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  • il y a 7 mois
En Vendée, plusieurs communes balnéaires ont interdit la vente ambulante sur certaines plages, pointant des problèmes de concurrence déloyale ou encore le respect de la chaîne du froid. L’entreprise Oh Pirate !, qui a déployé des chariots de vente ambulante sur le sable, conteste ces arrêtés. Son gérant, Jefferson Fertel, dénonce un coup dur pour sa trentaine de saisonniers. Une décision qui divise entre soutien aux commerces sédentaires et attachement à une tradition estivale. Le bras de fer se poursuit en justice.

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Transcription
00:00Les boissons sont fraîches toute la journée, messieurs-dames, les glaces aussi !
00:03Salut, c'est Robin de BFM.
00:04Les vendeurs ambulants viennent à peine d'arriver sur les plages de Vendée
00:07qu'ils feront peut-être bientôt déjà partie du passé.
00:09C'est en tout cas le souhait de plusieurs communes
00:11qui ont pris un arrêté interdisant aux commerçants itinérants
00:13d'aller vendre chouchous, beignets et glaces sur le sable.
00:16L'arrêté, il dit que la vente sur la plage des sables de l'One ambulante
00:19est interdite en dehors des autorisations délivrées par la ville.
00:22Aujourd'hui, la vente de glace sur la plage avec des petites charrettes
00:26nous pose question sur le respect d'une température de moins 18 degrés.
00:29J'ai entendu plusieurs fois que nos charrettes n'étaient pas réfrigérées.
00:32Moi, je peux vous montrer ce que c'est.
00:33Pierre est l'un des 30 saisonniers de l'entreprise de vente ambulante.
00:36C'est de la neige carbonique.
00:37Moins 70 degrés, vous posez le doigt dessus, le doigt, il y reste.
00:40Je trouve ça débile de dire qu'on leur vole des clients.
00:42On arrive, on s'implante comme n'importe qui.
00:44Il y aurait un commerce qui serait arrivé à côté du leurf, ça aurait été la même chose.
00:47Messieurs-dames, messieurs-dames, à la glace, à la glace !
00:49Moi, j'ai signé pour travailler, pour être sur la plage, pour donner le sourire aux gens,
00:53pour me faire de l'argent surtout, parce que je suis là pour travailler.
00:55Cette concurrence jugée comme déloyale par les mairies, l'est-elle vraiment ?
00:58On va aller poser la question aux premiers concernés.
01:00Ça ne me pose pas de problème.
01:01Je trouve que c'est un peu dommage.
01:02Moi, c'est des souvenirs d'enfance.
01:04Les mecs, ils passaient avec les beignets.
01:06Ces beignets-là !
01:07Pommes, fraises, framboises ou encore chocolat !
01:11Ça fait partie des vacances.
01:13Moi, je trouvais ça rigolo.
01:14Un avis que ne partage pas le président des commerçants du Ramblais au Sable d'Olonne.
01:17On s'est sentis un petit peu envahis d'un seul coup de plein de petits vendeurs ambulants.
01:21C'est un commerce totalement illégal et un petit peu inégal pour l'exploitation du domaine public.
01:27Chaque commerçant doit payer un droit de passage, un droit d'exploitation.
01:30Donc, on se sent désemparés par rapport à cette vente illégale et à la sauvette, en fait.
01:34Sur le sable, les vacanciers, quant à eux, approuvent la présence des chariots.
01:37Moi, je trouve que c'est très pratique.
01:39Je n'ai pas du tout envie d'aller m'acheter une glace à perpète.
01:42Je pense que ça fait partie de la culture de la plage.
01:44Et ça pose problème globalement ici.
01:46Ça fait des années que je vais à la plage et j'en ai toujours vu.
01:49Ça rappelle des souvenirs aussi, ces petites charrettes ?
01:51Oui, tout à fait.
01:51Ah bah oui, pour les personnes plus âgées, bien sûr.
01:53Oui, il y a de la nostalgie.
01:54Les gens viennent me le dire.
01:55Ça fait 10 ans qu'on n'a pas vu une charrette sur la plage.
01:57C'est plaisant pour moi d'entendre que ce que je fais fait plaisir aux gens.
01:59À quelques kilomètres au-delà, au téléphone, Jefferson Fertel.
02:03C'est le gérant de la société aux pirates.
02:05Il est partagé entre agacement et incompréhension.
02:07On était venu avec les meilleures intentions.
02:09On souhaitait être un nouvel acteur économique de ce très beau territoire.
02:11On est aujourd'hui complètement bloqués au chômage technique, en incapacité de travail sur la totalité du département.
02:18Cette semaine, devant le tribunal administratif, le chef d'entreprise a tenté de faire suspendre les arrêtés municipaux
02:23en invoquant l'urgence économique, mais sans succès.
02:26Il a depuis introduit deux nouveaux référés, susceptibles de conduire à des mesures provisoires, voire à l'annulation des arrêtés.
02:32Messieurs, dames, messieurs, dames, à la glace, au chouchou, au béni, allez, allez !
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