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Rare dans les médias, la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) a pris la parole ce lundi pour se défendre quant à la situation des distributions alimentaires à Gaza. Organisation américaine, soutenue par les États-Unis, agréée et proche du gouvernement d'Israël, cette fondation est au cœur des débats. Les explications de Clémence Dibout, grand reporter BFMTV.
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00:00Bonjour à tous et merci de nous retrouver sur BFM2. Bonjour Clémence.
00:04Bonjour.
00:04Clémence Dibout, grand reporter à BFM TV. On aborde ensemble, Clémence, la situation évidemment à Gaza.
00:11La famine toujours qui touche les plus de 2 millions d'habitants évidemment dans la bande de Gaza après 21 mois de conflits.
00:19Et pourtant, il y a une distribution alimentaire qui s'opère depuis quelques semaines maintenant par la Gaza Humanitarian Foundation,
00:28la Fondation Humanitaire pour Gaza, que l'on abrège aussi GHF. En quelques mots, Clémence, on peut déjà rappeler ce qu'est cette organisation ?
00:36C'est une organisation américaine, on va dire agréée par l'armée israélienne.
00:42C'est-à-dire que c'est une organisation qui n'est pas très ancienne, qui a été créée un peu ex nihilo en Suisse il y a quelques mois, en mars,
00:49pour opérer tout spécifiquement dans la bande de Gaza.
00:52Et on va dire qu'elle est proche des Etats-Unis, elle est proche d'Israël.
00:55Ça veut dire que le gouvernement israélien a donné son accord pour que cette ONG-là et seulement cette ONG-là reprennent les distributions alimentaires
01:03depuis la réouverture, on va dire, à l'aide humanitaire en mars.
01:06Et c'est la seule en ce moment qui opère pour distribuer de l'aide alimentaire dans la bande de Gaza.
01:11Alors une organisation qui se faisait plutôt discrète vis-à-vis des médias notamment.
01:15Mais hier, cette prise de parole, donc du porte-parole Chepin Fay, c'est une première qu'il s'adresse à la presse, comme ça, ouvertement ?
01:25C'est très compliqué d'arriver à leur parler, nous les journalistes.
01:28En fait, il y a une mailing list, on va dire, une boucle de mails, à laquelle il faut régulièrement, en tout cas pour moi, demander de réaccéder.
01:36On n'a pas forcément les communiqués de presse, on demande régulièrement des demandes d'interview, on n'a jamais aucune réponse.
01:43Donc c'est une communication assez verrouillée, ce qui est assez rare chez les ONG parce qu'on a l'habitude de travailler avec des grands noms internationaux.
01:50Pour ne citer que Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, Oxfam par exemple, en général, on a des très bons rapports avec eux.
01:57Et quand ils peuvent nous fournir des interviews, parce qu'ils ont intérêt à communiquer sur leurs actions,
02:01là, on sent que la communication, elle est verrouillée, elle se fait d'abord par les réseaux sociaux.
02:05Il y a eu cette conférence de presse hier, en ligne, depuis Tel Aviv, avec quelques questions de journalistes.
02:10Et clairement, le message, c'était que c'est la faute de l'ONU qui ne peut pas coopérer avec la Gaza Humanitarian Foundation.
02:16Alors, on va y revenir dans quelques instants, on va l'écouter.
02:19Mais avant cela, Clémence, c'est vrai que ces distributions opérées par GHF sont pas mal critiquées,
02:25notamment par des fusillades, des tirs, qui ont régulièrement lieu lors de ces distributions.
02:32Toujours difficile de savoir d'où viennent ces tirs, d'ailleurs, avec beaucoup de morts parmi les Palestiniens.
02:38Ce sont des distributions complètement chaotiques.
02:40En fait, ce qui est beaucoup critiqué par les anciennes ONG qui avaient,
02:43enfin les ONG qui pouvaient travailler jusqu'avant dans la bande de Gaza,
02:46c'est qu'il n'y a que 4 points de distribution dans Gaza pour 2 millions d'habitants.
02:50C'est très peu, il y en avait plus de 400 avant cela, dans l'autre organisation, on va dire.
02:55Et les habitants doivent venir jusqu'à ces points de distribution dans un pays en guerre,
03:01soumis au bombardement, soumis au pillage aussi.
03:03Donc c'est très compliqué.
03:05Il y a des afflux massifs, évidemment.
03:07Et on voit régulièrement des chaos, des fusillades, de nombreux morts.
