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  • il y a 3 mois

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00:00Nous allons avoir dans un instant en ligne, puisqu'on a déjà beaucoup d'appels sur notre autre sujet qu'on voulait aborder avec vous ce matin.
00:06Vous avez parlé tout à l'heure d'immigration, on a évoqué l'immigration, et on va parler des immigrés dans la restauration.
00:15Alors hier, Pierre Devineau a fait l'actualité, puisqu'il a reçu Agnès Pannier-Runaché, et qu'il y a eu des mots particuliers.
00:21On va l'écouter, ensuite on aura Stéphane Mandigold qui pense complètement à l'inverse. Écoutez bien.
00:25Je me permets d'insister, parce que ces études intègrent, lorsqu'elles mettent en évidence un déséquilibre, elles prennent en compte les enfants.
00:36Or, effectivement, mais c'est la même chose pour les Français, si vous prenez en compte les enfants, les enfants vont effectivement à l'école,
00:43et le temps de leur jeunesse représente un coût qui ensuite se transforme en création de valeur lorsqu'ils travaillent.
00:49C'est la création de valeur tout au long de notre vie.
00:54Et il ne vous aura pas échappé, mais moi je parle beaucoup avec les chefs d'entreprise, j'ai été pendant 4 ans en charge de l'industrie.
01:00Moi j'avais des patrons d'entreprise qui me disaient, nous, pour faire tourner la boutique, on a besoin d'immigrer.
01:06Aucun Français ne veut venir.
01:08C'est ce que vous disiez dans les années 70.
01:10Mais pardon, non monsieur.
01:12Incroyable. Agnès Pannier-Runaché disait sur Europe 1, on a besoin d'immigrer, car aucun Français ne veut venir.
01:21On a en ligne, Nicolas qui va témoigner dans un instant, on a en ligne Stéphane Manigold.
01:26Je vais d'abord peut-être prendre Stéphane Manigold, parce que vous êtes PDG du groupe Éclore.
01:31Vous avez fait une tribune le 24 mars 2025 dans le Figaro, c'est bien ça, qui a beaucoup marqué.
01:38Et vous êtes un spécialiste de la restauration.
01:40Vous dites, la crise du secteur ne découle pas d'une pénurie de main-d'oeuvre étrangère,
01:44mais d'un chômage volontaire et d'un coût du travail trop élevé.
01:47On a envie de vous entendre là-dessus, Stéphane Manigold.
01:50On n'a pas besoin d'un de main-d'oeuvre étrangère.
01:54Écoutez, pour toi, c'est une question, merci de me recevoir, je suis très heureux.
01:57Un plaisir.
01:57Néanmoins, quand j'entends notre amie ministre, je pense qu'elle se trompe,
02:03et vous venez de répondre parfaitement à madame la ministre.
02:07Nous avons plusieurs problèmes, en fait, dans la restauration.
02:10Le problème, c'est qu'il n'y a pas, au fond, trop de restaurants dans ce pays,
02:12c'est qu'il y a trop d'enseignes qui n'en sont pas.
02:14Et ces enseignes qui n'en sont pas, elles sont massivement consommatrices de main-d'oeuvre
02:19peu qualifiées, voire pas qualifiées.
02:21Nous, restaurateurs, donc nous sommes le problème, parce que pendant longtemps,
02:24nous avons caché la vérité.
02:26Alors, est-ce qu'il y a un divorce aujourd'hui, parce que c'était quand même le tube de l'été,
02:29les restaurants sont vides, les terraces sont vides, ça a été le tube de l'été.
02:33Est-ce qu'il y a un divorce aujourd'hui avec les Français et les restaurateurs ?
02:37Pourquoi ? Parce qu'au fond, les clients ne croient plus au discours de la profession.
02:40Trop de menus industriels vendus comme dix-maison.
02:44Trop de débats mal posés sur la prépandue pénurie.
02:47Et résultat, il y a un fossé qui se creuse entre les restaurateurs et les consommateurs.
02:52Et moi, j'en veux terriblement à tous ces établissements qui ne sont pas des restaurateurs,
02:58qui, au fond, vont acheter des produits surgelés,
03:02tout le fait, vont les mettre dans un micro-ondes, vont les servir,
03:05vont dire « nous avons besoin de main-d'oeuvre ».
03:07Qui est le responsable de tout ça ?
03:08Nous aussi, parce qu'on a fermé les yeux et nous ne nous sommes plus face à ces gens qui vous mentent,
03:16qui vous disent qu'au fond, ils font du fait-maison, alors qu'en vérité, ils nous servent des plats pour les gens faits.
03:20Alors, Stéphane Manigold, j'essaie de comprendre.
03:23C'est génial de vous avoir comme ça en direct sur Europe 1,
03:26et vous nous dites qu'on n'a pas besoin de main-d'oeuvre.
