- il y a 8 mois
Conférence de Ghylaine Manet à la Société Française de Sophrologie le 13 Décembre 2009 - Le baobab et le Cagou
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00:00Merci.
00:30C'est fou, hein ?
00:33En plus, Guylaine, elle a sa main devant la...
00:44Elle est toute petite, là, Guylaine.
00:46Elle est toute petite, Guylaine, oui.
00:48Elle grandit un peu.
00:49Alors là, il y a le bar au bar, là, oui.
00:52Elle va se lever ou pas ?
01:00Elle est toute petite, Guylaine, hein ?
01:05Encore 4 ans et en sophrologie.
01:07Et puis, ça fait quelques années.
01:10Quatre années.
01:11Quels années.
01:12Donc, je vous laisse la parole tout de suite.
01:14Merci à vous.
01:17Alors, bonjour à tous.
01:19Un bonjour ensoleillé de la Nouvelle-Calédonie,
01:22de Nouméa, de Nouméa, 24 heures d'avent.
01:26Merci d'être présents.
01:27Alors qu'il fait si froid dehors, qu'on est dimanche.
01:31Et qu'il fait bon coucouner dans une douce chaleur dominicale.
01:38Je ne vous parlerai pas des ados qui dansent...
01:41Pardon.
01:43Il y a un problème ?
01:46Vous voyez le baobab et le cagou.
01:48Le baobab, référence au petit prince, je vous expliquerai tout à l'heure.
01:52Et le cagou qui est l'oiseau de Nouvelle-Calédonie, l'emblème.
01:56Et vous allez voir en quoi.
01:59C'est une métaphore.
02:00Je ne vous parlerai pas des ados qui dansent sous les ponts,
02:03qui ont rejoint les centres spécialisés de la délinquance et de l'exclusion.
02:08C'est bien, pardon.
02:10C'est beaucoup trop peur.
02:11Ah, c'est parce que j'ai un chat de 30 mètres, alors c'est bon.
02:17Je suis professionnelle en théâtre, j'ai fait la tragédie de 30 mètres.
02:24Là, c'est une autre tragédie.
02:27Alors, euh...
02:30Comment ?
02:31Ah, vous préférez parler sans micro ?
02:35Non, non, non.
02:36Non, non, non.
02:37Donc, c'est bien un type de sophrologue.
02:40Voilà.
02:41Exerçant dans un cabinet libéral que je vais présenter les cas aujourd'hui.
02:47Ce sont des consultants qui ont accepté de parler de leur mal-être, de leur angoisse et de leurs difficultés.
02:54Des parents et des adolescents qui éprouvent leur souffrance et qu'ils expriment devant la caméra
02:59dans l'espoir que leur témoignage va servir aux autres à sortir de l'impasse dans laquelle ils se trouvent.
03:05Les techniques de sophrologie permettent d'arrêter le processus répétitif des comportements inadaptés à la situation
03:13et de mettre en mouvement un retour à la vie sociale, d'arrêter l'exclusion, de reprendre la réinsertion dans les études ou dans le travail.
03:22Quand le cadre de mon intervention ne suffit pas, évidemment, je dirige les personnes vers des services spécialisés qui prennent le relais.
03:31J'ai vu tout ça.
03:33Oui, un peu.
03:34La sophrologie est une philosophie et un art de vivre.
03:38C'est aussi une approche thérapeutique globale qui développe la créativité et l'imaginaire.
03:44C'est une ouverture de conscience qui permet de mieux se connaître, d'accepter autrui et de s'adapter aux difficultés, vous voyez toutes,
03:55voire aux traumatismes affectifs et émotionnels qui jalonnent la vie.
04:00Kim, Laurent, Sam, Aurélien, Armand, Bernard, Amandine se sont arrêtés un temps sur le bord de la route.
04:12Ils ont pris un chemin de traverse.
04:15Ils ont emprunté des sentiers où ils ont pu se cacher quelques mois, voire plus d'une année.
04:20Ils ont rejoint d'autres inter-égo, habillés de la même manière, utilisant le même code pour communiquer.
04:28Ceux-là les ont incités à prendre un alcool, un joint ou tout autre produit nocif et licite.
04:35Ils ont retrouvé une libération et l'amitié exclusive d'un groupe où il n'est pas besoin de se prouver quelque chose.
04:42Ils ont ressenti un peu de chaleur humaine, coude à coude, ils ont capté des regards accueillants, des sourires de complicité.
04:50Et pendant un temps, cela peut suffire à penser les blessures, à s'anesthésier et à oublier sa solitude et à croire à quelque chose de différent.
05:05J'ai donné à cette communication le titre « Le Baobab et le canon ».
05:10Vous allez comprendre pourquoi vous vous souvenez certainement du Baobab qui donna tant de soucis au petit prince de Saint-Exupéry.
05:18En effet, depuis quelque temps, il s'extasiait devant les petites pousses vertes qui envahissaient sa planète.
05:29Mais c'était des mauvaises herbes et un jour sa planète devint inhabitable.
05:35Un Baobab avait pris toute la place.
05:38Et je me rappelle de ce père qui se plaignait de son fils Kim, âgé de 16 ans, qui avait envahi le salon depuis plus d'une année.
05:47Sa PlayStation, ses CD, traînaient partout et dès qu'il rentrait, il aigrenait ses affaires dans les pièces communes.
05:55Sa chambre était devenue un taudis, puant le tabac.
05:59Personne n'y entrait, il y invitait ses copains qui avaient l'air d'apprécier.
06:03Cependant, le jeune homme ne comprenait pas que ses parents étaient sans cesse à le mouspiller,
06:07car il se sentait chez lui, partout, et régnait en maître depuis sa prière adolescence.
06:15Les parents exerçaient de lourdes responsabilités et s'occupaient peu de leurs deux garçons.
06:20La femme de ménage tentait de mettre un sang blanc d'ordre à chacun de ses passages.
06:27Et la famille vivait ainsi, car, car.
06:32La thérapie de Kim prit ce problème très au sérieux.
06:35Ce manque de respect de soi-même et de l'autre rendait la vie infernale.
06:40Le père s'excusait de ses pensées sur son fils.
06:43« Est-ce normal que je commence à détester mon fils, madame ? »
06:49Je le vois de plus en plus monstrueux dans sa manière de nous éliminer.
06:53Sa mère lui laisse tout faire.
06:55Elle a peur de le traumatiser par des interdits qu'elle est incapable de tenir.
07:01Je n'ai aucune influence sur lui.
07:03Je donne de l'argent de poche.
07:05Mais c'est tout.
07:06Sans arrêt, il se fait faucher ses affaires.
07:09À mon avis, il les vente pour sa consommation personnelle de cannabis.
07:12Il est nerveux et rien ne le touche.
07:16De temps en temps, il fait des crises.
07:19Le temps de décider de son avenir se pose clairement pour nous.
07:23« Que faire, madame ? »
07:26Les parents s'angoissent sur l'avenir de leurs adolescents.
07:30Mais l'ado, lui, s'angoisse de grandir.
07:34Il a peur de la vie.
07:36Il ne sait pas ce qu'il pourrait faire pour combler le vide de son existence.
07:39Rien ne semble l'intéresser.
07:41Chez papa ou chez maman, le gîte et le couvert sont assurés.
07:46Il est de plus en plus difficile à l'adolescent de prendre son envol.
07:51Il reste dans sa chambre, voire dans son lit, à l'écart, à l'abri.
07:55Il quitte la nuit le nid des parents.
07:58Il investit les quartiers et rejoint le banc qui lui sert à nouveau de nid de protection
08:04contre tout ce qui est famille et société.
08:08« C'est un oiseau étrange qui m'a fait penser à un cadeau.
