00:00Angèle, Marie Collomb ou encore Adèle Exarchopoulos,
00:03Ruby Mazuel est devenue la make-up artiste dont tout le monde parle.
00:06Elle nous a reçues chez elle pour nous raconter ses secrets.
00:09Et bienvenue chez moi !
00:11Ouais, vers mes 8 ans, grâce à une amie de la famille qui était maquilleuse à Londres,
00:21mon père qui était ancien photographe aussi.
00:23Je pense que tout ça, j'ai baigné dans le monde du magazine, de la mode, de la beauté, assez jeune.
00:29Donc, en fait, avec cette amie de Londres, Caroline Barnes,
00:32moi, je lui ai envoyé mes dessins d'enfant quand j'avais à peine 10 ans, quoi.
00:35Et elle m'envoyait en retour du maquillage par la poste.
00:38Et d'ailleurs, je viens de voir que je n'ai pas démaquillé ma main.
00:41Moi, j'étais super contente de recevoir du maquillage Max Factor,
00:43mais mon premier maquillage professionnel à 10 ans, que j'utilisais en compétition de patins.
00:48Petit à petit, j'ai assisté des chefs maquilleurs.
00:51J'ai fait une école d'art, j'ai fait une école de maquillage.
00:53Je me suis mise en freelance aussi à 18 ans.
00:56Et je suis montée sur Paris, parce que de base, je viens de la région parisienne.
00:59J'adore faire des brocantes, où tu as une panoplie de livres vintage.
01:04Et pour moi, c'est un petit peu comme des petits trésors d'inspiration.
01:07Les visages des femmes, le type de sourcil, la bouche, en fonction d'une époque.
01:12On peut y trouver beaucoup de secrets, beaucoup d'histoires aussi.
01:16Et tout ça, je m'en sers pour mon travail.
01:18En plus, des livres d'art, de l'histoire de l'art, etc. avec des tableaux.
01:21Mais ça, c'est un autre sujet que le vintage.
01:23Mais voilà, c'est une de mes parties de mes inspirations.
01:27Par exemple, dans l'époque Edo japonaise,
01:30tu avais des lavis roses en blush.
01:33Le blush n'était pas que sur les joues.
01:34Tu prenais vraiment le haut du visage avec les yeux, un petit peu le front.
01:39Si tu veux, je peux t'emmener dans ma Ruby's Room,
01:42dans ma kitchen, dans ma beauty kitchen.
01:44C'est là où je stocke.
01:46J'ai eu la chance de dédier une petite pièce à mon stock.
01:49De toute façon, on est un petit peu obligé.
01:51C'est très difficile de s'organiser quand on est ma cure
01:53parce qu'on a beaucoup de produits.
01:56Et c'est important de les classer pour pouvoir s'y retrouver,
02:00pour pouvoir trouver un produit tout de suite
02:01parce que je sais exactement tout ce que j'ai.
02:04Ça peut faire penser à de la surconsommation de produits,
02:07mais je fais du tri souvent.
02:09Je donne beaucoup à mes amis, des thanatopracteurs aussi.
02:11Mais j'utilise beaucoup, beaucoup de ce que j'ai
02:14parce que chaque produit a sa particularité.
02:16Chaque produit a sa teinte, par exemple.
02:18Tu as le rouge baiser, qui était un rouge à lèvres rétro, l'époque.
02:23Tu avais des encres.
02:26Même à l'époque de la guerre,
02:27les femmes n'avaient pas d'argent pour s'acheter des rouges à lèvres.
02:31Et elles se piquaient les doigts avec une petite aiguille.
02:34Et elles utilisaient leur sang pour leur blush et pour leur rouge à lèvres.
02:38Ça me fait toujours plaisir quand on vient me chercher pour mon travail.
02:42On met des années à se construire une carrière, un réseau.
02:45Et ce n'est que le début.
02:46Parce que je me dis que je n'ai encore que 26 ans
02:49et que le meilleur reste à venir,
02:50même si j'ai déjà créé des merveilleux souvenirs.
02:54Écoute, peut-être parce que des célébrités très connues
02:58ont su mettre mon travail en avant.
03:00On su m'identifier sur les réseaux en montrant mon travail.
03:03Et c'est aussi ça qui m'a ouvert des portes.
03:07Aux Etats-Unis, il y a le côté un peu plus showbiz.
03:09Donc c'est vrai que c'est chouette d'aller à un maître gala,
03:11d'avoir la possibilité de faire le maître gala.
03:13J'ai eu cette opportunité avec Angèle.
03:15Donc c'est vrai que rentrer dans ce monde
03:16où chaque célébrité est mondialement connue,
03:19en France, tu as moins ça parce qu'on est peut-être plus discret aussi.
03:22Aux Etats-Unis, c'est plus le show.
03:24Et c'est chouette.
03:25C'est une question de culture.
03:25La chance, je pense, la chance, ça se provoque.
03:30Combien de fois je suis allée démarcher des photographes
03:32avec qui j'avais envie de travailler,
03:34des stylistes, des modèles,
03:36créer ses propres shootings, ses propres équipes.
03:39Je le fais encore aujourd'hui pour créer des belles images,
03:41pour l'amour de l'image en fait et de mon travail.
03:43Donc c'est aussi en faisant ça, je pense,
03:45qu'on arrive à un jour travailler avec les gens
03:48dont on a toujours rêvé peut-être, je l'espère.
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