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  • il y a 7 mois
Avec Alex Darmon (journaliste politique, chaine Youtube Les Indécis) et Erik Tegner (journaliste, président de "Frontières")

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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-07-04##

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Transcription
00:00Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:04Avec nos deux débatteurs du vendredi, La Vérité en Face 0826 300 300.
00:10Bonjour Eric Tegner.
00:12Bonjour Jean-François.
00:13Fondateur et directeur de la rédaction de Frontières.
00:15Tiens, j'ai le magazine dans la main, je le brandis à l'image.
00:19Frontières qui titre, on en avait parlé ici, les oligarques.
00:23Niel Saadé, Kretensky, ces milliardaires qui financent la gauche.
00:26Vous prenez le pendant de ce qui se dit de l'autre côté.
00:29Oui, on donne toujours l'impression que la gauche est indépendante, n'a pas d'argent.
00:32Et on oublie qu'il y a des gens qui ont lâché quand même beaucoup de centaines de millions d'euros pour les financer.
00:36Voilà, ça c'est le grand thème. Il n'y a pas que ça.
00:38Il y a beaucoup de choses, Mathieu Pigasse, beaucoup de choses.
00:40Oui. Et bonjour Alex Darmon.
00:42Bonjour Jean-François.
00:43Ravie de vous retrouver, journaliste politique de la chaîne YouTube Les Indicis.
00:47Vous étiez déjà repassé depuis votre périple de coincer à Tel Aviv.
00:52Vous avez été rapatrié.
00:54Non, je n'ai pas été rapatrié, je me suis rapatrié tout seul, comme un grand.
00:57Ce qui fait que je fais à Paris, mais tout va bien.
00:59Tout va bien. Allez, avec vous ce matin, nous allons aborder deux sujets, deux grands sujets, mais d'autres.
01:04On va y aller, on va s'amuser.
01:06Sur le gouvernement, est-ce qu'il peut tenir ?
01:08On a écouté ce matin le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
01:14qui est venu contester au micro de Jean-Jacques Bourdin.
01:16Il est venu contester la tribune de Bruno Retailleau, tribune avec ses deux vice-présidents de LR, François-Xavier Bellamy et Julien Aubert,
01:27appelant à rebâtir un parc nucléaire, à arrêter le financement par des subventions publiques de l'éolien et du photovoltaïque.
01:34Tout ça fait courir le risque de blackout, écrit Bruno Retailleau, aussitôt recadré par Emmanuel Macron,
01:42qui a dit, Emmanuel Macron, on a besoin du renouvelable, il faut sortir des lubies.
01:47Je commence par vous, Alex Darman, c'est du linge sale lavé en public, ça, hein ?
01:53Ouais, enfin, personne n'y comprend rien, en fait, tant au sein du gouvernement qu'au sein de LR.
01:59Parce qu'on dit que c'est recadrage par Macron, mais même à l'intérieur de LR, Bruno Retailleau,
02:04on a l'impression qu'il ne tient pas tellement ses troupes, quand vous écoutez Jean-François Copé,
02:07qui est redevenu une figure importante de LR, on ne sait pas trop où il se place et sur quel pied il danse.
02:14Après, au sein même du gouvernement, pardon, mais c'était forcé que ça arrive, ils ne sont pas d'accord entre eux.
02:19Je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant depuis le début de ce gouvernement.
02:23Vous avez plein de couleurs, plein de parties, c'est super, c'est génial, c'est un grand mélange,
02:28mais au final, ça ne marche pas, et moi, je ne trouve pas ça surprenant.
02:30Et Emmanuel Macron, honnêtement, son intervention hier, c'est...
02:35Ça vous a surpris, ça ?
02:36Si j'étais méchant, je dirais que ça m'a fait de la peine, parce qu'on a vraiment l'impression qu'il a envie d'exister,
02:41et que donc il essaie de cadrer ses troupes, mais en réalité, ce n'est pas que ça m'a surpris, c'est que ça ne sert à rien.
02:48Vous croyez vraiment que Bruno Retailleau va l'écouter, que même François Bayrou va l'écouter aujourd'hui, président de la République ?
02:52Je ne crois pas.
02:53Éric Tagner, risque de scission, j'ai fait un jeu de mots, même de fission, au sommet du gouvernement, ou ça peut tenir comme ça encore ?
03:00Je pense que ça tiendra, parce que vous savez, c'est une convergence d'intérêts, donc les intérêts, c'est toujours ce qui tient, même après les convictions.
03:06Moi, je ne comprends pas le désagrément que ça porte.
03:09On nous dit toujours, oui, mais il faut parler du climat, la planète, tout ça va disparaître, c'est le sujet numéro un.
03:14Enfin, il y a un débat.
03:16Mais ce qui dérange, en fait, c'est que pour une fois, il y a une voie dissonante.
03:18Cette voie dissonante, c'est de dire que, bah oui, les éoliennes, peut-être qu'il faudrait arrêter.
03:22Et c'est ça la grande problématique.
03:23Mais là où je rejoins ce qui a été dit, c'est que, de l'autre côté, Bruno Retailleau, ce n'est pas seulement qu'il ne tient pas ses troupes,
03:28c'est qu'il a nommé des gens qui ne sont pas conformes à ses valeurs.
