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  • il y a 5 mois

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00:00La corruption est un des fléaux de l'administration. Je le dis et je le redis, je crois que la majeure partie des fonctionnaires sont intègres pour avoir côtoyé beaucoup de fonctionnaires dans ma carrière.
00:18Malheureusement, il y en a une bonne partie encore qui choisit la facilité.
00:28C'est un fléau qu'il faut combattre parce qu'en dehors de l'impact négatif sur la qualité du service public, il y a l'impact négatif sur le rendu, mais également les conséquences sur le plan économique qui sont désastreuses et même sur le plan sécuritaire.
00:48Quand un véhicule n'a pas été bien contrôlé au niveau de la visite technique parce que quelqu'un a glissé le biais, c'est les 20 morts qu'on déplore après quand il y a accident de la circulation.
01:04Ou alors quand le contrôle routier n'est pas correctement fait.
01:09C'est la même chose lorsque un agent de l'État préfère encaisser 300 millions ou 500 millions et fermer les yeux sur 10 milliards de recettes qui devaient entrer dans les caisses.
01:22C'est un fléau qu'il faut combattre et il faut que chaque fonctionnaire comprenne qu'on ne peut pas être milliardaire en tant que fonctionnaire.
01:32Ce n'est pas possible.
01:33Quand on veut être milliardaire, il faut faire un autre choix d'aller entreprendre en priant que le Seigneur mette sa bénédiction sur vos activités.
01:47Voyez, ab fonctionnaire, moulou, nec, multimillionnaire, millionnaire, milliardaire.
01:55Et ces dernières années, on a vu ce phénomène et ça n'a pas heurté suffisamment les Sénégalais.
01:59Que des fonctionnaires fassent étalage de niveau de richesse indécent.
02:05Que rien ne peut justifier.
02:06Quel que soit le niveau de rémunération dans la fonction publique.
02:10Nous sommes dans un pays où le Président de la République, puisque ce n'est pas un secret, il a lui-même fait sa déclaration,
02:16le patrimoine perçoit moins de 5 millions de salaires.
02:18Le Premier ministre perçoit 4 millions et quelques de salaires.
02:22Les ministres ont moins de 4 millions, 3 millions et quelques.
02:27Comment un fonctionnaire peut être multimillionnaire ou milliardaire dans ce pays ?
02:31Ce n'est pas possible.
02:31Et c'est pourquoi nous saluons les initiatives prises par le Président de la République sur le Fonds de la Transparence,
02:43avec un certain nombre de lois, parmi lesquelles une loi sur la réforme de l'OFNAC,
02:51la loi qui protégera davantage les lanceurs d'alerte.
02:56Davantage les lanceurs d'alerte, parce que c'est important.
02:58Et beaucoup d'autres lois déjà validées en Conseil des ministres ou à valider ultérieurement.
03:07La corruption est une gangrène qui existe dans tous les pays,
03:11mais statistiquement, il est démontré que c'est dans les pays sous-développés
03:14que ça prévaut plus que dans les autres pays.
03:20La déontologie, de manière générale.
03:22Mais avant d'aller à la déontologie, vous me permettrez de rappeler que souvent,
03:29nous nous limitons à apporter des réponses, j'allais dire, textuelles,
03:34à toute question qui se présente à nous.
03:36Mais il y a une dimension sociologique à la corruption.
03:39Quelquefois, la question que je me pose, c'est est-ce que notre société elle-même n'est pas corruptogène ?
03:44Parce que quand on est à l'intérieur de la société, il est organisé autour de vous.
03:52Comment c'est ça que vous avez dit ?
03:53Il y a un an à l'intérieur du pays.
03:55Il y a un an à l'intérieur du pays.
03:56Il y a un an à l'intérieur du pays.
03:58Il y a un an à l'intérieur du pays.
04:01Alors que tout le monde sait qu'une fonction publique, qu'elle soit politique ou administrative,
04:06ne peut pas permettre ce train de vie.
04:08et ça professeur Laman
04:11a mis l'ensemble de la société
04:15nous tous les unités
04:16nous sommes d'un exemple
04:18nous sommes d'un imam
04:19nous sommes d'un calife
04:20nous sommes d'un organisation
04:22nous sommes d'un autre travail
04:24il y a tout un travail de socialisation
04:26ou de resocialisation
04:27nous avons mis l'un des gens
04:29nous sommes d'un seul
04:30deux mois
04:33semaine après semaine
04:36année après année
04:37mais nous sommes tombés du ciel
04:38un certain nombre de mesures qui facilitaient nous réduire
04:53les administrations, les comportements
05:04parce que l'administration c'est l'impôt des sénégalais
05:15nous devons considérer les biens publics sinon plus
05:33mais du moins autant que nos propres biens
05:36ça monte à la lune parce que l'administration
05:42donne une loi
05:42je vais dire les programmes qui sont amenés
05:46nous avons des formations mais également des réglementations
05:50nous avons des décisions
05:52nous avons une centrale d'achat
05:56nous avons une administration
06:01nous avons un droit de regard pour éviter la faute
06:05c'est une facturation
06:07parce que le livre qui servit le banque
06:10l'offre de services publics
06:12nous avons desdéfs pour le tabac
06:13il y a bien pour le tabac
06:16il y a bien pour le tabac
06:18il y a bien pour le tabac
06:19on a besoin de venir
06:20nous avons une fois qu'on va continuer
06:22nous avons visité le stade de Boisquet
06:24qui est presque aussi beau que ce que nous établissons.
