- il y a 5 mois
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00:00Et nous sommes toujours avec Isabelle Mergaux. Isabelle, c'est le moment de votre portrait sonore.
00:04C'est Jean-Philippe Longo qui a préparé personnellement ce portrait sonore.
00:09Ce sont donc des extraits un peu de votre vie médiatique et on va essayer de revenir justement sur votre parcours au travers de ces extraits.
00:17Allez, premier extrait.
00:23Vous vous demandez pourquoi ?
00:25On vous a mis la bande originale du film Sister Act, un film dans lequel Whoopi Goldberg incarne une bonne sœur.
00:31Et vous ne savez pas pourquoi on vous passe cette chanson ? Parce qu'on a une anecdote qui vous concerne.
00:36Ah oui, je devais faire une bonne sœur qui coupe mes cheveux pour aller à l'échafaud.
00:40C'est ça non ?
00:41Vous souhaitiez devenir bonne sœur quand vous étiez petite, c'est ce qu'on a vu, c'est ce qu'on a lu plus tôt.
00:45Vous aviez 12 ans, c'était le jour de votre communion et il va se passer quelque chose qui va évidemment faire en sorte que vous ne serez jamais bonne sœur.
00:52Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous vous rappelez ou pas ?
00:55Alors, vous parlez de la cuite ?
00:58Exactement.
00:58Ah oui, d'accord.
00:59Parce qu'il y a autre chose, parce qu'il y a autre chose donc.
01:04La version officielle.
01:05Non, oui, parce que j'avais fait une retraite et le prêtre disait qu'il fallait mettre dans une petite boîte, anonymement, une question.
01:15Et il répondait aux questions le jour même ou le lendemain.
01:18Et moi, ma question, il n'y répondait jamais.
01:20Et le jour de la première communion, il a dit devant tout le monde, j'ai une question qu'un enfant a posée, je n'ai pas répondu, je veux y répondre devant tout le monde.
01:31Et j'ai dit à ma copine, Véronique Truchon, elle s'appelait, je lui ai dit, c'est ma question.
01:36Et elle me dit, ah ouais, c'est ça, c'est ça.
01:38Et c'était ma question.
01:40Et la question, c'était, quand on est enfant, comment, on nous dit qu'il faut aider les plus faibles, etc.
01:45Mais quand on est enfant, comment on peut faire ?
01:47Comment on peut faire ?
01:48On n'a pas les...
01:49Et je ne sais plus ce qu'il avait raconté, bon, il avait répondu à ma question.
01:52Et alors déjà, ça m'avait cassé, qu'on ne me croit pas, j'avais dit à tout le monde, c'était moi-même, ma mère m'avait dit, oui, ils appellent bien sûr.
02:00Et le jour de ma première communion, il y avait deux sangrias.
02:04Pas de ma faute.
02:05Il y avait la sangria des adultes, la sangria des enfants.
02:08Je mélange.
02:10Je prends la sangria des adultes, on me dit, bon goût.
02:13Et je m'ai bourré, et on me retrouve, il y a une photo, où j'ai la croix, une grosse croix, complètement heureux.
02:19J'ai plein de pinards sur mon aube, et je ronfle, voilà.
02:25Et là, je pense que ça a bien pris, ça fait mal à tout le monde.
02:29Votre destin de bonne sœur a été totalement sacrifié.
02:33Allez, on écoute un deuxième extrait.
02:40Laurent célèbre, celui de l'émission On a Tout Essayé, présenté par Laurent Ruquier.
02:44On est sur France 2.
02:45Vous y avez été chroniqueuse de 2001 à 2005.
02:48que cette émission a permis au public de vous découvrir différemment.
02:53C'était une équipe de chroniqueurs, ils étaient nombreux.
02:57Ça a toujours été facile de faire sa place au milieu de fortes personnalités,
03:01comme Franck Dubosque, Pierre Bénichoux, Christine Bravo, Claude Sarraute.
03:04Ah oui, c'était des amis.
03:07Qu'est-ce qu'on a ri, on a ri.
03:09C'était enregistré le soir, on a plus la pêche.
03:11Enfin, on est dans un état différent le soir.
03:13Non, mais c'était une très, très belle époque.
03:18Vraiment, c'était formidable.
03:19C'était les premiers pas de Foresti.
03:21Oui.
03:22Et non, puis moi je faisais des sketchs, j'adorais ça.
03:26C'était rigolo, on ne se prenait pas au sérieux.
03:29C'était la joyeuse bande.
03:31Et puis après, vous avez suivi toujours Laurent Ruquier sur France Inter dans Rien n'a ciré.