03:31C'est-à-dire que moi, j'ai du mal à comprendre qu'alors qu'il a fait quasiment 70% des voix à la présidence des Républicains,
03:37ils choisissent de nommer Antoine Vermorel, député de la Loire, comme responsable de son projet écologique,
03:43alors qu'Antoine Vermorel est pro-ZFE, est pro-éolienne, est contre la clim, c'est-à-dire que c'est lunaire.
03:50Il choisit de ressusciter Jean-François Copé, personne ne lui a demandé.
03:53Je ne pense pas qu'il y aurait eu de scission au sein des Républicains s'il n'avait pas nommé François Copé pour gérer le projet.
03:59Vous voulez dire quoi ? Il ne faut pas de pluralisme au sein des Républicains ?
04:02Non, mais je vous dis qu'il ne faut pas de socialisme au sein des Républicains.
04:05C'est-à-dire qu'à un moment, quand vous vous retrouvez en disant « votez pour moi, on va clarifier la ligne »,
04:10vous savez, qu'est-ce qui fait que les gens, ils ont du mal à se dire « on va voter Rotaillot ».
04:14C'est qu'ils ont peur qu'à l'intérieur, on finisse par avoir Xavier Bertrand, à la justice, Valérie Pécresse,
04:19et qu'il y ait des gens, en fait, pour qui ils n'ont pas voté.
04:21C'est ça que je ne comprends pas.
04:22Moi, j'ai vraiment du mal avec les hommes politiques qui veulent le pouvoir,
04:26et une fois qu'ils l'ont, ils le donnent aux autres.
04:28À un moment, Bruno Rotaillot, il a été caricaturé pour autant, il a fait un super score.
04:31Il faut peut-être aussi parler à tous les Français, à un moment donné aussi, non ?
04:34Mais Jean-François Copé, il n'a qu'à se présenter, il fait 0,3%.
04:37Les Français, ils ont déjà trangé là-dessus.
04:39Non, mais c'est de la politique, et la politique, ça sert à fédérer aussi.
04:43Mais il y a plein de gens bien, hein ?
04:44Ou alors tu me dis qu'il n'y a que des gens de gauche qui ne sont pas alignés sur Bruno Rotaillot au sein des Républicains ?
04:48Non, je ne t'ai pas dit ça.
04:48Moi, je pense qu'il y a beaucoup de députés sur sa ligne.
04:50Je pense que Jean-François Copé, il a quand même, malgré tout, un public au sein de LR.
04:54Et Bruno Rotaillot, il est obligé de rassembler et de fédérer autour de lui.
04:58Mais ça montre juste une chose, ce qui est en train de se passer.
05:00C'est que pour le moment, Bruno Rotaillot, il n'est pas prêt.
05:02Tout le monde nous répète depuis des semaines et des mois que c'est ministre de l'Intérieur.
05:06Vous allez voir ce que vous allez voir.
05:07Bon, après, on pourrait parler de son bilan.
05:09Pour le moment...
05:10Il n'est pas prêt, c'est-à-dire ?
05:11Il n'est pas prêt à être candidat.
05:12Ah oui, à être candidat.
05:13Aujourd'hui, à être candidat à l'élection présidentielle.
05:15Quand vous n'arrivez même pas à mettre derrière vous...
05:17C'est ce qu'il a dit ? Il a dit d'abord les municipales, après on discute.
05:19Oui, enfin bon, les municipales, pardon, mais ce n'est pas l'objectif de Bruno Rotaillot aujourd'hui.
05:23Surtout qu'on fait des alliances avec les macronistes, ça a été compliqué à défendre.
05:26Mais peut-être aussi avec ARN, on n'en sait rien.
05:28Quand on voit ce qui se passe, et on va peut-être en parler avec le pape des LR,
05:32Nicolas Sarkozy, qui recevra Jordan Bardella,
05:35il y a un moment où on se dit, c'est un peu...
05:37Aujourd'hui, plus que dans le gouvernement, parce que c'était le thème du débat,
05:40moi je trouve que c'est un peu le flou et vraiment le bazar au sein des LR.
05:44On devait avoir un parti en ordre de marche,
05:47vraiment derrière un seul et unique homme qui était Bruno Rotaillot.
05:51Au final, on a plein de voix dissonantes,
05:53c'est en train d'exploser complètement,
05:54et il y en a un, je vais vous le dire, de source sûre,
05:56qui se prend les mains sur cette situation, c'est Laurent Wauquiez.
05:59Parce que vous ne l'entendez pas depuis plusieurs jours, Laurent Wauquiez,
06:02et depuis plusieurs semaines.
06:03Il a quand même pris une petite raclée au Rotaillot.
06:06Il le dit lui-même.
06:08Vous ne l'entendez pas.
06:09Laurent Wauquiez est plus sur la ligne de Bruno Rotaillot
06:12que les nouveaux vice-présidents nommés par Bruno Rotaillot.
06:14S'il voulait rassembler, il n'avait qu'à mettre Wauquiez avec lui.
06:17Je vous cite quand même au passage le baromètre,
06:19un IFOP fiducial pour Sud Radio de ce matin.
06:22Les Français partagés sur l'avenir du gouvernement de François Bayrou.
