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  • il y a 5 mois
C’est l’une des rares bonnes nouvelles de la rentrée : le prix du pétrole reste bas, entre 65 et 70 dollars le baril, et le département de l’énergie américain le prévoit sous la barre des 60 d’ici la fin de l’année. À la pompe, l’effet a été immédiat. Pour les automobilistes équipés d’un moteur thermique (soit plus de 90% du parc), c’est évidemment une bénédiction puisqu’un supplément de pouvoir d’achat se libère. [...]

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Transcription
00:00C'est l'une des rares bonnes nouvelles de la rentrée.
00:13Le prix du pétrole reste bas, entre 65 et 70 dollars le baril,
00:19et le département de l'énergie américain de le prévoir sous la barre des 60 d'ici la fin de l'année.
00:24À la pompe, l'effet a été quasiment immédiat.
00:27Pour les automobilistes équipés d'un moteur thermique, soit plus de 90% du parc,
00:33c'est évidemment une bénédiction, puisqu'un supplément de pouvoir d'achat se libère.
00:39Toutes choses égales par ailleurs, les classes moyennes et populaires en tirent davantage profit,
00:45car ils roulent davantage au diesel ou l'essence que les foyers les plus aisés.
00:50Qui plus est, le parc automobile des ménages modestes est aussi plus ancien, donc plus gourmand en carburant.
00:55Même constat côté chauffage.
00:58Les vieilles chaudières ou fiouls restent fréquentes dans les zones rurales et les logements anciens.
01:04Les économies, réalisées chaque jour sur la facture énergétique, libèrent ainsi du pouvoir d'achat,
01:09surtout chez les ménages qui dépensent l'essentiel de leurs revenus en consommation.
01:15C'est bon pour le commerce en général et pour la grande distribution en particulier.
01:19Leur chiffre d'affaires est dynamisé, mais plus encore leur marge,
01:24car l'essence est un produit d'appel sur lequel les grandes surfaces dégagent peu, voire pas du tout, de bénéfices.
01:30Le report de la consommation vers des produits plus rentables est une aubaine.
01:35Parmi les autres grands gagnants figurent les entreprises dont le coût sont les plus directement liées aux hydrocarbures,
01:40notamment la filière transport, dans son ensemble.
01:44Transport routier de marchandises, de voyageurs, bus, cars, taxis, ambulances,
01:50transport aérien, maritime, mais aussi ferroviaire.
01:54Peu avant la pandémie, plus de 18% des TER en circulation étaient encore des diesels purs
01:59et 29% des bimodes, diesels électriques.
02:03La chimie et la pétrochimie font aussi partie de la liste via la baisse des prix de leur intrant,
02:08tout comme les secteurs les plus énergivores,
02:10tels que la sidérurgie, l'industrie cimentière et l'industrie du verre.
02:15Macro-économiquement, le déficit pétrolier s'allège,
02:18la croissance bénéficie d'un petit surplus et l'inflation est moindre.
02:23L'effet sur les finances publiques est plus ambigu.
02:26La fiscalité sur les carburants est de deux sortes.
02:28D'un côté, l'assise sur les carburants ou les énergies fossiles.
02:34Assise sur les volumes consommés.
02:36Certes, une réduction des prix des carburants peut inciter les automobilistes à rouler davantage.
02:41Mais on roule rarement pour le plaisir.
02:44Et l'impact sur les recettes de l'État ne peut être que très faiblement positif.
02:49En revanche, l'autre volet de la fiscalité est constitué de la TVA qui est, elle, proportionnelle au prix.
02:56Mais une réduction des prix à la pompe, c'est à volume consommé inchangé ou légèrement hausse,
03:03instantanément beaucoup de recettes en moins pour l'État.
03:07Au mieux, l'effet général est neutre, mais plus certainement négatif.
03:12En revanche, la modération de l'inflation limite l'augmentation des prestations sociales indexées,
03:18redrettes, allocations familiales, etc.
03:20Et le léger surplus de croissance donne un petit coup de pouce aux revenus d'activité
03:25qui alimentent aussi les caisses de l'État et des administrations.
03:30Tous ces effets ne se sont pendant pas immédiats.
03:33Ils sont décalés dans le temps et plus diffus.
03:35La chute des prix du pétrole n'est rien d'autre qu'un transfert de richesse.
03:40Ce que perdent les pays producteurs nets, les pays consommateurs nets l'encaissent.
03:45À ce jeu-là, la France est gagnante.
03:47En première ligne, les ménages et les entreprises étranglées par une facture énergétique trop lourde.
03:53Derrière, les bénéficiaires de second rang, foyer plus aisé, secteur moins énergivore.
03:57Et tout au bout de la chaîne, l'État.
03:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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