- il y a 19 heures
Face aux bagarres, à l'insécurité et aux délinquants, les riverains de la Porte de la Chapelle interpelle Emmanuel Macron dans "Morandini Live": "Monsieur le président, aidez-nous !" - VIDEO
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00:00d'être avec nous. On va commencer avec ce qui se passe à Porte de la Chapelle et cet appel au président qui est lancé par les habitants de la Porte de la Chapelle.
00:07Regardez le tweet qu'ils ont publié, un tweet qui commence par ces mots « Au secours Emmanuel Macron face à la drogue, face à la violence, face au crack, Porte de la Chapelle ».
00:17Eh bien, ils sont excédés et ils en appellent désormais au président de la République.
00:22Avec ce tweet, il y avait des images et je vous propose de regarder ces images qui ont été diffusées.
00:27Ce sont des images qui ont été tournées dans le parc qui est Porte de la Chapelle.
00:32Et on peut voir la violence qui se déchaîne dans ce parc et des rixes qui se font entre plusieurs personnes en plein jour.
00:41Des bagarres violentes à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer.
00:48Et effectivement, ça devient invivable pour les gens.
00:51Ça fait un moment que c'est invivable parce qu'on vous en a parlé plusieurs fois.
00:54On était même allé faire des émissions là-bas, mais finalement, rien ne change.
00:58D'où cet appel un peu désespéré.
01:01On continue à regarder ces images parce que c'est assez spectaculaire quand même.
01:05Ça se passe en plein Paris.
01:06Regardez la violence des coups qui sont échangés.
01:09À coups de poings, personne ne s'en approche, bien évidemment.
01:11Les riverains ne peuvent pas s'approcher de ce parc qui, désormais, est réservé à ces gens-là qui l'occupent en permanence.
01:19Alors hier, on est allé, un journaliste, Tony Pitaro, qui est sur les réseaux sociaux, est allé justement dans ce parc.
01:28Et regardez les images qu'il a ramenées.
01:30Vous allez voir, en fait, vous avez des gens qui sont comme ça, qui sont a priori drogués, qui sont un peu des zombies, qui sont dans ce parc.
01:37Et qui sont là, qui errent, qui attendent on ne sait pas trop quoi.
01:42Et c'est assez troublant, finalement, de voir ça.
01:44Tony Pitaro, bonjour.
01:45Merci d'être avec nous.
01:46C'est Viu qui était sur place hier.
01:48D'abord, racontez-moi un peu, quelle est l'ambiance sur place ?
01:52C'est terrible.
01:53Jean-Marc, quand j'ai vu les images que vous venez de diffuser et qu'on va mettre aussi à côté de moi pour bien les voir,
01:57je suis descendu au métro Port de la Chapelle.
01:59J'ai remonté la rue de la Chapelle et j'arrive dans ce parc.
02:02Donc là, voilà, au niveau du grillage, j'étais avec un ami à moi et on m'a dit, vous voulez du shit ?
02:07On me l'a demandé tout de suite, comme ça, vous voulez du shit ?
02:09Ensuite, on continue, plein de cigarettes de contrefaçon, mais bon, ça, malheureusement, on a l'habitude à Paris.
02:13Et ensuite, j'ai vraiment voulu aller à l'intérieur de ce parc.
02:15Donc, je suis rentré dans ce parc, je me suis assis sur un banc.
02:19Et à ce moment-là, il y a un jeune de 17 ans, mais pas plus, qui vient à côté de nous et qui nous dit, vous êtes flics, vous êtes flics.
02:26Donc, mon ami qui est un peu plus âgé a réussi à le convaincre, à dire non, on n'est pas flics.
02:29Et à un moment, ce jeune vient vers moi, me regarde les yeux dans les yeux parce qu'il a voulu m'intimider.
02:33Et il me dit, toi, t'es flic. J'ai déjà vu ta tête, toi, t'es flic.
02:36Et je lui dis, non, je ne suis pas flic. Et j'essaye de détendre l'atmosphère.
02:39Je lui dis, non, regarde, je ne suis pas assez musclé pour être flic.
02:41J'essaie de calmer le truc parce que c'est vraiment chaud.
02:43Mais ça n'a pas du tout fait rire. Et il est allé voir ses amis.