03:27Mais est-ce que vous pouvez, par exemple, comprendre que, par exemple,
03:30moi, quand je vais dans un restaurant à Paris ou ailleurs,
03:34je ne vois que des immigrés en cuisine ?
03:37Si vous permettez l'expression, soyons concrets, soyons clairs.
03:39Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ?
03:41Et ça, c'est une réalité.
03:42Est-ce qu'elle n'y a pas raison, Agnès Pannier ou Laché,
03:44lorsqu'on dit qu'on a besoin de main-d'oeuvre ?
03:46Expliquez-nous pourquoi elle a tort.
03:49Déjà, vous avez une réalité déchée.
03:52Vous avez, selon le bureau, le besoin en main-d'oeuvre de France Travail,
03:56ils ont expliqué qu'il y a 330 000 projets de recrutement
03:59annoncés en 2025 dans l'hôtellerie-restauration.
04:02C'est des projets.
04:03C'est-à-dire que vous remplacez quelqu'un qui est malade deux jours,
04:06vous avez projet de recruter.
04:08Vous voyez, on est sur un chiffre très large.
04:11Mais la vérité, c'est qu'il y a 110 000 demandeurs d'emploi
04:14immédiatement disponibles dans nos métiers en France
04:17qui sont payés par l'assurance chômage.
04:19Donc, c'est pour ça qu'elle dit qu'ils ne veulent pas travailler ?
04:22C'est pour ça qu'elle dit que les Français ne veulent pas travailler ?
04:24Moi, je lui réponds pourquoi, si nous sommes un secteur en tension,
04:29pourquoi continuer à payer pendant 18 mois des gens au chômage
04:33et dire, dans ce cas-là, il faut importer des personnes
04:37qui viennent de l'étranger ?
04:39Non seulement c'est une époque colonialiste qui est enfin résolue,
04:44c'est une vision ultra colonialiste.
04:47C'est de dire, au fond, on ne va pas s'attaquer au problème
04:49qui est le coût du travail.
04:50On ne va pas mieux rémunérer nos salariés
04:52parce que ça, on ne veut pas le voir.
04:54On va importer des immigrés qui, eux, vont accepter de travailler à vil prix.
04:58Mais quelle est donc cette façon de penser
05:01qui, pour moi, est ablète ?
05:03Pardon, ça me fait presque vomir.
05:05C'est de dire, au fond, on ne va pas s'attaquer au coût du travail.
05:08On ne va pas mieux rémunérer les salariés
05:10qui sont déjà réguliers dans le pays.
05:14On va continuer à les payer au chômage
05:16et on va faire venir à côté des travailleurs immigrés.
05:20Moi, je dis, il faut faire une pause sur l'immigration,
05:23notamment sur les secteurs en tension,
05:25remettre celles et ceux qui bénéficient du chômage
05:28pendant 18 mois
05:29et arrêter de considérer, si nous sommes un secteur en tension,
05:33qu'on continue à indemniser pendant 18 mois le chômage.
05:36Emmanuel Macron avait dit, il n'y a qu'à traverser la rue
05:37pour trouver du travail.
05:39On marque une pause, Stéphane Manigold,
05:50on marque une pause
05:51et vous dites que c'est une vision colonialiste.
05:53Vous dites qu'il faut faire une pause
05:54sur les métiers en tension.
05:56Très intéressant d'entendre le PDG du groupe
05:59Éclore, qui a les mains dans le cambouis,
06:00si je puis me permettre,
06:01qui est restaurateur, qui sait ce dont il parle
06:04et qui dit exactement l'inverse
06:05de ce que pense le gouvernement.
06:07Et vous, chers auditeurs, réagissez zéro.
06:0980, 20, 39, 21, il est 12h12.
06:12Vous êtes bien sur Europe 1
06:13et avec Christine Kelly.
06:15Couvoituré.
06:16Europe 1, Christine Kelly et vous.
06:18Et 12h16 sur Europe 1, Christine Kelly et vous.
06:20La suite avec Gabriel Cluzel,
06:22Eric Tegner et notre invitée Christine,
06:25Stéphane Manigold, PDG du groupe Éclore.
06:27Et dans un instant, on va poser la question
06:29aux auditeurs d'Europe 1.
06:31Êtes-vous prêt à voir le RN à Matignon ?
06:34Puisque le RN a été reçu par François Bayreux
06:36il y a quelques instants.
06:37Ils demandent une dissolution rapide.
06:39Ils sont en tête dans les sondages.
06:41On se rappelle du barrage sanitaire.
06:43Ouh, sanitaire le bon mot.
06:44On en parle dans un instant.
06:45Est-ce que vous êtes prêts à voir le RN à Matignon ?
06:47On a l'impression que les gens ne veulent même pas voter en ce moment.
06:50Ils n'ont pas l'engouement parce que disent que leur vote a été truqué.
06:52Ouh, on en parle dans un instant.
