens
00:55:45avec le soutien
00:55:46des parlementaires
00:55:47français
00:55:47qu'il demande
00:55:49des comptes
00:55:49sur les règlements
00:55:50concernant
00:55:52la déforestation
00:55:53fruits
00:55:53le EUDR
00:55:54de 2023
00:55:551115
00:55:56qui a été annoncé
00:55:58ce matin
00:55:59comme étant reporté
00:56:00alors qu'il prévoyait
00:56:01la non-importation
00:56:02de produits
00:56:03issus
00:56:03de la déforestation
00:56:04je vous invite
00:56:05je vous invite à lire
00:56:06et je vous transmettrai
00:56:07le dernier rapport
00:56:09de développement
00:56:09de la production
00:56:10agricole
00:56:11le 2023
00:56:112032
00:56:12du Brésil
00:56:13tout est écrit
00:56:14dedans
00:56:14déjà ça
00:56:17la déforestation
00:56:18et
00:56:19les règlements
00:56:20européens
00:56:21le 178
00:56:232002
00:56:24le règlement
00:56:25food law
00:56:26qui lui prévoit
00:56:27que l'union
00:56:29européenne
00:56:30ne permette pas
00:56:31l'entrée
00:56:32sur notre territoire
00:56:33ou suspende
00:56:34l'importation
00:56:35de produits
00:56:36à partir du moment
00:56:36où ils peuvent
00:56:37nuire à la santé
00:56:38humaine
00:56:39animale
00:56:39ou à l'environnement
00:56:40et si l'Europe
00:56:41ne le fait pas
00:56:42c'est à la France
00:56:43et c'est là
00:56:43que les députés
00:56:44européens
00:56:45peuvent activer
00:56:45l'article 53
00:56:47de ce règlement
00:56:48pour dire que
00:56:49nous ne voulons pas
00:56:50de ces produits
00:56:50merci
00:56:52madame la présidente
00:56:54monsieur le secrétaire
00:56:54général
00:56:55pour répondre
00:56:58nous sommes
00:56:59donc
00:56:59en totalement
00:57:00en grande partie
00:57:02pour les agriculteurs
00:57:02européens
00:57:03alignés
00:57:03sur où ça l'a dit
00:57:05italien
00:57:06pour les jeunes
00:57:08italiens
00:57:08col diretti
00:57:09répond
00:57:10avec nous
00:57:11les autrichiens
00:57:12les polonais
00:57:12la roumanie
00:57:13la wallonie
00:57:13l'irlande
00:57:14tous les pays
00:57:16sont aujourd'hui
00:57:17du moins
00:57:18en monde agricole
00:57:19alignés
00:57:20pour dire non
00:57:20Mercosur
00:57:21maintenant il faut
00:57:22que leur gouvernement
00:57:23les écoute
00:57:24et c'est là encore
00:57:25derrière la plus grande
00:57:25des difficultés
00:57:26qu'ils ont
00:57:27qu'est-ce qu'on attend
00:57:29des députés français
00:57:30ne pas nous lâcher
00:57:31ne pas lâcher
00:57:32l'agriculture
00:57:32continuer à dire non
00:57:33et tout faire
00:57:34en vos moyens
00:57:35pour aller contrer
00:57:36l'union européenne
00:57:37qu'est-ce qu'on attend
00:57:38des députés européens
00:57:39dire non
00:57:39dire non à nos côtés
00:57:41dire non avec la France
00:57:42dire non avec tous
00:57:43les agriculteurs européens
00:57:44qui aujourd'hui hurlent
00:57:45et qui disent non
00:57:46au Mercosur
00:57:47non à ces traités
00:57:48de libre-échange
00:57:49qui viennent
00:57:49détruire
00:57:50l'agriculture française
00:57:51et surtout européenne
00:57:52merci monsieur le secrétaire général
00:57:55monsieur le porte-parole national
00:57:56monsieur Gallet
00:57:57et bien
00:57:58qu'attendons-nous
00:57:59des députés français
00:58:00qui soutiennent
00:58:01les paysans et les paysannes
00:58:02enfin
00:58:03on ne s'est exprimé
00:58:04pendant les colères agricoles
00:58:05je crois que c'est clair
00:58:06les paysans et les paysannes
00:58:07veulent vivre de leur métier
00:58:07avoir du revenu
00:58:08et ils veulent aussi
00:58:10pouvoir transmettre leurs fermes
00:58:11on est en train de perdre
00:58:11une agriculture transmissible
00:58:13c'est ça qui se passe en France
00:58:14avec des montages sociétaires
00:58:15avec des capitaux
00:58:17il y a une profonde inquiétude
00:58:20dans les campagnes
00:58:20et puis aussi que les députés
00:58:22ils entendent
00:58:23les citoyens et citoyennes
00:58:24qui veulent une alimentation
00:58:25de qualité
00:58:25qui veulent aussi
00:58:26un environnement sain
00:58:27pour vivre
00:58:28dans les territoires
00:58:30donc c'est ces deux
00:58:31conjonctions
00:58:32que les députés
00:58:33doivent défendre
00:58:33et sortir
00:58:34du portage
00:58:35de politiques libérales
00:58:36j'entendais parler
00:58:37d'outils de régulation
00:58:38mais ceux dont on a besoin
00:58:39c'est des outils
00:58:40de régulation
00:58:40de marché
00:58:41des outils
00:58:42de protection
00:58:43et on avait des quotas
00:58:46par exemple
00:58:46sur la betterave
00:58:48c'est en particulier
00:58:49la levée de ces quotas
00:58:51qui met en difficulté
00:58:52la filière betterave
00:58:52qu'est-ce qu'on réclame
00:58:53de l'acetamipride
00:58:54vous pensez vraiment
00:58:55que c'est ça
00:58:56qui va régler le problème
00:58:56de la filière betterave
00:58:57et bien je vous pose la question
00:58:59c'est à ça
00:59:00que doivent réfléchir
00:59:01les députés français
00:59:03merci
00:59:04merci monsieur le porte-parole national
00:59:06monsieur le secrétaire national
00:59:07guitare
00:59:08oui qu'est-ce qu'on attend
00:59:10comme viennent de dire
00:59:13pas mal de mes confrères
00:59:14que vous soyez là
00:59:15que vous soyez présent
00:59:16et que vous pensiez aussi
00:59:17surtout à nos citoyens
00:59:18parce qu'on est là
00:59:19pour les nourrir
00:59:20et qu'on puisse les nourrir
00:59:21convenablement
00:59:22surtout de ce côté-là
00:59:24que vous nous défendiez
00:59:25au niveau de l'Europe
00:59:26que vous arriviez à convaincre
00:59:29et je pense qu'il ne faut pas
00:59:31oublier de rappeler
00:59:32à nos chers voisins allemands
00:59:34ou espagnols
00:59:35ou italiens
00:59:36qu'ils étaient dans les rues aussi
00:59:39leurs agriculteurs
00:59:40il y a un an