03:11Tout le monde se renvoie à la balle.
03:13C'est-à-dire que l'armée israélienne dit que ce n'est pas elle qui tire sur les civils.
03:16La Gaza Humanitarian Foundation, qui travaille avec des gardes armées américains,
03:20des gardes privées américains, disent que ce ne sont pas eux qui tirent sur les civils.
03:23Et l'autre explication aussi, qui est souvent mise sur la table,
03:26ce sont que ce seraient des groupes armés qui essaieraient de prendre l'aide humanitaire pour eux.
03:31C'est difficile de savoir parce que malheureusement,
03:33les journalistes étrangers ne peuvent pas aller sur place.
03:36C'est très compliqué de savoir ce qui se passe.
03:37C'est vrai que parfois, il y a des images qui sont publiées
03:39où on voit régulièrement, clairement, des hommes masqués
03:43qui faisaient plutôt penser à des gardes privés occidentaux
03:46qui mettaient, par exemple, du gaz laïcrimogène.
03:48C'est la dernière image que j'ai en tête sur des civils
03:50qui étaient en train de prendre de la nourriture.
03:52Alors, on dénombre, selon l'ONU, plus de 800 personnes tuées
03:57en tentant de se procurer de la nourriture depuis la fin mai,
04:00dont 674.
04:01C'est ce que dénombre l'ONU mardi dernier,
04:03à proximité justement de ces sites de distribution.
04:06Et donc, le porte-parole qui expliquait hier dans cette prise de parole
04:10que ces incidents les plus violents,
04:13qui ont fait le plus grand nombre de victimes,
04:17sont liés à l'ONU.
04:18C'est ce qu'il expliquait hier pour se dédouaner,
04:20en quelque sorte, des incidents qui ont lieu
04:22près des points de distribution.
04:24Il explique travailler à améliorer la sécurité.
04:28Mais comment ça peut s'améliorer, Clémence ?
04:31Évidemment, comment intervenir ?
04:36Qui pour améliorer la sécurité autour de ces sites de distribution ?
04:39Le parti-pris de cette ONG, qui n'est pas du tout une ancienne ONG,
04:42qui a l'habitude de coopérer avec les autres ONG,
04:44parce qu'elle a été créée un peu de rien,
04:46juste avant de pouvoir fonctionner,
04:49c'est de dire que de toute façon,
04:51personne ne veut travailler avec elle,
04:53personne n'a intérêt à la voir réussir,
04:54c'est son narratif à elle,
04:56ne serait-ce les autres organisations internationales,
04:58ou même l'ONU,
04:59parce que personne ne veut travailler avec eux.
05:01Donc, du coup, il faut montrer qu'ils ne savent pas travailler.
05:03C'est le narratif qu'ils essayent de développer tout le temps.
05:06Le problème, c'est que l'ONU explique que ça fonctionnait quand même,
05:09bon an, mal an, plutôt bien,
05:10quand on parle des distributions alimentaires, humanitaires,
05:13qui étaient certes beaucoup trop basses,
05:15mais il n'y avait pas de fusillade jusque-là.
05:17Donc, l'idée de l'ONU, c'est de dire,
05:19il faut qu'on reprenne la main sur ces distributions.
05:21Les autres ONG sont prêtes aussi à revenir,
05:23mais pas en coopérant avec cette Gaza Humanitarian Foundation,
05:27à qui on reproche surtout,
05:29d'avoir une vision partisane,
05:33d'être plutôt pro-israélien.
05:34Et ça, dans le milieu des ONG,
05:36c'est quelque chose qui ne se fait pas,
05:37parce qu'on est censé arriver sur un terrain
05:38en étant complètement neutre.
05:40Eh bien, on écoute justement le porte-parole
05:43de la GHF,
05:45Chapin Feil,
05:45qui blâmait notamment l'ONU et les autres ONG.
05:49Mais le GHF n'a jamais été destiné
05:53à répondre à ses besoins seuls de la population.
05:57Ce n'est pas suffisant.
05:59C'est pourquoi nous avons régulièrement
06:01et depuis le début poussé
06:03pour que l'ONU et d'autres opèrent à nos côtés à Gaza.
06:08Il y a eu de nombreux faux rapports
06:11selon lesquels l'ONU n'est pas autorisée
06:14à opérer à Gaza
06:15qu'avec 4 sites, GHF a remplacé
06:19400 points d'accès de l'ONU.
06:22Ce n'est tout simplement pas vrai.