02:46Et à ce moment-là, on s'est regardé avec mon ami, on s'est dit, là, il faut qu'on se barre.
02:49Et on a quitté, en fait, ce parc parce qu'on n'était clairement pas les bienvenus dans ce parc.
02:53Alors qu'on voulait juste s'asseoir, voilà, au milieu du parc, Marillac, Louise de Marillac.
02:57Et on ne peut pas, Port de la Chapelle. Impossible.
02:59Mais vous étiez les seuls non-dealers, non-drogués dans ce parc.
03:04Je suppose que les riverains n'y vont plus.
03:06Mais pas du tout, Jean-Marc. Mais pas du tout.
03:08Mais je pense que vous avez vu sur les réseaux sociaux les mêmes tweets que moi.
03:11Mais les riverains ne peuvent même plus y aller.
03:12Déjà, ils ne dorment plus la nuit.
03:13parce qu'en fait, il y a des immeubles devant et qu'on ne peut même plus dormir.
03:16Mais à l'intérieur de ce parc, on m'est imaginé avec une poussette.
03:18Mais c'est impossible. Vous n'avez que des drogués partout.
03:20Vous avez des dealers partout.
03:21On m'a demandé du shit en plein Paris, Jean-Marc.
03:23Et je crois que vous ne vous rendez pas compte de ce qui se passe.
03:25On s'en rend compte parce qu'on est allé.
03:27Ben oui. Non, mais bien sûr.
03:29Mais si vous voulez, c'est quand même grave.
03:31Je trouve, quand on se balade comme ça autour d'un parc
03:33et on nous propose de la drogue, voilà,
03:35et surtout, on essaie de nous intimider, on nous dit t'es flic et tout.
03:37En fait, on ne peut pas s'asseoir tranquillement dans le parc
03:39et profiter du soleil. Ça, c'est impossible.
03:40Merci beaucoup, Tony Pitaro, qui a réalisé ces images
03:43que vous voyez avec ces jonquières.
03:45Andréa Cotarac, comment vous réagissez face à cette situation ?
03:48Ça fait plusieurs fois qu'on en parle dans Morandiniage.
03:50Ça fait plusieurs fois qu'on en parle dans CNews.
03:51On verra d'ailleurs quelle était la situation il y a un an
03:53parce qu'on avait fait un reportage déjà il y a un an
03:54et c'était exactement pareil. Rien de vous.
03:56Tout le monde s'en fout, en fait.
03:57Ça fait des années que vous avez fait des émissions, même sur presse.
04:01On a fait des reportages, des documentaires.
04:03On a débattu et encore débattu.
04:07d'un état faible, avec des sujets tabous.
04:10Vous avez vu, ce journaliste explique que c'est le délinquant
04:13qui vient contrôler un prétendument policier.
04:16Ce n'est pas les policiers qui contrôlent des délinquants,
04:18c'est l'inverse.
04:19L'immigration ne décide plus rien.
04:21Il y a beaucoup, vous le savez, de personnes qui sont clandestins
04:24avec toutes les drogues qui vont avec, les drogues du pauvre,
04:27le crack et le reste.
04:28Vous avez l'ordre et la sécurité qui ne sont pas respectés.
04:32Vous avez derrière le narcotrafic, probablement la prostitution aussi
04:35qui vient s'ajouter à tout cela.
04:37Je pense que c'est la faiblesse à la fois de l'État
04:39et puis aussi une trahison de certaines élites,
04:42notamment les élites parisiennes, socialistes,
04:44qui tolèrent tout, qui tolèrent l'immigration.
04:47Mais ça veut dire que ces quartiers sont abandonnés ?
04:48C'est foutu, c'est abandonné ?
04:50Tout à l'heure, Pascal Praud disait, de toute façon,
04:52tant que ce ne sera pas devant chez eux, personne ne bougera.
04:54Voilà, c'est toujours la même chose.
04:55Vous pensez la même chose ?
04:56On accepte les clandestins, on accepte d'accueillir le monde entier,
05:00mais pas chez eux, pas dans son quartier.
05:01Dans un État normalement constitué,
05:04les citoyens n'auraient même pas besoin de faire un appel.
05:07La police aurait déjà pris en charge les choses,
05:09le procureur, l'État se serait mis en place.
