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  • il y a 1 an

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00:007h-9h, Europe 1 matin.
00:03Les places à votre signature Europe 1 du jeudi. Bonjour Charlotte Dornelas.
00:07Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:08Charlotte, la présidente de SOS Homophobie, fait parler d'elle avec une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux
00:14dans laquelle elle revendique de tricher à l'école. De quoi s'agit-il exactement ?
00:18Il ne s'agit pas des résultats du bac en l'occurrence, mais de l'imposition de son militantisme à l'école.
00:23Nous sommes au cœur des universités d'été de la France Insoumise, c'était fin août,
00:27lors d'une table ronde organisée sur le thème de la précarité sociale des personnes LGBTI.
00:33Table ronde qui rassemble Indra Quinn, une députée LFI et la présidente de SOS Homophobie, Julia Torlet.
00:40Dans le public, une jeune femme se présente comme étudiante, bientôt professeure de SVT.
00:45Elle explique qu'elle adorerait pouvoir parler de sa bisexualité à ses élèves
00:48et regrette qu'on lui impose une neutralité politique.
00:52Elle fustige le nouveau programme d'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle,
00:56vous savez le fameux Évars, et demande des techniques pour, je cite,
00:59« passer en soum-soum », c'est-à-dire en sous-marin.
01:02Concrètement, cette jeune femme demande donc à une députée et à la présidente
01:06d'une association agréée par l'éducation nationale
01:08comment s'imposer en dehors du cadre légal.
01:11Et que répond Julia Torlet ? Qu'elle adore cette question.
01:14Elle a justement deux conseils à donner.
01:16Le premier est d'éviter de parler de sa vie privée pour contrer, je cite,
01:20« les attaques des parents » et de privilégier un militantisme par les habits, par exemple.
01:24Le second conseil vise, lui, à contourner l'exigence de neutralité.
01:29On n'a pas le droit, en tant que fonctionnaire, de parler politique,
01:32entame-t-elle, évidemment que nos identités sont politiques,
01:35sauf que, quand on nous dit ça dans la loi, c'est la politique politicienne.
01:39Ben, nous, on est profs, c'est donc pas nous, donc ça nous arrange, voilà.
01:42Et d'ajouter que pour aller plus loin que le programme Évars,
01:46que tous jugent trop prudents,
01:49il ne faut pas hésiter, dit-elle, à passer par les postes de référents égalité
01:53dans les établissements scolaires, qui sont une vraie porte d'entrée.
01:57Mais alors, que retenir de cette intervention ?
01:59Ben déjà qu'elle ne fait pas réagir les défenseurs du cadre légal,
02:02pour reprendre le mot,
02:03ni même les membres du gouvernement,
02:04qui ont récemment augmenté les subventions de la dite association.
02:07Mais surtout, que les inquiétudes de certains parents et associations,
02:11présentées comme des fantasmes d'extrême droite
02:14dans une bonne partie de la presse l'année dernière,
02:16n'étaient pas totalement infondées.
02:18Car vous le savez, ce programme Évars a été l'objet d'une intense bataille
02:21avant d'être imposé dans les écoles lors de la dernière rentrée.
02:24Or, quel était l'objet de cette guerre ?
02:26Précisément, la répartition des rôles et prérogatives respectives
02:29des parents, de l'école et des associations
02:32en matière d'éducation à la sexualité.
02:35Cette association et 300 parents d'élèves
02:37avaient même fait un recours devant le Conseil d'État
02:39qui avait balayé la demande sur la forme,
02:41puis sur le fond, l'année dernière.
02:43Dans sa décision, le Conseil d'État trouvait globalement ridicule
02:46de s'inquiéter, d'autant que les enseignants devaient être,
02:49je cite, neutre et objectif, les enseignements, pardon,
02:52en veillant au respect de l'intimité des élèves
02:54et sans les inciter à adopter un comportement donné.
02:57Il précisait même que les parents devaient être prévenus
02:59et que l'intervention d'associations devait se faire
03:02en présence des personnels de l'éducation nationale.
03:05Or, cet échange entre deux professeurs,
03:07justement, ne relève pas du fantasme,
03:09il est bien réel,
03:10et montre que ni la loi, ni les réticences parentales
03:13n'arrêtent des rééducateurs déterminés
03:15et déjà agréés.
03:16Mais ce que dit cette femme,
03:18n'engage pas nécessairement l'éducation nationale elle-même,
03:21dont les intentions sont peut-être autres.
03:24On imagine.
03:24Mais vous avez entendu une réaction de la ministre,
03:26même décisionnaire,
03:27une remise en cause de l'agrément,
03:29une levée de bouclier médiatique
03:30contre cet entrisme absolument assumé,
03:32rien.
03:33Depuis, Julia Torlet a même écrit une tribune dans Libération
03:36assumant sa volonté de vouloir imposer
03:39les professeurs queers à l'école,
03:41comme si le sujet devait absolument trouver sa place
03:43dans les programmes de lettres classiques
03:45qu'elle enseigne, rappelons-le.
03:47Est-il permis par ailleurs de s'interroger
03:48sur les frontières du militantisme scolaire de cette femme,
03:51qui revendique de placer au cœur de son engagement
03:53le combat pour les transidentités,
03:56ou là, je cite,
03:57GPA éthique.
03:58Fantasme, j'imagine,
03:59extrême droite sans doute.
04:01Julia Torlet qualifie elle-même
04:02son identité sexuelle de sujet politique,
04:04mais les détenteurs jaloux et agressifs
04:06de la neutralité
04:07font semblant de ne pas voir
04:08et surtout de ne pas comprendre.
04:10Signature Europe 1,
04:11Charlotte Dornelas.
04:12Merci beaucoup, Charlotte.
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