00:00Il y a eu une forme de confiscation, de détournement de cette mobilisation.
00:05Il y a des compatriotes qui ont eu une colère, des fins de mois difficiles,
00:08qui peuvent légitimement exprimer, mais on voit bien qu'il y a eu ce détournement,
00:13notamment par le mouvement d'extrême-gauche et d'ultra-gauche.
00:18Il y a eu une mobilisation qui était une mobilisation importante,
00:21de près de 200 000 sur l'ensemble du territoire.
00:25Paris, c'est Paris seulement, ça n'est pas la petite couronne,
00:28ce n'est pas la grande couronne, c'est à peu près 14 000.
00:30Le préfet de police nous indiquait que pour Paris, c'est finalement assez peu.
00:35Si nous, on compare ce chiffre de moins de 200 000 à ce qu'on appelle les JNA,
00:39les Journées Nationales d'Action, d'Action sociale notamment,
00:42la moyenne, la jauge est habituellement à hauteur de 250 000.
00:47Et une des manifestations que l'on peut prendre non pas comme référence,
00:52mais entre les deux tours des législatives qui avaient un mot d'ordre aussi,
00:57qui réunissait d'ailleurs cette mouvance extrême et ultra-gauche,
01:02nous étions donc à l'époque à 280 000.
01:06Je comprends que ça situe l'ordre de grandeur de la manifestation.
01:10Pour beaucoup, et notamment la mouvance dont j'ai parlé,
01:14c'était cette idée de pouvoir monter en pression,
01:17de faire un tour de chauffe avant le 18 septembre prochain.
01:23Les manifestations, bien sûr, notamment les rassemblements, les cortèges,
01:28pour ceux qui avaient été déclarés, nous avons vraiment essayé
01:31et nous avons fait en sorte que les manifestations puissent se dérouler en bon ordre
01:35et surtout de façon pacifique pour celles et ceux qui voulaient manifester leur point de vue.
01:40Et c'est totalement normal, je le comprends parfaitement en France,
01:43mais nous avons assuré leur sécurité.
01:45C'est important.
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