François Bayrou, Premier ministre, était l'invité du Face à Face sur RMC et BFMTV ce mercredi 3 septembre. Il a notamment abordé la question de la dette publique française.
00:00Mais ce n'est pas que je suis ouvert à la discussion. Je dis, ce qui est en jeu lundi, c'est de savoir si, oui ou non, nous pouvons nous accorder, entre parlementaires, les parlementaires vis-à-vis du gouvernement...
00:13Sur l'ampleur du désastre, de l'effort à consentir.
00:17J'essaie de ne pas employer des mots qui soient des mots déplacés. Je ne dis pas désastre, je dis que toutes les forces politiques du pays qui ont figuré au gouvernement depuis 50 ans ont participé au creusement de ce déficit qui a entraîné une dette qui est tellement immense qu'elle pompe, elle aspire tous les jours toutes les richesses nouvelles que créent les Français.
00:43Ça ne vous heurte pas ? Vous ne dites pas qu'il y a là quelque chose de très grave ?
00:48C'est sûr qu'en tant que bonne mère de famille, si je puis reprendre l'expression « bon père de famille » et l'adapter aux femmes, en effet, un budget comme ça dans une famille ou dans une entreprise, ça ne passe pas.
00:58Je crois que là-dessus, tout le monde est d'accord.
00:59Mais simplement, eux vous disent, si vous faites un geste, éventuellement on ira. Le geste n'est toujours pas vraiment 100% là.
01:07De Malherbe. Arrêtons-nous une seconde. On a le temps dans votre émission. Vous venez de dire une chose absolument suffocante, essentielle.
01:18Vous dites, moi qui suis une maman, s'il y avait un budget comme ça à la maison, ça ne passerait pas.
01:25Mais le budget comme ça à la maison, le budget comme ça dans les entreprises, c'est ce qu'un certain nombre de forces politiques considèrent comme normal.
01:36On va continuer comme ça. On va aggraver encore un peu les choses.
01:42Nous avons prévu de baisser de plusieurs dizaines de milliards l'emprunt que nous devons faire cette année.
01:50Ils disent non, il faut emprunter à nouveau 30 milliards de plus.
01:53Mais vous n'avez pas envie que ça marche en fait. Vous n'avez pas envie de rester lundi.
01:57Mais pourquoi vous pouvez...
01:58Parce que si vous vouliez rester, vous feriez des gestes là. Vous savez que ça ne passe pas.
02:02Excusez-moi, je ne prenais pas mal ce que je vais dire.
02:06Il y a deux manières de faire du journalisme.
02:10Je ne donne pas de leçons.
02:12Mais je suis en face de vous et vous posez des questions.
02:15Je n'ai pas peur des leçons.
02:16Je ne donne pas de leçons.
02:18Je dis, mais la manière dont vous présentez les choses,
02:24c'est une manière pour faire du sensationnel.
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