06:54Appelez-nous au 01-80-20-39-21.
06:56D'abord, nous avons Stéphane Manigold en ligne.
06:58Manigold en ligne, qui est le PDG du groupe Éclore
07:00et qui réagit à ce qu'a dit Agnès Pannier
07:02au micro d'Europe 1 hier soir de Pierre Villeneuve
07:07et expliquait comment on n'a pas besoin d'immigrer en France.
07:11On a besoin d'immigrer en France
07:12car les Français ne veulent plus travailler.
07:15Stéphane Manigold, vous nous disiez qu'il faut faire une pause.
07:19Vous avez même dit dans une tribune au Figaro
07:22qu'il fallait faire une pause de six mois
07:23sur l'immigration dans le secteur
07:26alors qu'au contraire, tout le monde dit qu'il faut faire venir
07:28des immigrés dans les métiers en tension.
07:31Et pardon Christine Kelly, ce discours me fait vomir.
07:35Dire que les immigrés, que seuls les immigrés
07:38viendront faire le travail que les chauveurs français refusent,
07:41pardon, mais c'est une vision rétrograde colonialiste.
07:44Le vrai sujet, c'est le coût du travail
07:46et la capacité minérée minérée de salariés.
07:48C'est un faux débat qui en plus divise opposés,
07:52immigrés et chômeurs, pardon, mais c'est reculé de 30 ans.
07:55Ce n'est pas digne de la France d'aujourd'hui.
07:57Ce discours sous-entend en fait que certains
07:58seraient naturellement voués aux métiers durs,
08:01mal payés, sans avenir.
08:03Mais pardon, c'est une vision injuste et stigmatisante.
08:06Les Français, ils ne veulent pas être dévalorisés
08:08et les immigrés, eux, ils ne doivent pas être là
08:10pour s'utiliser comme une manœuvre, pardon, mais jetable.
08:13Au fond, tout le monde perd dans ce schéma
08:15parce que les Français, les salariés français,
08:18les étrangers et les restaurateurs
08:20qui n'arrivent pas à éutiliser leur équipe.
08:22En fait, c'est le chemin de la louse.
08:25Le chemin de la louse.
08:26On me rendra, Nicolas, dans un instant,
08:29qui nous appelle de Normandie
08:30et qui réagit exactement comme vous,
08:32Stéphane Manningold.
08:33On lui donnera la parole dans un instant.
08:35Gabriel Cluzel a une question à vous poser.
08:37Ensuite, Eric Tegner à Stéphane Manningold.
08:39Vous êtes sur Europe 1.
08:40Mais comment expliquez-vous
08:41qu'on ne sorte pas de ce mantra
08:44que l'on nous sert finalement à chaque fois
08:48et comment envisagez-vous
08:51de convaincre les chômeurs
08:54de revenir à la restauration ?
08:56Est-ce qu'il ne faudrait pas finalement
08:57que le gouvernement,
08:58puisqu'on est en est aux propositions,
08:59en ce moment c'est la boîte à idées
09:00tous azimuts,
09:02baisse tout simplement les charges sociales
09:04drastiquement dans ce secteur,
09:06ce qui permettrait d'augmenter
09:07les salaires mécaniquement ?
09:10Je ne sais pas ce qu'on peut dire.
09:13C'est une réalité.
09:16C'est une réalité.
09:17Mais je vais vous donner une deuxième réalité,
09:19ma chère Christine.
09:20Il y a plus de 10 000 fermetures
09:21d'établissements de restaurants en 2024.
09:24Chaque fermeture, c'est en gros
09:2610 à 20 emplois qui se détruisent.
09:28Donc on va passer de secteur en pension
09:30à secteur en temps plein.
09:33Et le coût du travail aujourd'hui,
09:34il faut quand même qu'on l'ait conscience.
09:36Quand un salarié touche 1 500 euros net
09:38dans sa poche qui n'est pas énorme,
09:41ça coûte 3 000 euros à l'enquête d'ailleurs.
09:43C'est impossible de payer mieux
09:44sans assuccer l'entreprise.
09:45Et pendant ce temps-là,
09:46des milliers de snacks et pseudo-restaurants,
09:49eux, ils faturent le marché
09:50parce qu'il y a une licence gratuite,
09:52ils tirent les prix et les salaires vers le bas.
09:54Ils vous foutent des bornes
09:55qui ne cotisent pas.
09:56Quand vous allez dans les McDo, Burger King
09:59et toute la clique,
10:00vous avez des bornes en fait
10:01qui ont remplacé les étudiants.
10:02Tout à fait.
10:03Les étudiants qui cotisaient
10:04au modèle social,
10:06à la retraite,
10:07à l'assurance maladie.
10:10Tout ça, c'était des contributions.
10:12Mais toute cette malbouffe,
10:13parce qu'en plus,
10:14on a baissé la TVA dans la restauration.