00:59:41et que je pense
00:59:43qu'ils sont dans le même cas
00:59:45que nous encore aujourd'hui
00:59:45parce que rien a évolué
00:59:48jusqu'à aujourd'hui
00:59:48Merci M. Guittard
00:59:54Nous passons à présent
00:59:56pour le groupe démocrate
00:59:57à M. Pascal Lecant
00:59:59Merci Mme la Présidente
01:00:02Mme et Messieurs les représentants
01:00:04de la profession agricole
01:00:05Merci à vous d'être ici
01:00:06tous ensemble
01:00:07sur un sujet
01:00:08qui rassemble une quasi-unanimité
01:00:11chez les parlementaires
01:00:12En effet
01:00:14dès mai 2023
01:00:15j'ai porté
01:00:16avec plusieurs collègues
01:00:17ici présents
01:00:18dont Dominique Potier
01:00:19et Julien Dive
01:00:20de la commission
01:00:20d'affaires économiques
01:00:21mais aussi François Ruffin
01:00:22une résolution relative
01:00:24à la révision
01:00:24de l'accord de libre-échange
01:00:25entre l'Union européenne
01:00:27et le Mercosur
01:00:27Elle avait été à l'époque
01:00:29adoptée très largement
01:00:30par 281 voix
01:00:31pour
01:00:32et 58 contre
01:00:33En novembre 2024
01:00:34le gouvernement a porté
01:00:36un débat dans l'hémicycle
01:00:37au titre de l'article 51
01:00:38de la Constitution
01:00:39Ce ne sont pas moins
01:00:41de 484 députés
01:00:42qui ont alors approuvé
01:00:43l'opposition
01:00:44à la signature
01:00:45de cet accord de libre-échange
01:00:46dans sa version d'alors
01:00:48opposition co-signée
01:00:49par ces députés
01:00:51dans un courrier
01:00:52au Président de la République
01:00:53et à la Présidente
01:00:54Van der Leyen
01:00:55Que les choses soient claires
01:00:57pour nous
01:00:57Ce projet d'accord
01:00:59pose un problème économique
01:01:00environnemental
01:01:01et démocratique
01:01:02Quels risques
01:01:03y identifions-nous ?
01:01:05Tout d'abord
01:01:06l'importation
01:01:06de produits bovins élevés
01:01:07aux antibiotiques
01:01:09interdits en France
01:01:09Ensuite
01:01:11des risques
01:01:11de déforestation
01:01:13accrus
01:01:13en Amérique du Sud
01:01:15ça a été rappelé
01:01:15par plusieurs d'entre vous
01:01:16Enfin
01:01:17la fragilisation
01:01:18des exploitations
01:01:18agricoles françaises
01:01:20Que demandait-on
01:01:21notamment ?
01:01:22Une révision profonde
01:01:22pour intégrer
01:01:23des règles environnementales
01:01:24et la réciprocité
01:01:26des normes
01:01:26environnementales
01:01:27et sociales
01:01:27de production
01:01:28réciprocité
01:01:29sur laquelle
01:01:30le Président Rousseau
01:01:31a insisté
01:01:32dans ses propos
01:01:32introductifs
01:01:33Des mesures miroirs
01:01:35on en a beaucoup parlé
01:01:35qui permettent
01:01:36aux standards
01:01:36qui s'appliquent
01:01:37d'évoluer
01:01:38et de faire évoluer
01:01:39en même temps
01:01:39ceux qui s'appliquent
01:01:40aux produits importés
01:01:41Enfin
01:01:42le respect
01:01:43de la procédure
01:01:44d'adoption
01:01:44de l'accord
01:01:44d'association
01:01:45pris dans sa globalité
01:01:47et ce n'est pas le cas
01:01:48c'est un accord
01:01:50d'association
01:01:50qui nécessitait
01:01:51la ratification
01:01:52par les parlements
01:01:54nationaux
01:01:54et non
01:01:55dans le cas
01:01:56de ce saucissonnage
01:01:57entre accord
01:01:58commercial
01:01:58et accord politique
01:02:00le contournement
01:02:02de cette ratification
01:02:03C'est le côté
01:02:05démocratique
01:02:06Malgré
01:02:06cette avancée
01:02:07l'accord
01:02:08en l'état
01:02:08n'est donc pas
01:02:09conforme aux demandes
01:02:09de la représentation nationale
01:02:11Je dénonce également
01:02:12les manœuvres
01:02:12de la commission européenne
01:02:13qui ne peut que viser
01:02:15à expressément
01:02:16contourner le droit
01:02:16de veto des États membres
01:02:17L'Europe n'est pas
01:02:18la plus forte
01:02:19quand elle est plus brutale
01:02:20Elle se fait par l'exemple
01:02:22et l'adhésion
01:02:23et non par la soumission
01:02:24des États membres
01:02:25Donc notre réponse
01:02:26et celle des démocrates
01:02:27tous des démocrates
01:02:28est toujours la même
01:02:29à la différence
01:02:31de M. Ruffin
01:02:32Nous sommes favorables
01:02:33à des accords équilibrés
01:02:34Nous sommes favorables
01:02:35au libre-échange
01:02:36On a parlé du déficit
01:02:37de café
01:02:38de l'excédent de blé
01:02:39Nous sommes favorables
01:02:41à la construction européenne
01:02:42mais et j'insiste
01:02:43dans le respect des normes
01:02:44du travail
01:02:44de nos agriculteurs
01:02:45de nos économies
01:02:46de nos concitoyens
01:02:47Dès lors
01:02:48j'avais deux questions
01:02:49à vous poser tous
01:02:50Dans des conditions
01:02:51environnementales
01:02:52et sanitaires
01:02:53de production similaires
01:02:53aux nôtres
01:02:54Seriez-vous prêt
01:02:55à soutenir
01:02:55la signature
01:02:56d'accords de libre-échange
01:02:57qui permettraient
01:02:58l'importation
01:02:59de produits agricoles
01:02:59sur le territoire européen
01:03:00sans droit de douane
01:03:01Deuxième question
01:03:03Quelles sont les filières
01:03:03les plus exposées
01:03:04Comment évaluez-vous
01:03:06les risques
01:03:06pour les exploitations concernées
01:03:08et quel bilan
01:03:09faites-vous
01:03:09des solutions proposées
01:03:10On a parlé du Canada
01:03:11M. Le Guillou a dit
01:03:12qu'il semblait dire
01:03:13que les mesures miroirs
01:03:14fonctionnaient pour la viande
01:03:15Merci M. Le Camp
01:03:17Merci beaucoup
01:03:18Pour le groupe Horizon
01:03:19M. Thierry Benoît
01:03:21Merci Mme la Présidente
01:03:23Mesdames et Messieurs
01:03:24les représentants
01:03:25des syndicats agricoles
01:03:27Comme la quasi-unanimité
01:03:29des intervenants
01:03:30l'unanimité d'ailleurs