03:36Oui.
03:37Et ensuite, on va vous retrouver sur Europe 1 pendant de longues années.
03:40J'ai suivi Laurent.
03:41Voilà, on va se gêner.
03:43C'est un peu un mentor pour vous, parce que c'est lui qui vous a mis au théâtre aussi,
03:47qui va vous faire jouer.
03:48Ah oui, c'est sa première pièce aussi.
03:51La presse est une amime, si c'était à refaire, que vous avez fait avec lui, ces deux pièces.
03:56Oui.
03:56C'est un peu un mentor ?
03:58Oui, on peut dire ça, mais c'était aussi sa première pièce.
04:02Parce qu'il me dit, moi j'étais démoralisée, parce que personne ne voulait de moi au théâtre,
04:06je passais les castings, bon bref.
04:08Et puis il me dit, mais comment, pourquoi on ne veut pas de toi au théâtre ?
04:11Je dis, je suis bien d'accord avec toi, c'est même un petit rôle.
04:14Il me dit, non, non, c'est pas possible, attends, je vais t'écrire un truc.
04:17Et il m'écrit ça.
04:18Énorme succès.
04:19Et pour lui aussi, c'est son pied à l'étrier, quoi.
04:22Et après, j'ai joué une autre pièce, effectivement, énorme succès aussi.
04:25À chaque fois, ça faisait mouche.
04:26Et voilà, et après, grâce à lui, grâce à lui, j'ai écrit mes pièces.
04:33Et puis, j'avais un peu de crédit sur scène, quoi.
04:37Et puis, troisième extrait.
04:38J'espère que c'est bien clair, t'es ici, mais il n'y a rien de définitif, d'accord ?
04:42Pourquoi ça ne s'ouvre pas plus ?
04:44Moi, je cherche quelqu'un de bien précis.
04:46Si je vois que tu ne corresponds pas, je te le dis franchement, ça ne pourra pas durer.
04:49Pour toi, cadeau, il y a des fleurs.
04:53Il y a des fleurs, je vois bien qu'il y a des fleurs.
04:54C'est idiot de dépenser de l'argent pour des fleurs.
04:58Blanche ?
04:59Ben oui, même blanche.
05:01Tu as connaître l'arbre ?
05:04C'est un garde-moi.
05:04Alors, c'est évidemment votre premier film en tant que réalisatrice, pas en tant que scénariste, mais en tant que réalisatrice, en 2005.
05:12Comment vous vient l'idée d'écrire ce scénario ?
05:15Alors, il n'y avait pas encore « L'amour est dans le pré », ça arrivait juste après ce film.
05:19Il y avait déjà un format anglais de ces agriculteurs anglais qui cherchaient l'amour.
05:24Comment vous est venu ce sujet, ce film qui a eu un succès retentissant, pour lequel vous avez eu le César du premier film ?
05:33Je vous trouve très beau, comment vous est venue l'idée ?
05:36Je regardais un truc à la télé, comment ça s'appelait ?
05:40Et puis c'était un reportage sur un mec qui allait dans les pays de l'Est pour trouver l'amour.
05:45Ah ben voilà, dont Jean-Philippe parlait tout à l'heure.
05:47C'est un documentaire peut-être ?
05:50Ah ouais, mais il n'était pas sympathique du tout.
05:53Il se trompait de prénom.
05:57Il disait « La blonde, moi je suis amoureux de la blonde, je veux la blonde, qu'elle ait les yeux. »
06:01Et donc, je ne sais pas, je me suis dit « Tiens, il y a un truc à faire de quelqu'un qui... »
06:06Puis l'histoire est venue comme ça, c'était l'inverse.
06:09Quel film réjouissant, quel film populaire, quel film touchant.
06:12Mais c'est toujours les premiers films qui sont, je ne sais pas, il y a un truc magique.
06:16Mais je ne voulais pas le faire.
06:17Je ne voulais pas réaliser du tout, ce n'était pas mon métier.
06:21Et j'ai toujours peur d'être un imposteur.
06:23Et c'est Jean-Louis Lévy, c'est qui ?
06:25Ah ben oui, Jean-Louis Lévy, c'est...
06:27Et même, je ne voulais tellement pas le faire qu'aux réunions de production,
06:31je disais...
06:32Alors on me disait « Il faut quelqu'un de connu avec Michel Blanc. »
06:36Alors on me donnait des noms d'actrices.
06:38Je disais « Non, non, non. »
06:40Je disais « Non à tout » parce que je me disais comme ça.
