- 25/06/2025
Les Vraies Voix responsables avec Dr Michel Mouly, gynécologue, chirurgien et cancérologue, co-auteurs d'"Hormones : la vie commence à 50 ans ! Les clefs pour préserver votre santé, votre sexualité, votre couple" publié aux éditions Leduc ; Dr Carole Burté, spécialiste en médecine sexuelle et en andrologie, co-auteure d'"Hormones : la vie commence à 50 ans ! Les clefs pour préserver votre santé, votre sexualité, votre couple" publié aux éditions Leduc ; Dr Pierre Setbon, cardiologue et auteur de "Votre ordonnance anti-stress pour préserver votre coeur" publié aux éditions Leduc.
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, les vraies voix qui font bouger la France, 19h-20h, les vraies voix responsables.
00:06On vous souhaite la bienvenue, les vraies voix responsables, avec Philippe David.
00:08On va vous parler de la ménopause, de l'andropause.
00:10Quelle vérité ?
00:12Tout le monde entend ces mots, mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
00:15Quelle est la réalité médicale et sociale ?
00:17Quel est l'impact sur les situations de transformation profonde chez l'humain ?
00:21Qui sont-elles équivalentes ?
00:23Quelles sont les réponses significatives, en tout cas, et médicales, pour accompagner cette transformation ?
00:28On va parler également de notre cœur.
00:30Comment le protéger avec l'âge, sachant que la première cause de mortalité en France reste les maladies cardiovasculaires ?
00:37C'est à travers trois professionnels de santé, médecins et experts,
00:40que nous pouvons mieux comprendre ces phénomènes, leur place dans la société,
00:44comment les prendre en charge et l'idée de ce qui nous entoure.
00:46D'ailleurs, vous avez des questions à poser sur la ménopause ou l'andropause ?
00:49Le standard vous est ouvert au 0826 300 300.
00:52Et avec nous aujourd'hui sur ce plateau, le docteur Michel Mouly, gynécologue, chirurgien et cancérologue,
00:58avec ce livre, