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  • il y a 5 mois
Nouvel épisode de notre websérie « Les Incontournables » au Domaine de Chaumont-sur Loire.

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00:00Bonjour, je m'appelle Claire Trottignon, je suis artiste et j'ai le plaisir de participer à la
00:15saison 2025 au domaine de Choumont. Nous sommes situés dans la galerie basse du Fénil où l'on
00:19présente une quinzaine d'oeuvres. Alors l'oeuvre s'appelle deux minutes par seconde, c'est-à-dire
00:24une idée d'étirement du temps et puis de différentes perceptions des notions d'espace et de temps qui
00:33sont des notions qui me fascinent dans ma pratique artistique. Cette oeuvre elle est au départ composée
00:37de centaines d'éléments de gravure découpés donc dans les gravures entre le 17e et le 19e,
00:44des gravures qui sont non historiques. Et ces fragments je les découpe, je les recompose,
00:50je poursuis la trame et le trait de ces fragments sur le papier, sur les papiers de soie, sur les
00:55papiers arches et une fois qu'ils sont recomposés, ils ont été ensuite ici flashés pour être
01:01sérigraphiés. Je réinterviens dessus avec mon dessin de nouveau et des nouveaux collages qui
01:08donnent une idée de perpétualité dans le dessin, dans la forme. Quand on rentre dans l'espace on
01:13aperçoit cette forme qui est archipélique en fait, qui est de l'ordre de la cartographie et puis c'est en
01:19s'approchant qu'on va commencer à déterminer des végétaux, des éléments architecturaux qui vont
01:24nous faire basculer de l'idée de plan à l'idée d'élévation, de volume. L'oeuvre fait 12 mètres de
01:30long par 3 mètres de haut. L'idée était aussi de réussir à plonger entre guillemets dedans. En tout cas
01:36moi je me suis plongée dedans en la réalisant bien sûr parce qu'il y a une échelle quasi microscopique et
01:42macroscopique. Et là j'avais besoin que l'échelle dépasse notre corps en fait, que le paysage soit
01:48quasiment architecture, qu'on ne sache pas si c'est une architecture qui mène au paysage ou le paysage
01:53qui mène à l'architecture. J'ai préparé l'oeuvre en réalisant d'abord un dessin, un petit dessin comme ça,
01:59c'est à dire 3-4 lignes d'intention, 3-4 gestes et puis j'avais l'envie de ces deux masses reliées un peu
02:07par un fil, au même titre quand on arrive partout où je suis. On longe la Loire et on a cet étirement
02:14de la Loire dans différents sens encore une fois. Les étirements de la rive et puis j'aimais bien que
02:18le château soit posé comme ça sur le bord de la rive. Il a un côté un peu fantastique et moi voilà
02:24j'ai voulu refaire cet étirement-là, si bien tectonique que paysage. Et donc parfois le paysage est
02:30particulièrement présent même s'il est en impesanteur, parfois il laisse révéler l'architecture. Tout
02:36est révélé sous forme de fragments à travers lesquels on se promène. Donc moi j'y vois une
02:42concordance avec les parcours qu'on peut imaginer dans les jardins du domaine. J'y vois aussi des
02:48parcours à travers différentes temporalités, au même titre qu'on traverse le temps dans le
02:54domaine de Chaumont. Moi j'aime voir dans ces compositions l'idée d'une image prismatique dans
03:01laquelle en fait moi je suis une matrice des constructrices, entre des éléments du passé
03:06que je modifie pour proposer des éléments présents et potentiellement futurs. La réalisation,
03:13toutes heures confondues, donne deux mois de travail. Les moments les plus marquants,
03:19c'était certainement la première visite du domaine durant laquelle tout paraît possible.
03:24L'investissement mental est en ébullition et puis quand j'ai visité cette salle je me suis assez
03:30rapidement projetée. L'accord de madame Collot-Dumont pour le projet c'était fantastique et puis la
03:35réalisation a été extra parce que j'ai pu travailler en atelier en amont puis finir de
03:41travailler ici et puis j'ai eu un formidable accompagnement de l'équipe du domaine. C'est toute
03:45l'expérience qui a été plutôt agréable.
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