08:12Cet oiseau est en voie de disparition. Il est en Nouvelle-Calédonie.
08:15Sa particularité, c'est qu'il ne peut plus voler de ses propres ailes.
08:20Sa nourriture a toujours été apportée de son bec.
08:23Il n'avait donc aucune raison, aucun besoin de faire des efforts.
08:30Les muscles de ses ailes se sont atrophiés au fil des années.
08:34Il est maintenant en danger, à la merci des chiens irants,
08:38et incapable de se défendre, de se protéger et de voler en toute liberté.
08:45L'ado jongle entre deux mondes. Il peut facilement mentir. Il en joue.
08:52Il peut chaparder pour se procurer de l'argent. Il trafique ses objets personnels, ses vêtements, ses produits illicites.
09:01Le monde est devenu peu à peu un pays ennemi, hostile, absurde, dont il faut se méfier et où il joue à prendre des risques.
09:12Et nous, en tant que thérapeutes, nous faisons aussi partie de ce monde-là.
09:18Il nous faut des trésors de patience et d'empathie pour gagner sa confiance.
09:25Je me souviens d'un jeune homme de dix-huit ans, Laurent, qui ne quittait plus sa chambre.
09:30Les écouteurs sur les oreilles, il fumait ses joints, sept, huit par jour.
09:34Il ne savait plus combien. Il était dans la capacité de se rendre au rendez-vous à l'heure convenue.
09:39Il avait des tocs de plus en plus nombreux, mangeait peu, dormait mal.
09:42Dans une séance où je lui demandais ce qu'il pouvait attendre de mon aide, voici ce qu'il me dit.
09:47Demande à maman qu'elle me fasse la donation du studio où je pourrais vivre le restant de ma vie, heureux, entre ma musique et ma fumette.
09:57Je n'ai pas besoin de grand-chose. De temps en temps, un petit boulot, il y en a toujours pour me dépanner.
10:02J'ai toujours un copain pour ça.
10:04Je l'ai adressé à une équipe spécialisée qui a soutenu le travail individuel que j'ai fait avec lui en sophrologie.
10:11Aujourd'hui, il est tiré d'affaires, comme Laurent.
10:15Et là, vous allez voir, parce que c'est bien de parler, mais les voir et avoir une habitude.
10:22Voilà la difficulté d'expression de Sam que nous pouvons écouter maintenant. Il a 16 ans.
10:28C'est un premier entretien. Il est en ce moment en rupture scolaire.
10:33Ayant été expulsé d'un lycée, les parents tentent de le faire admettre dans un autre établissement.
10:38Ce n'est pas facile, car il a été dernièrement interpellé par la police.
10:44Il est considéré comme passeur intermédiaire entre le consommateur et le dealer.
10:50Vous entendrez également de courts esprits de l'entretien de sa mère.
10:57Et moi aussi, ce n'est pas facile.
10:59Qu'est-ce que tu lui reprends ?
11:03…
11:11…
11:13…
11:18Non, non, non, non, non, non, non, non.
11:25Mais il y a des fois un problème.
11:35Et d'ailleurs ?
11:37C'est du genre, moi je suis à la fois, je change tout ça, je suis à la fois, comme ça, je suis à la fois, je suis à la fois, je suis à la fois, je suis à la fois, je suis à la fois.
11:50Puis, puis, monsieur, je parle de mon cas, c'est pas un peu de travail comme ça, il s'en passe du temps.
11:58Tu aimes quoi alors, à pas être connu ?
12:02Alors, le cannabis, il y a des gens qui t'ont aidé, quand est-ce que tu as pris le 1er juin, parce que c'est à 8 ans, 9 ans, 10 ans ?
12:13En quatrième.
12:14En quatrième, oui, c'est ça. C'était où, à quel lycée, là ?
12:18Ah oui, c'est ça, Goum, là, c'est margué pour ça. En quatrième.
12:24C'est un dealer extérieur ou c'est des copains ?
12:27Et quelle a été ta première cigarette, comment ça s'est passé ?
12:32Non, ça s'est passé, oui.
12:33Ah non, alors, euh, non, cigarette, pardon, excusez-moi.
12:37Ton premier joint.
12:39Alors, qu'est-ce que tu viens, comment ça s'est passé ?
12:42Je n'ai rien senti.
12:44T'as rien senti ? Et alors, t'as continué à reprendre ?
12:48Hein, non ?
12:49C'est surtout en seconde que tu as pris le joint et puis la cigarette.
12:55Et qu'est-ce que ça te donne comme effet ?
12:59Quand tu t'es mal.
13:01Tu vois que, il y a des...
13:04Tu vois, ça va te réexpliquer.
13:06Oui, c'est ça. C'est ce qu'on dit.
13:08Oui.
13:09C'est ce qu'on dit, ça calme.
13:10Là, là, est-ce que tu sens que tu bouges beaucoup ?
13:12Oui, oui.
13:13Oui.
13:14Et est-ce que c'est fréquent ?
13:15Oui, j'entends ça.
13:16Tout, oui.
13:17Est-ce que, avec le canalisme, ça te calme ?
13:19Oui, oui.
13:20Tu bouges plus ?
13:21Oui, non.
13:22Et je ne sais pas, il y a peut-être le moyen de prendre le canalisme.
13:25Oui, oui.
13:26Oui, oui.
13:27Oui, oui.
13:28Oui, oui.
13:29Oui, oui.
13:30Oui, oui.
13:31Oui, oui.
13:32Oui, oui.
13:33Lorsqu'on parle de rupture sociale, on évoque l'évitement de la vie quotidienne sous toutes ses formes.
13:43Toutes les jeunes s'expriment le désaccord entre les aspirations d'un monde meilleur, le désir d'un monde plus juste et le spectacle de cette société que les adultes ont construite avant eux.
13:54Basé sur les rythmes de travail, sur la notion de l'argent, de la consommation à outrance, très souvent inutile, mais qui recouvre une réalité économique et sociale.
14:02Le raisonnement est tout simple, il n'est pas neuf. Nous avons tous fait le même constat dans notre adolescence. En 68, les mouvements libertaires ont fait fleurir le plateau du Larzac par un bon nombre d'intellectuels.
14:18Deux fils de bourgeois qui s'en sont allés découvrir la nature, l'agriculture et le communautarisme, loin des lobbies économiques et destructeurs de la vraie vie. Beaucoup en sont revenus.
14:32J'étais prof de philo à Montre la Jolie à l'époque.
14:35Notre société est mise à mal par l'adolescent rigide. C'est dit tout ou rien. Ses jugements sont à leur porte-pièce. Il sait peu de choses, car il a beaucoup à apprendre, mais il le refuse.
14:47C'est qu'il est le reflet de notre société et du quotidien dans lequel il vit. Il est dans le virtuel, dans l'image, dans la communication via Internet. Il perd le contact avec la réalité. Il préfère les jeux et les écrans.
15:01Il a du mal à vivre de vraies rencontres. Qu'a-t-il vécu depuis sa naissance ? Que sait-il du monde extérieur ? Quelle lecture ? Quel documentaire ?
15:19Vous allez bien nous voir une vidéo, la vidéo 2 sur le lien social de Aurélien.
15:26Quelles amitiés a-t-il joué ? Quelle ouverture a-t-il sur la vie ?
15:31Quelles sont les fréquentations qu'il a subies pendant toute son enfant ?
15:43Il y a une vie d'affaires. Et je n'arrête pas pour ça que j'essaie de travailler au public.
15:47C'est pour ça que j'essaie de travailler au public un peu partout.
15:50Mais tout m'a infumer après, puisque je m'en vais tellement dans ce genre de travail.
