00:00Et en écrivant cet édito, je me suis souvenu, François Bayrou, d'une longue conversation qu'on a eue ensemble.
00:05La campagne des Européennes 2009, c'était à Epinal, dans les Vosges.
00:08On avait discuté ensemble, vous m'aviez parlé d'Henri IV, Pallois et Béarnais, comme vous.
00:14Ce roi libre dont vous avez écrit la biographie, réconciliateur d'une France déchirée, déchirée par les guerres de religion, c'est votre modèle.
00:21Et puis sur un ton un peu mystique, je m'en souviens bien, vous m'aviez dit que François Mitterrand,
00:25tel une bonne fée sur votre carrière politique, vous avez prédit un destin présidentiel.
00:31Aujourd'hui, vous n'êtes ni roi, ni président, mais pour quelques heures encore, Premier ministre,
00:36un demi-siècle au moins de vie politique pour en arriver là, à quoi bon perdre avec panache,
00:41si votre discours de vérité n'a rien changé au réel, vous aviez enfin les manettes, mais qu'en avez-vous fait, tout ça, pour ça ?
00:49François Bayrou, tout ça, pour ça, comme vient de le dire, Yael Gauze ?
00:52On est obligé de supporter comme ça des affirmations de quelqu'un qui n'a aucune expérience
00:58et qui ne sait pas ce dont il parle et qui prétend que François Mitterrand m'avait prédit un destin présidentiel.
01:05Jamais François Mitterrand n'a eu cette conversation avec moi, il en a eu beaucoup d'autres.
01:09Et donc votre assurance, votre manière comme ça d'asséner des vérités,
01:17vous ne comprenez pas que c'est gênant pour ceux qui vous écoutent ?
01:20C'est un édito, c'est un regard.
01:22Non, ça ne s'appelle pas un édito, ça s'appelle des affirmations qui sont fausses.
01:27Je ne vous ai jamais dit ça.
01:29M. le Premier ministre, c'est un édito, et Yael Gauze affirme des choses sur ce que vous avez ressenti,
01:35et vous avez le droit de répondre, M. le Premier ministre.
01:36Inutile de défendre Yael Gauze, comme il attaque, il se défendra bien tout seul.
01:41Ça commence très bien cette émission, vous en avez la pensée.
01:43Non, mais vous savez, il y a beaucoup de gens qui aimeraient comprendre les choses.
01:48On a le temps de le faire.
01:48Et qui considèrent que lorsque quelqu'un qui, franchement, a peu partagé de ces choses,
01:59assène des contre-vérités aussi lourdes.
02:02Alors je vais vous dire, moi, pourquoi j'ai fait ça.
02:05C'est en effet inédit.
02:06C'est en effet sans précédent.
02:08Mais parce qu'il était en train de se passer dans le pays quelque chose dont j'ai conclu
02:15que ce mouvement m'empêcherait à coup sûr de conduire la politique nécessaire.
02:22C'est en effet.
02:22C'est en effet.
02:22C'est en effet.