00:00À Carotan, on se pose moins la question, on ose, on s'assume davantage, on est en accord avec ses désirs, avec ses envies, on n'a plus envie de se justifier.
00:11Ça s'est fait pour un film des Frères Régnier qu'on n'a finalement pas tourné ensemble.
00:19Non, il y a eu un raté avant. Il y a eu un raté, un loupage où on s'est loupé.
00:25Là, on s'est retrouvés et Hélène a été dans les bras de Christophe.
00:32Moi, c'était la première fois que je travaillais avec une coordinatrice d'intimité.
00:36Mélanie, il me semble que toi...
00:38C'est un poste tout à fait récent.
00:40Oui, tout à fait. C'est vraiment venu d'Alex. Et franchement, j'ai trouvé ça formidable.
00:44Et de l'actualité, et du mouvement général quand même, si tu veux.
00:48Moi, ça m'a aidé.
00:49On n'envisage plus ces scènes-là de la même façon.
00:51Pas vraiment.
00:52Être une adulte vient de s'effondrer.
00:54J'ai quitté cette ville pour devenir cette femme efficace et conséquente.
00:58Et on porte ce resto franchisé.
01:00Christophe Marshall.
01:03Christophe ?
01:04C'est quoi, un mec comme moi ?
01:07Bah, une star ?
01:08Ah ouais ? Mais tu trouves que je ressemble à une star ?
01:10Ah mais je crois qu'on est très nombreux à se retrouver et à s'identifier à ce personnage, en l'occurrence d'Hélène.
01:17Ce passage-là de cette crise existentielle qui parfois te guette quand t'as une quarantaine d'années.
01:24Parce que c'est le moment où tu fais les comptes un peu de ce que t'as réussi, de ce que t'as raté, de ce qui t'a rendu heureux, malheureux.
01:32Et puis peut-être l'envie de retourner au bercail pour avoir le sentiment d'être protégé et de retrouver ses racines et de retrouver un terreau qui nous a vu grandir et dans lequel on se reconnaît bien.
01:48Forcément qu'on y pense. Et puis il y a quelque chose comme quelque chose qu'on a loupé.
01:55À 14, à 16, à 18 ans, on n'ose pas toujours.
02:00À 40 ans, on se pose moins la question. On ose, on s'assume davantage.
02:06On est en accord avec ses désirs, avec ses envies. On n'a plus envie de se justifier.
02:11C'est un bon metteur en scène. Il a l'œil.
02:14C'est une énergie. Déjà ça commence par une énergie, je trouve.
02:17Et moi, j'aime son énergie. J'aime qu'à la fois, il soit torturé dans ses pensées ténébreuses.
02:25Tu sens qu'il est toujours à la recherche de quelque chose.
02:28Et en même temps, il donne beaucoup de plaisir aux choses.
02:30Et en fait, il a tout le temps un truc où il décale et il nous emmène à un endroit que moi, je n'avais pas forcément vu,
02:36malgré ces couches et ces couches de travail que j'effectue sur le script et les discussions qu'on peut avoir,
02:43l'imaginaire qui marche et tout ça.
02:45Il a l'air chouette, c'est Alex Witts.
02:47Non, c'est un vrai con.
02:50Dans le bêtisier, c'est pas le bêtisier.
02:52Avant de les tourner, c'est vrai que je voyais un espèce de thème commun
02:58et même de ressemblances, même parfois de ressemblances coïncidentes,
03:05puisqu'il y a des patinoires dans les deux films.
03:07Enfin bon, il y a des parties de times up, de petits papiers dans les deux films.
03:12Mais après, je dois dire qu'une fois qu'on est dans la partition, le traitement, la grammaire des films sont tellement différentes.
03:24C'est deux objets qui ont leur identité et propre.
03:31Mais il y a des cycles comme ça.
03:33Parfois, il faut savoir accepter les cycles.
03:36J'étais celui qui reste ces derniers temps.
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