00:00C'est bien que certains voudraient transformer ce climat d'appréhension, de tension, en climat d'insurrection.
00:07Ce sont des révolutionnaires aux petits pieds qui rêvent de grands soirs.
00:11Alors évidemment, le Vendéen que je suis s'est toujours méfié des grands ou des petits Robespierre.
00:18Mais eux, pour parvenir à leur fin, voudraient utiliser tous les moyens.
00:24Ce sont des esthètes de la violence qui veulent provoquer, qui veulent insulter, qui menacent à tour de bras.
00:31L'ingénieur en chef, vous le connaissez, c'est M. Jean-Luc Mélenchon.
00:35Et chacun, évidemment, saura pourquoi je cite ici ce nom, pourtant, dans cette belle salle, dans le ministère de l'Intérieur.
00:42Il est comme un choc thermique, évidemment, à la vocation du nom dans le lieu, devant ce vénérable auditoire.
00:49Mais vous savez pourquoi je prononce ce nom, puisque le leader, le leader maximo, le gourou des insoumis, a promis les préfets, dès qu'il arriverait au pouvoir, à la prison.
01:06Les mots, je ne les reprends pas, mais c'est la honte absolue, bien évidemment.
01:12Voilà un homme que j'ai bien connu, d'ailleurs, au Sénat, quand il était un grand républicain, que j'appréciais.
01:17Là, vers le haut, bien entendu, profondément républicain.
01:23On n'habitait pas les mêmes rives du fleuve républicain, mais très franchement, il nous est arrivé, sur l'Europe et autres, d'avoir quelques convergences fugaces,
01:33j'avoue, juvéniles pour ce qui me concerne, sans doute, je le confesse.
01:39Bien que la question de la souveraineté soit revenue quand même au premier plan de l'actualité, avec le monde qui se transforme, j'en dirai un mot tout à l'heure.
01:49Mais j'ai connu un homme qui était très différent.
01:52Il a porté pourtant l'écharpe tricolore des parlementaires.
01:55Il était candidat à l'élection présidentielle.
01:58Et voilà-t-il qu'il promet la prison aux préfets de la République qui ont une assise, comme vous le savez, constitutionnelle dans l'article 72.
02:09Il ne promet pas la prison aux délinquants, aux violents.
02:12Ceux-là, il a pour habitude de les excuser.
02:16Il ne promet pas la prison aux haineux de l'antisémitisme, aux supports de l'islamisme.
02:22Ceux-là, il avait l'habitude de les draguer, marier leur voix.
02:27Mais la prison, pour ceux qui précisément combattent la violence, lutte contre la haine et font vivre au quotidien la République.
02:34Nos principes républicains, voilà, une inversion totale, totale des valeurs.
02:42La République, ce n'est pas lui.
02:45La République, mesdames et messieurs les préfets, c'est vous.
02:49C'est vous qui assurez la paix civile, parfois dans des conditions difficiles.
02:55C'est vous qui tentez de combler les fractures françaises.
02:59C'est vous qui pensez les blessures du pays.
03:01Et quant à lui et les siens, il voudrait installer la guerre de tous contre tous, à l'inverse.
03:09Je rappelle leur mot d'ordre, tout conflictualisé.
03:14En réalité, souvent, font ce qu'ils ont déjà dit.
03:18Et c'est la raison pour laquelle il faut au moins les lire pour pouvoir prévoir le type d'action qu'ils ont prévue de développer dans nos sociétés.
03:25C'est donc vous, mesdames, messieurs les préfets, qui, souvent, montez au front des adversités, avec nos forces de l'ordre,
03:34qui sont, je tiens à le redire, devant notamment le général Bonneau et le directeur général de la police nationale, Louis Logier,
03:41qui sont absolument remarquables.
03:44Ils quittent leur domicile le matin sans savoir si, le soit, ils retrouveront leur famille en parfaite intégrité physique.
03:50Et pourtant, c'est M. Mélenchon et les siens qui placent des cibles dans le dos de nos policiers, dans le dos de nos gendarmes,
04:00quand ils affirment effrontément que la police tue partout.
04:05J'ai des exemples presque quotidiens hebdomadaires, M. le préfet de département, de région et de zone, Marseille.
04:15Si les policiers n'avaient pas été là, nous aurions eu d'autres nombreuses, nombreuses victimes.
04:21C'est intolérable et jamais je ne laisserai passer ce type de propos.
04:26Il faut défendre l'honneur et parfois le dire tout haut, le dire tout haut avec des mots spontanés,
04:37qui sont les mots d'ailleurs de toutes les Français, de toutes les Françaises, parce qu'on a marre de se taire.
04:44Parce qu'à force de relativiser, à force d'oephémiser les choses,
04:49on crée la crise de la parole publique.
04:53Si la parole publique porte moins,
04:58si la parole publique crée parfois de la défiance,
05:02c'est parce qu'à force d'oephémisme,
05:05à force de relativiser,
05:08en réalité, on perd le sens des choses
05:11et on se rapproche parfois du mensonge.
05:15La crise de la démocratie, c'est aussi la crise de la parole publique.
05:17Et nos concitoyens voient parfaitement la réalité.
05:23Et notre responsabilité, à nous,
05:27c'est de décrire la réalité de ce que l'on voit,
05:30comme on le pense.
05:33Ça permet déjà,
05:35non pas d'avoir des résultats,
05:37mais au moins de prendre en charge
05:39les inquiétudes, les angoisses de nos compatriotes.
05:44Merci.
05:45Merci.
05:46Merci.
05:47Merci.
05:48Merci.
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