06:26Écoutez bien, 56% des personnes interrogées,
06:29il y avait un panel de 3000 personnes, c'est un beau panel,
06:32souhaitent que le gouvernement soit renversé à l'occasion d'une motion de censure.
06:36Donc voilà.
06:3750% souhaitent la dissolution.
06:40C'est un chiffre rond.
06:40Et dans le détail, 34% seulement pensent qu'Emmanuel Macron va dissoudre.
06:4566% qu'il ne le fera pas.
06:48Juste un mot, les Français partagés là-dessus.
06:50Ils ont envie de changement, mais ils ont envie de stabilité aussi.
06:53C'est un sur deux.
06:54Oui, globalement, on pourrait dire qu'ils n'ont pas vraiment envie.
06:56Parce qu'alors que le gouvernement est plutôt nul,
06:58que François Bayrou ait une cote de popularité moins élevée que Michel Barnier,
07:01ce qui est quand même assez difficile,
07:03Michel Barnier était déjà bas,
07:05c'est-à-dire qu'ils comprennent qu'en fait, de toute façon,
07:06le vrai changement aura lieu dans deux ans avec la présidentielle.
07:09Et ils ne veulent pas se faire emmerder d'ici là.
07:11Pas se faire emmerder d'ici là.
07:12Ah oui, ils retournaient voter.
07:14C'est plein de complications.
07:15Ça coûte cher.
07:16Ça a coûté beaucoup d'argent.
07:17La dernière censure et la dernière dissolution,
07:19c'était 1,5 milliard, je crois.
07:20Oui, ça coûte de l'argent des Français.
07:23Oui.
07:23Ça ne sert pas grand-chose.
07:24Si ce n'est bordeliser, passer l'expression un peu plus.
07:27Au bout du compte, la dernière fois, ils ont ressorti Elisabeth Borne.
07:30Comme Bruno Retailleau ressort Jean-François Copé.
07:32À un moment, les gens se disent, bon, on ne parle de changement,
07:34mais en fait, on me fait juste une prime rénov' sur le gouvernement
07:38et on met un coup de peinture.
07:39Alex Darman, ça va vous faire sourire, ce que dit Eric Taylor.
07:41Ça ne m'étonne pas d'Eric de dire qu'ils ressortent les anciens.
07:45Mais enfin bon, il n'y a pas non plus un personnel politique extensible.
07:49Tu peux te lancer.
07:50Hein ?
07:50Tu pourrais te lancer.
07:51Ce n'est pas prévu.
07:52Alex Darman, je saisis la balle au bon.
07:54Vous avez évoqué, oui, c'est vrai que c'était la rencontre très commentée de la semaine.
07:58Je rappelle à Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella,
08:00qui ont pris le café ensemble.
08:01C'était mercredi matin, rue de Miroménil dans les bureaux de l'ancien Président République.
08:06Comment vous l'interprétez, ça, vous ?
08:07Moi, je trouve que c'est, honnêtement, mais incompréhensible.
08:11Comme les LR, en règle générale.
08:13Parce qu'en fait, Jordan Bardella, il a écrit un livre,
08:15je crois que ça s'appelait « Ce que je cherche ».
08:16Ça fait dix ans qu'il cherche à rencontrer Nicolas Sarkozy.
08:18Il est arrivé.
08:19Oui, il a écrit un livre un peu sur le mode Nicolas Sarkozy.
08:21Oui, vraiment.
08:22Même la photo en noir et blanc, ça a rappelé Nicolas Sarkozy en photo de couverture.
08:26L'éditeur, c'est celui de Nicolas Sarkozy d'avant.
08:28Voilà, mais ce que ça révèle, c'est que, de toute façon, on le savait, qu'il l'admirait,
08:32que sa mère avait voté Nicolas Sarkozy,
08:34que c'était une campagne 2007, pour lui, c'était la campagne absolument à reproduire.
08:39Et en fait, je pense que, moi, je me dis que c'est marrant une peine.
08:42Du coup, il y a une cohérence à ce qu'il se rend compte, c'est de là.
08:44Mais pourquoi il y a une cohérence ?
08:45S'ils sont pareils.
08:46Si l'un a pris pour modèle, l'ancien Président.
08:49C'est ce que Jordan Bardella pense.
08:51Moi, je pensais qu'un ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy,
08:53n'avait pas besoin, lui qui avait tapé sur l'ERN et sur l'AFN depuis des années,
08:57de rencontrer Jordan Bardella.
08:58Maintenant, je vais vous dire autre chose.
09:00Pareil, on le sait très bien.
09:01Au moment où Jordan Bardella était pressenti pour devenir Premier ministre
09:03l'été dernier, au moment de la dissolution,
09:05on savait que Nicolas Sarkozy œuvrait en coulisses pour dire qu'il allait l'aider,
09:10qu'il allait faire en sorte, s'il était élu Premier ministre,
09:13de l'accompagner parce que c'était important pour la France.
09:16Mais la réalité, aujourd'hui, c'est qu'il envoie encore un coup de poignard terrible au LR
09:20en allant rencontrer Jordan Bardella.
09:22Et c'est incompréhensible, incompréhensible, je pense,
09:25du point de vue des ténors LR, des électeurs LR.