01:03:31qui a fait le vote
01:03:33lors des votes
01:03:34de la résolution
01:03:35Naturellement
01:03:35je ne suis pas favorable
01:03:37au traité
01:03:38avec le Mercosur
01:03:40en l'état
01:03:40Je précise en l'état
01:03:42parce que je suis
01:03:43député d'Ile-et-Vilaine
01:03:44député de Bretagne
01:03:44Lille-et-Vilaine
01:03:46vient de voir
01:03:46le salon des productions
01:03:48animales Carrefour européen
01:03:50le SPAS
01:03:50fermer ses portes
01:03:51il y a quelques jours
01:03:52Le SPAS
01:03:53il a été créé
01:03:54monté de toutes pièces
01:03:55il y a 40 ans
01:03:56M. Rousseau
01:03:56par l'un de vos prédécesseurs
01:03:58Jean-Michel Le Métayet
01:03:59à la fonction
01:04:00que vous exercez aujourd'hui
01:04:01ce sont des agriculteurs
01:04:03et ce sont des agriculteurs bretons
01:04:03qui se sont pris en main
01:04:04pour organiser
01:04:06un salon international
01:04:07qui en 2025
01:04:09comprenait
01:04:101230 exposants
01:04:12de 40 pays
01:04:12plus de 100 000 visiteurs
01:04:14dont 15 000 visiteurs
01:04:17de 125 pays différents
01:04:19ce que je veux dire
01:04:19par mon propos
01:04:20de la première minute
01:04:21c'est qu'une majorité
01:04:22des agriculteurs français
01:04:24reste ouvert
01:04:25aux échanges internationaux
01:04:27c'est pour
01:04:29renvoyer la balle
01:04:30entre guillemets
01:04:31à celui d'entre vous
01:04:32qui a dit
01:04:33qu'il fallait sortir
01:04:34de tous
01:04:34les accords
01:04:35de libre-échange
01:04:36je pense que ça n'est pas
01:04:37une bonne mesure
01:04:38par contre
01:04:39ce que disent
01:04:40les agriculteurs
01:04:41de mon département
01:04:42n'importons pas
01:04:43l'agriculture
01:04:44dont nous ne voulons pas
01:04:46l'Union Européenne
01:04:48et la France
01:04:48ne veulent pas
01:04:49d'une agriculture
01:04:50qui n'est pas bonne
01:04:51pour la santé
01:04:52notamment sur la question
01:04:53des hormones de croissance
01:04:55des farines animales
01:04:56et des perturbateurs
01:04:57endocriniens
01:04:58l'Union Européenne
01:04:59et la France
01:05:00ne veulent pas
01:05:00d'une agriculture
01:05:01qui ne respecte pas
01:05:02l'environnement
01:05:02on a parlé
01:05:03de la déforestation
01:05:04et la question
01:05:05du bien-être animal
01:05:06pour faire la comparaison
01:05:08sur l'élevage
01:05:09c'est la question
01:05:10par exemple
01:05:10de l'élevage bovin
01:05:11nous qui existe
01:05:12pour une bonne partie
01:05:13sur prairie
01:05:14et les feedlots américains
01:05:16j'ai une première question
01:05:17au passage
01:05:18est-ce que vos organisations
01:05:19syndicales
01:05:21ont la possibilité
01:05:22d'échanger
01:05:23avec les organisations
01:05:26syndicales
01:05:26du Mercosur
01:05:27pour essayer
01:05:28de les convaincre
01:05:29par la profession
01:05:30que les règles
01:05:32que nous fixons
01:05:32en France
01:05:33et en Europe
01:05:34ce sont des règles
01:05:35qui sont
01:05:36pour le bien-être
01:05:37des consommateurs
01:05:37et pour la santé
01:05:38des consommateurs
01:05:39je pense que c'est
01:05:39le premier sujet
01:05:40deuxième point
01:05:41et comme je veux
01:05:42vous laisser du temps
01:05:42pour répondre
01:05:43je vais clore
01:05:44sur celui-là
01:05:44en France
01:05:45je considère
01:05:46que nous avons
01:05:47une des meilleures
01:05:48agricultures du monde
01:05:49sinon la meilleure
01:05:50pourquoi est-elle
01:05:51autant attaquée
01:05:52pourquoi sur la loi
01:05:53du plomb
01:05:54je parle du versant
01:05:54élevage
01:05:55installation classée
01:05:56pour la protection
01:05:57de l'environnement
01:05:57où nous avons pu travailler
01:05:59je regarde Julien
01:05:59qui était rapporteur
01:06:01du texte de loi
01:06:03où nous avons pu travailler
01:06:04pour améliorer
01:06:05les questions
01:06:05des ICPE
01:06:06installation classée
01:06:07pour la protection
01:06:07de l'environnement
01:06:08pour permettre
01:06:09la modernisation
01:06:10des bâtiments
01:06:11d'élevage
01:06:11poulailler
01:06:12porcherie
01:06:13et autres
01:06:13pourquoi en France
01:06:14c'est aussi décrié
01:06:16alors qu'il n'y a pas
01:06:17de communes mesures
01:06:17avec ce dont nous discutons
01:06:19dans le traité
01:06:20avec le Mercosur
01:06:21merci monsieur Benoît
01:06:23monsieur le président
01:06:24Rousseau
01:06:25merci madame la présidente
01:06:29bon le sujet de fond
01:06:30c'est notre modèle agricole
01:06:31et c'est la place
01:06:32que l'Europe veut faire
01:06:33à la question
01:06:34de l'arme alimentaire
01:06:35aujourd'hui nous sommes
01:06:36en train de désarmer
01:06:37et je le redis ici
01:06:38l'assiette des français
01:06:39elle est ni de droite
01:06:40ni de gauche
01:06:40la capacité qu'on aura
01:06:42demain à continuer
01:06:43à produire une alimentation
01:06:44parmi les plus durables
01:06:45au monde
01:06:45et donc est-ce qu'on est
01:06:47prêt à faire des accords
01:06:48l'agriculture française
01:06:49manque d'un certain nombre
01:06:50de produits
01:06:50et donc il faut qu'on regarde
01:06:51ce qu'on est capable
01:06:51de produire
01:06:52sur notre territoire national
01:06:53et puis évidemment
01:06:55apporter ce qu'il nous manque
01:06:56et je le dis
01:06:57parce qu'il y a ce qu'on appelle
01:06:58le single pocket
01:07:00pardonnez-moi
01:07:00mais à Bruxelles
01:07:01ça veut dire
01:07:02qu'on cumule
01:07:03les importations
01:07:04pour voir
01:07:04parce que des accords
01:07:05de libre-échange
01:07:06dans lesquels on dit
01:07:06oh il n'y a presque rien
01:07:07sur le vol agricole
01:07:08mais que vous cumulez
01:07:08deviennent rapidement
01:07:09une catastrophe
01:07:10ensuite
01:07:11sur l'organisation
