00:00Mesdames, Messieurs, merci d'avoir répondu si rapidement à notre invitation.
00:12Le feuilleton Jean-Rémi Yama, candidat aux législatives ou au local, il se poursuit.
00:24On pensait que tout était fini, c'est-à-dire que la Cour constitutionnelle avait rendu son verdict contre ma candidature aux législatives.
00:40Et le tribunal administratif, s'agissant de ma candidature au local, avait donné son cutus sur la base d'un certain nombre d'éléments.
00:54Aujourd'hui, je viens de recevoir une requête sous forme de recours dans l'intérêt de la loi.
01:10Donc, du tribunal administratif, ou plutôt du Conseil d'État, mais plutôt de l'équivalent, c'est le commissaire à la loi, l'équivalent du procureur de la République.
01:32Donc, c'est le commissaire à la loi qui vient de me notifier du recours dans l'intérêt de la loi
01:42et qui demande au Conseil d'État sa rétractation, la rétractation du jugement administratif de Koulamoutou
01:58qui valide ma candidature à l'élection des conseillers locaux ou départementaux plus exactement.
02:08Voilà pourquoi je l'ai intitulé, ce point de presse, je l'ai intitulé
02:15« L'autosaisine du commissaire général à la loi près du Conseil d'État en vue de la rétractation du jugement administratif de Koulamoutou
02:27ou du jugement du tribunal administratif de Koulamoutou validant la candidature de Jean-Rémi Yama à l'élection des conseillers départementaux.
02:38Une aberration juridico-juridictionnelle.
02:45Je dis bien une aberration juridico-juridictionnelle.
02:52Pourquoi ?
02:55Le code électoral, on le connaît.
02:57L'article 262 est clair.
03:05Il ne donne la compétence pour les recours préélectoraux qu'aux tribunaux administratifs en premier et dernier ressort.
03:18C'est-à-dire qu'il n'y a pas la possibilité de faire appel.
03:25J'ai lu, vous n'avez qu'à le lire, ce code électoral.
03:29Il n'y a aucune disposition qui permettrait au Conseil d'État d'annuler la décision du tribunal administratif.
03:42Quelles que soient les raisons que vous pouvez évoquer.
03:46Parce que ce n'est pas prévu dans la loi.
03:47Mais la loi, enfin du moins, le commissaire général à la loi, près de la Cour du Conseil d'État,
04:04lui pense le contraire.
04:06Et d'ailleurs, ce qu'il pense est en train de s'exécuter.
04:12Parce que regardez l'apparition de l'Union de ce matin.
04:18Le titre est clair.
04:21À côté, bien sûr, il s'agit de la liste définitive des candidatures retenues.
04:30Ma candidature a fait l'objet d'une décision de justice.
04:34Il n'y a qu'une autre décision de justice qui doit venir enlever cette décision de justice.
04:41Non.
04:44Mais pourquoi le nom, mon nom ne figure pas sur la liste des candidatures retenues
04:52quand on sait que le 6 septembre, le tribunal administratif de Koulamoutou a donné son verdict
05:00et m'a donné raison.
05:02Et a notifié à la commission électorale sa décision en demandant que mon nom figure sur la liste des candidats
05:15aux élections locales.
05:19C'est une décision du tribunal.
05:22Et le tribunal agit au nom du peuple.
05:25Ces décisions sont prises au nom du peuple.
05:33Et voilà comment le ministre Lentérien et la commission électorale
05:39décident d'éteindre cette décision.
05:46C'est-à-dire en ne permettant pas au nom de la liste que je conduis au local
05:57de figurer sur les candidatures retenues.
06:04C'est une aberration.
06:05Si le commissaire à la loi, près du Conseil d'État, estime que ma candidature doit être rejetée,
06:16mais qu'est-ce que ces envies soient transmises au Conseil d'État ?
06:29Qui va juger ?
06:31Et si le Conseil d'État lui donne raison ?
06:34Et en ce moment, ma candidature sera retirée.
06:38Mais pourquoi l'Union déjà ne publie pas ma candidature ?
06:43Et qu'est-ce que le Conseil d'État aille voir dans l'histoire des élections au Gabon ?
06:52Ce serait la première fois qu'un recours préélectoral...
06:57Attention, parce qu'il y a deux types de recours.
07:00Il y a le recours préélectoral, c'est-à-dire donc avant l'élection,
07:04lorsque votre candidature n'est pas retenue,
07:10la loi est claire, elle donne la compétence
07:13s'agissant des élections locales au tribunal administratif
07:18et s'agissant des élections législatives à la cour constitutionnelle.
07:23Et ces décisions ne font l'objet d'aucun recours,
07:28que ce soit le tribunal administratif ou la cour constitutionnelle.
07:34Alors, comment se fait-il ?
07:38Le deuxième recours possible, c'est maintenant le recours après proclamation.
07:46C'est-à-dire lorsqu'on a proclamé les élections.
07:50S'agissant des élections législatives,
07:52le recours, c'est toujours la cour constitutionnelle,
07:56maintenant s'agissant des élections locales,
07:58le recours, c'est maintenant au Conseil d'État.
08:02C'est ce que la loi dit.
08:04Et les tribunaux administratifs sont là maintenant seulement
08:08pour recueillir les dossiers de recours
08:13pour les transmettre au Conseil d'État.
08:18Qu'est-ce que le Conseil d'État vient faire dans cette affaire ?
08:23Pourquoi les gens ne veulent pas que je sois au Parlement ?
08:29Ou même conseiller local.
08:35Parce que là, il s'agit des élections des conseillers locaux.
08:40Parce que l'élection au Parlement,
08:44enfin, du moins à l'Assemblée nationale,
08:47la cour constitutionnelle a fait ça à Bouillabès,
08:51vous connaissez le résultat.
08:52Bon, et on ne peut pas faire recours.
08:56Donc je ne serai pas candidat là-bas aux élections législatives.
09:01Mais s'agissant des élections locales,
09:05j'ai dit que j'ai aussi envie d'être conseiller
09:07à l'Assemblée départementale de Moulounou.
09:10Mais là aussi, les gens s'y opposent.
09:14Que je sois conseiller à l'Assemblée départementale de Moulounou,
09:19ça, c'est une question que les gens doivent se poser.
09:24Et c'est triste, un tel acharnement contre une personne.
09:29Mais en même temps, ça me donne des ailes.
09:34Ça veut dire que je suis important.
09:36Ça veut dire qu'il y a quelque chose qui brille en moi
09:39que les gens ne veulent pas.
09:43C'est ça l'assurance que j'ai.
09:45Et c'est ça ma satisfaction.
09:47Cette persécution.
09:49Parce qu'on ne persécute que des gens qui ont de la valeur.
09:53Et pas le contraire.
09:55Donc, chers journalistes,
09:58j'ai voulu communiquer là-dessus
10:00pour vous dire que le feuilleton,
10:03donc, des élections n'est pas fini.
10:06que manifestement, il y a des hommes et des femmes,
10:09je ne sais pas lesquelles,
10:10qui veulent absolument que mon nom ne figure nulle part.
10:14Mais c'est la volonté de Dieu qui s'accomplira,
10:17pas celle des hommes.
10:18Je vous remercie.
10:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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