00:00Ici Dromardèche, le réveil 100% local.
00:04Ici matin, jusqu'à 9h.
00:06L'invité d'Issidro Mardèche à 8h moins le quart ce matin, Emmanuel Champal, c'est le préfet de l'Ardèche qui est avec nous.
00:11Bonjour Bonnat Révisanique.
00:13Bonjour.
00:13Merci d'être ici. Les syndicats appellent à une vaste mobilisation demain.
00:18En Ardèche, manifestation annoncée à Obena, Priva, Anonné, Hochelard aussi.
00:24Est-ce que vous attendez, vous aussi, plus de monde que la semaine dernière ?
00:28Écoutez, par rapport à la semaine dernière, deux mots d'ordre, vigilance et fermeté.
00:32Vigilance, parce que oui, la semaine dernière, le 10, sur la journée bloquant tout,
00:36nous avons eu une affluence à peu près de 1600 personnes sur les communes que vous avez citées.
00:42Sur les prévisions, nous aurons un peu plus, 25% de plus.
00:47Donc on devrait tangenter les 2000 personnes sur les mêmes endroits, Anonné, Obena et Priva.
00:51Quand vous dites fermeté, il faut comprendre quoi ?
00:54La fermeté, le droit de manifester est un droit constitutionnel.
00:57Et je m'en réjouis, heureusement, dans notre belle démocratie.
01:00Mais le droit de manifester, c'est ce qu'il s'exprime dans un cadre légal,
01:04et il doit s'exprimer dans le calme.
01:05Donc quand je dis fermeté, c'est-à-dire que ne sera pas toléré des blocages,
01:10des empêchements de circulation, et puis surtout des agressions ou des détériorations.
01:15La semaine dernière, nous avons eu trois interpellations.
01:18Alors là, c'est beaucoup plus encadré, c'est l'intersyndical,
01:20ce sont vraiment les syndicats qui ont appelé, qui vont encadrer les manifestations.
01:24Vous n'êtes pas un peu plus serein ?
01:26Si, si, c'est ce que je vous dis.
01:27On a vigilance avant la fermeté, il y a la vigilance.
01:31Nous sommes plus sereins, c'est une journée nationale d'appel,
01:34au niveau national, avec les syndicats.
01:36C'est un exercice assez classique de la rentrée.
01:41Tous les contacts ont été pris avec les organisateurs.
01:44Je n'ai pas d'inquiétude particulière, mais une vigilance et une attention.
01:48Le deuxième dossier qui est sensible pour vous en ce moment,
01:51c'est le chantier de la déviation de Saint-Péret.
01:53On en a beaucoup parlé ces dernières semaines,
01:55des opposants se sont remis sur place,
01:57la police intervient pour essayer de faire travailler les gens qui doivent travailler,
02:00notamment les gens du BTP.
02:03Aujourd'hui, votre discours, c'est de dire quoi ?
02:05C'est de dire, de toute façon, ça va se faire,
02:07donc que vous le vouliez ou pas, ça passera ?
02:10Non, mon discours, c'est de revenir à la raison sur ce dossier.
02:14C'est un dossier ancien qui a été porté par l'État,
02:17soutenu par l'État,
02:17qui est porté par les collectivités ardéchoises et par les élus ardéchois.
02:22De quoi s'agit-il ?
02:22C'est 1,6 km entre Cornasse et Saint-Péret
02:25pour achever la déviation qui part de Valence avec le pont des Lones
02:29et qui passe par Guy-en-Grange et qui se termine.
02:32Donc 1,6 km.
02:32Il y a un arrêté de mars dernier, un arrêté préfectoral,
02:37qui a autorisé la reprise des travaux,
02:38notamment pour pouvoir installer un pont rail
02:43entre Cornasse et Saint-Péret.
02:46Voilà, donc tout ça, ça se fait dans la stricte légalité.
02:50Sauf qu'il y a des opposants qui sont là,
02:51il y a eu des frictions avec les policiers,
02:53on les a relatés, et ils sont toujours là.
02:56Ils sont toujours là.
02:56Donc moi, je rappelle que ce sont les archéologues
03:00qui font les fouilles actuellement sur le chantier,
03:02ce sont les élus qui portent le projet,
03:05qui sont dans la légalité.
03:07Ce sont les gens qui occupent, la dizaine de personnes
03:09qui occupent depuis le 1er septembre le terrain,
03:13qui sont dans l'illégalité.
03:14Donc jusqu'à présent, nous avons dû faire intervenir la force
03:17pour protéger les travaux,
03:19et puis après, moi je me réserve le droit
03:20d'utiliser tous les moyens qui sont à ma disposition
03:23pour pouvoir faire assurer ces travaux
03:25dans les meilleures conditions possibles.
