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  • il y a 5 mois
Une rave-party illégale est en cours en Isère, sur la commune de Cour-et-Buis, rassemblant environ 1.000 personnes, a indiqué la préfecture du département à BFMTV. Les teufeurs sont arrivés sur les lieux vers 23 heures vendredi, et sont agglutinés sur un terrain privé.
Ce rassemblement intervient alors qu'un arrêté préfectoral interdit, du 15 août au 17 août, les rassemblements festifs à caractère musical dans tout le département de l'Isère. Un gendarme a été blessé et cinq véhicules ont été dégradés. 

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Transcription
00:00C'est cette Rave Party qui est en cours dans l'Isère.
00:04On en parle avec vous, Célia Vallée.
00:06Rave Party qui a commencé le 15 août, c'est dans la commune de Cour-et-Buy.
00:10Environ 1000 personnes qui sont rassemblées sur un terrain privé,
00:13sachant qu'il y a un intérêt à un arrêté préfectoral
00:15qui interdisait ce genre de rassemblement du 15 au 17 août.
00:18Absolument, plus de 1000 personnes sont rassemblées hier sur ce terrain privé
00:21et les gendarmes ont été pris à partie lors de l'installation.
00:25C'était hier vers 23h.
00:27Les gendarmes de la Vienne étaient en train de contrôler un camion d'individus
00:30qui installait du matériel sonore pour la Rave Party.
00:34Et rapidement, jusqu'à 400 véhicules sont arrivés sur les lieux.
00:37C'est là que les gendarmes ont été pris à partie.
00:39Ils ont essuyé notamment des jets de pierre.
00:42Cinq véhicules de gendarmes rues ont été dégradés par ces jets de pierre.
00:47Pas de gendarmes blessés à notre connaissance.
00:49La Rave Party, vous le disiez, elle est toujours en cours.
00:51Le nombre de participants a augmenté depuis qu'il est en cours d'évaluation.
00:55Mais 40 gendarmes sont encore sur place.
00:57Ils contrôlent la situation notamment avec des contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants.
01:02Et vous le disiez, un arrêté préfectoral, oui, avait interdit ce rassemblement.
01:06Notamment en raison de la canicule et des feux de forêt.
01:09Le risque sévère de feux de forêt qui est dans le département.
01:12Donc la préfecture a pris contact avec la commune.
01:15Elle va porter plainte.
01:16Et le propriétaire du terrain va également porter plainte.
01:18Justement, on est avec Laurent Simplicien.
01:20Vous êtes secrétaire générale de la préfecture de l'Isère.
01:23Bonjour, merci d'être avec nous.
01:25Expliquez-nous d'abord comment peut avoir lieu cette Rave Party
01:28alors que, comme le disait Célia, un arrêté préfectoral interdisait tout rassemblement de ce genre.
01:34Il ne peut pas avoir lieu, justement.
01:38C'est ça l'enjeu de l'arrêté.
01:40A la fois, parce que l'ensemble des dispositifs pour ces grands ensamblements ne sont pas pris en compte.
01:45Aucun dispositif de protection civile n'a été pris en compte.
01:48On n'a aucun organisateur au contact.
01:51Et au regard, bien évidemment, vous l'avez très bien décrit, de la sècheresse, des risques incendie.
01:57On est en train de lutter sur un incendie encore sur une autre partie du département.
02:00Il nous semblait totalement inconséquent que ce type de manifestation puisse se tenir sur un terrain privé.
02:06Vous l'avez aussi dit, c'est un propriétaire privé agriculteur qui est impacté immédiatement par cette organisation.
02:13Il y a aussi la question des contrôles.
02:15Parce que certains participants peuvent peut-être prendre de l'alcool, des stupéfiants.
02:19On sait que le rassemblement est interdit.
02:21Mais étant donné qu'il a lieu, il y a des contrôles qui doivent être mis en place.
02:24Absolument. Ils le sont depuis le début.
02:27C'est-à-dire que l'arrêté d'interdiction permettait de contrôler les véhicules qui transportaient du matériel sonno.
02:34Notamment, permettait de faire des contrôles véhicules classiques, conducteurs classiques.
02:38Mais aussi des contrôles alcoolémies et stupéfiants.
02:43Je le redis, aucun dispositif n'a été pris par les organisateurs sur ne serait-ce que des coups de chaud ou autres.
02:48Et donc, nous sommes en train, là aussi, au-delà de l'interdiction, de la répression, des contrôles qui se poursuivent toute la journée,
02:55qui se poursuivront tout le temps du rassemblement,
02:58nous sommes aussi en train d'anticiper d'éventuels coups de chaleur ou des malaises.
03:02Quelles seront les suites pénales que vous allez engager ?
03:06Alors, comme vous l'avez indiqué, c'est-à-dire à la fois la commune, le propriétaire porte plainte.
03:11Nous, avec les gendarmes, c'est l'utilisation de tous les moyens administratifs de contrôle pour verbaliser.
03:17Les verbalisations ont lieu.
03:19Bien évidemment, les autorités judiciaires exerceront sans doute leurs propres prérogatives sur le sujet.
03:27Il y a réellement une question de situation actuelle du département et de regroupement massif sur ce terrain extrêmement sec,
03:35avec des risques pour les personnes.
03:37Est-ce que, en parlant de risques pour les personnes, est-ce que vous craignez des débordements entre les forces de l'ordre
03:42et les participants de cette rave party ?
03:45On sait que quand il y a des rassemblements illégaux, ça peut parfois déborder.
03:51Alors, vous l'avez un peu dit tout à l'heure, mais je rectifie, il y a un gendarme qui a déjà été blessé
03:55à l'occasion des contrôles qu'on a posés dans la nuit.
03:58Cinq véhicules de gendarmes qui ont été dégradés, soit caillassés, soit rayés.
04:04C'est vraiment de cet ordre-là, donc avec une tension qui est montée dans la nuit en milieu de nuit,
04:09tout ça est inacceptable.
04:10Donc on va continuer, bien évidemment, à contrôler, à reprimer, à verbaliser tout ce qu'on pourra faire.
04:15Est-ce que, justement, suite à ces dégradations et la blessure de ce gendarme,
04:19le dispositif de sécurité a été renforcé ?
04:21Oui, alors il est constant depuis cette nuit, dès que nous avons eu l'alerte d'une arrivée à la fois de camions
04:28et de 300 à 400 véhicules, là aussi vous avez évoqué l'évaluation, c'est un millier de personnes
04:33que l'on évalue sur site, donc nous en sommes là.
04:35Il est constant, nous avons demandé des renforts qui vont arriver très rapidement
04:39pour compléter les dispositifs actuels, continuer à contrôler, à verbaliser,
04:43relever les équipes aussi qui travaillent, je le redis, depuis toute la nuit sur le sujet.
04:47Donc oui, nous avons des renforts qui arrivent pour continuer à sanctionner
04:53ce qui peut l'être dans le cadre de ce regroupement illégal.
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