06:28Nous avons 54 milliards de dollars pour avoir un stade.
06:34L'impact des surfacturations sur la capacité à offrir un bon niveau,
06:42qualitativement comme le sentiment de service public, est immense.
06:46Et je l'ai dit l'autre jour, rien qu'en...
06:50qu'il y ait le taux de l'iguille, qu'il y ait les négociations d'un certain nombre de conventions et de contrats,
06:55nous sommes à 18% de taux de facturation à moindre des sentiers publics.
07:01L'Orboc-Nachili a tenu les capacités de l'Etat à offrir un bon niveau de bien et des services publics.
07:10La qualité également.
07:13Je crois que, dans le reportage, le professeur Robert Carcante a dit qu'il n'y a pas de pléthore en matière d'effectifs.
07:21C'est certainement vrai.
07:23Mais il y a deux problèmes qui se posent.
07:25Le premier problème, c'est l'impact budgétaire de cette fonction publique aujourd'hui.
07:32Quand, dans certains services, la totalité du budget est occupée par les chartes de fonctionnement, il y a un problème.
07:41Le premier problème, c'est pourquoi nous allons beaucoup travailler sur l'affinement de la masse salariale.
07:47Et intégrer ou appliquer les dispositions en matière de plafonnement.
07:52Parce que j'ai tantôt parlé des revenus du Président de la République, du gouvernement.
07:57Mais ici, au Sénégal, il y a des directeurs généraux qui perçoivent 4 fois, 5 fois, 7 fois plus que le Président de la République.
08:04Il y a quand même un dysfonctionnement à ce niveau-là qu'il faut corriger.
08:10Il y a une fonction publique aussi, c'est une logique dans la rémunération.
08:19Deuxième problème, c'est la qualité.
08:22Il faut reconnaître que depuis les années 2000, on est entré dans une frénésie de recrutement qui ne répond quelquefois à aucun critère que la proximité politique ou familiale.
08:35Des gens qui ne savaient ni lire ni écrire ont été recrutés.
08:40On a de moins jamais fait recours au concours pour recruter dans l'Etat selon d'autres modalités qui, en réalité, n'avaient même pas de base juridique pour pouvoir servir de mode de recrutement dans la fonction publique.
08:57Et ça, ça impacte malheureusement aujourd'hui sur la qualité de notre fonction publique.
09:05Mesdames et Messieurs, c'est autant d'éléments. J'aurais pu peut-être continuer à en dérouler.
09:12Mais c'est vous dire que les enjeux compatibles à la fonction publique sont des enjeux qui nous interpellent, qui nous intéressent, sur lesquels nous avons beaucoup réfléchi et beaucoup produit depuis des années en tant que fonctionnaires d'abord.
09:30Et c'est pourquoi, parmi les éléments qui impactent négativement aussi, qu'on ne peut pas empêcher de toucher du doigt, c'est l'articulation de notre droit syndical au Sénégal.
09:43Je parle en connaissance de cause, puisque j'ai été syndicaliste pendant huit ans, au moins, que j'ai dirigé un syndicat.
09:54Oui, au droit syndical, oui, à la revendication.
09:57Quand j'ai pris l'option de créer un syndicat aux employes au domaine, c'était lié à plusieurs facteurs.
10:06En tant que jeune inspecteur, qui était très exposé, puisque j'étais dans un domaine que je n'ai pas besoin de vous présenter,
10:17j'avais un niveau de rémunération qui ne me permettait pas d'assurer correctement même mes charges locatives à temps.
10:26Et j'ai dit, il n'y a que deux options.
10:29Faire comme deux coupes, ce que je ne ferai jamais par rapport à des convictions personnelles.
10:35Ou alors, poser le débat de la rémunération transparente, équitable, de l'ensemble de ceux qui font ce travail qui est extrêmement difficile,
10:47mais qui n'est pas plus méritant que d'autres activités.
10:51Comme j'ai toujours l'habitude de le dire, être inspecteur des impôts n'est pas plus valorisant qu'être enseignant,
10:58qui permet de former le futur inspecteur des impôts.
11:03Et j'ai fait l'option de poser le débat.
11:06Le syndicalisme peut être très utile.
11:09Il peut permettre d'anticiper sur des questions qui impactent sur la motivation des agents justement.
11:18Parce que les conditions de travail déterminent la performance de temps en temps.
11:23Les conditions de vie déterminent la performance également.
11:27Mais de quel droit syndical le Sénégal aujourd'hui a besoin ?
11:33Par rapport aux défis qui nous attendent.
11:38Par rapport à la situation dont nous avons hérité.
11:42Mais par rapport à l'avenir, l'histoire a montré que la stabilité politique et la stabilité sociale
11:51sont des conditions sine qua non à toute hausse de développement sur le moyen terme.
