00:00Vous ne trouvez pas qu'il y a un décalage énorme entre l'enjeu tel qu'il a été décrit par François Bayrou dans la première partie de son discours,
00:07et je pense que c'est un diagnostic auquel vous adhérez, l'enjeu de la dette, le risque de se fracturer contre le mur de la dette, tout ça,
00:17et les mesures qu'il nous a données pour amuser la galerie, parce qu'entre nous, les jours fériés, ça va amuser la galerie dans les campings cet été,
00:23– Ça n'amuse pas tous les Français, parce qu'on est tous attachés aux jours fériés, pensez-vous ?
00:32Même quand on travaille les jours fériés, on est payés double en plus.
00:34– Écoutez, je vais vous dire quelque chose, Jean-Michel, je ne pensais pas un jour dans ma vie être obligé de défendre François Bayrou,
00:39mais je vais le faire, je vais le faire, tout arrive.
00:44Oui, les 43 milliards ne sont peut-être pas à la hauteur de ce qu'on devrait faire et de ce qu'ont fait les autres pays,
00:49c'est ça que je voudrais dire.
00:50– Ils ne sont pas bien fléchés.
00:51– D'autres pays comme nous, je ne parle pas de pays, je ne parle pas de l'Argentine de M. Tronçonneuse, dont j'ai oublié le nom.
00:57– Mileï.
00:58– Mileï, merci Christophe Barbier.
01:00Non, je parle de pays comparables en Europe, on fait des efforts beaucoup plus significatifs.
01:04Ce qu'il y a, c'est que la situation politique, vous la connaissez, il n'y a pas de majorité.
01:09Et je trouve que ce que propose François Bayrou, avec les petits bémols que j'ai mis notamment sur l'inférié,
01:15c'est le moins mauvais budget qu'on pouvait proposer.
01:17– Adapter à cette situation politique, mais c'est moi.
01:19– Je ne veux pas vous embêter.
01:22– Non mais vous ne m'embêtez pas, on ne l'a pas discuté.
01:24– Le patronat, dont vous avez été le président pendant quelques années, n'a pas fait d'effort non plus.
01:30Les ruptures conventionnelles, ça coûte beaucoup d'argent, et le patronat en a profité, d'accord ?
01:35Oui ou non ?
01:36– Oui, le patronat et les salariés.
01:37– Salariés, bien sûr.
01:38– Démission déguisée pour certains, licenciement déguisé pour d'autres.
01:42– Exactement, c'est-à-dire que, veut partir, je vais voir mon patron, je fais…
01:46Mais attendez, si vous me dites, il faut, ce que propose Bayrou, il faut revoir le dispositif de rupture conventionnelle,
01:51il a été dénaturé ?
01:53– Oui, oui. En fait, souvenez-vous, ça date, c'est une proposition du MEDEF, de Laurence Parizeau,
01:57qui dit, il y a trop de faux contentieux pour régler, faisons un système plus intelligent,
02:04le divorce par consentement.
02:05– Désengagera les prud'hommes.
02:06– Et puis, il y en avait 100 000 par an, maintenant, je ne sais plus combien on est, 100 000.
02:09– Les arrêts de travail.
02:10– Les arrêts de travail, c'est pas les…
02:14– Il n'y a pas un peu de gaspillage, là ?
02:16– Oui, mais bien sûr, mais ça, pardon, c'est pas les entreprises.
02:18– Là, vous ne pouvez rien faire, les entreprises. Vous ne pouvez pas contrôler, on le sait,
02:21quand un salarié abuse un peu les collègues de ça.
02:23– Oui, mais vous savez qu'on n'a pas le pouvoir de contrôler, c'est la médecine du travail, la sécu,
02:28et donc on n'a pas le pouvoir. Sur les arrêts de travail, bien sûr qu'il faut faire quelque chose.
02:32Il ne faut pas se tromper, là, je vais faire d'une politique…
02:34– Vous avez même dit, il y a quelques temps, si je ne m'abuse, il y a trop de gens qui trichent.
02:38– Oui. – Vous confirmez ?
02:39– Mais je vais vous dire, les statistiques sont là. Vous avez plus d'arrêts de travail au mois de mai qu'au mois de février.
02:44– Et le vendredi, bien sûr. – Pourquoi ? Parce que les gens font un super week-end ?
02:49– Oui, oui, oui, il faut dire les choses. Oui, bien sûr.