06:42Ils vont me dire « Bon, ce n'est pas possible Isabelle. »
06:44Et en disant « Non à tout », j'ai tout vu, finalement.
06:46Parce que moi, j'avais qu'une envie, c'est qu'on me dise « Bon, ben non, on arrête. »
06:50Ah, vous, ce n'est pas de ma faute.
06:52Et c'est les copains, j'étais en tournée à l'époque, dans quoi, je ne sais plus.
06:56La presse est unanime, je crois.
06:58Et tout le monde me disait « Écoute, fais le film.
07:02Tu es scénariste.
07:03Si ça se plante, tu t'en fous.
07:04Tu continues à être scénariste.
07:05Qu'est-ce qu'on a à faire ? »
07:07Ah, je disais, bah ouais, tiens, c'est vrai.
07:09Quel succès, quel succès.
07:10Oui, c'était bien.
07:11Quatrième extrait.
07:12Ce soir, je serai la plus belle pour aller le lancer.
07:17Et oui, quelque chose qui nous a réunis Isabelle.
07:20C'est comme ça qu'on s'est connus.
07:21Enfin, c'est comme ça que j'ai connu, plus personnellement, Sylvie Vartan,
07:24grâce à vous et grâce à cette pièce que vous avez écrite,
07:26qui n'était pas au départ pour Sylvie.
07:28Vous avez adapté au rôle de Sylvie.
07:31Vous ne saviez pas pour qui vous l'écriez, d'ailleurs, cette pièce.
07:32Je n'ai rien adapté du tout.
07:33Oui, oui.
07:34Vous n'avez pas changé quelques dialogues,
07:36des vacheries que vous avez enlevées dans le texte ?
07:38Ah bon, j'avais cru lire que vous aviez enlevé des choses un peu,
07:41quand vous avez su que Sylvie Vartan acceptait de jouer cette pièce.
07:43Je ne sais plus, mais quand mon agent m'a dit,
07:45j'ai envoyé le texte à Sylvie,
07:47attends, je dis, attends,
07:49elle est aux Etats-Unis, laisse tomber.
07:51Viens, on va chercher quelqu'un d'autre.
07:54Mais deux jours plus tard, je reçois.
07:57Je suis levé.
07:59Et il était 11h du soir, pour la notion,
08:03parce que pour elle, il était 4h.
08:04Et je dis à Sylvie,
08:07bonjour, bonjour.
08:10Alors, moi, j'ai cru que c'était un copain,
08:11moi, qui faisais une imitation.
08:13Antoine Duléry, je dis,
08:15Antoine, arrête de faire le con.
08:18Et, non, non, non, j'ai lu.
08:20Alors, là, je me suis assise.
08:23Je dis, oui, bonjour.
08:24En l'enjeu, moi, j'aime beaucoup,
08:27j'arrive à Paris, j'avais une tournée de chambre.
08:29Je laisse tomber, je viens.
08:33Et là, ça fait un choc, quand même.
08:36Quand vous voyez,
08:37ah non, mais c'est tout,
08:38c'est un monument.
08:40C'était votre plus belle rencontre,
08:41vous avez dit, au théâtre.
08:42Ah oui.
08:43Franchement, c'est une femme tellement humaine,
08:47tellement, tellement simple.
08:49Elle adore les palaces,
08:51mais elle adore les bistrots.
08:56Elle s'en fout, l'important, c'est d'être...
08:58Elle est d'une vraie simplicité et authenticité.
09:01Une élégance d'esprit,
09:02une élégance physique.
09:06Mais elle est très humaine
09:08et puis très perfectionniste.
09:12Elle aussi, elle est un peu comme moi.
09:15Elle a le complexe de l'imposture.
09:17Et puis, elle est comme moi.
09:19Enfin, on se ressemble, en fait.
09:20Elle est très bonne élève, quoi.
09:24On a eu une trop bonne éducation.
09:26Elle est moelle.
09:27Vous l'avez vécu un peu comme un miracle
09:28que Sylvie Vartan accepte de jouer dans cette pièce.
09:32Ah, ça m'est tombé...
09:34C'est hors analyse, quoi.
09:36Oui, c'est ça.
09:37C'est hors analyse.
09:38Ça vous tombe dessus.
09:39Pourquoi je fais cette transition ?
09:40C'est parce que nous avons parlé église.
09:42Ah, bah oui !
09:43Il est fort !
09:45Vous croyez en Dieu ?
09:48Je ne crois en rien du tout, moi.
09:49D'accord.
09:50Non, mais alors là, je vais convoquer la...
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