11:57Vous ne pouvez entretenir aucune action de développement qui aboutisse dans un environnement d'instabilité permanente.
12:08Et c'est pourquoi, dès qu'on est arrivé, j'ai initié le travail avec le ministre en charge du travail
12:17pour aboutir à un pacte de stabilité avec l'ensemble des acteurs syndicaux.
12:24Et ce pacte, c'est d'abord un pacte de partage d'objectifs, mais un pacte également de transparence.
12:33Comme nous l'avons dit, à l'égard de l'ensemble des Sénégalais,
12:36mais également à l'égard de nos partenaires sociaux, nous serons une maison de verre.
12:41Ils auront toutes les informations, toutes les données sur la situation du pays,
12:46sur les capacités réelles de l'État.
12:50Et ce que nous attendons à retour, c'est d'avoir une attitude patriotique
12:57en se projetant tous ensemble sur les efforts à fournir maintenant
13:01pour pouvoir récolter le plus rapidement possible.
13:05Et c'est pourquoi, aujourd'hui, l'impact également de l'action syndicale non mesurée,
13:14cet impact sur la qualité du service public, est à juguler par la négociation, par la concertation,
13:22mais également par la réglementation.
13:26Que des acteurs décident d'aller en grève dans un secteur aussi stratégique que la santé,
13:33c'est le droit s'ils ont une banque légale pour le faire,
13:36mais qu'ils décident de retenir les dossiers médicaux, ils auront tous convenu que c'est illégal.
13:43Il en va de même pour le secteur de l'enseignement, l'éducation nationale.
13:50Il en va de même pour tous les autres secteurs.
13:53Et nous pensons aujourd'hui qu'autant l'État central, l'exécutif, s'astreint et va continuer à s'astreindre à des efforts pour réduire sa taille,
14:06réduire son train de vie, se priver, s'il le faut, autant dans tous les secteurs et tous les segments,
14:16le Prôtre Justine voudrait que nous puissions taire un certain nombre de préoccupations,
14:22qui quelquefois ne se justifient pas, pour consentir les efforts qu'il faut pour léguer ces pays aux générations futures dans de meilleures conditions.
14:33Mesdames et Messieurs, tout document portant à une réforme n'aura de sens que par vigueur
14:44la volonté politique et la règle pas plus rationnelle dans son application.
14:50Je disais tantôt au ministre que ce que vous avez présenté, surtout la Parti FIT, semble enterrer définitivement le PAMA.
14:58Il ne me semble pas possible que les deux programmes puissent coexister.
15:03Ça n'a pas été dit formellement, mais c'est des discussions que nous aurons plus tard.
15:08Mais le PAMA avait les mêmes ambitions.
15:11On peut faire l'état des lieux, le bilan, voir ce qui n'a pas marché, les défauts d'articulation, la faiblesse du budget.
15:22Mais un peu à deux causes, c'est un programme qui avait pour vocation de moderniser l'administration.
15:29Ici, on parle du service public de manière beaucoup plus vaste.
15:33Et je pense qu'aujourd'hui, ce que nous avons décidé de faire, ce que nous faisons depuis qu'on est là,
15:40sur les outils de pilotage.
15:42Et c'est pourquoi les outils de pilotage doivent être alignés au modèle qui a été retenu pour la vision de manière générale,
15:51notamment par la mise en place de delivery units.
15:55Nous avons demandé à tous les ministères d'en faire.
15:59Pour pouvoir faire un pilotage rattaché maintenant au boxe et pour le pilotage des impacts,
16:07parce qu'il y a le pilotage de la performance en tant que tel, nous devons être très métodiques et très rigoureux avec le boxe.
16:13Mais il y a également le pilotage d'impact.
16:17On peut avoir les performances, être à jour, réaliser toutes les actions.
16:22Mais est-ce que ça a eu les impacts qu'il fallait ?
16:25Impact social, impact économique.
16:28Aujourd'hui, c'est vrai, 20% de l'idée politique et 80% de management, nous sommes tout à fait d'accord.
16:38Et c'est pourquoi aujourd'hui, c'est dans la rigueur, dans l'application de ces mesures que nous allons pouvoir apprécier de la qualité des résultats atteints.
16:49En tout cas, je peux vous assurer que vous aurez tout mon soutien.
16:55Et je vous parle également, au nom du M. le Président de la République, que vous aurez tout notre soutien parce qu'une administration de qualité est l'une des principales clés du succès de l'action publique.
17:10Mesdames et Messieurs, je voudrais terminer mon propos par féliciter vivement M. le Ministre de la Fonction publique et de la réforme du Secure de la République, M. Olivier Boucal et ses équipes, pour l'élaboration de l'agenda national de transformation du service public, qui trace la voie d'une administration publique moderne, agile, inclusive et performante,
17:39capable d'offrir des résultats concrets, mesurables et durables aux citoyens.
17:45Je ne ferais clore mon propos sans appeler à une appropriation forte de cette feuille de route par l'ensemble des parties prenantes et à un engagement nourri des administrations à sa mise en œuvre pour faire du service public un levier de cohésion nationale et de développement durable.
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