05:12Là, ça fait des années et des années,
05:14et les citoyens sont obligés de faire un appel,
05:16non pas au procureur ou d'appeler le 17,
05:18au président de la République pour vivre juste normalement chez eux.
05:21Merci, ça aussi.
05:21Alors moi, je voudrais juste réagir sur les propos de l'immigration.
05:24Je pense qu'il ne faut pas, encore une fois,
05:25confondre immigration avec insécurité.
05:29Il n'y a pas de lien entre les deux.
05:30Non, non, il y a la misère sociale.
05:32Le vrai lien, c'est la misère sociale.
05:34Et croyez-moi, j'ai, moi, en tant qu'élu local sur la ville d'Aubervilliers,
05:38j'ai prêté assistance à une personne en situation de misère sociale,
05:42qui s'appelait Olga ou Aurélie, de mémoire,
05:46et qui n'était absolument pas immigré,
05:48mais qui était dans la même situation que tous les gens que nous avons vus sur place.
05:51Ce qui se passe aujourd'hui à la Porte de la Chapelle,
05:54ça fait des années, effectivement, que ça dure.
05:55Ça avait même démarré un peu plus haut au niveau de Stalingrad,
05:59mais ça s'est téléporté sur la Porte d'Aubervilliers.
06:01Nous, les habitants d'Aubervilliers, vivent exactement la même chose qu'à la Porte de la Chapelle.
06:05Mais le problème, c'est que ce n'est pas les seuls.
06:06On va avoir dans un instant Stéphanie Benoît,
06:08qui est porte-parole du collectif Villette Village, qui est à côté.
06:10C'est exactement pareil.
06:11Absolument.
06:12Oui, mais alors, qu'est-ce qu'on fait ?
06:13Alors moi, en janvier 2024, nous avons fait un tour,
06:16en tant qu'élu, nous avons été interpellés,
06:19et je me suis rendu sur le terrain.
06:20Nous avons fait une visite, nous avons visité les alentours du millénaire.
06:24Et ça n'a rien changé.
06:25Je peux vous dire que ça fait peur.
06:26C'est pas une solution, ça ?
06:26Je peux vous dire que ça fait peur.
06:27Ça fait des années que les gens viennent visiter.
06:28Non, non, mais attendez, la solution, elle était simple.
06:30Mais la différence, c'est que c'est vous qui avez peur, ce n'est pas eux.
06:32La différence, c'est que c'est vous qui avez peur, ce n'est pas eux.
06:34Oui, c'est vrai.
06:35Mais nous avons réussi à faire venir le préfet de police,
06:36parce que nous n'étions pas loin des Jeux Olympiques de 2024.
06:40Nous avons réussi à faire venir le préfet de police,
06:42qui s'est engagé à nous apporter davantage d'effectifs de police.
06:46C'est toujours pareil, les gens n'en peuvent plus.
06:47Et la vraie solution à cette problématique,
06:50c'est davantage d'effectifs de police et occuper l'espace public.
06:55Ne pas laisser des espaces vides.
06:57Mais ça fait trois ans qu'on dit ça sur les plateaux,
07:00ça fait quatre ans, ça fait cinq ans, et il ne se passe rien.
07:02Et la faute à qui ?
07:03La faute à l'État.
07:04Ça, c'est un problème régalien.
07:05C'est la municipalité aussi.
07:07Pardon ?
07:08C'est la municipalité aussi.
07:09La municipalité doit occuper l'espace public.
07:13Elle doit renforcer ses effectifs, notamment en faire de la prévention.
07:17Mais là, vous avez affaire à une drogue dure.
07:18Vous avez affaire à des crackers qui sont incontrôlables.
07:21C'est plus l'Agence régionale de santé doit intervenir.
07:23Et nous devons les soigner.
07:25Juste, on va donner la parole à Ludovic Thoreau,
07:27qui est médecin également dans un instant.
07:29Mais je voudrais qu'on regarde le reportage qu'on a fait il y a un an.
07:30C'était il y a un an, quasiment jour pour jour.
07:32C'était le 15 août qu'on a fait ce reportage, 15 août 2024.
07:36Et regardez quel était la situation à l'époque.
07:37Rien n'a changé, voire c'est pire aujourd'hui.
07:41Porte de la chapelle, redoutée par les riverains pour sa colline du Crac.