06:26Voilà, donc 4 sites de distribution
06:28opérés actuellement
06:30contre 400 pour le précédent dispositif.
06:34C'est ce qu'il expliquait,
06:37disant donc vouloir coopérer
06:40avec d'autres ONG.
06:42Mais ça ne se fait pas actuellement.
06:43Non, en fait, l'idée de l'armée israélienne,
06:47l'idée du gouvernement israélien
06:48d'accréditer cette ONG-là,
06:50c'est parce qu'ils étaient sûrs
06:52avec cette façon de faire
06:53avec 4 points de distribution
06:54où un membre de la famille
06:55était habilité à venir,
06:57c'était que cette aide humanitaire
06:58aille directement aux familles
06:59et non pas dans les mains du Hamas.
07:00Parce que le problème pour Israël,
07:02c'est que l'aide alimentaire,
07:04quand elle est distribuée
07:05dans plein de points
07:05par plein d'ONG différentes,
07:07elle peut aller dans les mains du Hamas,
07:08dans les combattants du Hamas
07:09et donc restructurer les forces du Hamas.
07:12Donc Israël ne veut pas en entendre parler.
07:14Et un peu dans les mêmes rares prises de parole,
07:17on a eu sur Fox News
07:18une interview très très rare
07:20du président de cette ONG,
07:24Gaza Humanitarian Foundation,
07:25c'est Johnny Moore,
07:27et qui disait qu'il fallait que l'ONU arrête de...
07:29Attention, parce que les mots sont forts.
07:30Que l'ONU arrête d'agir comme une mafia
07:33et qu'il fallait qu'ils travaillent ensemble.
07:35Et ça aussi,
07:36c'est encore le narratif d'Israël.
07:38Parce que Israël estime
07:40que l'ONU est partielle,
07:41que l'ONU n'est pas neutre
07:43quand il s'agit d'Israël
07:44et qu'elle demande régulièrement
07:45à ce que soient revus les rapports
07:47ou les sanctions
07:48qui sont administrées à l'Israël.
07:50Oui, et c'est ce qu'ils reprochent
07:51notamment à l'UNRWA.
07:54Et là, ils globalisent quasiment
07:56toutes les Nations Unies.
07:57C'est ça qui est assez surprenant
07:58de la part des propos tenus
08:01par le porte-parole.
08:01L'Israël fait valoir
08:03que lors de l'attaque du 7 octobre,
08:0612 membres de l'UNRWA
08:07sur 13 000 collaborateurs à Gaza
08:10auraient participé au 7 octobre.
08:11C'est très difficile
08:12d'avoir des preuves formelles.
08:14Il sent qu'il y a 13 collaborateurs,
08:1613 gazawis,
08:17qui appartenaient à l'UNRWA,
08:19qui étaient plus ou moins liés,
08:21en fait c'est très difficile de savoir,
08:23aux attaques du 7 octobre,
08:24ce qui est évidemment condamnable
08:25si c'est le cas, bien sûr.
08:27Ce qui est reproché aussi
08:28à l'UNRWA par Israël
08:29depuis de très longues dates,
08:31c'est d'avoir des manuels scolaires
08:32avec des propos parfois antisémites,
08:35parfois très limites sur les Israéliens.
08:38Et donc ça nourrit un peu
08:39ce discours permanent.
08:41Et l'UNRWA par exemple
08:41a dû fermer son bureau à Jérusalem
08:43très récemment.
08:44Alors il y a un autre reproche,
08:46une autre accusation
08:47qui a lancé le porte-parole
08:48hier dans cette visioconférence.
08:53Il a expliqué s'être rendu sur place
08:56dimanche.
08:57Il va parler d'hier dans le son.
08:59Je rappelle donc que cette prise de parole
09:00a eu lieu hier, donc lundi.
09:02Il s'est rendu à Kerem Shalom,
09:04c'est ce qu'il explique.
09:06Expliquons voir de l'aide alimentaire
09:08abandonnée.
09:09On l'écoute et on en parle juste après.
09:11Alors je suis allé à Kerem Shalom hier,
09:17moi-même, pour voir la réalité.
09:20Et je veux vous parler
09:22de ce que j'ai vu là-bas.
09:23Hier, j'ai effectué deux voyages
09:26du côté de Gaza
09:27au passage de Kerem Shalom.
09:30C'est la zone de rassemblement
09:31à l'intérieur de Gaza
09:33où l'aide approuvée par Israël
09:35est autorisée à être distribuée
09:38aux personnes.