01:07:12oui on a des contacts
01:07:13avec nos homologues
01:07:15américains
01:07:16nord-américains
01:07:16et sud-américains
01:07:17mais qui aujourd'hui
01:07:18produisent
01:07:19avec les normes
01:07:20que leur pays leur donne
01:07:21voilà
01:07:21donc eux
01:07:22ils ne se posent pas la question
01:07:23et pendant longtemps
01:07:23ça a été l'accès au marché
01:07:24en tous les cas
01:07:25c'est ce que disaient
01:07:25les américains
01:07:26c'est un clin d'œil
01:07:27de l'histoire
01:07:27d'observer que le premier
01:07:28qui réduit l'accès au marché
01:07:29est monsieur Trump
01:07:30aujourd'hui
01:07:30et que ces farmeurs
01:07:31sont dans une souffrance
01:07:33importante au moment
01:07:33où on se parle
01:07:35bien merci monsieur le président
01:07:36madame la présidente Lefloc
01:07:38alors pour la coordination rurale
01:07:40nous ne nous sommes
01:07:41jamais opposés
01:07:42aux accords de libre-échange
01:07:43par contre
01:07:43nous demandons
01:07:44l'exclusion
01:07:45de l'agriculture
01:07:46de tout accord
01:07:46de libre-échange
01:07:47maintenant
01:07:48la France a proposé
01:07:49des clauses de sauvegarde
01:07:50mais il faudrait aussi
01:07:52et ça c'est le boulot
01:07:52de tous les parlementaires
01:07:53vérifier la solidité juridique
01:07:56d'une telle proposition
01:07:57ensuite
01:07:59comment pouvoir accepter
01:08:02de tels accords
01:08:03comment un continent
01:08:05comme l'Europe
01:08:06qui est le premier exportateur
01:08:08mondial de porcs
01:08:09avec plus de 4,4 milliards
01:08:11de porcs exportés
01:08:13peut-elle accepter
01:08:14quelques dizaines
01:08:15de milliers
01:08:15de tonnes
01:08:16de porcs supplémentaires
01:08:18dont on pourra
01:08:19vérifier
01:08:20la qualité
01:08:25et les modes
01:08:25de production
01:08:26sachant qu'en plus
01:08:28la production
01:08:29la consommation
01:08:30pardon
01:08:30est en baisse
01:08:32de plus de 6,5%
01:08:33sur 2019-2023
01:08:35et peut-être
01:08:36qu'elle va continuer
01:08:37à baisser
01:08:37ensuite
01:08:39comment faire
01:08:40pour s'opposer
01:08:41à toutes ces oppositions
01:08:43concernant les ICPE
01:08:45les projets
01:08:45de nos agriculteurs
01:08:46pour développer
01:08:47justement
01:08:48plus de suffisance alimentaire
01:08:51et je pense
01:08:51par exemple
01:08:52à la volaille
01:08:52où nous consommons
01:08:5350% de volaille
01:08:55importée
01:08:56alors que nous pourrions
01:08:57faire des poulaillers
01:08:58et bien tout simplement
01:08:59parce qu'il faudrait
01:09:00commencer par refuser
01:09:01le financement
01:09:02des ONG
01:09:02de les écouter
01:09:04quand elles sont financées
01:09:05par des fonds étrangers
01:09:05merci
01:09:06pardon
01:09:08monsieur le secrétaire général
01:09:10le guil
01:09:10merci
01:09:11chez nous
01:09:14je pense qu'on peut pas
01:09:15se leurrer
01:09:16être des grands exportateurs
01:09:18et s'interdire
01:09:20de l'importation
01:09:21il y a un moment
01:09:21il faut qu'on soit lucide
01:09:22quand même
01:09:23par contre
01:09:24sur les importations
01:09:25à normes égales
01:09:26environnement
01:09:27élevage
01:09:28bien-être animal
01:09:29antibiotiques
01:09:30ICPE
01:09:30produits phytosanitaires
01:09:32alignons
01:09:32si le pays
01:09:33en face de nous
01:09:34est aligné
01:09:35avec nos normes
01:09:36et respecte les critères
01:09:37les standards français
01:09:38et européens
01:09:39alors à ce moment-là
01:09:40oui
01:09:40nous sommes exportateurs
01:09:41pourquoi refuser
01:09:42des importations
01:09:43si elles sont
01:09:44dans les standards
01:09:45français et européens
01:09:46sur le volet du CETA
01:09:48nous avons un pays
01:09:49nous avons des pays
01:09:51qui aujourd'hui
01:09:51ont joué
01:09:52l'honnêteté
01:09:53et tant mieux pour nous
01:09:54grâce à leur honnêteté
01:09:55aucune viande bovine
01:09:57ou du moins très minime
01:09:58est rentrée
01:09:58sur l'Union Européenne
01:10:00quid du Mercosur
01:10:02sont-ils aussi honnêtes
01:10:03je ne suis pas assez haut placé
01:10:06pour savoir tout ça
01:10:07mais il va falloir
01:10:08aujourd'hui pouvoir
01:10:09contrôler ces gens-là
01:10:10et ces gens-là
01:10:11est-ce qu'aujourd'hui
01:10:11on est capable de voir
01:10:12d'où vient la vache
01:10:13de quel élevage elle part
01:10:15d'où elle a été abattue
01:10:15et comment elle va arriver en France
01:10:17quid de tout ça
01:10:18bonjour les contrôleurs
01:10:19merci monsieur le secrétaire général
01:10:21monsieur le porte-parole
01:10:22on parle d'alignement
01:10:23à normes égales
01:10:24mais comment on s'aligne
01:10:25sur des salaires
01:10:28à 1 euro de l'heure
01:10:29enfin c'est une question
01:10:30jusqu'où on va
01:10:31sur l'alignement
01:10:32et en tout cas
01:10:33pour répondre à la question
01:10:34qui a été posée
01:10:35nous on pense
01:10:36qu'on peut faire du commerce
01:10:37international
01:10:37en dehors du libre-échange
01:10:38le libre-échange
01:10:39c'est la dérégulation
01:10:40du commerce
01:10:43c'est l'iniquité du commerce
01:10:45on peut faire
01:10:45des échanges commerciaux
01:10:46commercial équitable
01:10:47il y a d'ailleurs des associations
01:10:49qui font ce travail là
01:10:52donc on n'est pas
01:10:53on n'est pas pour l'autarcie
01:10:55mais en tout cas
01:10:56que le commerce
01:10:57garantisse le revenu
01:10:58des paysans ici
01:10:59et des paysans là-bas
01:11:00nous
01:11:00Confédération Paysanne
01:11:02on est en contact
01:11:02avec les paysans
01:11:03ça a été posé la question
01:11:04avec les paysans
01:11:05d'Amérique du Sud
01:11:06et eux nous disent aussi
01:11:08qu'ils ne veulent pas
01:11:08de cet accord
01:11:09de libre-échange