10:16Et pardon, les Français
10:17se sont fait avoir avec la baisse de la TVA.
10:19Moi, je vous le dis,
10:19je ne suis pas un restaurateur
10:20qui va vous dire que c'est génial.
10:22Moi, je vous dis que la TVA,
10:23c'est la taxe sur la valeur ajoutée.
10:25Et qu'il faut rehausser,
10:27je dis bien,
10:27il faut rehausser la TVA
10:29de façon ciblée dans la restauration.
10:31Tous ceux qui sont des assembleurs,
10:33des vendeurs de survolées,
10:34des vendeurs de barquettes toutes faites,
10:36il n'y a pas de valeur ajoutée.
10:37Donc, pourquoi la TVA ?
10:38Pourquoi les Français
10:39ont ce cadeau fiscal
10:40qui coûte 5 milliards par an,
10:445 milliards par an,
10:46pour porter ce cadeau fiscal
10:47à ceux qui,
10:49deux minutes avant
10:50de vous servir votre assiette,
10:52ont fait tourner le micro-ondes.
10:53Pardon, moi, je dis,
10:55il faut mettre une taxe micro-ondes.
10:56Celui qui fait tourner son micro-ondes
10:58et qui assemble,
10:58il faut qu'ils financent
11:00à hauteur de 5 milliards.
11:01Et pendant ce temps-là,
11:02on va emmerder les Français
11:03en leur disant,
11:04mais vous allez travailler
11:05deux jours de plus.
11:06Mais cette France du travail,
11:07qui travaille et qui porte ce pays
11:08en arbre-le-bonne,
11:10mettez les bonnes taxes
11:11au bon endroit.
11:12Les gens dans ce pays
11:13incapables de mettre
11:15les bonnes mesures,
11:16on fracasse
11:17ceux qui ont de la valeur ajoutée
11:18et on préserve
11:19ceux qui n'en ont aucune.
11:20Stéphane Manigold,
11:22j'adore votre coup de gueule
11:24qui résonne
11:25avec ce que veut nous dire
11:26Nicolas,
11:27qui est en ligne avec nous
11:28depuis quelques instants.
11:29Vous nous appelez Nicolas.
11:31Restez avec nous,
11:31Stéphane Manigold,
11:32de Normandie.
11:33Vous dites bien sûr
11:34que les Français
11:35veulent travailler.
11:36Comment ?
11:37Qu'est-ce que vous répondez
11:37à Stéphane Manigold ?
11:38Qu'est-ce que vous répondez
11:39mon cher Nicolas,
11:40Agnès Pagni-Renaché,
11:41qui dit
11:42que non,
11:43on a besoin d'immigrer
11:45car aucun Français
11:46ne veut venir ?
11:48Bonjour Christine Kelly,
11:49bonjour à tous.
11:51Écoutez ce que vient de dire
11:52Stéphane Manigold,
11:53j'ai passé le temps
11:54à l'écouter
11:55et dire
11:55en fait c'est ça,
11:56il a raison,
11:57c'est exactement ce que je pense.
11:59Pour exemple,
11:59moi je suis chauffeur routier,
12:02j'ai 53 ans,
12:04j'exercais plein de métiers
12:05toujours dans le transport
12:06et en 2023 par exemple
12:07j'ai fait 6 mois
12:08à la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
12:10et je conduisais
12:11un camion poubelle.
12:12La ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
12:13en était,
12:14il y a énormément de monde
12:16et on était peut-être,
12:17je ne sais pas,
12:18100 personnes à travailler
12:20au service des ordures ménagères
12:23et il y avait zéro immigration là-dedans.
12:26Il n'y avait que des Gaulois
12:28qui vidaient les poubelles des autres
12:30et qui étaient payés pour ça
12:31et tout le monde faisait son métier.
12:33Je vois ce que vous voulez dire
12:34par un Gaulois.
12:35Oui, je sais que mes termes,
12:37parce que oui,
12:38malheureusement on n'a pas le droit
12:39de dire les choses comme on veut.
12:40Je suis obligé un peu de modérer
12:41parce que moi je ne suis pas Gauloise
12:42et en même temps je me sens Gauloise
12:43très française,
12:44mais je suis un peu noire quand même.
12:45En vrai, ce n'est pas un gros mot,
12:46Bélix, Gaulois,
12:47elle est très sympathique.
12:50Non mais j'entends bien ce qu'on vous dit
12:51et c'est vrai que lorsqu'on voit,
12:53non mais attendez,
12:54lorsqu'on voit effectivement,
12:55par exemple dans le secteur,
12:56même des éboueurs, etc.
12:57Lorsqu'on voit à Paris,
12:58comme vous dites,
12:59on ne voit pas de Gaulois,
13:00que Dieu me pardonne,
13:00mais Gabriel Prusel
13:01ensuite avec Tengel.