07:46Mais pendant les Jeux olympiques, le quartier a connu une période presque irréelle.
07:50Avec l'aréna à proximité, la présence de touristes et forces de l'ordre étaient appréciées.
07:55C'était la sécurité énorme.
07:57Je voyais des policiers portugais, italiens, même britanniques.
08:00Du coup, c'était vraiment ultra différent.
08:03Et encore maintenant, c'était assez spécial.
08:06Pour ce vendeur travaillant dans le quartier, cette parenthèse enchantée était plus qu'attendue.
08:11Ces jours-là, j'ai compris que l'État est capable.
08:13Si l'État veut que les choses changent, ils sont capables.
08:17Ils ont tous les moyens.
08:17Ils ont des policiers compétents qui peuvent rendre la ville vraiment propre.
08:21Alors, après ces dernières semaines, le retour à la réalité inquiète.
08:26Avec la fin des Jions, on a déjà vu certains craquettes qui étaient revenus.
08:30Mais dès qu'il n'y a pas la police, ils viennent et même nous, dans le magasin, ils nous fatiguent.
08:34Et parfois, c'est la bagarre.
08:35Moi, j'ai dû me bagarrer avec plusieurs gens ici parce qu'ils prennent des trucs, ils cassent.
08:39Ou bien ils viennent, ils tombent sur nos caissières.
08:42Ils les insultent directement à leur mère.
08:46Mais pourtant, s'il y a la police, ils n'osent même pas venir par là, en fait.
08:49– Pour rappel, 5200 sans-abris ont été déplacés en amont des Jeux, vers des centres d'accueil en région.
08:56– Ludovic Thoreau, 15 août 2024.
08:59Aujourd'hui, on est en 2025, on est au mois d'août.
09:02C'est pareil, voire pire.
09:03– Vous l'avez dit, Jean-Marc, c'est pire.
09:05C'est-à-dire que malgré tous les mots, tout ce qu'on a pu dire, ça continue.
09:09Alors, vous disiez que c'est l'appel des citoyens.
09:11Et moi, je suis maire aussi, c'est l'appel des maires.
09:13Parce que quelque part, OK, on peut avoir la police municipale, mais il faut la payer.
09:16Mais quand tu n'as pas d'argent, tu ne peux pas en mettre.
09:17Excusez-moi, le droit régalien, c'est l'État qui doit le mettre en place.
09:20Nous, les maires, on fait le maximum pour essayer de les choper avec ce qu'on a.
09:23Mais on est hyper limité. Pourquoi ?
09:24Première chose, le prix de la cocaïne a été divisé par deux.
09:27La craque, c'est de la cocaïne.
09:29Donc, ne cherchez pas, il y en aura de plus en plus.
09:31Ces gens-là, alors je vais peut-être atteindre un peu dur.
09:33Il faut les isoler, tout simplement.
09:35Mais définitivement, dans les endroits.
09:36– Vous les mettez où ?
09:37– Ludovic, vous les mettez où ?
09:39– On crée des centres comme on devrait faire partout pour des délinquants.
09:42– Il faut créer des prisons, il faut créer des centres,
09:44– Jean-Marc, on va vous répondre qu'on n'a pas d'argent.
09:47– Jean-Marc, ah, vous n'avez pas d'argent ?
09:49– C'est pas moi, c'est vous aussi.
09:50– Non, non, non, non, non.
09:51– La France, c'est nous tous.
09:53– Excusez-moi, ne dites jamais aux maires que nous, on fait…
09:58Vous savez, nous, quand on fait un budget, il faut qu'il soit équilibré.
10:01Pour ne pas faire les emprunts.
10:02C'est là où que ça se passe qu'ils font les emprunts à tirer à l'arigot.
10:04Nous aussi, l'État faisait comme les maires font,
10:07ils font une comptabilité comme les maires,
10:08on n'en serait pas aujourd'hui à pleurer tous les jours avec M. François Bayrou.
10:11Maintenant, je vous dis que ces gens sont des délinquants.
10:13Ils sont à danger et surtout, ils se multiplient
10:14par le fait qu'on ne maîtrise absolument pas,
10:17dans ce pays, la drogue et le blocage de la drogue en France,
10:20qui ne fait que de moins.