09:28Ça, je ne sais pas, je ne me prononcerai pas pour eux.
09:30Eric Tegner, vous auriez aimé être présent dans la pièce,
09:32pour savoir ce qui se dit ?
09:33Interessant.
09:34Ça aurait été intéressant.
09:35Mais moi, ça m'amuse beaucoup plus, tous ceux qui disent
09:37« Ah, horrible, Nicolas Sarkozy, après un café avec Jordan Bardella,
09:41c'est absolument, on ne comprend pas, c'est incompréhensible, etc. »
09:45Moi, je trouve ça déjà une très bonne chose.
09:47Vous savez, moi, il y a 7 ans, j'étais, à l'époque, avant d'être journaliste,
09:50j'étais militant chez les Républicains,
09:52et je m'étais fait expulser Manu Militari de mon parti,
09:55parce que, justement, je voulais qu'on discute
09:57avec des gens un peu plus à droite.
09:59Et donc, aujourd'hui, de se retrouver avec l'ancien fond.
10:01La fameuse union des droites.
10:02Exactement.
10:02Mais qui consistait juste déjà à dialoguer,
10:05à prendre ce type de café.
10:06Et donc là, le fait que Nicolas Sarkozy échange
10:08avec Jordan Bardella, je pense que ça en dit long
10:10sur une époque, sur une évolution.
10:12Nicolas Sarkozy est également un homme
10:13qui n'aime pas voir passer les trains.
10:15Et il a souvent de l'avance.
10:16Il avait poussé aussi à ce que LR s'allie
10:18avec la Macronie, etc.
10:20Que Bruno Rotailleau rejoigne le gouvernement.
10:22D'un point de vue stratégique, il avait raison.
10:23Je ne parle pas d'un point de vue idéologique.
10:24Là, je pense qu'il voit que Jordan Bardella
10:26constitue une partie de l'avenir de la droite.
10:29Ben voilà, il veut pouvoir dire
10:30« Je l'avais un peu vu d'avance. »
10:31Oui, parce que 2007, la campagne
10:32n'a échappé à personne.
10:33Nicolas Sarkozy avait siphonné
10:35les voix de Jean-Marie Le Pen.
10:36Oui, avec un Jean-Marie Le Pen âgé aussi.
10:38Et une directrice de campagne
10:39qui était de Marie-Le Pen.
10:40Bravo.
10:41Merci de le rappeler Alex Darman.
10:42Les temps ont changé.
10:44Les électeurs ont évolué.
10:45Qu'est-ce que c'est l'idée ?
10:46Moi, je vous pose une question.
10:47Alex Darman.
10:48Si Marine Le Pen avait demandé
10:49à rencontrer Nicolas Sarkozy,
10:51Nicolas Sarkozy aurait accepté ?
10:53La réponse ?
10:53Non.
10:54Non, pas du tout.
10:55Pourquoi ? C'est la marque ?
10:56Non, mais c'est la marque.
10:57Et c'est surtout...
10:58Par contre, le RN aujourd'hui,
10:59c'est encore Marine Le Pen.
11:00Et je trouve que Nicolas Sarkozy...
11:02Vous pensez que ça trouble les électeurs, là ?
11:03Non, mais je pense que les électeurs,
11:05ils ne sont pas dans les discussions
11:06que nous, on a.
11:07Ils s'en foutent ?
11:08En amont, ils s'en fichent.
11:10En amont, ils s'en fichent.
11:12Mais après, quand vous arrivez
11:13à une campagne électorale,
11:14ils sont peut-être même,
11:15pour certains, rassurés,
11:16et pour d'autres,
11:17dans la compréhension.
11:18Mais ce que je veux vous dire par là,
11:19c'est qu'aujourd'hui,
11:19si Nicolas Sarkozy fait une erreur
11:21en rencontrant, à mon sens,
11:22Jordan Bardella,
11:23parce qu'il avait déjà soutenu
11:25le candidat, effectivement,
11:26Emmanuel Macron,
11:27devant la candidate LR en 2022,
11:29que personne n'avait compris
11:30au sein de son parti...
11:31Mais attends, je termine,
11:33après, je promets que je t'écoute.
11:34Je trouve que si Jordan Bardella
11:35peut-être fait une erreur
11:37en allant rencontrer Nicolas Sarkozy,
11:39vraiment, une erreur peut-être politique
11:40qu'il ne mesure pas aujourd'hui.
11:42C'est une mèche lente,
11:43on en reparlera dans un an.
11:44Parce que lui, il pense
11:45qu'il va gagner, entre guillemets,
11:47le label Union des Droites
11:48en allant rencontrer Nicolas Sarkozy.
11:50Mais aujourd'hui, Sarkozy,
11:51ce qui pèse encore quelque chose
11:52dans l'électorat LR,
11:54tout le monde va vous dire
11:54oui, il pèse énormément
11:55parce que c'est l'image,
11:56c'est le patron.
11:57Mais pardon,
11:57il ne se représentera jamais
11:58Nicolas Sarkozy,
11:59avant d'un cataclysme.
12:00Il reste référent, tout de même.
12:01Mais référent,
12:02c'est pas non plus label
12:05et surtout accord politique de parti.