01:11:10parce que ça
01:11:10déstructure aussi
01:11:11leur agriculture paysanne
01:11:13donc on est d'accord
01:11:14avec eux
01:11:15l'industrialisation
01:11:16de l'agriculture là-bas
01:11:18la déforestation
01:11:19elle déstabilise
01:11:20l'agriculture paysanne
01:11:21dans les pays du Mercosur
01:11:23et pour répondre aussi
01:11:25par rapport à ce qui a été soulevé
01:11:26sur la démocratie
01:11:27encore une fois
01:11:28nous aussi
01:11:29on porte cette volonté démocratique
01:11:31des citoyens et des citoyennes
01:11:34d'aller vers une vraie
01:11:35souveraineté alimentaire
01:11:36encore une fois
01:11:36l'autodétermination des peuples
01:11:38à choisir leur alimentation
01:11:39et leur agriculture
01:11:41Merci monsieur le porte-parole
01:11:43monsieur le secrétaire national d'état
01:11:44tous ces accords de libre-échange
01:11:47qu'est-ce qu'ils ont apporté
01:11:49jusqu'à aujourd'hui
01:11:50on parle bien
01:11:52de tout ce que ça a pu amener
01:11:55au niveau des industries
01:11:56automobiles et pharmaceutiques aussi
01:11:58ça
01:11:59mais par contre
01:12:01on oublie de dire
01:12:01une seule chose
01:12:03combien on a perdu d'agriculteurs
01:12:05depuis qu'ils ont été mis en place
01:12:06que ce soit en France
01:12:08ou ailleurs
01:12:08et je suis d'accord
01:12:10tous les agriculteurs
01:12:12qu'ils soient
01:12:13n'importe où
01:12:14ils ont envie que d'une seule chose
01:12:16c'est de pouvoir vivre
01:12:17de leur métier
01:12:17donc il faudrait peut-être
01:12:20qu'on arrive à
01:12:21à sortir l'agriculture
01:12:24de tout ça
01:12:24et à la sortir intelligemment
01:12:26ça serait quelque chose
01:12:29que si on arrivait à travailler
01:12:30un petit peu tous ensemble
01:12:31main dans la main
01:12:31et en étant un peu d'accord
01:12:34on arriverait à
01:12:35à faire avancer les choses
01:12:37parce qu'on connaît tous
01:12:38plus ou moins
01:12:39l'opportunité d'un ou de l'autre
01:12:41mais il faut arriver
01:12:44à se mettre d'accord
01:12:44et on en est peut-être capable
01:12:47où on va laisser partir
01:12:48tout le monde
01:12:50de petit à petit
01:12:51au profit des grosses exploitations
01:12:52pour en revenir
01:12:54à certains sujets
01:12:55comme m'a évoqué
01:12:57il n'y a pas longtemps
01:12:58juste sur l'histoire
01:12:59de la loi du plomb
01:13:00expliquez-moi
01:13:03comment
01:13:04comment ça se fait
01:13:05qu'on a développé
01:13:08permis
01:13:10de pouvoir agrandir
01:13:11et
01:13:12des industriels
01:13:14c'est tout
01:13:15des fermes industrielles
01:13:16au profit
01:13:17de petits agriculteurs
01:13:18et regardez autour de vous
01:13:19toutes les friches
01:13:20qu'il y a
01:13:21que vous pouvez faire vivre
01:13:23donc pour le groupe
01:13:25Lyot
01:13:26je passe maintenant
01:13:27la parole
01:13:27à monsieur David Topiak
01:13:29merci madame la présidente
01:13:30chers collègues
01:13:31madame
01:13:31messieurs les représentants
01:13:33des organisations syndicales
01:13:34agricoles
01:13:35l'accord de libre-échange
01:13:37entre l'Union européenne
01:13:37et les pays du Mercosur
01:13:39tel qu'il a été conclu
01:13:40est profondément incompatible
01:13:42avec nos engagements sociaux
01:13:43agricoles
01:13:44et environnementaux
01:13:45cet accord voulu
01:13:46par la commission européenne
01:13:47entraîne
01:13:48une mise en concurrence
01:13:49déloyale
01:13:50de nos agriculteurs
01:13:51face à des productions
01:13:52issues de fermes usines
01:13:53utilisant des pesticides
01:13:54interdits en Europe
01:13:56une augmentation
01:13:57de la déforestation
01:13:58en Amazonie
01:13:58pour répondre à la demande
01:14:00de viande bovine
01:14:01et un céréal OGM
01:14:01destiné à l'élevage
01:14:03et un recul manifeste
01:14:05en matière de durabilité
01:14:06sans réelle clause climatique
01:14:07contraignante
01:14:08et enfin une atteinte
01:14:10à notre souveraineté alimentaire
01:14:11au total
01:14:13il faut peser
01:14:13un risque substantiel
01:14:15pour la sécurité
01:14:15des approvisionnements agricoles
01:14:17et la traçabilité alimentaire
01:14:18en Europe
01:14:19portant de ce fait
01:14:20atteinte
01:14:20à notre souveraineté alimentaire
01:14:22en clair
01:14:23plus de pollution
01:14:24plus de pesticides
01:14:25moins de garanties
01:14:26pour nos filières
01:14:27moins de revenus
01:14:27pour nos agriculteurs
01:14:28et un mépris flagrant
01:14:30pour nos engagements climatiques
01:14:31face à l'urgence climatique
01:14:33et sociale
01:14:34nous ne pouvons pas faire
01:14:35un pas de plus
01:14:36vers ce type de traité
01:14:37aussi avons-nous signé
01:14:39avec certains nombres
01:14:40de collègues
01:14:41demandant
01:14:41que la Cour de justice
01:14:43de l'Union européenne
01:14:43se prononce
01:14:44sur la conformité juridique
01:14:46de cet accord
01:14:46et sur la procédure
01:14:47de ratification
01:14:48envisagée
01:14:50qui pourrait priver
01:14:51le Parlement
01:14:51de toute consultation
01:14:52pour répondre
01:14:54aux inquiétudes
01:14:54portées
01:14:55notamment par la France
01:14:56la Commission
01:14:57a accepté
01:14:58de renforcer
01:14:58les mesures
01:14:59de sauvegarde
01:14:59pour les produits
01:15:00européens sensibles
01:15:01et s'engage
01:15:02à intervenir
01:15:03en cas d'impact négatif
01:15:04des importations
01:15:05sur certaines filières
01:15:06c'est un premier pas
01:15:09mais largement
01:15:09insuffisant
01:15:10pour nous certifier
01:15:11que cela sera suffisant
01:15:13pour amortir
01:15:13les impacts négatifs
01:15:14de ce traité
01:15:15pour l'agriculture française
01:15:16au-delà de ce traité
01:15:18c'est la capacité
01:15:19de l'Union européenne
01:15:20à s'imposer