15:55Les traces sont tellement lourds. Et dans la tête, il y a des gens qui est précis comme les bruits, les bruits, les bruits.
16:00C'est assez bon. Donc je suis content dans ta chambre, de me mettre sur mon jeu.
16:04Donc on a des gens avec qui j'aime bien m'amitié et vous détendre avec un petit pétard et un petit film après l'année.
16:11C'est tout, c'est pour ça que j'ai le 9 mai, c'est un mouvement pour être détendu.
16:15Mais bon, ça ne résout pas quoi, mais c'est vrai, c'est que la personne qui est dépressive qui va aller au bar,
16:21si elle se soumet pour oublier tout ça, ce n'est pas la meilleure solution.
16:25J'appelais où je mets le joint, ça faisait du social.
16:34Quand je fumais une cigarette, les gens se rejeunaient entre eux, les clients se revenaient entre eux et discutaient ensemble.
16:41La cigarette, c'était pareil. Pour moi, c'était ce que venait des études de la cigarette.
16:48Le joint, pareil, sauf que c'était un groupe de personnes qui étaient avec des institutions plus ou moins philosophiques,
16:53ou plus ou moins déguérentes. Et tout le monde, voilà, pour m'aider avec Calitanie, c'était assez intéressant, c'était bien.
17:03C'était pas assez compagnonné, mais...
17:06Et là, tu n'avais pas le sentiment d'interdiction ?
17:09Non, non, du tout. Si, il y avait toujours le sentiment d'interdiction.
17:11Ce que j'aimais bien faire, c'était être caché.
17:15Me cacher à chacun de mes parents, tout faire pour ne plus sentir la cigarette,
17:20ou que je vois les yeux rouges, mais ne pas avoir l'air.
17:24J'ai même bien essayé de me contrôler pendant que j'étais également sous l'effet du cannabis.
17:28C'était une décision que j'avais dans la cigarette, de me contrôler d'être, alors que j'étais en train d'être bien.
17:34C'est bien, c'est vrai, je trouvais que c'était marrant, en fait, justement.
17:38L'adolescent n'est jamais seul, personne ne s'est formé seul.
17:56C'est cette interrelation avec l'autre qui nous marque et nous pousse à agir dans un sens ou dans un autre.
18:03C'est l'autre qui aide à nous construire ou à nous détruire, ou les deux ensemble.
18:09Que vivent les parents ? Que lisent-ils ? Que disent-ils ? Quelles sont leurs valeurs, leurs habitudes ?
18:14Qu'ont-ils pu laisser passer dans leurs discours sans s'en rendre compte depuis la naissance de leurs enfants ?
18:20L'ennui du quotidien, les disputes, les avis contre la société, contre l'autorité de l'école, contre la valeur des diplômes ?
18:28Je n'ai pas de diplôme, moi, et puis je travaille et j'ai réussi.
18:32Alors, si mon père n'a pas de diplôme, et bien moi je ne m'en ai pas besoin, bien sûr.
18:39La dévalorisation des individus, l'intolérance exprimée, et combien d'autres paramètres dont on n'a aucune idée ?
18:47Quelles sont les habitudes et les avis des parents perçus par les enfants eux-mêmes,
18:52et qui modèlent leurs actes, leurs pensées, leurs comportements ?
18:55Les parents de ces ados en rupture, ont-ils été sécurisants ?
19:00Ont-ils été castrateurs, caltateurs, générateurs d'angoisse ?
19:06Quelle est la nature du lien qui les unit ?
19:08Ont-ils exprimé leur amour, leur tendresse, par des gestes affectueux ?
19:12Ce n'est pas la peine que je le dise, puisqu'ils le savent que je l'aime.
19:17Si, il faut le dire, oh, moi je n'ai pas l'habitude parce qu'on ne l'a jamais dit à voir.
19:22Des messages valorisants, par des paroles de soutien dans l'effort, par des récompenses et des conseils,
19:28et par des blâmes justifiées qui donnent la règle.
19:33Où ont-ils été si occupés, si perturbés par leur propre angoisse,
19:38ou leur propre stress d'une vie quotidienne difficile,
19:41et d'un travail épuisant qu'ils n'ont trouvé comme signe d'attention à leur donner,
19:46que l'argent de poche.
19:48Les achats de vêtements du dernier look,
19:51ce qui leur a permis au moins de sauver la face,
19:54et de cacher les fissures de l'âme.
19:59Et nous trouvons la culpabilité de l'âme.
20:04Le sable.
20:05Le sable.
20:06Le sable.
20:07Le sable.
20:08Le sable.
20:09Le premier.
20:10Le premier.
20:11Le premier.
20:12Le deuxième.
20:13Le deuxième.
20:14C'est vraiment naturel.
20:15Ça plaît.
20:16Jusqu'à.
20:17La recherche.
20:18effectivement.
20:19Le cannabis.
20:20C'est la séparation.
20:21C'est la séparation.
20:22que lui a particulièrement vécu.
20:23que lui a particulièrement vécu.
20:24qu'on a vécu.
20:25Alors on parlait de communique.
20:26C'est la séparation vécu.
20:27C'est la séparation vécu.
20:28C'est la séparation vécu.
20:29Que lui a particulièrement vécu.
20:30Alors on parlait de communique.
20:31réelle supposée.
20:32C'est vrai qu'on a eu le sentiment.
20:33comme René.
20:34together.
20:35C'est très fort.
20:36Et j'ai toujours le sentiment.
20:37de mettre par.
20:38Et c'est un bon verre.
20:39Ceci n'est pas du tout.
20:40avec le rosée.
20:41Le deuxième.
20:42C'est vraiment naturel.
20:43C'est le tuer.
20:44La recherche.
20:45Effectivement.
20:46du cannabis.
20:47C'est la séparation vécu.
20:48C'est la séparation vécu.
20:49Que lui a particulièrement vécu.
20:52Alors on parlait de communication.
20:55Les réelles.
20:56Supposées.
20:57C'est vrai qu'on a eu le sentiment.
20:58avec René, quand on s'est séparés, qu'on avait expliqué les choses de telle manière
21:03qu'effectivement, il ne puisse comprendre ce qui se passe.
21:06Et même si ça ne nous a pas nécessairement posé des questions,
21:08donc on a eu le sentiment qu'on avait accepté cette situation,
21:15même si on nous disait qu'il ne voulait pas qu'il était à la maison,
21:17qu'il ne voulait pas que chose change, etc.
21:19Mais on avait le sentiment d'un Grégo qui a respecté le mode de vie qu'on avait choisi.
21:23Et en fait, on s'est rendu compte, il y a quelques mois seulement,
21:28en ayant un moment extrêmement difficile,
21:33puisque nous sommes allés voir un jardin.
21:38Il a été repéré comme quoi ? Comme fumeur ou comme dîner ?
21:43Comme fumeur.
21:44Pas comme dîner.
21:46Suspicion.
21:47Suspicion.
21:48De passeur, au moins.
21:49De passeur.
21:50C'est-à-dire celui qui est entre l'intermédiaire,
21:53entre le vendeur et celui qui demande du cannabis.
22:00Alors je ne crois pas qu'il le fasse,
22:02alors c'est peut-être négatif de ne pas,
22:04mais je ne crois pas nécessairement qu'il le fasse pour l'argent.
22:07Je pense qu'il le fait pour remplacer un risque.
22:10C'est celui qui l'a entraîné dans cette aventure.
22:15C'est à la vie et à l'ordre.
22:17Vraiment.
22:17Vraiment.
22:18Et ça, c'est des liens qui sont tellement fortes,
22:23tellement...
22:24Il y a des secrets par rapport à la civile.
22:32La vie, c'est le risque.
22:34C'est accepter les essais, les erreurs,
22:37voire les échecs et les souffrances qui les accompagnent.