12:07D'accord, ça ne va pas changer
12:08la face du monde,
12:09mais ça lui a pris une heure,
12:10ça a coûté le prix d'un café.
12:11Je trouve que l'heure,
12:12elle a été plutôt bien réalisée.
12:14Et Nicolas Sarkozy,
12:15ça lui arrive aussi de voir
12:16des gens qui n'ont pas forcément
12:19beaucoup d'intérêt.
12:19Je pense que c'était plus intéressant
12:21de voir Jordan Bardella.
12:22Toi qui as un esprit libre,
12:23ça m'étonne quand même
12:24cette bataille,
12:25comme si tu voulais diriger,
12:26contrôler l'agenda
12:28de l'ancien président Sarkozy.
12:29Moi, je trouve que c'est normal.
12:31Je veux vous dire,
12:32moi, je pense même
12:32que si Jordan Bardella
12:34devait un jour rencontrer,
12:35sans qu'il y ait
12:35un aspect politique,
12:37un François Hollande
12:37pour essayer d'avoir son avis
12:39sur comment ça s'était passé
12:40en 2007,
12:40je trouve ça important.
12:42On me parle de républicanisme
12:43en permanence, etc.
12:44C'est fondamental.
12:46Il faut essayer d'avoir
12:47une logique de transmission.
12:48On risque, Eric Taguernert,
12:49de troubler les esprits
12:50parce que nous,
12:51on a l'œil dessus,
12:52ça nous intéresse.
12:53Mais on va dire,
12:55les citoyens en général,
12:56ils n'ont pas que ça à penser.
12:57Et du coup,
12:58ça envoie quand même
12:59des signaux symboliques
13:00qui sont peut-être
13:00parfois forcément
13:01pas facilement décryptables.
13:02Je ne sais pas
13:03si vous avez vu le sondage
13:04de votre confrère
13:05Eric Trevelle
13:05dans sa revue L'Hémicycle
13:06sur avec qui les Français
13:08aimeraient partir en vacances.
13:09Le premier,
13:10c'est Jordan Bardella.
13:11Donc que Nicolas Sarkozy
13:12prenne un café
13:13avec Jordan Bardella,
13:14bon, va tromper tout le monde.
13:15C'est hyper intéressant
13:16de savoir avec qui les Français,
13:17tu compares avec qui les Français
13:18veulent partir en vacances
13:19et le café de Nicolas Sarkozy
13:20avec Jordan Bardella.
13:20Ce que je veux dire,
13:21c'est qu'en fait,
13:22ça veut dire que tu penses
13:23que Nicolas Sarkozy
13:23voulait vraiment prendre
13:24un café avec lui
13:24dans son sondage,
13:25s'il y avait eu un sondage ?
13:26Non, ce que je veux dire,
13:27c'est que les gens
13:28qui nous écoutent aujourd'hui,
13:29ils se disent
13:30mais dans quel monde
13:31on est aujourd'hui ?
13:32Même quelqu'un de gauche
13:33aujourd'hui qui nous écoute
13:34à la radio se dit
13:36si j'ai l'occasion
13:36de parler avec Jordan Bardella,
13:38je la saisis l'occasion.
13:38Mais attends,
13:39moi je ne te dis pas le contraire.
13:40Je ne veux pas contrôler
13:41l'agenda de Nicolas Sarkozy
13:43et je ne te dis pas
13:43que Nicolas Sarkozy
13:44a tort de rencontrer
13:45Jordan Bardella.
13:46Ce que je dis simplement,
13:47c'est que c'est un coup politique.
13:49Il aurait pu le rencontrer
13:50en secret,
13:51entre guillemets en secret,
13:52dans son agenda en privé
13:53et ne pas le dire
13:54j'ai rencontré
13:55qu'on a des articles partout.
13:57Là, ils ont voulu
13:57le mettre en avant.
13:58Ça veut quand même dire
13:59quelque chose
13:59et pour l'un et pour l'autre.
14:01Voilà, c'est tout.
14:01Eric Tegner,
14:02vous ne comprenez pas
14:04que ce soit mal vu
14:05de dialoguer
14:05avec un Jordan Bardella
14:07au prétexte
14:08qu'il est RN,
14:09c'est ça ?
14:10On doit approcher
14:11toutes sortes de personnalités.
14:12Ça me fait plaisir
14:13ce que vous dites.
14:13On doit approcher
14:14toutes sortes de personnalités
14:15parce que c'est au fond
14:16à essayer de comprendre
14:17comment les uns et les autres
14:18fonctionnent.
14:18Mais bien sûr,
14:19il va falloir arrêter
14:19de diaboliser les gens en fait.
14:21Et si vous voulez combattre
14:22même Jordan Bardella,
14:23il faut lui parler.
14:24Il faut savoir qui il est.
14:25Connaître son adversaire.
14:26Mais bien sûr,
14:27aujourd'hui,
14:27on parle même
14:28avec des dictateurs
14:29et on refuserait de parler
14:30avec la première force politique
14:31d'opposition.
14:33C'est lunaire
14:33et on en fait des débats.
14:35C'est ça qui est...
14:35Non, on fait des débats.
14:36Non, mais ce que je veux dire,
14:37je parle...
