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  • il y a 6 mois
Budget en crise, menace de dissolution, avenir de François Bayrou : le député MoDem de la Loire réagit à une actualité politique brûlante.
Emmanuel Mandon est l'invité de 7 Minutes Chrono sur TL7.

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Transcription
00:00– Bonjour à tous, bienvenue, 7 minutes chrono chaque jour sur TL7,
00:18la parole aux personnalités politiques du département de la Loire,
00:21c'est Emmanuel Mandon qui fait sa rentrée avec nous aujourd'hui,
00:24député modem de la 3ème circonscription de la Loire, Emmanuel Mandon, bonjour.
00:27– Bonjour.
00:28– Bienvenue dans cette émission pour évoquer une actualité plus que chargée en cette rentrée
00:33avec le vote de confiance du Premier ministre François Bayrou le 8 septembre prochain,
00:37nous parlerons aussi des élections municipales qui marqueront cette année plus localement en mars 2026.
00:44On parle budget avec vous pour commencer puisque vous êtes en plus membre de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale.
00:50Le 8 septembre, François Bayrou joue le vote de confiance,
00:54engage la confiance du gouvernement pour présenter son budget qui vise des économies de 44 milliards d'euros.
01:00Alors c'est toujours très compliqué à comprendre le budget d'un pays,
01:02mais comment est-ce que vous jugez le budget de François Bayrou ?
01:05Est-ce la bonne solution malgré le fait qu'il ait peu de chances de passer après le 8 septembre ?
01:10– Alors je voudrais tout d'abord rectifier les choses.
01:14Il ne s'agit pas de juger le budget de François Bayrou.
01:18La question c'est est-ce qu'il y a une majorité parlementaire qui acte le fait que le pays est dans le sur-endettement
01:26et que nous avons une trajectoire de dérapage, de déficit qui va accroître les choses
01:34et qui va rendre la situation impossible, avec une charge de la dette qui va passer
01:39comme étant le premier poste budgétaire du pays, c'est-à-dire devant l'éducation nationale,
01:45devant la défense nationale, au moment où on a des investissements d'avenir
01:49et il faut réagir, etc.
01:52Donc c'est tous les Français aussi qui risquent d'être pénalisés
01:55lorsque la pression financière sur les taux, elle va se faire.
01:59Donc c'est ça l'alerte.
02:02Et la question c'est est-ce qu'on est d'accord sur un constat ?
02:06– Mais tout le monde a l'air d'accord sur le fait que la France est un budget qui ne tient plus
02:10et pourtant les remèdes ne sont pas partagés par tout le monde.
02:13– Ben non, permettez-moi, j'ai des doutes parce qu'à chaque intervention du Premier ministre,
02:18derrière nous avons des commentaires mais qui sont d'une indigence incroyable.
02:22C'est-à-dire on oublie totalement le problème, tout est fait pour occulter le sujet,
02:27la question qui est posée, pour aborder tout un tas de sujets qui sont discutables.
02:33Moi je mets que toutes les idées, le plan qui a été proposé par le Premier ministre le 15 juillet,
02:39tout ça mérite d'être discuté, on est d'accord.
02:42– Et certains ont fermé la porte un peu trop tôt d'après vous ?
02:44– Ben oui parce qu'en fait on a l'impression qu'on ne veut pas parler du sujet.
02:47Moi je suis effaré de ce que j'entends.
02:49Et je voudrais quand même rassurer mes concitoyens, leur dire ben oui,
02:54nous sommes en responsabilité de vous représenter, nous aurons à nous positionner
02:59et moi je voterai pour le constat, le constat difficile sur la dette,
03:04mais je ne donne pas un blanc-seing derrière, ce n'est pas ça la question,
03:10puisque le travail parlementaire doit s'opérer.
03:12Ce qu'il faut c'est que de manière transpartisane,
03:14on soit en capacité de se réunir.
03:16C'est simple, il y a les choses qui sont où on est tous d'accord,
03:20les choses où il y a des accords,
03:23et là où ce n'est pas possible peut-être de s'entendre,
03:26et puis les points quand même négociables.
03:28Et là je suis persuadé que toutes les bonnes volontés peuvent être entendues.
03:33– Mais vous y croyez encore au fait que François Bayreau obtienne la confiance ?
03:36– Il faut y croire jusqu'à la dernière minute, c'est une question de principe.
03:39– D'accord.
03:40– On ne peut pas avoir posé cette question essentielle de dire
03:42« je pose la question fondamentale à l'Assemblée nationale »
03:48et puis dire « j'y crois pas ».
03:50Non, non, non, je pense qu'il faut être sincère dans l'engagement.
03:53Et de ce côté-là, je crois que la démarche du Premier ministre est parfaitement sincère.