09:39Ce que j'ai vu était perturbant.
09:42De la farine désespérément nécessaire
09:46pourrissant sur le bord de la route,
09:48du riz périmé en provenance de Jordanie
09:52et des fournitures médicales
09:55déjà perdues.
09:55Alors déjà, un mot sur Kerem Shalom.
10:01Clémence, puisque vous vous y êtes rendue
10:02plusieurs fois.
10:03C'est le seul point de passage
10:04pour l'aide humanitaire
10:05entre Israël et Gaza.
10:06C'est le seul point de passage ouvert
10:07tout court.
10:08C'est une zone contrôlée
10:11notamment par l'armée israélienne.
10:13Ce n'est pas une base militaire
10:13mais c'est largement contrôlée
10:14par l'armée israélienne.
10:15On n'en rentre pas comme ça.
10:16Souvent, on est invité.
10:17On a pu venir voir effectivement,
10:19là très récemment,
10:20il y a un mois encore,
10:21cette aide humanitaire.
10:22Alors moi, personnellement,
10:23je n'ai pas constaté de produits périmés
10:26dans la zone où on a pu aller.
10:28On a vu des camions qui étaient fouillés.
10:29C'est très fastidieux
10:30parce qu'en fait,
10:30la cargaison arrive soit d'Égypte,
10:32soit de Jordanie.
10:33De là, il faut décharger
10:34toute la cargaison.
10:35Il faut la faire vérifier
10:36par l'armée israélienne,
10:37parfois avec des chiens,
10:38parfois avec des scanners,
10:39la recharger,
10:40puis ensuite partir
10:40vers la bande de Gaza.
10:42Donc tout cela prend du temps.
10:43Évidemment, ça crée un engorgement.
10:45C'est plutôt un endroit
10:46moderne, on va dire.
10:48Je n'ai pas vu d'entrepôt
10:49croulant.
10:51Après, évidemment,
10:52on nous montre un peu
10:53ce que l'on veut,
10:54mais je n'ai pas constaté
10:55la même chose
10:56que le porte-parole
10:57de la Gaza Humanitarian Foundation.
10:59Et pour appuyer ce propos,
11:00il y a ce tweet
11:01sur le réseau social X
11:03de la Gaza Humanitarian Foundation
11:06que l'on va voir
11:07dans quelques instants.
11:10Normalement, ce tweet,
11:11alors où ils reprennent
11:13une photo d'un camion
11:16avec de l'aide humanitaire
11:18d'une source
11:19qu'on ne connaît pas,
11:21mais c'est le compte authentique
11:23par contre de l'organisme.
11:25C'est très particulier
11:26comme méthode de communication.
11:28En fait, ce tweet,
11:29cette communication,
11:30elle est très intéressante,
11:31non pas forcément
11:32pour l'information
11:32qu'elle délivre,
11:33parce que c'est un site,
11:35elle prend open source Intel,
11:37c'est un site internet
11:38sur...
11:39C'est un compte Twitter
11:40qui est assez suivi,
11:42qui reprend des images
11:44d'intelligence,
11:45mais ce n'est pas
11:46une source officielle,
11:47on va dire.
11:47Or, je n'ai jamais vu
11:49d'ONG qui travaille
11:51en montrant des sources
11:53qui ne sont pas officielles.
11:54Il y a des communiqués
11:55de presse
11:56avec des remontées
11:57de terrain
11:57de leurs propres agents,
11:58mais en général,
11:59on ne cite pas des sources
12:00qu'on ne connaît pas bien.
12:01Et c'est vrai
12:01que c'est assez révélateur
12:02de la communication
12:05de cette ONG
12:06qui...
12:07Et c'est pour ça aussi
12:07que les autres ONG
12:08lui reprochent
12:08d'être partisanes
12:10et d'aller chercher
12:11donc effectivement
12:12des informations
12:12un peu à droite à gauche
12:13pour étayer leurs propos.
12:15Et là, le propos,
12:15c'était de dire
12:16que le Hamas demande
12:18à ne pas communiquer
12:19d'images
12:19sur la distribution alimentaire.
12:22C'est difficile
12:22d'en avoir une preuve formelle
12:24quand on voit ce tweet.
12:25Alors, beaucoup de critiques
12:26et malgré tout,
12:27la situation continue
12:29comme cela, Clémence.
12:30Il n'y a pas de changement
12:31à venir
12:32et pourtant,
12:33on voit
12:34tous ces pays
12:36se mobiliser.