03:27On entend celles et ceux qui sont favorables à cette déviation dire
03:29« Mais pourquoi est-ce que le préfet n'expulse pas les opposants,
03:33tout simplement ? »
03:34Alors d'abord, je vous l'ai dit,
03:37comme garant de l'ordre et de la sécurité,
03:39je suis aussi le garant de la légalité.
03:41Donc toute une expulsion, ça se fait dans la légalité.
03:44Je vous ai dit, je me réserve le droit
03:46d'utiliser tous les moyens qui sont à ma disposition,
03:48et nous verrons bien si je dois aboutir
03:54à cette fin d'expulsion.
03:55Moi, ce que je voudrais dire,
03:56c'est que j'appelle les occupants illégaux du terrain
03:58à le quitter et de manifester dans le cadre légal,
04:03dans le calme.
04:04C'est ce qui s'est fait d'ailleurs le 7 septembre
04:05devant la gare de Saint-Pérez.
04:06Il y a eu une manifestation déclarée
04:08pour les opposants qui s'est très bien déroulée
04:10où il n'y a eu aucune difficulté.
04:11Le collectif d'opposants des Amis de la Plaine
04:13dit que les engins de chantier s'aventurent
04:17sur des terrains sur lesquels ils n'ont rien à faire,
04:18c'est un communiqué qu'on a reçu hier.
04:20C'est vrai, ça, vous vérifiez ?
04:21Non, tout est faux.
04:23Je vous dis, remettons, n'inversons pas les rôles.
04:25C'est l'État, les travaux qui se font dans la légalité.
04:28C'est l'occupation qui a été illégale.
04:30N'inversons pas les rôles.
04:31Benoît Trévisani, vous êtes préfet de l'Ardèche
04:33et vous allez gérer dans ce cadre aussi
04:34les championnats d'Europe du cyclisme sur route
04:36qui arrivent.
04:37Ils seront en Ardèche du 3 au 5 octobre prochain.
04:41Guy Rangrange, cœur de la course, côté Ardèche.
04:45Est-ce que vous craignez des débordements ?
04:46On a vu que sur la Vuelta, notamment, la course,
04:49le Tour d'Espagne, la semaine dernière,
04:51il y a eu des débordements, la course interrompue.
04:54Est-ce que c'est quelque chose qui vous inquiète ou pas ?
04:55Moi d'abord, je voudrais me réjouir que l'Ardèche accueille,
04:58je me réjouis que l'Ardèche accueille cet événement sportif.
05:01Alors bien sûr, comme tout grand événement sportif,
05:03on a en tête les Jeux Olympiques l'année dernière
05:05à Paris et en région parisienne,
05:09il faut prendre les mesures, encore une fois,
05:11de vigilance.
05:12Donc, bien sûr, j'ai bien en tête les événements
05:15qui sont passés ce week-end pour l'arrivée de la Vuelta.
05:19Sachez qu'il y aura une mobilisation importante des forces de l'ordre.
05:22Plus de 300 gendarmes et policiers mobilisés
05:25chaque jour pendant les trois jours.
05:27Et puis, des dispositifs spéciaux
05:30que je ne développerai pas ici ce matin,
05:33mais pour prévenir toute difficulté
05:36qui pourrait entraver le bon déroulement de la course.
05:39Aujourd'hui, il n'y a pas de risque particulier identifié.
05:41Nous faisons des évaluations régulières.
05:44C'est un événement qu'on prépare depuis plus d'un an.
05:46Donc, tous les jours, j'ai eu une évaluation de la menace.
05:50Pour l'instant, pas de risque particulier signalé.
05:53Sur le parcours, une précision concernant les parents
05:55qui nous écoutent peut-être.
05:56Il y a des écoles qui vont être fermées ce jour-là, le 3 octobre ?
05:59Oui, j'ai pris la décision.
06:00J'ai présidé le dernier comité de pilotage
06:03pour préparer cette course le 5 septembre dernier.
06:06et j'ai décidé, pour des raisons de sécurité,
06:09la sécurité des enfants au premier plan,
06:12de fermer 11 établissements
06:14qui sont situés le long de la course.
06:17Alors, cette fermeture, je ne l'ai pas prise de mon propre fait.
06:19Je l'ai fait en concertation
06:20avec les maires des communes concernées
06:22et avec la direction académique de l'éducation nationale.
06:25Donc, ça concerne 11 établissements,
06:27des écoles maternelles, des écoles primaires,
06:29deux collèges sur les communes de Saint-Péret,
06:31avec Guirangranche, Cornas et Saint-Romain-de-Lerre.
06:34Là, on parle des fermetures,
06:35on va aussi s'intéresser à la fête
06:36parce que ce sera normalement une grande fête.
06:38C'est d'abord une grande fête.
06:39D'abord avant tout.
06:40Merci à vous, Benoît Trévisani,
06:41préfet de l'Ardèche, ce matin,
06:42sur ICI de Romardèche.
06:43Passez une bonne journée.
06:43Merci beaucoup.
06:44Il est 8h moins 8.
06:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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