03:58Après, tout le reste mérite pour moi d'être effectivement discuté,
04:01il n'y a pas de tabou absolu.
04:03– Le gouvernement peut survivre à ce vote du 8 septembre
04:07et ensuite, quid d'une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale ?
04:10– Je ne dis pas dans le marte-café, vous savez,
04:11par contre c'est vrai que les déclarations qui se succèdent
04:13ont tendance à nous dire que, oui, ça paraît très difficile.
04:18Mais moi je crois que l'enjeu, il est beaucoup plus important
04:21que la personne du Premier ministre, un gouvernement qui tombe pas…
04:24– Et vous craignez l'instabilité par rapport à cette situation-là ?
04:26On sait que la note de la France risque d'être dégradée sur les marchés financiers,
04:30on s'approche d'une instabilité ?
04:32– Chaque heure… – Vous craignez le futur là ?
04:34– Chaque heure vous creusez votre dette de 12 millions,
04:36c'est pas… voilà, c'est des choses qui marquent les esprits
04:40et qui sont une réalité qui est devant nous, qui est incontournable.
04:43Donc là, il y a une urgence à casser la trajectoire.
04:46Il faut que toutes les femmes et hommes de bonne volonté
04:48se mettent autour de la table et il n'y a pas d'autre solution.
04:52– Qui après François Bayrou ?
04:54– Je vous dirais franchement, moi je…
04:58– Mais quelle doit être la stratégie du Président de la République ?
04:59– Je ne suis pas à la place du Président de la République,
05:01c'est d'ailleurs un problème aussi institutionnel, pardonnez-moi,
05:04c'est-à-dire qu'on a un système politique qui est très compliqué.
05:08Vous avez un Président de la République qui a la responsabilité
05:11de désigner un Premier ministre,
05:13de valider la formation d'un gouvernement dans toutes ses composantes
05:17et puis en fait, tout ça se confronte à une Assemblée nationale.
05:21Bon alors voilà, il faudrait qu'on revienne à une logique un peu plus parlementaire.
05:26– Je voudrais que nous parlions des élections municipales qui approchent en mars 2026.
05:31Vous avez engagé votre image sur l'union de la droite et du centre à Saint-Étienne.
05:38Quel rôle comptez-vous jouer, Emmanuel Mandon, pour les élections municipales à Saint-Étienne
05:41et quel rôle le modem doit-il, peut-il jouer dans la loi ?
05:44– Moi j'ai considéré que, d'abord j'ai un positionnement politique,
05:49deuxièmement j'ai un engagement de très longue date sur le territoire du Stéphanois et du GIE,
05:55voilà c'est mon histoire personnelle,
05:58et puis je crois qu'il y a une responsabilité,
06:00c'est-à-dire que l'offre politique il faut la structurer
06:03et je pense qu'il y a un besoin, Saint-Étienne c'est une ville extrêmement importante
06:08pour notre territoire et pour notre métropole,
06:11je crois qu'on doit afficher une ambition, on doit y travailler.
06:14Moi je déplore que, comme conseiller régional,
06:18je n'ai pas pu pendant un certain nombre d'années travailler en confiance.
06:22Et la même chose en tant que député,
06:24je dis même à mes concitoyens, et ça c'est grave ce que je veux dire,
06:28j'ai travaillé d'une manière, en mode dégradé.
06:30Et ça ce n'est pas de notre faute, mais c'est parce qu'il y a une crise de gouvernance.
06:33Et qu'il y a, voilà, bon, mais maintenant on est là pour construire.
06:37– Est-ce que vous apparaîtrez sur une liste à Saint-Étienne ?
06:39On parle aussi de vous à Saint-Chamond ?
06:42– Ce n'est pas, je ne suis pas, il n'y a rien d'envisagé à ce niveau-là.
06:45Moi je suis là pour permettre d'asseoir, j'allais dire,
06:50une démarche solide, constructive, avec des femmes et des hommes
06:53qui prennent leurs responsabilités, avec l'appui d'ailleurs d'anciens maires,
06:57de gens qui croient et qui se disent que Saint-Étienne,
07:00ce n'est pas possible de continuer comme ça.
07:01Voilà, et on a une vraie espérance là-dessus
07:03et c'est notre travail, j'allais dire, d'accompagner.
07:07– Merci beaucoup Emmanuel Mandon, ces 7 minutes sont terminées,
07:10c'est très court évidemment.
07:11– C'est très court, beaucoup trop court.
07:12– Merci d'être venu faire votre rentrée avec nous ici aujourd'hui
07:15sur le plateau de 7 minutes chrono.
07:17Bonne rentrée, merci à vous de nous avoir suivis,
07:19on se retrouve demain à même heure sur TL7, à demain.
07:21– Sous-titrage ST' 501

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