12:38Il y a eu
12:38cette signature
12:39de 25 pays
12:41qui appellent
12:42à la fin immédiate
12:43de la guerre
12:44et aussi
12:45à la rentrée
12:46de l'aide humanitaire
12:47en grande quantité
12:49massivement immédiatement.
12:50C'est ce que disait
12:51le représentant
12:51de la France à l'ONU,
12:52Jérôme Bonafont
12:53le 16 juillet dernier
12:54lors du Conseil
12:55de sécurité de l'ONU.
12:56Mais rien ne se passe
12:57plus que ça.
12:59Ça reste vraiment
13:00une situation bloquée.
13:01L'Union européenne
13:02essaye de faire quelque chose
13:04parce que ce que l'on comprend,
13:05c'est qu'Israël
13:06redit encore
13:07que l'aide humanitaire
13:09peut rentrer dans Gaza
13:10si elle ne tombe pas
13:11dans les mains du Hamas.
13:11Donc il faut une source neutre,
13:14fiable des deux côtés
13:15pour pouvoir produire
13:16cette aide alimentaire.
13:17Là on voit que c'est
13:17très chaotique
13:18avec cette ONG.
13:20Ça pourrait se faire
13:21via les pays
13:22de l'Union européenne,
13:24notamment par exemple
13:24la France
13:25qui serait digne
13:26de confiance
13:26et de la part
13:27de la bande
13:29des autorités
13:30dans la bande de Gaza
13:30et de la part
13:31d'Israël.
13:33Et l'Union européenne
13:33essaye un peu
13:34de tordre le bras
13:35à Israël
13:35enfin de lui proposer
13:36de mettre en place
13:38cette distribution alimentaire
13:40via la crédibilité
13:41de l'Union européenne.
13:42Ça pourrait être
13:42une des pistes
13:43de sortie
13:43de cette crise alimentaire.
13:45Il y a eu un accord
13:46trouvé le 10 juillet dernier
13:48annoncé
13:49par la haute représentante
13:51de l'Union européenne
13:52pour la politique étrangère.
13:54Reste à être mis en place,
13:55c'est toujours ça
13:55derrière les paroles,
13:57les actes ?
13:57Alors qu'il y a urgence
13:58parce qu'on nous décrit
13:59une situation
14:00de famine
14:01depuis des mois
14:04et à chaque fois
14:05de plus en plus compliquée,
14:06de plus en plus difficile.
14:06Et un dernier mot,
14:08Clémence,
14:09vous qui étiez
14:10dans la région
14:11il y a quelques jours
14:12encore,
14:13le ministre des Affaires
14:14étrangères
14:15Jean-Noël Barraud
14:15qui demande aujourd'hui
14:17à ce que la presse
14:18libre et indépendante
14:19puisse accéder
14:20à Gaza
14:21évidemment
14:21pour se rendre compte
14:23de ce qui se passe
14:23sur place.
14:24C'est évidemment
14:24quelque chose
14:25qui manque cruellement
14:26aujourd'hui
14:27puisqu'on ne peut pas
14:28se rendre à Gaza
14:28quand on est journaliste.
14:29On ne peut pas se rendre
14:30à Gaza
14:30quand on est journaliste étranger.
14:32Donc il y a des journalistes
14:33Gazaouis
14:34à l'intérieur
14:34de l'enclave
14:36et nous journalistes étrangers
14:38on ne peut pas s'y rendre
14:38ou alors
14:39au compte-gout
14:40à de rares exceptions
14:41près avec l'armée israélienne.
14:43C'était mon cas
14:43l'année dernière
14:45sauf que
14:46j'étais en bête
14:47ce qu'on appelle
14:47en bête avec l'armée israélienne
14:49dans les tunnels
14:49de Gaza
14:51impossible de parler
14:51à la population
14:52et surtout
14:53sans avoir quelqu'un
14:54avec nous
14:54et c'est une demande
14:55qu'on fait régulièrement
14:56et nous n'avons pas de réponse.
14:57Reste à voir
14:58si ce sera suivi
14:59d'effet cette demande
15:00du ministre
15:01Jean-Noël Barraud.
15:02Merci beaucoup
15:03Clémence Dibout
15:04d'avoir été avec nous
15:05pour décrypter cette situation
15:06grand reporter
15:07à BFM TV
15:08Merci de nous avoir suivis
15:09sur BFM 2
15:10Restez bien avec nous
15:11un nouveau direct
15:11à suivre dans quelques instants.