14:37Ce que je veux dire par là,
14:39Alex,
14:39c'est que oui,
14:41il faut se parler
14:41et je veux dire aussi,
14:43moi, Nicolas Sarkozy,
14:44j'ai été également déçu.
14:46Je pense que beaucoup de gens
14:47sont allés du côté du RN
14:48parce qu'ils ont été déçus.
14:49Évidemment que Jordan Bardella,
14:51s'il a rejoint le RN,
14:52ce n'était pas pour voter
14:53pour Nicolas Sarkozy en 2012.
14:54C'est une évidence.
14:56En revanche,
14:56oui, avec le temps,
14:57il y a une côté figure tutélaire
14:59sur certains aspects
15:00qui sont intéressants.
15:01C'est une époque.
15:02Ce n'est pas parce que
15:02vous allez le voir
15:03que vous adhérez
15:04à tout ce qu'il dit.
15:04Allez, allez.
15:05Je ne dis pas ça.
15:06Je dis simplement
15:07que ça, c'est de la politique.
15:09Donc, dire qu'il va prendre un café
15:11juste pour parler avec lui,
15:12c'est plus que de la politique.
15:13C'est un message.
15:14Je n'étais pas d'accord.
15:15Oui, mais surtout
15:16que c'est les mêmes
15:17qui disent qu'avant,
15:18oui, mais le RN
15:19est beaucoup trop enfermé.
15:20Le jour où il s'ouvre,
15:21il s'ouvre un peu trop.
15:23Allez, dans un instant,
15:24nous allons évoquer
15:25le président Emmanuel Macron
15:26qui menace l'Iran
15:26de mesures de rétorsion
15:28après l'inculpation
15:28des deux Français,
15:30Cécile Collère et Jacques Paris,
15:31couïds de cette diplomatie.
15:33On va parler d'Iran, d'Algérie
15:34et puis du style
15:34de la diplomatie française.
15:35La suite de La Vérité en Face
15:37dans un court instant.
15:40Sud Radio, La Vérité en Face,
15:42Jean-François Aquiline.
15:44Avec nos débatteurs
15:45très en forme du vendredi,
15:47Éric Tegner, fondateur,
15:49directeur de la rédaction
15:50de Frontières,
15:51Alex Darman,
15:52journaliste politique
15:53de la chaîne YouTube,
15:54Les Indicifs,
15:55vous n'étiez pas trop d'accord,
15:56ça me plaît ça,
15:56quand vous n'êtes pas trop d'accord
15:57les amis.
15:59Nous discutons également
16:00d'Emmanuel Macron
16:02qui menace l'Iran
16:04de mesures de rétorsion
16:05après l'inculpation
16:06des deux Français,
16:07vous le savez,
16:07Cécile Collère et Jacques Paris.
16:09Ils sont quand même détenus
16:10depuis plus de trois ans
16:12en Iran
16:12pour espionnage
16:13pour le Mossad,
16:14ce sont les chefs
16:15d'inculpation,
16:16le Mossad,
16:17le service de renseignement
16:18extérieur israélien,
16:19pour complot,
16:20pour renverser le régime
16:21et écoutez bien,
16:22pour corruption sur terre,
16:24c'est un chef
16:25d'inculpation en Iran
16:26et ces trois chefs
16:28sont tous les trois passibles
16:29de la peine de mort.
16:31Écoutez ce qu'en a dit
16:32le Président de la République
16:33lors de sa visite
16:34en Aveyron hier.
16:36Je veux ici dire
16:36un mot
16:37aux familles
16:38Paris-Sécoleurs
16:39que j'ai reçus,
16:40leur dire mon affection
16:41et le soutien de la nation.
16:43Je vais vous dire,
16:43j'ai systématiquement parlé
16:44au Président Pézéchquian
16:45de nos otages.
16:46Je l'ai reparlé
16:47ces derniers jours
16:48à deux reprises
16:48au Président Pézéchquian
16:49sur la question du nucléaire
16:51mais mes deux discussions
16:53ont commencé
16:54par la question
16:54de nos otages.
16:55il connaît notre position,
16:57ma préoccupation.
16:58Le choix qui a été fait
16:59est une provocation
17:00à l'égard de la France,
17:01une offense
17:02et un choix inacceptable
17:04d'agressivité.
17:06Éric Tegner,
17:07que dire
17:07de ce...
17:09c'est pas une volte-face
17:10mais de ce durcissement
17:11de ton d'Emmanuel Macron
17:13qui était peut-être
17:13plus en retrait récemment.
17:15Deux choses.
17:16Alors d'abord,
17:16moi ce que je note
17:17c'est que d'avoir été
17:18l'avocat de Romenei
17:19et d'Emola
17:19en demandant,
17:21en suppliant
17:22les Etats-Unis
17:22de certainement pas
17:23éliminer le régime,
17:24ça n'a pas apporté
17:25grand-chose.
17:26Non.
17:26Donc la fameuse...
17:27À quoi auront servi
17:28ces frappes interrompues ?
17:30C'est ça ce que vous dites ?
17:30Exactement.
17:31Et depuis le début,
17:32c'est-à-dire cette logique
17:32qui tendra la stratégie
17:34de la carpette
17:34de la part du président Macron,
17:37cette stratégie...