01:15:21au niveau de ces normes
01:15:23par rapport
01:15:24à ces partenaires
01:15:24commerciaux
01:15:25et leur dicter
01:15:26la façon
01:15:26dont ils doivent produire
01:15:27qui est remis en cause
01:15:28nous ne sommes pas
01:15:30par principe opposés
01:15:31aux accords commerciaux
01:15:32mais nous avons
01:15:34nécessité
01:15:35de bien appréhender
01:15:35le mot libre
01:15:36qui pose probablement
01:15:37le problème
01:15:38dans le mot libre-échange
01:15:39nos viticulteurs
01:15:40aujourd'hui
01:15:41qui sont en difficulté
01:15:42par rapport
01:15:43à des accords bilatéraux
01:15:45qui sont imposés
01:15:46notamment par la Chine
01:15:47ou les Etats-Unis
01:15:47le reflet
01:15:49de cette dérive
01:15:50au niveau
01:15:51des accords commerciaux
01:15:52nous considérons néanmoins
01:15:54que les règles du marché
01:15:55doivent être équitables
01:15:56les échanges commerciaux
01:15:57doivent être basés
01:15:58sur une réciprocité
01:15:59des normes
01:15:59sanitaires et environnementales
01:16:01cela fait des années
01:16:02que les agriculteurs
01:16:02réclament des clauses miroirs
01:16:04dans les traités
01:16:05de libre-échange
01:16:05et des années
01:16:06que le gouvernement
01:16:07promet de se saisir
01:16:08de la question
01:16:10une question
01:16:11au niveau européen
01:16:13par rapport
01:16:13à vos collègues
01:16:15vos homologues
01:16:15des syndicats européens
01:16:17où en êtes-vous
01:16:17de ces discussions
01:16:18de ces négociations
01:16:19et d'une parole
01:16:20collective
01:16:20portée auprès
01:16:21de l'Union européenne
01:16:22Merci M. Topiak
01:16:25pour le groupe GDR
01:16:27M. Bruggerolle
01:16:29Merci Mme la Présidente
01:16:32je voudrais vous remercier
01:16:32moi aussi
01:16:33Madame et Messieurs
01:16:34les représentants
01:16:35des syndicats agricoles
01:16:36pour cet échange
01:16:37je commencerai peut-être
01:16:38d'abord par dire
01:16:39qu'on est aujourd'hui
01:16:41en 2025
01:16:42mais on aboutit
01:16:44effectivement
01:16:44au terme
01:16:45de cet accord
01:16:46après plus de 25 années
01:16:48de discussion
01:16:49sur cet accord commercial
01:16:51et on s'inscrit
01:16:52en fait pleinement
01:16:53dans un agenda politique
01:16:54de long terme
01:16:56qui est un agenda
01:16:57de libéralisation
01:16:58et de dérégulation
01:16:59des marchés agricoles
01:17:00qui s'est accéléré
01:17:01depuis les années 90
01:17:03et ma question
01:17:05c'est qu'au-delà
01:17:06du soutien
01:17:07qui est aussi le nôtre
01:17:08à l'exclusion
01:17:10du secteur agricole
01:17:11et alimentaire
01:17:12des accords
01:17:12de libre-échange
01:17:13parce qu'on considère
01:17:14que c'est un bien
01:17:15absolument fondamental
01:17:16pour l'humanité
01:17:17et pour les européens
01:17:19de pouvoir se nourrir
01:17:20être en capacité
01:17:20de se nourrir eux-mêmes
01:17:21ma question est ouverte
01:17:23c'est est-ce qu'il n'y a pas besoin
01:17:25d'avoir une refondation globale
01:17:27de notre politique agricole commune
01:17:29et de sortir la PAC
01:17:30de sa soumission
01:17:32à la politique commerciale
01:17:34de l'Union européenne
01:17:35je voulais revenir sur trois points
01:17:37d'abord ça a été dit
01:17:38cet accord
01:17:40est une atteinte très grave
01:17:41à notre démocratie
01:17:43et y compris
01:17:44à nos règles démocratiques européennes
01:17:46ça a été dit
01:17:47avec la scission
01:17:48de l'accord
01:17:48en deux parties
01:17:49pour essayer d'abord
01:17:50de passer outre
01:17:51le veto politique
01:17:53que pouvaient exercer
01:17:53certains états
01:17:54et de contourner
01:17:55les parlements nationaux
01:17:56on l'a déjà vécu
01:17:57avec le CETA
01:17:58en particulier
01:17:59cette méthode
01:18:00est un déni démocratique
01:18:02elle semble même
01:18:03contraire
01:18:03aux traités européens
01:18:04eux-mêmes
01:18:05donc je me félicite
01:18:06qu'on ait notamment
01:18:07co-signé
01:18:07une proposition de résolution
01:18:08pour saisir
01:18:10la Cour de justice
01:18:10de l'Union européenne
01:18:11sur sa conformité même
01:18:12aux traités
01:18:13mais au-delà
01:18:14comment agissons-nous
01:18:16collectivement
01:18:17pour empêcher
01:18:18la poursuite
01:18:19de ces scénarios
01:18:19comme on l'a vécu
01:18:20pour le CETA
01:18:21et comme on le vivra
01:18:22peut-être
01:18:22pour les autres
01:18:23accords de libre-échange
01:18:24c'est une question ouverte
01:18:25vous y avez en partie répondu
01:18:27mais je voulais la reposer
01:18:28deuxième chose
01:18:29que je voulais aborder
01:18:30le focus sur les filières
01:18:31d'élevage
01:18:32ça a été dit
01:18:32et redit
01:18:33plus de 100 000 tonnes
01:18:34de bœuf
01:18:35alors que notre pays
01:18:36vient de perdre
01:18:371 million de vaches
01:18:38ces 10 dernières années
01:18:40et les projections
01:18:41qui se sont faites
01:18:42avant même
01:18:42l'application
01:18:43du traité
01:18:45sur le Mercosur
01:18:46prévoient encore
01:18:47une baisse
01:18:47du nombre
01:18:49du cheptel bovin
01:18:50de 20%
01:18:50d'ici 2030
01:18:51nos systèmes herbagés
01:18:53comme dans le massif central
01:18:54n'ont pas besoin
01:18:55d'un accord
01:18:56qui accélère encore
01:18:56la décapitalisation
01:18:58et la perte de production
01:18:59au profit de viande
01:19:00d'importation
01:19:01sans normes
01:19:02et mon inquiétude
01:19:03c'est celle
01:19:04des acteurs
01:19:04des filières
01:19:06de la viande
01:19:06comment aussi
01:19:07on exerce
01:19:08une pression
01:19:08importante
01:19:09je pense en particulier
01:19:10aux acteurs
01:19:11de la restauration
01:19:12hors domicile
01:19:13de l'industrie
01:19:14agroalimentaire