10:20– Alors, attendez, on va retrouver Stéphanie Benoît,
10:23parce que c'est une riveraine, elle habite dans ce coin-là,
10:26elle est porte-parole du collectif Villette Village.
10:28Bonjour Stéphanie, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
10:31On commence cette saison, en fait, et on revoit les images,
10:34on revoit ce qui se passe, et finalement, rien ne change,
10:37et c'est pire, c'est le sentiment que vous avez, vous aussi ?
10:40– Alors, Célvis Repetita, pour juste petite précision et correction,
10:45moi, j'ai dû déménager, justement, parce que la situation,
10:48elle est juste infâme.
10:49J'étais résidente sur Aubert-Villiers, à la porte de la Villette,
10:52du temps où le square Forceval s'est vu installer
10:56tout un camp de craque à la demande de Gérald Darmanin.
11:00La situation, en fait, à l'arrivée des JO,
11:05on n'a fait que disperser le problème.
11:07Les toxicomanes ont été dispatchés un peu dans la nature,
11:11après le démantèlement du camp.
11:13Ils ont été dispersés dans la nature,
11:15et de sorte à ne plus créer,
11:17avoir ce phénomène de gros camps installés à ciel ouvert.
11:22Et on retrouve ces phénomènes dans la forêt linéaire,
11:26au niveau de Rosa Parc,
11:27et ça s'étend surtout tout le long du périph'
11:30jusqu'à la porte de la chapelle.
11:31Et en fait, le problème, il est diffus,
11:33donc il est encore certainement moins contrôlable
11:35et contrôlé par la police.
11:37Maintenant, je voudrais aussi préciser
11:38que ce n'est pas la police qui soigne.
11:41Ces toxicomanes ont besoin de soins.
11:43Il y a des solutions,
11:44il y a des communautés thérapeutiques.
11:46On a eu de cesse d'en parler.
11:48Personne n'écoute.
11:50On a tout un tas de subventions
11:52qui sont filées à Gaïa et compagnie
11:55pour l'ouverture des HSA
11:57et toute cette lubie qui a été mise en place,
12:04qui aujourd'hui fait peur
12:06parce qu'il y a une HSA qui existe à la Riboisière
12:09et qui crée les mêmes problématiques
12:11qu'on a connues, nous, du temps du Square Forceval,
12:13qui ont été connues par Stalingrad,
12:16qui ont été connues au moment des Jardins des Halles.
12:19Et en fait, on déplace le problème.
12:21C'est un bis répétita, ça n'en finit pas.
12:23Personne ne veut se saisir réellement du problème.
12:26Monsieur le conseiller municipal de Saint-Denis
12:30disait effectivement qu'il faut créer des centres.
12:34Au Bervillier, pardon.
12:35Qu'il faut créer des centres.
12:37Qu'il faut créer des centres.
12:39Qu'il faut créer des centres.
12:40Mais ces centres existent.
12:41C'est communauté thérapeutique.
12:43Il y a l'EDVO, notamment, qui a porté ses preuves.
12:46Ça met en contact d'anciens toxicomanes
12:49qui ont réussi à décrocher du crack
12:51et avec des personnes qui souhaitent s'en sortir.
12:55Mais Stéphanie, vous, en même temps,
12:56vous avez fait le choix de partir.
12:57Ça veut dire que vous n'y croyez plus ?
13:00Ben non.
13:01Vous voulez que j'aille rester,
13:02risquer ma vie au quotidien ?
13:03Ce n'est pas un reproche.
13:04Ce n'est pas un reproche.
13:05Vous avez bien compris.
13:06Non, non, mais je travaille de chez moi
13:08et je vis donc chez moi.
13:12Je passe quasiment plus de la moitié de mon temps,
13:16voire les trois quarts de mon temps chez moi
13:18ou dans le quartier où je vis.
13:21Et c'était plus vivable pour moi.
13:24Je suis femme seule.
13:25J'ai manqué de me faire planter
13:27à combien de reprises ?
13:29Est-ce que c'est normal aujourd'hui ?
13:31Je paye une taxe foncière,
13:32je paye des impôts comme tout le monde.
13:35Est-ce que c'est normal aujourd'hui
13:36qu'en payant ça,
13:38en payant tout ce que je paye,
13:39les impôts, la taxe foncière,
13:41est-ce que c'est normal
13:42que ma sécurité ne soit pas assurée ?
