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  • il y a 1 an
Dans un courrier adressé au chef de l'État français, Benjamin Netanyahu a notamment affirmé que l'appel d'Emmanuel Macron à reconnaître l'État de Palestine "alimente le feu antisémite". Le président de la République estime que les "accusations d'inaction" du Premier ministre israélien "offensent la France toute entière".

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Transcription
00:00Qu'avez-vous pensé des accusations de Benyami Netanyahou,
00:03l'inaction qui alimente le feu de l'antisémitisme ?
00:06Vous êtes d'accord ?
00:07Ça fait peut-être 30-35 ans,
00:10je commence à être vieux,
00:12que je suis ces questions communautaires.
00:13J'ai travaillé auprès du Grand Bain Citruc,
00:15qui était le prédécesseur de mon prédécesseur,
00:18et on s'est toujours inquiété des questions liées à l'antisémitisme.
00:22À l'époque, c'était « on ne va pas dépasser la dizaine ».
00:25Puis on a dépassé, on est rentré dans les centaines.
00:27Et maintenant, nous sommes rentrés dans les milliers.
00:30Et donc, sur le long cours, on peut toujours se dire
00:32« est-ce qu'on a fait ce qu'il faut, ou est-ce qu'on n'a pas fait ce qu'il faut ? »
00:34Mais la détermination du gouvernement, du président de la République,
00:39celui-ci, comme les prédécesseurs, a toujours été absolue.
00:42Absolue.
00:43Donc, il n'y a pas d'alimentation du feu antisémite ?
00:46Non, c'est qu'on se dit chaque fois « est-ce qu'on pourrait faire mieux ? »
00:49Mais il faut quand même voir les faits.
00:50Non, non, non, attendez, attendez, Aïm Korsia,
00:52vous êtes quelqu'un qui répondait toujours précisément.
00:53Je répond précisément.
00:54Voilà, non mais, Benjamin Netanyahou dit qu'on alimente le feu de l'antisémitisme.
00:58Est-ce que vous êtes d'accord avec cette accusation ?
01:01Personne ne peut être d'accord avec un type d'accusation qui nous concerne tous.
01:07Parce qu'au fond, quand moi je discute en permanence avec le président de Consistoire,
01:11avec le ministre de l'Intérieur, avec les préfets, avec la police, la gendarmerie,
01:15les polices municipales, l'armée, avec l'État,
01:18c'est une façon de dire qu'on ne prend pas la mesure de la gravité des choses.
01:22Or, la gravité est là.
01:24Les faits sont têtus parce que les faits sont présents au quotidien.
01:27Et je vais dans quelques instants, dès que je quitte ce plateau,
01:31je vais à Neuilly, où avec la mairie, le préfet vont remettre une médaille
01:36à des gens qui se sont interposés pour défendre le rabbin Lemel,
01:40qui avait été agressé à Neuilly,
01:42parce qu'il y a des Français et des Françaises qui s'interposent
01:46et qui décident de ne pas laisser faire.
01:47Donc en fait, il y a un problème de sanctions,
01:52de fermeté, il y a un problème d'éducation,
01:55mais on ne peut pas dire que le président de la République,
01:57qui le premier, en 2017, à la première cérémonie du Valdives,
02:01a dit que l'antisionisme, c'est de l'antisémitisme,
02:04qu'il n'a rien fait.
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