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  • il y a 7 mois
Pour l'instant, la mairie ne souhaite pas s'exprimer sur l’assistante maternelle d’une école maternelle de Vic-la-Gardiole (Hérault), qui a été mise en examen et écrouée dans le cadre d’une enquête pour viols et agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de 3 à 4 ans. L'enquête continue de progresser. On en parle avec : Celia Vallet, journaliste BFMTV. Alexandra Gonzalez, journaliste police-justice à BFMTV. Et Isabelle Debré, présidente de l’association l'Enfant Bleu.

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Transcription
00:00Avec nous, 18h20, BFM Story continue, direction tout de suite l'Hérault,
00:04après la mise en examen et l'incarcération d'une assistante d'école maternelle
00:09pour viol et agression sexuelle sur des enfants âgés de 3 à 4 ans.
00:13On vous retrouve, Célia Vallée, à Gardiole-Levis, que vous êtes sur place.
00:18Avant de revenir avec Alexandra González sur les derniers éléments de l'enquête,
00:21on imagine une commune qui est sous le choc après ces révélations.
00:24Oui, absolument. Pour vous situer un petit peu, on est à une vingtaine de kilomètres de Montpellier.
00:31Ici, c'est une commune très tranquille qui abrite de nombreux vacanciers.
00:35Et il est très difficile d'établir un contact avec les parents d'élèves,
00:38les parents d'élèves qui sont touchés, qui sont concernés,
00:41parce qu'ils ont des enfants inscrits dans cette école.
00:43Et il est donc difficile de mettre des mots sur le sujet pour l'instant.
00:47La mairie ne souhaite pas s'exprimer non plus pour le moment.
00:50La mairie qui a un rôle important dans cette enquête,
00:52puisque les parents d'élèves se sont tournés vers la mairie pour expliquer la situation.
00:57Et dès que la maire a eu les informations, elle les a tout de suite fait remonter au parquet,
01:01ce qui a permis d'ouvrir une enquête.
01:03Du côté des habitants, il y a beaucoup d'incompréhension également.
01:07Ils sont sous le choc, ils sont bouleversés.
01:10Il devait y avoir un marché nocturne ce soir, un marché nocturne qui est donc annulé.
01:15Et des habitants qui le comprennent, bien évidemment.
01:17On n'a pas envie de fêter dans ces circonstances.
01:19Voilà ce qu'ils nous ont confié, ces habitants ici.
01:21– Merci Célia Vallée avec Mathieu Le Peignet dans le département de l'Hérault pour BFM TV.
01:27On va en parler dans un instant avec Isabelle Debré.
01:29Bonsoir, merci d'être dans BFM Story.
01:32Vous êtes présidente de l'association de l'Enfant Bleu.
01:34Mais d'abord, les derniers éléments de l'enquête avec vous, Alexandra.
01:38Donc 15 enfants qui pourraient être concernés,
01:40ça veut dire que l'affaire pourrait être plus large, plus grave,
01:44plus importante que ce qu'on annonçait hier.
01:46– Oui, à ce stade, les gendarmes craignent qu'au moins une quinzaine d'enfants
01:51aient été abusés par cette assistante en école maternelle.
01:55Ils sont en train actuellement de remonter le fil de toutes les familles des enfants
02:00qui sont scolarisés en petite section de maternelle
02:03et qui auraient pu être les petites victimes de cette femme de 59 ans.
02:07Ils sont 29 au total à être scolarisés en petite section.
02:11Et pour l'instant, les gendarmes redoutent donc qu'une quinzaine aient été abusés.
02:17Hier, on parlait de 9.
02:19Et comme vous le dites, aujourd'hui, les enquêteurs parlent désormais
02:23d'une quinzaine de possibles petites victimes.
02:25– Alors cette femme de 59 ans en garde à vue, mais en cause de la mairie.
02:29Elle parle d'un complot qui expliquerait cette affaire.
02:32– Alors pendant sa garde à vue, elle a effectivement dit qu'il s'agirait d'un complot contre elle
02:36organisé par la mairie qui est son employeur,
02:40puisque en tant qu'ATSEM, c'est-à-dire agent territorial en école maternelle,
02:45c'est la mairie qui l'emploie.
02:47Pour autant, la thèse qu'elle a développée n'a pas convaincu le juge d'instruction
02:53puisqu'elle a bien été mise en examen pour viol et agression sexuelle sur des mineurs.
02:59Et elle a même été placée en détention provisoire.
03:03C'est-à-dire qu'elle a été incarcérée dans l'attente de la suite des investigations.
03:07C'est une décision qui n'est jamais prise à la légère par des magistrats.
03:10Ça prouve l'extrême gravité des soupçons qui pèsent contre elle
03:14et à ce stade, des indices graves et concordants puisqu'elle a été mise en examen.