22:41On a voulu tout épargner aux jeunes pour ne pas les voir souffrir.
22:44Aujourd'hui, il n'y a plus de risque pour beaucoup d'adolescents.
22:48J'ai reçu dans mon cabinet un jeune homme qui avait raté son bac.
22:52Il vivait dans un milieu aisé.
22:55Brusquement, il s'est mis à pleurer.
22:59Non pas à cause de son échec,
23:01mais parce qu'il venait de recevoir 200 euros pour le consoler.
23:06Il s'est senti très dévalorisé.
23:08Mais même si j'échoue, on me récompense.
23:11On me traite comme un gosse.
23:12Peu importe pour eux si je réussis ou si j'échoue.
23:15Ils n'en ont rien à faire.
23:16Ils veulent juste que je me taise,
23:20que je ne pleure pas.
23:22Ils ne m'écoutent pas.
23:24Il ne faut pas que je dérange.
23:27Je suis aminable.
23:29Mon père, d'ailleurs, me le dit toujours.
23:32C'est vrai que je dénote dans la famille.
23:35Ils ont tous des super métiers.
23:38Avocats, médecins, chirurgiens, etc.
23:41Ils ont fait des études.
23:44Ils sont assez riches pour me payer
23:46jusqu'à la fin de ma vie.
23:49Mon studio,
23:51ma nourriture, ma voiture,
23:54etc.
23:56Je ne vaux rien.
23:59Ce n'est pas leur problème.
24:04Ce n'est pas leur problème.
24:06Vous étiez, vous aussi, avec un autre homme.
24:09Alors là, vous écoutez,
24:11il n'y avait pas cette...
24:12Une mère.
24:13Je n'ai pas la vidéo du fils.
24:15Vous êtes reconstitué,
24:16mais ce n'est pas ce nouvel homme.
24:18Si, si.
24:18C'était ce qui est construit.
24:20Il n'y avait aucun problème.
24:20Je n'ai eu de l'autre.
24:21Mais en fait,
24:23un homme vivait essentiellement
24:24chez son père.
24:26Et chez son père,
24:28c'était en fait
24:29violemment,
24:31déroulant en parlant
24:32et par le geste, etc.
24:35C'est-à-dire le geste,
24:37on vous dit qu'il est geste.
24:38C'est-à-dire qu'il se tapait.
24:41Il se tapait dans les enfants.
24:42Il se tapait dans les enfants.
24:43Est-ce que le père tape perdre ?
24:46Le père, non.
24:49Je ne pense pas.
24:51Parce qu'en fait,
24:51un homme ne m'en a jamais parlé.
24:53Par contre,
24:54la femme qui vivait avec lui
24:56le tapait par l'humour.
24:58Parce qu'elle a vraiment
24:59un problème relationnel important
25:01avec les hommes.
25:01et elle l'humidait en permanence.
25:06Qu'est-ce qu'elle lui disait ?
25:07Elle lui disait qu'il n'aurait rien,
25:10mais que c'était un sale d'or.
25:12Il voulait et il a dit.
25:13Oui.
25:14Donc, c'est...
25:15On avait sept ans comme ça.
25:17Sept ans.
25:17Oui.
25:18Et vous l'aviez une fois ?
25:20Ah oui, quels sur deux ?
25:21Ah oui, quels sur deux seulement ?
25:22Voilà.
25:23Vous n'aviez pas la garde ?
25:25Non, je ne l'avais pas.
25:26En fait, c'était d'un commun accord.
25:29On ne voulait pas séparer
25:30nos deux enfants.
25:33Ma fille est née
25:34quand on avait eu cette séparation.
25:36Je lui ai donné
25:37un peu de psychiatre
25:39car elle avait les comportements
25:40quand son père partait
25:41qui étaient différents.
25:44Dès que son père partait,
25:45trois ans,
25:46elle se faisait rire.
25:48Elle mournait.
25:49Il y a eu une crise meneuse.
25:52Donc, je lui ai donné
25:53chez un peu de psychiatre
25:54qui a suivi pendant
25:55cinq, six séances
25:57et qui est une petite séance
25:59avec une écoute
25:59« Madame, je suis désolée
26:00de vous dire ça,
26:01mais votre fille a une profondeur
26:02de l'éducation de terre.
26:04Malgré son âge,
26:05c'est une décision
26:06qui vous incombe.
26:09Soit vous continuez comme ça
26:11mais vous allez avoir
26:12beaucoup de difficultés
26:14dans l'éducation de votre enfant,
26:16soit vous décidez, en fait,
26:17de donner
26:18l'éducation de votre fille
26:21auprès de votre famille.
26:22Pour moi,
26:23les enfants avaient tellement
26:24subi un choc émotionnel
26:28à la suite de cette rupture
26:29que je n'ai pas voulu
26:31les espères
26:32parce qu'ils étaient
26:32très très proches.
26:34Donc, j'ai demandé
26:34à mes sains-bri
26:35de prendre
26:36les deux enfants.
26:37Pour Bernard,
26:48un autre cas,
26:49aujourd'hui,
26:50ingénieur brillant
26:51de 23 ans
26:52qui s'ennuie dans sa vie
26:54et n'a pris
26:55aucun engagement sérieux.
26:58Il vit une vie affective
26:59pauvre d'attachement.
27:00Il n'a pas d'envie.
27:01Le travail est son seul ancrage.
27:03Pourtant,
27:03il n'y trouve aucun intérêt.
27:04Il se sent à côté
27:06en rupture sociale.
27:08Ses relations avec ses collègues
27:09sont minimalistes.
27:10Il ne trouve pas sa place
27:11dans le monde des adultes
27:12alors qu'il s'est conformé
27:14à toutes les règles.
27:16Il se sent imposteur.
27:18Depuis son enfance,
27:19il a fait ce qu'on lui disait
27:20de faire.
27:21Il a évité le conflit
27:22avec une mère très fusionnelle,
27:23étouffante.
27:24Il admire son père
27:25qui n'a jamais eu
27:26le temps à lui offrir.
27:27Cet homme, son père,
27:29à 60 ans,
27:30retiré des affaires,
27:31enfin,
27:32commence à parler
27:33à son fils.
27:35Bernard devrait être heureux.
27:36Il s'ennuie.
27:37Pour préserver les jeunes
27:38d'une dérive marginale
27:40et libertaire,
27:41les parents les couvrent
27:42et leur fixent
27:43des règles rigides.
27:44Et l'oiseau,
27:45le cagou,
27:46ne peut plus voler.
27:48Il ne peut pas
27:49s'engager dans la vie.
27:50Les relations amoureuses
27:51sont difficiles.
27:52La communication
27:53avec les autres
27:53n'apporte aucune sécurité.
27:55Il a perdu le contact
27:57avec lui-même
27:58et ne sent plus
27:59le désir de la liberté.
28:00Je dirais
28:01qu'il a peur
28:01de la liberté.
28:02La vraie rupture,
28:06c'est la rupture
28:07d'avec soi-même.
28:10Beaucoup d'ados
28:10sont des cagons.
28:12Ils restent collés
28:13à la terre,
28:14ils ne cherchent pas
28:14la rupture,
28:15ni matérielle,
28:16ni intellectuelle,
28:17puisqu'elle est toujours
28:18à la portée
28:19de son bec.
28:20Les ailes sont devenues
28:24superflues.
28:26La déception
28:26d'un premier amour
28:27est aussi une cause
28:28de la rupture
28:28de confiance
28:29envers l'être humain.
28:31L'échec amoureux
28:31est une des premières
28:32gifles de la vie.
