00:00C'est cette Rave Party qui est en cours dans l'Isère.
00:04On en parle avec vous, Célia Vallée.
00:06Rave Party qui a commencé le 15 août, c'est dans la commune de Cour-et-Buy.
00:10Environ 1000 personnes qui sont rassemblées sur un terrain privé,
00:13sachant qu'il y a un intérêt à un arrêté préfectoral
00:15qui interdisait ce genre de rassemblement du 15 au 17 août.
00:18Absolument, plus de 1000 personnes sont rassemblées hier sur ce terrain privé
00:21et les gendarmes ont été pris à partie lors de l'installation.
00:25C'était hier vers 23h.
00:27Les gendarmes de la Vienne étaient en train de contrôler un camion d'individus
00:30qui installait du matériel sonore pour la Rave Party.
00:34Et rapidement, jusqu'à 400 véhicules sont arrivés sur les lieux.
00:37C'est là que les gendarmes ont été pris à partie.
00:39Ils ont essuyé notamment des jets de pierre.
00:42Cinq véhicules de gendarmes rues ont été dégradés par ces jets de pierre.
00:47Pas de gendarmes blessés à notre connaissance.
00:49La Rave Party, vous le disiez, elle est toujours en cours.
00:51Le nombre de participants a augmenté depuis qu'il est en cours d'évaluation.
00:55Mais 40 gendarmes sont encore sur place.
00:57Ils contrôlent la situation notamment avec des contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants.
01:02Et vous le disiez, un arrêté préfectoral, oui, avait interdit ce rassemblement.
01:06Notamment en raison de la canicule et des feux de forêt.
01:09Le risque sévère de feux de forêt qui est dans le département.
01:12Donc la préfecture a pris contact avec la commune.
01:15Elle va porter plainte.
01:16Et le propriétaire du terrain va également porter plainte.
01:18Justement, on est avec Laurent Simplicien.
01:20Vous êtes secrétaire générale de la préfecture de l'Isère.
01:23Bonjour, merci d'être avec nous.
01:25Expliquez-nous d'abord comment peut avoir lieu cette Rave Party
01:28alors que, comme le disait Célia, un arrêté préfectoral interdisait tout rassemblement de ce genre.
01:34Il ne peut pas avoir lieu, justement.
01:38C'est ça l'enjeu de l'arrêté.
01:40A la fois, parce que l'ensemble des dispositifs pour ces grands ensamblements ne sont pas pris en compte.
01:45Aucun dispositif de protection civile n'a été pris en compte.
01:48On n'a aucun organisateur au contact.
01:51Et au regard, bien évidemment, vous l'avez très bien décrit, de la sècheresse, des risques incendie.
01:57On est en train de lutter sur un incendie encore sur une autre partie du département.
02:00Il nous semblait totalement inconséquent que ce type de manifestation puisse se tenir sur un terrain privé.
02:06Vous l'avez aussi dit, c'est un propriétaire privé agriculteur qui est impacté immédiatement par cette organisation.
02:13Il y a aussi la question des contrôles.
02:15Parce que certains participants peuvent peut-être prendre de l'alcool, des stupéfiants.
02:19On sait que le rassemblement est interdit.
02:21Mais étant donné qu'il a lieu, il y a des contrôles qui doivent être mis en place.
02:24Absolument. Ils le sont depuis le début.
02:27C'est-à-dire que l'arrêté d'interdiction permettait de contrôler les véhicules qui transportaient du matériel sonno.
02:34Notamment, permettait de faire des contrôles véhicules classiques, conducteurs classiques.
02:38Mais aussi des contrôles alcoolémies et stupéfiants.
02:43Je le redis, aucun dispositif n'a été pris par les organisateurs sur ne serait-ce que des coups de chaud ou autres.
02:48Et donc, nous sommes en train, là aussi, au-delà de l'interdiction, de la répression, des contrôles qui se poursuivent toute la journée,
02:55qui se poursuivront tout le temps du rassemblement,
02:58nous sommes aussi en train d'anticiper d'éventuels coups de chaleur ou des malaises.
03:02Quelles seront les suites pénales que vous allez engager ?
03:06Alors, comme vous l'avez indiqué, c'est-à-dire à la fois la commune, le propriétaire porte plainte.
03:11Nous, avec les gendarmes, c'est l'utilisation de tous les moyens administratifs de contrôle pour verbaliser.
03:17Les verbalisations ont lieu.
03:19Bien évidemment, les autorités judiciaires exerceront sans doute leurs propres prérogatives sur le sujet.
03:27Il y a réellement une question de situation actuelle du département et de regroupement massif sur ce terrain extrêmement sec,
03:35avec des risques pour les personnes.
03:37Est-ce que, en parlant de risques pour les personnes, est-ce que vous craignez des débordements entre les forces de l'ordre
03:42et les participants de cette rave party ?
03:45On sait que quand il y a des rassemblements illégaux, ça peut parfois déborder.
03:51Alors, vous l'avez un peu dit tout à l'heure, mais je rectifie, il y a un gendarme qui a déjà été blessé
03:55à l'occasion des contrôles qu'on a posés dans la nuit.
03:58Cinq véhicules de gendarmes qui ont été dégradés, soit caillassés, soit rayés.
04:04C'est vraiment de cet ordre-là, donc avec une tension qui est montée dans la nuit en milieu de nuit,
04:09tout ça est inacceptable.
04:10Donc on va continuer, bien évidemment, à contrôler, à reprimer, à verbaliser tout ce qu'on pourra faire.
04:15Est-ce que, justement, suite à ces dégradations et la blessure de ce gendarme,
04:19le dispositif de sécurité a été renforcé ?
04:21Oui, alors il est constant depuis cette nuit, dès que nous avons eu l'alerte d'une arrivée à la fois de camions
04:28et de 300 à 400 véhicules, là aussi vous avez évoqué l'évaluation, c'est un millier de personnes
04:33que l'on évalue sur site, donc nous en sommes là.
04:35Il est constant, nous avons demandé des renforts qui vont arriver très rapidement
04:39pour compléter les dispositifs actuels, continuer à contrôler, à verbaliser,
04:43relever les équipes aussi qui travaillent, je le redis, depuis toute la nuit sur le sujet.
04:47Donc oui, nous avons des renforts qui arrivent pour continuer à sanctionner
04:53ce qui peut l'être dans le cadre de ce regroupement illégal.
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