03:19– Et on est en ligne avec Isabelle Debré, présidente de l'association L'Enfant Bleu.
03:23Bonsoir, merci d'être avec nous.
03:25Alors on va parvenir avec vous dans le fond de l'affaire,
03:28mais c'était intéressant d'avoir votre regard en tant que spécialiste de la protection de l'enfance.
03:33Évidemment, ça choque depuis hier.
03:36Mais au fond, est-ce que cette affaire, ce n'est pas aussi le signe que la parole se libère
03:40et qu'au fond, on est plus attentif aujourd'hui qu'on ne l'était peut-être encore il y a quelques années
03:44à la parole des enfants et même des tout petits-enfants ?
03:46Quel regard vous portez sur cette affaire ?
03:50– Je ne vais pas m'exprimer sur cette affaire parce qu'il faut attendre que la justice fasse son travail.
03:56En revanche, la parole se libère partout et ça, c'est une excellente chose.
04:00J'ai toujours eu coutume de dire qu'un enfant qui ne parle pas n'a aucune chance d'être sauvé.
04:04Il faut qu'un enfant parle.
04:06Il y a quelques années, moi ça fait maintenant plus de 30 ans que je suis bien sûr active au sein de L'Enfant Bleu.
04:11Notre premier slogan, c'était « Un enfant ne parle pas, parlez pour lui »
04:16ou « Mêlez-vous de ce qui ne vous regarde pas ».
04:18Aujourd'hui, on n'a plus besoin de ce slogan parce que tout le monde a pris conscience qu'il faut parler,
04:22il faut accompagner cet enfant.
04:24Et c'est pour ça d'ailleurs que L'Enfant Bleu fait beaucoup de prévention dans les écoles.
04:29Nous rencontrons le personnel de l'Éducation nationale, bien sûr l'équipe pédagogique,
04:33nous rencontrons les parents et nous rencontrons les enfants après dans les classes.
04:38Et ça, je crois que c'est quelque chose de très important
04:40parce que c'est tout un ensemble.
04:42Il faut vraiment que, bien sûr, l'Éducation nationale, le personnel de l'Éducation nationale,
04:47les parents aussi prennent conscience qu'il faut qu'ils regardent leurs enfants,
04:51qu'ils fassent attention à leurs enfants.
04:53Et là, c'est ce que l'on voit d'ailleurs, puisque de toute façon,
04:56les parents ont eu le courage de porter plainte et de dire « Voilà ce qui s'est passé ».
05:00Maintenant, on va voir ce que l'enquête va révéler.
05:03Et alors, j'ai une question pour vous.
05:05Qu'est-ce que vous diriez aujourd'hui aux parents d'enfants si jeunes ?
05:09Là, on parle d'enfants de 3 à 4 ans.
05:12Quand vous dites qu'il faut libérer la parole, il faut écouter les enfants,
05:15mais parfois d'eux-mêmes, et vous le dites très bien,
05:17ils ne parlent pas, ils ne comprennent pas forcément la gravité
05:21de ce qu'ils sont en train de subir.
05:22Est-ce qu'il faut, dès le plus jeune âge, parler aux enfants d'intimité, de consentement ?
05:29Et si oui, avec quels mots pour ne pas rentrer dans une crudité qui ne serait pas de leur âge ?
05:35Alors, quand il s'agit des parents, les parents trouvent toujours les mots pour les enfants.
05:39Je ne suis pas inquiète pour ça.
05:40Les parents qui ne maltraitent pas leurs enfants trouveront les mots pour justement prévenir leurs enfants.
05:46En revanche, les parents qui maltraitent leurs enfants, bien sûr, n'éduqueront pas leurs enfants.
05:50Et c'est pour ça que des associations comme l'Enfant Bleu,
05:53beaucoup d'associations, d'autres certainement, font justement appel à des associations
05:58pour aller vers les enfants et leur expliquer ce qu'il faut faire.
06:02Et ça, je crois que c'est surtout très important que les enfants puissent parler quand ils sont maltraités.
06:07Lorsqu'ils ne sont pas de chez eux, les parents trouveront les mots.
06:12Ça, je ne fais confiance aux parents.
06:14Mais là, effectivement, ça va être très difficile parce qu'ils sont très petits.
06:18Vraiment, tout ça se confirme.
06:20Ça va être difficile pour les parents.
06:21Ils pourront se faire aider par des psychologues formés au psychotraumatisme,
06:25faire appel à des associations comme la nôtre,
06:27où nous avons tout un réseau de psychologues formés au psychotraumatisme.
06:33Voilà, c'est la seule chose que l'on peut dire parce qu'ils sont très petits.
06:36Merci, merci Isabelle Debré d'avoir été en direct dans BFM Story.
06:39Merci.
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