01:19:15et de la grande distribution
01:19:16qui ne manqueront pas
01:19:17de s'engouffrer
01:19:18dans ces nouveaux quotas
01:19:19et d'aller chercher
01:19:21des opportunités
01:19:22d'achat
01:19:22de viande
01:19:22à bas coût
01:19:23donc ma question
01:19:24c'est aussi
01:19:24quel rôle
01:19:26et quelle action
01:19:27on porte
01:19:27vis-à-vis des acteurs
01:19:28et en particulier
01:19:29des transnationales
01:19:30de la distribution
01:19:31et de l'agroalimentaire
01:19:32j'ai une autre question
01:19:33mais j'y reviendrai après
01:19:33je vous remercie
01:19:34merci monsieur Bruggerol
01:19:35d'ailleurs j'en profite
01:19:36pour dire que
01:19:37les collègues
01:19:38qui souhaitent
01:19:38s'inscrire pour une question
01:19:39d'une minute
01:19:40n'hésitez pas
01:19:41merci
01:19:41monsieur le président
01:19:42vous sont
01:19:43oui alors
01:19:45sur les sujets
01:19:46enfin la question
01:19:46encore une fois
01:19:47c'est quelle agriculture
01:19:48et quelle place
01:19:49pour l'agriculture
01:19:50et on voit ce qu'il en a coûté
01:19:51d'abandonner l'industrie
01:19:52il y a une trentaine d'années
01:19:53sur la refondation
01:19:54de la PAC
01:19:54écoutez en tous les cas
01:19:56nous on reste attaché
01:19:57à une politique intégrée
01:19:58européenne
01:19:59et commune
01:20:00qui est en train
01:20:01de discuter
01:20:01avec aujourd'hui
01:20:02des sujets de budget
01:20:02qui questionnent
01:20:03bon tout le monde sait
01:20:04que l'OMC ne fonctionne pas
01:20:06ça a été mentionné
01:20:07les américains
01:20:08ne nomment pas de juge
01:20:09donc en fait l'OMC
01:20:10il n'y a plus que l'Europe
01:20:10qui respecte le cadre
01:20:11de l'OMC
01:20:12tout le monde s'en a franchi
01:20:13depuis bien longtemps
01:20:14maintenant
01:20:14et pour nous
01:20:15l'objectif c'est évidemment
01:20:16de continuer à porter
01:20:17l'ambition d'une agriculture
01:20:18souveraine
01:20:19alimentaire
01:20:20et on a assez peu
01:20:21parlé du consommateur
01:20:22mais je voudrais vous répondre
01:20:23aussi que c'est lui
01:20:24qui va décider
01:20:24et le travail qu'on fait
01:20:26notamment pour les filières
01:20:27d'élevage
01:20:27c'est aussi le travail
01:20:28d'origine
01:20:28de provenance
01:20:29et c'est un combat
01:20:31qu'on mène
01:20:32sur l'origine de la viande
01:20:33la grande distribution
01:20:35je le dis ici
01:20:36joue plutôt le jeu
01:20:37mais c'est vrai
01:20:37que la restauration
01:20:38hors domicile
01:20:39est de ce point de vue là
01:20:40évidemment peu au rendez-vous
01:20:41et qu'on travaille aussi
01:20:42en Europe
01:20:43pour qu'on puisse avoir
01:20:44l'origine des produits
01:20:45sur la consommation
01:20:46pour que le consommateur
01:20:47puisse être éclairé
01:20:48et faire en sorte
01:20:49qu'on défende
01:20:50nos filières d'élevage
01:20:50mais au-delà des filières
01:20:51d'élevage
01:20:51il y a tout un tas
01:20:52de filières qui sont percutées
01:20:53encore une fois je le dis
01:20:54c'est la place
01:20:55de l'agriculture en Europe
01:20:56le caractère commun
01:20:57et constructif
01:20:58et la volonté de se projeter
01:20:59Merci Monsieur le Président
01:21:00Madame la Présidente
01:21:01Le Floc
01:21:01Alors je répondrai
01:21:03essentiellement
01:21:04sur le volet élevage
01:21:05oui un million de vaches
01:21:07en moins en dix ans
01:21:08sachez quand même
01:21:11que la France
01:21:13avec une balance commerciale
01:21:16en viande bovine
01:21:17déficitaire
01:21:18de près de 100 000 tonnes
01:21:20pourrait justement
01:21:21être un des pays
01:21:23dans lequel serait orientée
01:21:24une grande majorité
01:21:25de la viande
01:21:26si ce n'est pas directement
01:21:27c'est indirectement
01:21:28en passant par différents ports
01:21:30le souci c'est de savoir
01:21:32qui importe
01:21:33dans les deux milliards d'euros
01:21:35de viande importée
01:21:37comment ça se répartit
01:21:39entre les industriels
01:21:40entre les distributeurs
01:21:42et autres
01:21:43sachez que
01:21:44les conséquences
01:21:45de cet accord
01:21:47pourraient aller
01:21:48jusqu'à l'équivalent
01:21:49de 20 plans sociaux
01:21:51Michelin
01:21:51comme nous les avons
01:21:53vécu cette année
01:21:54je m'explique
01:21:56parce que derrière
01:21:57chaque exploitation
01:21:57bovine
01:21:58il y a
01:22:00des emplois
01:22:00des livreurs d'aliments
01:22:01et des transporteurs
01:22:03et bien d'autres
01:22:03et que si justement
01:22:05ce plan
01:22:06se met en place
01:22:07nous avons
01:22:08les gros industriels
01:22:09dont je vous ai parlé
01:22:11tout à l'heure
01:22:12Tyson
01:22:12JBS
01:22:13je rajouterai
01:22:14Cargill
01:22:14Marfrig
01:22:15le brésilien
01:22:16qui à eux seuls
01:22:17les quatre
01:22:18contrôlent aujourd'hui
01:22:1960%
01:22:20du chiffre d'affaires mondial
01:22:21de la viande bovine
01:22:22qui sera le repreneur
01:22:24des abattoirs
01:22:25de Bigard
01:22:26et bien quand ils viendront
01:22:28s'implanter en France
01:22:29ils feront transiter
01:22:30la viande dans ces abattoirs
01:22:31Monsieur le secrétaire général
01:22:32Le Guillaume
01:22:33Merci
01:22:35Déjà pour commencer
01:22:37sur la PAC
01:22:38chez Jeunes Agriculteurs
01:22:40nous sommes
01:22:40pour une PAC
01:22:41forte
01:22:42qui continue
01:22:43et qui
01:22:43encore plus que continue
01:22:45qui surinstalle
01:22:47j'ai envie de dire
01:22:47il nous faut de l'installation
01:22:49il nous faut du jeûne
01:22:49il nous faut du renouvellement
01:22:51il faut une PAC
01:22:51qui accompagne les jeunes
01:22:53et qui surtout
01:22:54qui installe des jeunes
01:22:55vers de la production
01:22:56de la production française
01:22:58et européenne