17:37La carpette vous dites ?
17:38Bien sûr, c'est-à-dire
17:39qu'ils disent
17:39on se couche
17:40et si on ne gagne pas
17:41c'est qu'on ne s'est pas
17:42assez couché en permanence.
17:43Et sur l'Algérie
17:44c'était la même chose
17:44et ça c'est le deuxième point.
17:45Ce qui est intéressant
17:46c'est de voir
17:47les termes qu'il emploie.
17:49Pour le coup,
17:49effectivement,
17:50face aux Iraniens
17:51il va dire
17:51c'est une provocation,
17:53c'est inacceptable,
17:54je l'ai rappelé au président,
17:55il le cite
17:55à de multiples reprises,
17:57etc.
17:58Il n'utilise pas
17:58les mêmes mots
17:59à l'égard du président Tebboune
18:01alors que
18:01ce sont également
18:02deux otages
18:03qui pour Bouélem sans salle
18:05c'est une quasi-condamnation à mort
18:06étant donné qu'il est malade
18:07et qu'il est âgé
18:08et donc ça montre bien
18:10que ce qu'on dit
18:10en permanence est vrai
18:12c'est-à-dire qu'il a une forme
18:13de soumission et de peur
18:14à l'égard du gouvernement algérien.
18:15Et à rappel,
18:16Christophe Gleize
18:16le journaliste sportif
18:17qui est condamné
18:18à sept ans de prison lui
18:19et dont on ne savait rien
18:20c'est-à-dire qu'il y a bien
18:21ça fait un an
18:21que ça a duré cette histoire.
18:22Je veux dire,
18:23il y a une seule chose
18:23que ce gouvernement
18:24il sait faire
18:24c'est cacher les choses.
18:25Ah ben là,
18:26ils mettent tout en oeuvre
18:27et ils y arrivent parfaitement.
18:28Alex Darman
18:28il faut faire preuve de fermeté
18:31il a raison Emmanuel Macron
18:32ou pas ?
18:34Il faut que vous soupirez.
18:35Il ne croit pas.
18:36Mais non mais
18:36je ne sais pas si on a entendu
18:37le soupir sur la radio.
18:39Vous l'avez peut-être vu
18:39dans ces cas-là
18:40mais non mais je ne sais pas
18:41s'il a raison
18:42mais on a l'impression
18:42qu'on n'était pas d'accord avant
18:44je suis un peu d'accord avec Eric
18:45alors je n'irai pas
18:47jusqu'à la politique de la carpette
18:48parce que c'est quand même
18:49le président de la République
18:49pour moi
18:50mais après
18:52moi ce qui me gêne beaucoup
18:53d'abord
18:54pardon mais sur Cécile Collère
18:56et Jacques Paris
18:56c'est terrible
18:57ce qui est en train de se passer
18:58je crois qu'on ne mesure pas vraiment
19:00trahison sur terre
19:01c'est des condamnations islamiques
19:05et trois fois
19:06vous l'avez dit
19:07ça vaut trois fois
19:07la peine de mort
19:08je ne sais pas comment
19:09on va réussir
19:10malheureusement
19:11à les sauver
19:12et on ne mesure pas
19:13le danger
19:14et il faut attendre ça
19:15pour que le président de la République
19:15s'exprime
19:16et demande leur libération
19:18bon
19:19ça c'est la première chose
19:20C'est l'eurodéputé
19:21pardonnez-moi je vous coupe
19:21et je vous laisse poursuivre
19:22c'est l'eurodéputé
19:23Renew
19:24Nathalie Loiseau
19:25qui a dit
19:26ce sont des otages
19:27oui mais ce sont des otages
19:28ce ne sont pas des détenus
19:28ce sont des otages
19:29ce sont des otages
19:30vous ne trouvez pas ça bizarre
19:31aujourd'hui
19:32qu'ils soient accusés
19:33de travailler pour le Mossad
19:34juste aujourd'hui
19:36c'est du chantage
19:37oui c'est du chantage
19:38c'est que du chantage
19:39qu'est en train de faire
19:39le pouvoir iranien
19:40mais plus globalement
19:42la politique diplomatique
19:43de la France
19:44pardon
19:44et à l'abandon
19:46n'existe pas
19:47est complètement absente
19:49quand on parlait
19:49de Nicolas Sarkozy
19:50en début de l'entretien
19:51il y a quelque chose
19:53qu'on ne peut pas lui enlever
19:53c'est que dès qu'il y avait
19:54un otage à travers la planète
19:56un otage français
19:56il se battait
19:57pour pouvoir aller le défendre
19:59et pouvoir le ramener
20:00on pourrait multiplier les exemples
20:01mais Tancourt
20:02le soldat Chalit
20:03les infirmières bulgares
20:04c'était l'honneur de la France
20:06vous voyez
20:06d'aller les chercher
20:07d'aller les chercher
20:08d'aller les négocier
20:09et de ne pas laisser
20:10nos compatriotes
20:11à l'étranger
20:12et je le répète
20:12c'était l'honneur de la France
20:13aujourd'hui
20:14vous avez un président
20:15de la République
20:16que ce soit en Algérie
20:18effectivement
20:18avec vous l'avez dit
20:19Christophe Gleize
20:20et Boualem Sansal
20:21bien entendu
20:22ces deux otages
20:24en Iran
20:24les otages
20:25on les a oubliés
20:26français
20:26qui étaient détenus
20:27dans la bande de Gaza
20:28par le Hamas
20:29où vous avez vu la France
20:31tout ça
20:31à quel moment vous avez vu
20:32à part Jean-Noël Barraud
20:34qui pour donner une bonne image
20:35et pour faire un genre
20:37il a un peu de charisme
20:38vous dit face caméra
20:39il faut
20:40on exige
20:41et c'est pas bien
20:41c'est pas ça de négocier
20:43c'est pas ça de négocier
20:44et moi je suis très inquiet
20:45pour ces deux otages là
20:47mais plus globalement
20:48pour la diplomatie de mon pays
20:49Eric Tegner
20:50sur la retenue du moment
20:51à l'endroit
20:52non pas de l'Iran
20:53mais de l'Algérie
20:54il y a cette idée
20:55selon laquelle
20:56il y aurait une possibilité
20:57c'est demain
20:57la fête nationale en Algérie
20:58de l'indépendance
20:59d'une possible hypothétique
21:01grâce
21:02vous y croyez vous ?