28:34La perte de l'objet
28:35d'amour
28:35dans ses premiers matins
28:36où l'on croit
28:37à la beauté du monde,
28:39à l'avenir,
28:41aux valeurs,
28:42de justice,
28:43de vérité
28:44et de bien.
28:46À l'aube de la vie,
28:47alors qu'on donnerait
28:48son âme,
28:49on découvre
28:50la lâcheté,
28:53la cupidité,
28:55la trahison.
28:58Certains se sont tués,
29:00de nombreux suicides
29:01que vous connaissez
29:02et que j'ai eus
29:03autour de moi,
29:05heureusement pas
29:06de mes ados.
29:08D'autres,
29:09comme Fabien,
29:09ne se sont pas remis.
29:11Il fuit des relations,
29:12il a perdu toute illusion
29:13sur les femmes,
29:14il a été humilié,
29:15bafoué devant ses copains,
29:17il ne l'accepte pas,
29:18qui n'a été pas préparé
29:19dans son éducation
29:20à ce type d'échec
29:21et il s'est réfugié
29:22dans un sport
29:23à haut risque,
29:25un surfeur
29:26de très haut niveau
29:27que j'entraîne
29:28et il vit en marge,
29:29j'entraîne en surfologie,
29:31et il vit en marge
29:32de la société.
29:34On ne sait pas à quoi.
29:37Justement,
29:38ça tombe après,
29:39vidéo 6,
29:40les relations amoureuses
29:41de marge,
29:42c'est toujours pas la mère,
29:52je le sais.
29:52est-ce qu'il a cherché
29:53l'amour
29:54au cœur d'une femme
29:55volcanique ?
29:57Donc,
29:59il a cherché l'amour
30:05au cœur d'une femme
30:06volcanique,
30:08donc,
30:08qui avait le même comportement
30:11que la rue
30:13de mon ex-marie,
30:15tantôt Karina
30:15et tantôt
30:17très violente
30:18dans les gestes
30:19et dans les mœufs.
30:20C'est-à-dire
30:21qu'elle le battait ?
30:22Oui, absolument.
30:23Et j'ai retrouvé
30:24mon fils
30:25à des états
30:25déploiements.
30:26Alors,
30:27en fait,
30:27les deux
30:28se battaient
30:30et vous n'en rendez pas
30:32compte au départ ?
30:33Au départ,
30:34je ne me rendais pas compte.
30:35Ça a duré
30:35pendant combien de temps
30:36leur relation ?
30:37Leur relation
30:38a duré
30:39pendant un an et demi.
30:42C'est là
30:42que j'avais rencontré
30:43les deux.
30:44C'est tout.
30:45Et il n'arrivait pas
30:46non plus
30:46à se défaire
30:47dans cette...
30:48Donc,
30:48en fait,
30:49est-ce qu'il reprenait
30:50et reprenait
30:50le même schéma
30:51de son père ?
30:51Voilà,
30:52c'est ça.
30:52Il reprenait
30:52le même schéma.
30:57Vous avez compris
30:58qu'Armand fait
30:59une chose
30:59et ne se fait battre
31:00par la femme.
31:01Comme d'habitude,
31:02le père fait
31:03la concubine
31:04de cette femme
31:05qui est là.
31:06Et Amandine
31:07qui a vécu
31:08à 14 ans
31:08sa première relation
31:09amoureuse
31:10avec un jeune homme
31:10de 20 ans,
31:12deux ados,
31:13délicant,
31:13alcoolique
31:14et fêtard,
31:15lui aussi
31:15en rupture sociale.
31:17La sophrologie
31:18lui a donné
31:18le respect
31:19d'elle-même
31:19et le détachement
31:20serein
31:20de son traumatisme
31:21et l'envie
31:22de nouveau
31:23de croire
31:23en la vie.
31:24Aujourd'hui,
31:25elle respire la vie.
31:27C'est le titre.
31:28quels sont les signes
31:30avant-coureurs
31:31de la rupture sociale
31:33chez l'enfant ?
31:34La violence
31:34à l'école,
31:36toujours.
31:37Les bagarres,
31:38les gènes de pierre,
31:39l'objet de toutes sortes,
31:40les menaces,
31:41le refus
31:41des contraintes,
31:43les injures,
31:45les colères subites.
31:48C'est comme un pied
31:48de nez à la société,
31:49à l'autorité,
31:51aux lois,
31:53sous toutes ses formes.
31:54Les résultats scolaires,
31:56bien sûr,
31:56sont en baisse.
31:57Les absences se multiplient,
31:58tout est évoqué,
31:59céphalées, colites,
32:00douleurs inexpliquées.
32:01La violence est une éruption,
32:03incontrôlée d'épulsions,
32:04une énergie qui explose.
32:07Je suis comme une cocotte minute.
32:09Il est nécessaire
32:10d'en rechercher les causes.
32:11Cela révèle quelques surprises.
32:14Comment sortir de l'impasse
32:16que crée la rupture
32:17des liens sociaux ?
32:24C'est la rencontre
32:46de la sophrologie.
32:47C'est la rencontre
32:48de la sophrologie.
32:49Il y a une solution
32:50à ton mal-être.
32:51Tu te vas pour essayer
32:52de retrouver une qui est là.
32:54Tu devrais te placer
32:55la sophrologie.
32:57Donc,
32:58moi, j'ai mon ami,
33:00j'ai discuté sur son fils,
33:01etc.
33:01C'est beaucoup plus bien.
33:03Donc,
33:04il a donné l'adresse
33:05de ce cadenier
33:06de la sophrologie.
33:10Et,
33:10j'ai dit,
33:11un bris.
33:13C'est vraiment
33:14de Bouchard,
33:15c'est ça,
33:16de Bouchard,
33:17c'est ça.
33:19Ne me dites pas
33:20de ventures.
33:20Je ne peux pas.
33:21j'ai mis mon fils
33:23là-bas
33:24pendant
33:24trois séances
33:26et
33:27j'ai vu que mon enfant
33:29était super bien
33:30après,
33:31parce qu'il a fait
33:33un massage
33:34de détente
33:37en me faisant parler
33:39d'un retour
33:42à l'enfance,
33:44en faisant venir
33:44des couleurs,
33:45des visages,
33:46à l'âge,
33:46etc.
33:47Mais mon enfant
33:48ne m'enissait pas plus.
33:49Je le trouvais
33:49simplement
33:50détendu.
33:52Et,
33:53mais ça n'avançait pas.
33:57Je me suis dit,
33:57bon,
33:58il faut devoir
33:58être un peu plus patient.
34:01Entre temps,
34:01on avait changé
34:02d'école.
34:02Il est allé
34:03à la CCI
34:04parce que là-bas,
34:06de toute façon,
34:07il s'était fait virer
34:07tout simplement.
34:08Et ça,
34:08c'est plus grave.
34:09Et aussi moins.
34:11Et à la CCI,
34:12j'ai été convoquée
34:15parce que
34:15Arnaud a eu
34:16un comportement
34:17lors d'une crise
34:19de bec
34:20avec un autre élève
34:21de 7 ans
34:22sans défendre.
34:23Peut-être qu'il a insulté
34:24Arnaud
34:25avec la main
34:26un peu lourde
34:26et ils se sont battus
34:28dans un sein
34:29de l'éducation.
34:30Donc,
34:30j'ai été convoquée
34:30par ça.