13:02Non mais moi je pense...
13:03Attendez Nicolas,
13:05Gabriel Prusel.
13:06Non mais simplement,
13:06je voulais préciser une chose
13:06parce qu'il y a beaucoup d'idées
13:09toutes faites.
13:09On nous dit,
13:13c'est des paresseux,
13:14mais ça ce n'est pas grave,
13:15stigmatiser les Français,
13:16on a le droit.
13:16Et puis on dit,
13:17effectivement,
13:18comme disait Stéphane Madigold,
13:19on va faire faire la basse besogne
13:21par des immigrés,
13:21donc finalement c'est aussi
13:22méprisant pour eux.
13:24Mais il faut voir quelque chose
13:25et il faut lire le livre
13:27de Christophe Guilloui
13:27pour le comprendre,
13:28c'est que les Français,
13:30des classes moyennes,
13:30ont été chassés
13:31des grandes métropoles.
13:32Mécaniquement,
13:33les logements sociaux
13:34dans les grandes métropoles
13:35reviennent à ceux
13:37qui ont les revenus
13:38les plus bas,
13:38c'est-à-dire ceux
13:39qui sont arrivés avant-hier,
13:40les migrants,
13:40si vous voulez.
13:41Donc eux,
13:42ont des logements sociaux,
13:44vous savez à Paris,
13:44il n'y a plus que les bobos
13:45avec CSP+,
13:47et les migrants,
13:48et les uns sont les domestiques
13:49de l'autre,
13:49vous voyez ce que je veux dire ?
13:50Mais en revanche,
13:51les Français moyens,
13:52ils ont été complètement exclus
13:54des grandes métropoles,
13:55alors on les retrouve
13:55dans ce qu'on appelle aujourd'hui
13:56pour faire chic les territoires,
13:57ce qui s'appelait autrefois
13:58la province,
13:59et par exemple,
14:00je suis d'accord,
14:01moi Saint-Gilles-Croix-Duy,
14:01mais je pourrais parler
14:02de l'Aveyron aussi,
14:03les gens qui s'occupent
14:05des ordures ménagères
14:06ne sont pas issus
14:08de l'immigration,
14:09donc il faut que
14:09Agnès Pannier-Runacher
14:10arrête de nous raconter
14:11des fariboles.
14:12C'était Gabriel Cluzel
14:14sur Europe 1,
14:14appelé nous au 0,
14:151, 80, 20, 39, 21,
14:16comme Nicolas,
14:17Eric Tegner veut réagir.
14:18Oui, pour moi,
14:19il y a vraiment
14:19une énorme fake news
14:20sur ce sujet.
14:21D'abord,
14:21je veux mettre en avant
14:22un chiffre.
14:23Aujourd'hui, en France,
14:23il y a 400 000 étrangers
14:25au chômage.
14:27Donc si on pense
14:27qu'il faut des étrangers
14:28sur certains emplois,
14:29commençons par remettre
14:30au travail
14:31ceux qu'on a déjà fait venir
14:33pour occuper
14:33ce type de travail.
14:34Parce que la vérité,
14:35elle est la suivante,
14:36c'est que les étrangers,
14:37une fois qu'ils viennent
14:37en France,
14:38croyez-moi,
14:39ils ne veulent pas
14:39passer 20 ans
14:40à être chauffeur Uber,
14:42à être chauffeur Bolt
14:43ou encore à faire
14:44ses métiers à la plonge.
14:45Non, au bout de 2 ou 3 ans
14:46lorsqu'ils auront cotisé,
14:48ils feront la même chose
14:48qu'effectivement
14:49certains Français,
14:50c'est-à-dire qu'ils vont
14:51se mettre au chômage.
14:52Sauf que,
14:53contrairement à eux,
14:53c'est ce que disait
14:54Gabriel tout à l'heure,
14:55ils sont souvent
14:56dans des logements sociaux.
14:57Mais de façon
14:57de créer des entreprises,
14:58il y a beaucoup
14:59d'arnaques sur le sujet,
15:00ça permet aussi
15:00de toucher le chômage
15:01très longuement.
15:02Ce qu'il y a aujourd'hui,
15:03c'est qu'on sait
15:03qu'il y a un immigré
15:04algérien sur deux
15:05qui est dans
15:06les logements sociaux.
15:07Et moi,
15:07mon coup de gueule,
15:08c'est vraiment
15:08sur le MEDEF,
15:09c'est-à-dire que
15:10les grands patrons
15:10du MEDEF,
15:11et je salue
15:12Stéphane Manigol
15:13pour le coup,
15:14qui porte une voix dissonante.
15:15Ils ont soutenu
15:16lors de la loi immigration
15:17la question
15:17des régularisations
15:19massives
15:19de clandestins
15:21sans papier
15:21sur les métiers
15:22dits en tension.
15:28au prix des Français.
15:29Stéphane Manigol,
15:30restez avec nous,
15:31votre regard m'intéresse.
15:33Nicolas,
15:33restez avec nous,
15:34votre regard m'intéresse.
15:35Ouh là là,
15:36ça chauffe absolument.
15:37Est-ce que les Français
15:38ne veulent pas travailler ?
15:39Appelez-nous au 018230921.
15:42Marc,
15:42une pause à tout de suite
15:42sur Europe 1.
15:43Il est 12h26,
15:44sur Europe 1.
15:47Europe 1.
15:4911h30,
15:5013h,
15:50Christine Kelly et vous.
15:52Alors dans une demi-heure,
15:53c'est Kelly Mathias
15:54pour le journal.
15:55Au vrai midi,
15:56dans l'après-midi.
15:57Je vais trouver mes marques,
15:58que je vous promets,
15:59d'ici un an.
16:00A plus tard,
16:01Émilie,
16:02à 7h30 sur Europe 1.
16:04Alors chère Christine,
16:05aujourd'hui nous sommes
16:06le 2 septembre.
16:08Il raconte sa vie.
16:09Non, non,
16:09je vais vous raconter
16:10l'histoire d'une chanson
16:11qui est née
16:11un 2 septembre.
16:12Ah oui ?
16:12En 1978,
16:14à Saint-Georges-Mautel.
16:15Saint-Georges-Mautel,
16:16c'est dans l'heure,
16:16c'est près de Dreux
16:17et c'est la maison de campagne
16:18de Michel Sardot.
16:20Ce jour-là,
16:20Michel est assis
16:21sur la table de son salon
16:22et griffonne ses quelques mots
16:24au crayon à papier.
16:25« Mes chers parents,
16:26je pars ».
16:27« Je vous aime,
16:29mais je pars ».
16:29Il s'appuie sur le souvenir
16:31d'une fugue
16:31durant son adolescence
16:32et le samedi suivant,
16:33Michel Sardot
16:34termine cette chanson
16:35avec son ami Pierre Billon
16:36et c'est l'un
16:37de ses plus grands tubars.
16:37« Mes chers parents,
16:40je pars ».
16:42« Je vous aime,
16:44mais je pars ».
16:46« Vous n'aurez plus d'enfants
16:49»
16:50« De la famille. »
16:50« Ce soir ».
16:52Cette chanson
16:52qui a vu le jour,
16:54les prémices de cette chanson,
16:55le 2 septembre 1978
16:57et puis il y a une seconde jeunesse
16:58avec Louane en 2014
17:00et la famille Bellier.
17:02« La la la,
17:03la la,
17:05la la,
17:06la la,
17:07la la,
17:09la la,
17:10la la,
17:10la la,
17:11la la,
17:12la la,
17:12la la,
17:12la la,
17:12la la la. »
17:12En tout cas,
17:13restez avec nous
17:14sur Europe 1,
17:15appelez-nous au 01-80-20-39-21,
17:18surtout ne quittez pas vos parents,
17:19restez comme Tanguy chez eux
17:21jusqu'à 30 ans,
17:2235 ans,
17:23profitez la vie,
17:23elle est tellement compliquée.
17:24« On est bien chez papa-maman. »
17:26« D'ailleurs,
17:26je suis retournée chez mes parents. »
17:28En 1978,
17:29je n'étais pas née Fabrice.
17:30Alors la prochaine fois,
17:30vous donnez quelque chose
17:31un peu plus récent.
17:32« Elle fait pleurer
17:33toutes les mères. »
17:35Oui, c'est vrai.
17:36Stéphane Manigold est en ligne
17:37et aussi Nicolas.
17:39On va vous prendre dans un instant.
17:41N'hésitez pas à nous appeler,
17:42je le disais,
17:43parce que dans un instant,
17:44on parlera du Rassemblement National.
17:45Est-ce que vous êtes prêts
17:46à avoir un Premier ministre
17:48Rassemblement National ?
17:50Selon les sondages,
17:51oui.
17:51Est-ce qu'il y aura
17:52un barrage républicain sanitaire ?
17:54Sanitaire !
17:55On en parle dans un instant.
17:56Stéphane Manigold,
17:58vous dites qu'il faut arrêter
17:59ces métiers de faire venir
18:01l'immigration
18:01pour ces métiers en tension.
18:03Vous dénoncez complètement
18:05les propos d'Agnès Pannier-Ronnach
18:07hier soir sur Europe 1
18:08lorsqu'elle dit
18:09qu'on a besoin d'immigrer
18:10car aucun Français
18:11ne veut venir.
18:12Quel est votre dernier mot
18:13sur la question ?
18:16Vous savez,
18:16la vraie vision,
18:17celle qui est juste
18:18et humaine,
18:19c'est de valoriser
18:19d'abord le métier.