01:22:58il faut qu'on retrouve
01:22:59notre leadership
01:23:00de production quand même français
01:23:01nos standards français
01:23:03européens
01:23:03au sein de cette PAC
01:23:04aujourd'hui on a une PAC
01:23:05qui pour nous
01:23:06ne va pas suffisamment loin
01:23:07il faut la redonner
01:23:08vers un accompagnement
01:23:10d'outils de production
01:23:11pour les agriculteurs
01:23:12il y a un sujet
01:23:14qui me perturbe
01:23:15quand même depuis tout à l'heure
01:23:16on se dit
01:23:17qu'on est à la baisse
01:23:18en France
01:23:19on a de moins en moins
01:23:19d'agriculteurs
01:23:20on a de moins en moins
01:23:21d'élevage
01:23:22ma question
01:23:23aujourd'hui
01:23:23là peut-être
01:23:24il y a une question
01:23:25réponse entre nous
01:23:26mais je vais la poser aussi
01:23:27on nous dit
01:23:29on nous dit
01:23:29on nous dit
01:23:30qu'il le maire
01:23:31Cossure
01:23:32on n'en veut pas
01:23:32parce qu'on en est là
01:23:33en fait aujourd'hui
01:23:34je pense parce que
01:23:35ça fait peut-être
01:23:3620-25 ans
01:23:37que les agriculteurs
01:23:37crient
01:23:39dans les campagnes
01:23:40l'accompagnement
01:23:41l'accompagnement
01:23:42des pouvoirs publics
01:23:43l'accompagnement
01:23:44du gouvernement
01:23:45pour les agriculteurs
01:23:46si on n'avait pas eu
01:23:47cette politique
01:23:48sur les 20-25 dernières années
01:23:49peut-être qu'aujourd'hui
01:23:50le Mercosur
01:23:51non pas
01:23:51serait acceptable
01:23:52mais on serait peut-être
01:23:53plus ouvert à la discussion
01:23:53je pense qu'il faut revoir
01:23:55toute cette agriculture
01:23:57qu'il y a aujourd'hui
01:23:58sur la longueur française
01:24:00je vous donnerai
01:24:01tout à l'heure
01:24:01la parole
01:24:02parce qu'on aura une dernière
01:24:03série de questions
01:24:03après
01:24:04et une dizaine de collègues
01:24:05voilà
01:24:06monsieur le Prond
01:24:06pardon le national
01:24:07effectivement je pense
01:24:08que derrière ce débat
01:24:09sur le Mercosur
01:24:10il y a un débat
01:24:12sur quel modèle
01:24:12l'agricole on veut
01:24:13et vous parliez
01:24:15des 25 années de discussion
01:24:16pour nous
01:24:16c'est 25 années de combat
01:24:17contre ce Mercosur
01:24:18et 25 années de combat
01:24:19contre le rouleau compresseur
01:24:22de l'ultralibéralisme
01:24:23qui a fait disparaître
01:24:24un grand nombre
01:24:24de paysans et paysannes
01:24:25on était un million et demi
01:24:26dans les années 90
01:24:27on est un peu moins
01:24:28de 400 000
01:24:29donc quel modèle
01:24:32l'agricole on veut
01:24:33donc c'est quelle PAC
01:24:33on veut
01:24:34une PAC plus juste
01:24:35qui installe
01:24:36effectivement les paysans
01:24:37et les paysannes
01:24:37mais qui permet aussi
01:24:38de faire face
01:24:38aux dérèglements climatiques
01:24:40aux enjeux sociétaux
01:24:41aux enjeux de baisse
01:24:43de perte de biodiversité
01:24:44etc.
01:24:45et qui permet surtout
01:24:46de rémunérer
01:24:48des paysans et des paysannes
01:24:48on déplore
01:24:49la perte d'éleveurs
01:24:51mais c'est aussi lié
01:24:53à des politiques
01:24:54de concentration
01:24:55et d'intensification
01:24:56des fermes
01:24:57et des structures
01:24:58et de restructuration
01:24:59des exploitations
01:25:01encore une fois
01:25:02j'y reviens
01:25:02mais c'était le projet
01:25:03et l'ambition
01:25:04de la loi Duplomb
01:25:05donc il faut savoir
01:25:05ce qu'on veut
01:25:06soit on veut accélérer
01:25:08vers plus de compétitivité
01:25:09pour aller encore une fois
01:25:10être compétitif
01:25:12sur les marchés
01:25:13internationaux
01:25:13soit on installe
01:25:14des paysans
01:25:15et on répond
01:25:16à la demande sociétale
01:25:18d'une alimentation juste
01:25:19pour tous
01:25:19et pour toutes
01:25:20merci monsieur le porte-parole national
01:25:22monsieur le secrétaire national
01:25:23oui je vais faire bref
01:25:25parce qu'un peu
01:25:26tout a été dit
01:25:27et ça me sert à quoi
01:25:28de vous répéter les choses
01:25:29une fois de plus
01:25:30je pense que de ce côté là
01:25:33on pourrait arriver
01:25:34à trouver un accord
01:25:34après au niveau de la PAC
01:25:37le modef a soulevé
01:25:40depuis très très très très longtemps
01:25:41les idées d'un prix rémunérateur
01:25:44un prix plancher
01:25:47un coefficient
01:25:49à mettre en place
01:25:51il y a certaines idées
01:25:52qui ont été reprises
01:25:53dernièrement
01:25:54et moi j'estime
01:25:55que c'est quand même
01:25:56un dommage
01:25:56que ce soit repris
01:25:57actuellement
01:25:58alors que ça fait 25-30 ans
01:26:00qu'un syndicat parle
01:26:03on en est arrivé
01:26:05on a pour moi
01:26:06on a fait une perte de temps
01:26:07donc est-ce qu'il ne serait pas temps
01:26:09de vraiment arriver
01:26:11à réfléchir sur les choses
01:26:14pour pouvoir
01:26:14continuer à installer des jeunes
01:26:16à faire des fermes
01:26:18qui soient reprenables
01:26:19par beaucoup de monde
01:26:21et que derrière
01:26:23on arrive à faire vivre
01:26:25une agriculture
01:26:26qui serait intéressante
01:26:29pour notre consommateur
01:26:31il ne faut pas l'oublier
01:26:33parce qu'on en parle tous
01:26:34et le problème de base
01:26:36il est là
01:26:37voilà pour cette table ronde
01:26:39avec les principaux
01:26:40syndicats agricoles en France
01:26:42une table ronde
01:26:43qui est intervenue
01:26:44trois jours
01:26:44avant l'appel
01:26:45à la mobilisation
01:26:46du 26 septembre
01:26:47c'est la fin de ce numéro
01:26:49merci à vous de l'avoir suivi
01:26:50à très bientôt sur LCP
01:26:56merci à vous
01:26:57merci à vous
01:26:58merci à vous
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