21:03ah non non
21:03je ne sais pas
21:04parce que la dernière fois
21:06qu'ils nous l'ont promis
21:07c'était aux fêtes de l'Aïd
21:08il n'y a rien eu
21:08et là on est dans une situation
21:10on va demander
21:11là c'est la fête nationale algérienne
21:12une forme de symbolique
21:13c'est ça ?
21:14oui et donc d'un coup
21:15il deviendrait sympa
21:16en fait ils vont d'un coup
21:17tout mettre à bas
21:18la population en ce moment
21:19manifeste dans les rues d'Algérie
21:21en demandant la libération
21:22de Boualem Sansal
21:22bien entendu
21:23non
21:24moi malheureusement
21:25et je le dis avec beaucoup de tristesse
21:27je ne pense pas
21:28qu'il y aura
21:28cette Z grâce
21:30et le pire des choses
21:31c'est que dès dimanche
21:33il y a encore une chance
21:34etc
21:35et je rejoins ce qui a été dit
21:36Emmanuel Macron
21:37dès 2019
21:39a souhaité
21:40détruire le corps diplomatique
21:42voilà
21:42c'est ce qu'il laisse
21:43c'est-à-dire que c'est quelqu'un
21:44qui a tout détruit
21:45il a détruit le nucléaire
21:46il essaie maintenant de se rattraper
21:48il a détruit le corps diplomatique
21:49et on comprend
21:50c'est-à-dire que
21:50notre appareil diplomatique
21:52qui était une force
21:53déjà qu'il y avait des problèmes
21:54parce que le Quai d'Orsay
21:55il y a quand même un prisme pro
21:56pro-arabe
21:57qui est assez problématique
21:58mais de base
21:59il ne fonctionne plus
22:00et sur Alger
22:01c'est terrible
22:02à quel point
22:02il nous parle
22:03encore de réponses graduées
22:04mais pardonnez-moi
22:06on n'a rien fait
22:06comment voulez-vous être respecté
22:08quand on ne sait pas
22:09même par les Iraniens
22:10quand on ne sait pas
22:11faire revenir Boilem Sansal
22:12et après ça
22:13il y a Emmanuel Macron
22:14qui appelle le président Poutine
22:16et qui croit
22:16qu'il va régler
22:17le conflit russo-ukrainien
22:18alors qu'il ne sait même pas
22:19régler une problématique
22:22avec un pays
22:23pardonnez-moi
22:23ça reste l'Algérie
22:24l'Iran
22:25c'est un bien plus grand pays
22:27que l'Algérie
22:27mais de toute façon
22:28plus globalement
22:30on sent bien que la France
22:31est en dehors de toutes les relations
22:32et quand vous voyez
22:33comment Donald Trump
22:34parle d'Emmanuel Macron
22:35et considère le président
22:37de la République
22:37franchement
22:39je ne pense pas
22:39que la France
22:39ait un rôle très important
22:41à jouer
22:41malheureusement
22:42dans ces situations
22:43dans les années qui viennent
22:44allez merci Alex Darman
22:45merci à vous aussi
22:46également Eric
22:47je vous rappelle
22:48je vous fais la pub
22:50de Frontière
22:51qui est en kiosque
22:52en kiosque
22:52ça y est
22:53il y est
22:53depuis hier
22:55et vraiment
22:55j'invite les auditeurs
22:56à le lire
22:57parce que vous voyez
22:58Rodolphe Saadé
22:59il a déboursé 1,5 milliard pour acheter
23:01BFM TV
23:01et il n'a jamais fait la couverture
23:03du moindre magazine
23:04et donc on a pu
23:05enquêter un petit peu sur lui
23:06pour raconter son histoire
23:07vous avez réparé une injustice
23:08en quelque sorte
23:09non c'est pour équilibrer les choses
23:10merci à tous les deux
23:12c'est la fin de la vérité
23:15en face
23:16et dans un court instant
23:18les médias
23:19avec Valérie Expert
23:20et Gilles Gansman
23:22je vous salue tous
23:23merci
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