18:21On fait un choix de vie
18:21à la fois respectable
18:23avec des formations solides
18:24et un vrai avenir professionnel.
18:26Mais pour ça,
18:27il faut alléger
18:28le coût du travail,
18:29mieux rémunérer
18:30et redonner de la dignité
18:31aux salariés.
18:32Et il faut retister aussi
18:35de notre part
18:36un lien avec les Français.
18:37Transparence,
18:38sincérité dans l'assiette.
18:40Quand vous n'avez pas cuisiné,
18:41vous devez dire
18:42qu'il a fait.
18:43Ça s'appelle
18:43le respect du produit
18:45et du client.
18:46Et puis,
18:47accueillir des talents
18:48venus d'ailleurs,
18:49moi je suis totalement favorable,
18:50mais pour enrichir la profession,
18:52pas pour combler artificiellement
18:53nos failles économiques,
18:55nos propres failles économiques.
18:57Sauver les vrais restaurants
18:57et leurs équipes,
18:58c'est au fond,
18:59ben pardon,
18:59mais c'est sauver
19:00un patrimoine
19:01et des dizaines
19:02de milliers d'emplois durables.
19:04La restauration,
19:05au fond,
19:05elle n'a pas besoin
19:06d'être divisée
19:06entre immigrés
19:07et Français,
19:08elle a besoin
19:09de justice sociale,
19:10de marge pour mieux payer
19:11et de vérité
19:13pour nos clients.
19:14C'est ça,
19:14pour moi,
19:15une vision moderne
19:16et humaine
19:17de notre métier.
19:17Et c'est vrai
19:18qu'on oppose
19:19immigrés et français.
19:20Merci beaucoup
19:20pour votre témoignage puissant.
19:22Stéphane Manigol,
19:23ministre,
19:24ministre.
19:25Alors,
19:25on a Nicolas
19:26qu'on avait en ligne
19:27dans un instant.
19:28Merci encore,
19:28Stéphane Manigol,
19:29PDG du groupe Eclore,
19:31qu'on a eu en direct
19:32sur Europe 1
19:32et qui tape du point
19:33sur la table
19:34sur les propos
19:35d'Agnès Pagnière,
19:36une nâchée au micro
19:36d'Europe 1 hier soir
19:37de Pierre Devineau
19:38qui nous disait
19:38que les Français
19:39ne veulent pas travailler.
19:41Nicolas,
19:41vous nous disiez
19:42que bien sûr
19:42les Français veulent travailler
19:43mais il faut arrêter
19:44de nous exploiter.
19:46Nous n'avons pas besoin
19:47de l'immigration
19:47pour que la France fonctionne.
19:48Voilà,
19:50je pense qu'il suffit
19:51de payer les gens
19:52tout simplement.
19:53Je fais moi-même
19:54un métier qui est très dur
19:55et qui est extrêmement
19:56où il y a beaucoup
19:58beaucoup de travailleurs
19:59venus d'immigration
20:00qui entrent en masse
20:01dans ce métier.
20:02Quel est votre métier
20:03mon cher Nicolas ?
20:04Je suis chauffeur routier.
20:05Ah oui,
20:05vous m'avez dit,
20:06absolument.
20:07Voilà,
20:07moi pour finir
20:09j'ai envie de dire
20:10quand même
20:10que je suis un Nicolas
20:12qui travaille
20:1312 heures par jour
20:14environ.
20:15Un Nicolas qui paye.
20:16Un vrai Nicolas.
20:17Et depuis hier
20:18je me suis fait
20:20traiter
20:21d'irresponsable
20:23dépensier
20:23par M. Bayrou.
20:24Aujourd'hui je me fais
20:25traiter de feignant.
20:27Quand vous êtes quelqu'un
20:27qui a comme moi
20:2853 ans
20:29et que vous travaillez
20:29depuis le début
20:30de votre vie
20:30et que vous faites
20:31un métier très dur
20:32c'est difficile
20:33à entendre.
20:34Et je ne pense pas
20:35que ce soit comme ça
20:35qu'ils vont réussir
20:36à se faire supporter
20:40par les gens
20:40parce qu'insulter
20:41les Français
20:42à longue heure d'année
20:43voilà,
20:44je suis un Français
20:45je suis vexé
20:46encore une fois.