34:32Et la responsable
34:34de la formation
34:35Arnaud
34:36m'a dit
34:37« Ecoute,
34:38Arnaud,
34:39on parle de ce discipline,
34:40on parle de la philosophie,
34:42ça va te permettre
34:43de gérer justement
34:46tes intuitions
34:47et de tout le reste
34:48que ça fait vite et bien. »
34:50Et je lui ai dit
34:50« Ecoutez,
34:52j'essaye,
34:52il a commencé,
34:54mais
34:55vous avez peut-être
34:57quelqu'un
34:58d'autres conseils. »
35:00Et elle,
35:01elle m'a parlé
35:02spontanément
35:03de votre bureau
35:04de votre cabinet
35:07et il m'a demandé
35:08de prendre
35:10un rendez-vous
35:13le plus tôt possible
35:14afin de parler déjà
35:15de ce qui s'était passé
35:16au temps d'avant
35:16et de ce qui pourrait
35:18se faire
35:19avec vous.
35:22Et voilà,
35:23c'est comme ça
35:23que je suis venue
35:24et vous avez aussi
35:26vous êtes aussi
35:28allé là-bas
35:29avec ça.
35:30Parce qu'en fait,
35:31je voulais savoir
35:32une conscience
35:33ce qu'elle me faisait faire
35:34comme j'aurais
35:35tout simplement
35:35qu'il était un homme
35:36en ce temps
35:37mais que l'on humain
35:38était parti
35:39comme une toupie
35:40et qu'il continue
35:41à sécher ses cours
35:42etc.
35:45Je me suis demandé
35:46ce qu'il se passait.
35:48Donc je suis allée,
35:49j'ai compris
35:49mais en effet,
35:50c'était un massage,
35:51un stage,
35:52ça m'étant,
35:54je me suis dit
35:54que je me suis dit
35:55que je me suis dit
35:55que je me suis dit
35:55que je me suis dit
35:57que je me suis dit
35:57que je me suis dit
35:58que je me suis dit
35:59que je me suis dit
36:00mais rien de plus,
36:02absolument rien.
36:04Moi,
36:05par rapport en fait
36:06à la musique
36:07que j'avais fait
36:07que je me faisais passer,
36:10je me faisais venir
36:11des paysages
36:12c'est pas un naissant.
36:13Par y en parlant ?
36:15Non, non, non.
36:15Non, non, non.
36:17On ne m'a jamais fait
36:19une synchronisation de base
36:22d'inspiration
36:23et d'inspiration.
36:35Donc je vais rapidement
36:37passer sur la rencontre
36:39de la sophologie
36:39parce que tout le monde
36:40connaît
36:41ce qu'il faut faire
36:43plutôt que le massage.
36:45Il y a des massages
36:47mais moi je ne sais pas
36:48les faire.
36:48bon,
36:52toujours le massage
36:53sophronique.
36:56Donc il faut trouver
36:57le point névralgique
36:58de la cuirasse
36:59à le talon d'Achille.
37:02Je pense que
37:03c'est très important
37:03c'est de
37:04établir une relation
37:08de confiance.
37:10Ça c'est une gâchure.
37:11parce qu'avec les ados
37:13elle est essentielle
37:15cette étape-là.
37:16Aucune technique
37:17n'est possible.
37:18Peut-être le massage
37:19justement
37:20mais ça c'est pas mon truc.
37:21Prendre la mesure
37:22de ce qui est le plus réel
37:24pour lui
37:24son corps souffrant.
37:26C'est le retour au corps
37:28sophologique.
37:28Ses difficultés
37:29d'entendre
37:29je vais passer tout ça.
37:31La respiration abdominale
37:33enfin etc.
37:34Bon.
37:35Nous parlons aussi
37:36de l'incompréhension
37:37qu'il ressent
37:37de la part de son entourage.
37:39Je passe
37:40parce qu'il faut avancer.
37:42C'est comme en thérapie
37:43il faut quand même
37:44un peu avancer.
37:46Et s'il est possible
37:47de rencontrer la famille
37:48le père, la mère
37:49les deux ensemble
37:49ou séparément
37:50nous pouvons nous en réjouir
37:51pas trop vite.
37:53Ne vous réjouissez
37:54pas trop vite.
37:55Car cela peut être
37:56une source
37:57de complications.
37:59La mère devient
37:59jalouse de vous.
38:00Je ne vais pas marquer
38:01dans mon papier
38:01mais je...
38:02Mais les entrevues
38:04ne sont pas toujours souhaitées
38:05par l'adolescent
38:06qui trouve là
38:07une forme de complot
38:08un peu paranoïaque.
38:10très nocive
38:10pour la confiance
38:11déjà si difficile
38:12à mettre en place.
38:14Mais en étudiant
38:15l'entourage affectif
38:16de l'adolescent
38:17en rupture sociale
38:18on peut facilement
38:20repérer
38:20le dysfonctionnement.
38:22Les problèmes relationnels
38:23avec le père
38:23avec la mère
38:24il n'y a pas que le divorce
38:26qui perturbe
38:26le système familial.
38:28Je dirais
38:29d'une manière
38:30un peu
38:30abrupte
38:31il vaudrait mieux
38:32divorcer.
38:33La relation
38:34d'un couple
38:35toxique
38:36crée
38:37un empoisonnement
38:37psychique
38:38plus grave
38:40souvent.
38:41Non seulement
38:41pour chacun
38:42des partenaires
38:42du couple
38:43mais pour les enfants
38:44qui vivent autour.
38:45Ils baignent
38:45dans un climat
38:46qui retire
38:47le goût de vivre
38:48et le sens
38:49de leur vie.
38:50C'est bien là
38:51qu'ils rencontrent
38:52la première fois
38:53le mépris
38:54de l'autre
38:55la possibilité
38:56de faire souffrir
38:57l'autre
38:58l'indifférence
39:00et l'angoisse.
39:03Dans les séances
39:03de sophrologie
39:04la philosophie
39:05de la vie
39:07est discutée
39:08à partir
39:09à partir
39:11d'exemples
39:12concrets
39:13que le jeune
39:13apporte
39:14dans l'entretien.
39:16C'est ainsi
39:17que l'on fait surgir
39:18un chemin de vie
39:18des objectifs
39:20des intérêts
39:21des désirs
39:22une envie
39:23et peut-être
39:24une passion
39:25au moins
39:26une orientation
39:27un vecteur
39:29d'efforts
39:30pour atteindre
39:30le plaisir
39:31de vivre
39:32et d'agir.
39:36La sophrologie
39:36c'est quand même
39:37l'action positive
39:38et l'action
39:39c'est pas qu'à penser
39:40penser
39:41pour agir
39:43positivement
39:44créer
39:44positivement.
39:47Et les effets
39:48bénéfiques
39:48d'un entretien
39:50on va passer
39:52on va passer
39:55et puis il y a
39:56des petits miracles
39:57quand brusquement
39:58la prise de conscience
40:00se fait
40:00les ressources
40:02personnelles
40:02de l'individu
40:03ont été réveillées
40:04on ne sait pas
40:05par quoi
40:05par quelle technique
40:06recouvrante
40:07découvrante
40:08analytique
40:09comportementale
40:10c'est un mot
40:12une image
40:14une métaphore
40:16laquelle
40:17on ne sait
40:18quelle évocation
40:19a pu faire
40:20jaillir la source
40:22où l'ado
40:23enfin va pouvoir
40:24étancher sa soif.