13:44Que quand je sorte de chez moi,
13:45je risque la vie ?
13:47C'est invraisemblable.
13:49Et personne ne bouge.
13:50Et personne ne bouge.
13:51Vous voyez l'association
13:53qui lance un appel à Emmanuel Macron
13:54parce qu'ils sont désespérés.
13:55Comme vous, en fait.
13:56Ils ont lancé des appels à tout le monde.
13:58Personne ne réagit.
13:59Au final, on finit par se dire
14:00peut-être Emmanuel Macron,
14:01mais ça ne bougera pas plus.
14:02Il faut savoir aussi
14:03que notre association
14:04a attaqué l'État
14:05et la mairie de Paris
14:06et que nous avons été retoqués.
14:09Vous pourrez avoir les précisions
14:10auprès de notre avocat.
14:11Je pourrais vous mettre en relation.
14:13On a été retoqués.
14:15La mairie de Paris n'y est pour rien.
14:16L'État n'y est pour rien.
14:17En gros, voilà.
14:20Donc, on a quand même été jusque-là.
14:22Donc, on est quand même
14:22dans des quartiers
14:23qui sont quand même
14:24assez défavorisés
14:26où on n'a pas forcément
14:27des moyens mirobolants
14:29comme c'est le cas dans le 7e,
14:30comme c'est le cas dans le 6e
14:31ou dans le 16e.
14:33On s'est quand même munis
14:35d'un avocat
14:35qu'il a failli lui payer.
14:36Les membres de l'association
14:37l'ont payé
14:38pour qu'on aille jusqu'en justice
14:40au tribunal administratif de Paris
14:42qui nous retoque.
14:44On a une juge en face de nous
14:45mais on s'est sentis
14:47mais plus bas que terre, en fait.
14:49Pour eux,
14:49alors, la seule chose
14:51qui a été reprochée
14:52à la mairie de Paris,
14:53c'est pendant un temps
14:54de ne pas avoir assuré
14:55suffisamment le nettoiement
14:56du camp.
14:57C'est-à-dire qu'il est resté
14:58plus de 8 mois
14:59sans voir un seul nettoyage.
15:01Je ne vous dis pas
15:02dans l'état d'insalubrité
15:04dans lequel on s'est retrouvés.
15:06Et le fait est que
15:07derrière, pour les problèmes
15:08de sécurité,
15:09de tranquillité publique,
15:10on est chez les dingues, Stéphanie.
15:14On est chez les dingues,
15:14on le sait.
15:15Chaque fois qu'on vous a en ligne,
15:17parce qu'on vous a déjà eu
15:17plusieurs fois la saison dernière,
15:19chaque fois, on se dit la même chose
15:20et rien ne bouge.
15:21Enfin, à la fin,
15:22il y a la marque.
15:23Honnêtement, je ne sais plus quoi faire.
15:24Donc là, on va commencer à agiter,
15:25on va commencer à s'agiter
15:26parce qu'il y a les municipales
15:27dans l'an 2027.
15:29Et on a l'habitude.
15:31On a l'habitude
15:31et à chaque fois,
15:32on voit du monde
15:33se raccorder aux associations.
15:35La récupération politique,
15:37on en a m'ac-clac.
15:38C'est valable dans tous les sujets.
15:40Et la difficulté,
15:41c'est qu'à aucun moment,
15:43on ne prend en considération
15:45l'être humain là-dedans.
15:47Que ce soit les riverains,
15:48mais que ce soit aussi les toxicomanes.
15:49Parce que franchement,
15:50les voir déféquer comme ça
15:51en plein jour,
15:53il y en a certains
15:53qu'on a vus,
15:54pardon de l'expression,
15:55je ne sais pas si je peux le dire
15:55à 7 heures,
15:56mais se masturber,
15:58des femmes se masturber enceintes
16:00en pleine rue à 15 heures
16:01devant des collèges.
16:04Parce que c'est normal.
16:04Ça paraît tellement fou.
16:07Bon, merci Stéphanie.
16:08On continue à suivre ça.
16:09On y revient dans un instant.
16:10Juste, pardon, je suis très...
16:11Merci.
16:12Merci.