20:46vexé parce que
20:48vous travaillez
20:48vexé parce qu'on dit
20:49que vous ne travaillez
20:50pas suffisamment
20:51alors que vous êtes
20:52vous avez 53 ans
20:54vous n'avez pas
20:54arrêté de travailler
20:55merci pour votre témoignage
20:56mon cher Nicolas
20:5753 ans
20:58qui nous a appelé
20:58de Normandie
20:59au 01 80 20 39 21
21:01Marc
21:02vous aussi
21:03vous êtes
21:03de Normandie
21:05et vous dites
21:06que c'est une immigration
21:07qui n'est pas volontaire
21:08ça bordélise le pays
21:10vous avez une tolérance
21:11zéro
21:12pour les délinquants
21:13migrants
21:14on doit les expulser
21:15et vous dites
21:16qu'il faut stopper
21:17les aides
21:17au pays
21:18qui nous envoient
21:19des migrants
21:20et stopper
21:20les visas
21:22mais dans la restauration
21:23par exemple
21:24dans ces secteurs
21:25dits de métiers
21:26en tension
21:27vous êtes en train
21:27de nous dire
21:28Marc
21:28que vous rejoignez
21:29la vie
21:30de Stéphane Manigold
21:31vous rejoignez
21:32la vie de Nicolas
21:33contre celui
21:34d'Agnès Pagni
21:35qui dit qu'on a besoin
21:36d'immigrés
21:37et que les Français
21:38ne veulent pas travailler
21:38c'est cela ?
21:40absolument
21:40bonjour à tout le monde
21:42bonjour Marc
21:43oui je rejoins
21:45complètement la vie
21:46de Stéphane Manigold
21:47pour la bonne et simple raison
21:48que j'ai été restaurateur
21:49le problème
21:51de la restauration
21:52ce sont les charges
21:53ce sont les ?
21:55une personne
21:56qui coûte 1500 euros
21:57en coûte en réalité
21:583000
21:59aujourd'hui
22:00vous avez
22:00la majorité des personnes
22:01qui peuvent plus
22:02aller au restaurant
22:03parce que les charges
22:04sont trop importantes
22:05alors
22:06quand vous écoutez
22:07hier
22:08Marc Toiti
22:09dire
22:10qu'il y a trois leviers
22:11on est complètement
22:13d'accord avec ça
22:14c'est-à-dire
22:14qu'il faut baisser
22:14les impôts
22:15et puis il faut arrêter
22:16avec cet état obège
22:17parce que madame
22:18Panier-Runacher
22:18elle est bien gentille
22:19mais avec ses 10 000 euros
22:21sa vie dans un quartier
22:22bobo
22:22bien chic
22:23bien tranquille
22:24c'est facile de dire
22:26il faut prendre des immigrés
22:27les immigrés
22:28il faut bien comprendre
22:29une chose
22:30il y a une immigration
22:31positive en France
22:32et une immigration
22:33ultra négative
22:34une immigration
22:35ultra négative
22:36il faut oser dire les choses
22:37dans les deux sens
22:38pardon
22:38l'immigration ultra négative
22:40pardon je vous ai interrompu
22:41il faut s'en débarrasser
22:42voilà
22:43il faut absolument
22:44revenir
22:45remettre l'église
22:46au centre du village
22:47et dire voilà
22:47ok la France
22:49c'est un pays
22:49qui peut accueillir
22:50un certain nombre
22:50d'immigrés
22:51ces immigrés
22:52doivent être productifs
22:53ceux qui ne le sont pas
22:54n'ont pas leur place
22:55en France
22:56c'est ça
22:57Eric Tecner
22:58vous répond
22:59mon cher Marc
23:00bien sûr
23:00je suis parfaitement d'accord
23:01avec ce que dit Nicolas
23:03avec une petite nuance
23:03sur l'immigration positive
23:04parce que le problème
23:05c'est que l'immigration positive
23:07pour nous
23:07elle est négative
23:08pour les pays d'origine
23:08je reprendrai l'exemple
23:10qu'a donné Marine Le Pen
23:11qui avait rencontré
23:12le président sénégalais
23:13et le président sénégalais
23:14lui avait dit
23:15vous savez
23:15on a investi ces dernières années
23:16des sommes folles
23:17pour former des médecins
23:18et les médecins aujourd'hui
23:20ils parlent chez vous
23:21comment voulez-vous
23:22qu'on se développe
23:22donc c'est à dire
23:23qu'aujourd'hui
23:24l'immigration négative
23:24je suis d'accord avec Nicolas
23:25il faut l'arrêter
23:26mais l'immigration positive
23:27ça ne va pas aider
23:28les pays d'Afrique
23:29que répondez-vous
23:31Marc sur Europe
23:32alors
23:33effectivement là-dessus
23:35il n'y a pas beaucoup
23:36de réponses à apporter
23:37sauf que
23:38effectivement
23:39dans ces cas-là
23:39il faut sepper l'immigration
23:41pendant un certain nombre d'années
23:42En tout cas
23:43à la réponse
23:44est-ce que les français
23:46veulent travailler
23:47pour répondre à Agnès Pagny-Renaché
23:50vous dites que les français
23:51veulent travailler
23:51qu'il ne faut pas
23:52effectivement opposer
23:53immigrés français
23:54merci pour votre témoignage
23:55mon cher Marc
23:56merci pour votre témoignage
23:58merci d'avoir appelé
23:59au standard d'Europe 1 0 1
24:0180 20 39 21
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