40:25c'est cela
40:27le miracle
40:28de la rencontre
40:29du consultant
40:31et de l'adolescent
40:35de l'adolescent
40:37et du thérapeute
40:39et quelles que soient
40:40nos méthodes
40:41quels que soient
40:43nos outils
40:43il y a dans une thérapie
40:45une part
40:45d'indicible
40:46d'irrationnel
40:49d'intransmissible
40:51qui opèrent
40:53le changement
40:54oui
40:55on peut détourner
40:57l'obstacle
40:58oui
40:58on a des ressources
40:59personnelles
41:00insoupçonnées
41:01qui se réveillent
41:02oui
41:02on a de l'énergie
41:03vitale
41:04créatrice
41:05pour contourner
41:06ces obstacles
41:07pour construire
41:08un pont
41:08oui
41:09la foi
41:10transporte
41:11les montagnes
41:12la flamme
41:14que l'on avait
41:14cru étouffée
41:15retrouve
41:17force
41:17et vigueur
41:18et s'alimente
41:20du goût
41:20intraduisible
41:21de la vie
41:22l'enthousiasme
41:24renaît
41:25on redevient
41:27le créateur
41:27de sa propre vie
41:29tous les efforts
41:30concourent
41:31à ouvrir
41:31une brèche
41:32dans ce qui était
41:33un mur
41:34à créer
41:35l'envie
41:36l'envie
41:38de vivre
41:39de déguster
41:40la jouissance
41:42légitime
41:44de la vie
41:46merci
41:48de votre présence
41:49et de votre attention
41:50vous allez voir
41:51un tout petit film
41:52tout petit
41:53sur les signes
41:57sur le canard
41:57de Strasbourg
41:58qui est une
42:00métaphore
42:00pour moi
42:01le vrai
42:02petit canard
42:03le petit
42:04vous savez
42:04c'est l'histoire
42:05de l'éveillé
42:05un petit canard
42:06la preuve
42:16c'est pas
42:17on est toujours
42:18dans le cagou
42:18quoi
42:19tu peux le tirer
42:35de la petite clé
42:36ça fait rien
42:37c'est magnifique
42:39j'ai failli apporter
42:41le cd
42:41ça aurait été pareil
42:44ah ça aurait été pareil
42:45on remercie
42:47de votre attention
42:48bienveillante
42:49ensuite
42:56on fait
42:58le travail
43:00qu'il veut
43:00quelle est votre
43:01demande aujourd'hui
43:02ensuite
43:03on fait le cd
43:05voilà
43:05ok
43:06alors
43:07aussi
43:07je fais
43:08puisque je suis
43:09sophrologie analytique
43:10et comportementale
43:11je fais donc
43:12je peux faire aussi
43:13de la sophro
43:14analyse
43:15je suis sophrologue
43:16analyste
43:16et c'est à dire
43:18que je fais
43:18le cycle supérieur
43:20le cycle inférieur
43:21de Schultz
43:21c'est le cycle supérieur
43:22de Schultz
43:23avec les mots
43:24très précis
43:25il y a un grand
43:26protocole
43:26de la sophrologie
43:27analytique
43:27ça c'est
43:29il faut compter
43:31normalement deux ans
43:32avec des
43:32certains
43:33celui qui
43:34qui s'ennuie
43:36terriblement
43:36de la vie
43:37c'est ce que je fais
43:38je fais une sophrologie
43:38analytique
43:39sur deux ans
43:41avec des
43:42donc
43:43lois
43:43associations libres
43:45comme Freud
43:46avec
43:46bon
43:47je suis psychanalyste
43:49donc Freud
43:49mais aussi avec
43:50les images
43:51de Jung
43:52et puis
43:53bon
43:53la participation
43:54en théorique
43:57de Lacan
43:57entre le sujet
43:59de moi
44:00et aussi
44:02je fais
44:03des
44:04sophromnésies
44:05importantes
44:06avec le livre
44:06de la vie
44:07qui s'ouvre
44:08je fais des métaphores
44:10prises
44:10avec le
44:11avec le patient
44:12et avec
44:14ces métaphores
44:15je les développe
44:15avec lui
44:16ça peut être
44:17des métaphores
44:17très variées
44:18le chemin
44:19quelque chose
44:20qui ouvre
44:21bon
44:21est-ce que ça vous va ?
44:25bon
44:25d'accord
44:26merci de la question
44:28c'est intéressant
44:29parce que
44:29ça me permet
44:30d'être pratique
44:31je suis très pratique
44:32dans mon interview
44:33je voulais vous poser
44:35une question
44:36oui
44:37vous parlez
44:41de la rencontre
44:43avec les adolescents
44:43les parents
44:44et je voulais savoir
44:45comment
44:46comment vous motivez
44:47les adolescents
44:49à rester dans votre cabinet
44:50à rester
44:51parce que
44:52les difficultés
44:53c'est ça
44:53je pense
44:53ben ils m'aiment
44:55ils reviennent
45:02et ils reviennent
45:04pour des tas de choses
45:05je vais vous dire
45:06le dernier
45:07celui-là
45:08celui qui était
45:09avec ses playstation
45:10c'est un ccd
45:11il revient
45:12il est parti
45:13maintenant
45:13il est parti
45:14à Paris
45:15parce que
45:15Nouméa et Paris
45:17c'est
45:17les allers-retours
45:18vous savez
45:19on est très loin
45:20vous voyez
45:21vous creusez la terre
45:22et vous vous retrouvez
45:23chez moi
45:24d'accord
45:25c'est vos antipodes
45:26exactement
45:26mais nous faisons
45:28sans arrêt
45:28moi je viens
45:29trois fois par an
45:30à Paris
45:30tout le monde
45:32bouge énormément
45:33nous sommes tous
45:34très curieux
45:36et ce jeune homme-là
45:38et bien il vient
45:39pour ses problèmes
45:40je fais de la sexothérapie aussi
45:42et bien j'ai plein de biques
45:44dans la tête
45:44est-ce que je suis homosexuelle
45:45ou pas
45:45ben voilà
45:46c'est aussi ça
45:48c'est tout
45:48vous voyez
45:49donc ils reviennent
45:50pour tous leurs problèmes
45:52oui parce qu'il me semble
45:53qu'au départ
45:54la demande
45:54est-ce que vous faites
45:55par les parents
45:55oui
45:57là celui-là
45:58Sam
45:58Sam là
45:59qui arrive
45:59il arrive
46:01il veut revenir
46:03il veut venir
46:03parce que là
46:04je suis partie
46:04il a dit
46:05oh là là
46:06tu parles
46:06il m'a dit
46:07ben oui
46:07il faut bien
46:08que j'aille me former
46:09informer
46:10s'informer de tout
46:11et alors il accepte
46:13mais ils sont très
46:14en colère
46:14déjà tu t'en vas
46:16je suis comme les autres
46:18je m'en vais
46:21ce qu'il y a
46:23c'est qu'il faut
46:24beaucoup donner
46:24de soi-même
46:25beaucoup donner
46:26de soi-même
46:28il faut être
46:29écoré
46:29je m'excuse
46:32mais j'ai deux questions
46:33à poser
46:33ou ne vous excusez pas
46:35non vu le temps
46:37une première question
46:38qui est une question
46:39qui a parlé de fond
46:39une deuxième question
46:40qui est une question technique
46:41alors la première question
46:42c'est pour reprendre
46:44les termes
46:45que vous employez
46:46les images
46:46est-ce que vous ne pensez pas
46:47que notre société
46:48en crise
46:49fabrique des cagous
46:50ben oui
46:52c'est ce que j'ai dit
46:53et sous cette lumière
46:55qu'est-ce que vous pensez
46:56du allongement
46:57du phénomène d'adolescence
46:58c'est-à-dire qu'on est
47:00adolescent de plus en plus
47:01longtemps
47:01ah mais alors là
47:03vous soulevez un gros problème
47:06parce que moi
47:06quand j'ai commencé
47:07l'enseignement
47:08ça fait 40 ans
47:09j'ai fait 40 ans
47:09je suis quand même
47:10retraitée de l'enseignement
47:1140 ans
47:12j'étais pas majeure
47:14j'étais majeure
47:16qu'à 21 ans
47:17mais j'avais
47:17dans ma classe de philo
47:19oui j'avais 18 ans
47:24et dans ma classe de philo
47:25j'avais des élèves
47:26de 21 ans
47:27qui était majeure
47:29qui triplait
47:29et moi
47:31je venais
47:32j'avais 19
47:32je sais pourquoi
47:33mais j'étais pas du tout
47:34majeure encore
47:35et nous avons lutté
47:37pour avoir
47:38la majorité
47:39à 18 ans
47:39et l'inverse
47:41s'est retourné
47:42puisque maintenant
47:42à 18 ans
47:43moi je travaillais
47:44j'ai fait mes études
47:46à 18 ans
47:46j'ai fait mes études
47:48toute seule
47:49et bien
47:50eux
47:50on les a poussés
47:52et maintenant
47:5225 ans
47:53et 30 ans
47:54pourquoi pas
47:55et en fait
47:56ils ne sont même pas majeurs
47:57donc nous
47:58parce que nous étions majeurs
47:59à 18 ans
48:00nous avons réclamé
48:01j'ai été de cela
48:02dans la rue
48:03on a manifesté pour ça
48:0568 etc
48:06vous voyez ce que je veux dire
48:08et bien
48:09on a lutté pour ça
48:10et aujourd'hui
48:12et bien on se dit
48:13que finalement
48:14on aurait dû rester
48:14à 21 ans
48:15parce que finalement
48:17ils s'en fichent complètement
48:18de voter à 21 ans
48:19oui je suis d'accord
48:20et la question de fond
48:22c'était quoi ?
48:22non la question de fond
48:23c'était celle-là
48:24ah c'était celle-là
48:25et la question
48:25concernant
48:26concernant
48:27la fin de votre intervention
48:29vous avez dit
48:30que vous utilisez
48:31le cycle supérieur
48:32du training autogène
48:33de Schultz
48:33alors moi aussi
48:34je suis particulier praticien
48:35et quoique profondément
48:37en sophologue
48:37je fais aussi
48:38du training autogène
48:40et
48:40est-ce que vous pouvez préciser
48:41un petit peu
48:42parce que le cycle supérieur
48:43du training
48:43en France
48:44il est quasiment ignoré
48:45oui bien sûr
48:46il n'y a que Jean-Pierre Hubert
48:48qui l'a reçu
48:49de Schultz
48:51élève de
48:51Schultz
48:55oui
48:56l'a passé
48:57de Bussingen
48:58Bussingen l'a passé
49:00à Hubert
49:00c'est de la passe
49:01tout à fait
49:02et Hubert
49:03l'a passé à ses élèves
49:04mais attendez
49:04il y a au moins
49:05il y a fait au moins
49:061500 sophrologues
49:08et tout le monde
49:09en a parlé
49:10enfin on en a entendu
49:11parler dans les cours
49:12moi j'ai
49:13complètement fait ça
49:14et complètement
49:15concrètement
49:17ma question
49:17c'est au niveau
49:18du cycle supérieur
49:19à la SFRP
49:20dont je fais partie
49:20on essaie justement
49:21de le populariser
49:22en France
49:22et qu'est-ce que vous utilisez
49:24comme exercice
49:25là
49:26c'est une analyse
49:27la concentration
49:28sur les couleurs
49:29la concentration
49:29sur les valeurs
49:30la couleur
49:30c'est la première
49:31premier
49:32il faut lire
49:33mes livres
49:34c'est écrit dans mes livres
49:35permettez-moi
49:37de vous demander
49:38oui alors
49:39couleur
49:39première
49:40couleur propre
49:41donc ça
49:42tout le monde connait
49:43laissez venir une couleur
49:45la couleur qui vous va
49:46deuxième
49:47vous avez un objet
49:49un objet naturel
49:51que je ne vous dirai pas
49:52car tous les mots
49:52normalement
49:53ne sont pas donnés
49:54puisque c'est la passe
49:55pour savoir si vous avez fait
49:56une sophrologie analytique
49:59de type Schultz
50:00supérieur de Schultz
50:02et bien il faut être capable
50:04de nous sortir
50:05les mots
50:06sur lesquels
50:07nous allons travailler
50:08il y en a au moins neuf
50:09au moins
50:09plus sont faits
50:11à l'intérieur
50:11évidemment
50:12le
50:13le
50:14le
50:15le test de Hume
50:17modifié par Abresol
50:18et aussi
50:20tous les mots
50:21qui reviennent
50:22par exemple
50:22un mot qui est très souvent donné
50:24dans les sources
50:24et je parle
50:25je dis
50:26la dette
50:28la dette
50:29j'ai une dette
50:31bon
50:32c'est un mot
50:33que souvent
50:33les
50:35les patients
50:36analysants
50:37utilisent
50:38je prends ces mots là
50:39mais ça ça ne s'apprend pas
50:40il faut le vivre d'abord
50:42ce n'est pas une recette
50:43presque bouton
50:44comme les américains
50:45qu'est-ce que vous avez
50:46clac
50:46et bien voilà
50:47je vais vous sortir
50:47le mot
50:48non
50:49ça s'apprend sur deux ans
50:51ça travaille sur deux ans
50:53et c'est très fort
50:54parce que
50:54on commence d'abord
50:56par une sophronisation de base
50:58que faisait pas Freud
50:59et on est en quasi
51:01hypnose
51:02sophroliminale
51:04de toute façon
51:04ces mots là
51:05ne servent à rien
51:05recouvrent quelque chose
51:07qui se module
51:08les états de conscience
51:09qui en fait
51:11sont
51:11le mot
51:15c'est comme ça
51:15d'accord
51:16et quand nous sommes profondément
51:18installés
51:20dans ce niveau
51:20sophroliminal
51:21que les hypnothérapeutes
51:22car je suis aussi
51:23je suis
51:24que les hypnothérapeutes
51:26vont appeler
51:27trans
51:27voilà
51:28vous voyez
51:29et c'est comme ça
51:30vous avez compris
51:31je vous ai quand même
51:32expliqué
51:33merci beaucoup
51:35une dernière question
51:4030 secondes
51:41je pourrais parler 5 heures
51:45sans arrêt
51:45oui
51:48Guylaine
51:50merci pour
51:51je suis là
51:53ah oui
51:55merci pour
51:58ces vidéos
52:00c'est toujours
52:01très intéressant
52:02de voir
52:03comment travaillent
52:05les confrères
52:07je voudrais
52:08simplement un peu
52:09modéler
52:10ce que tu dis
52:1268
52:14c'est pas que
52:14des bourgeois
52:15sur les banalins
52:16c'est aussi
52:17des usines occupées
52:18aujourd'hui
52:20si les jeunes
52:21ont tellement de mal
52:21à quitter des parents
52:22c'est parce qu'il n'y a pas
52:23assez de travail
52:24bon
52:25il y a des choses
52:27comme ça
52:27qu'il est important
52:28de dire
52:28et surtout
52:30évitons de généraliser
52:32oui
52:32je suis tout à fait
52:33d'accord avec toi
52:34surtout qu'en 69
52:36comme j'étais maîtresse
52:37auxiliaire
52:38j'ai connu
52:38j'ai connu
52:40la liste
52:41de la NPE
52:41et nous n'avions pas
52:43à l'époque
52:43aucune
52:45aucun subside
52:47on n'était pas payé
52:48quand on était en chômage
52:49de l'éducation nationale
52:50et il faisait en sorte
52:52d'arriver
52:53en fin novembre
52:55pour gagner de l'argent
52:56et nous arrivions
52:57maître auxiliaire
52:59de philosophie
53:00nous arrivions
53:01ok
53:02merci beaucoup
53:03donc je connais
53:04je connais le chômage
53:05j'ai connu le chômage
53:06et j'ai douté
53:10je suis d'accord
53:10pour m'arriver
53:11dix fois
53:12j'ai connu le chômage
53:14je suis d'accord
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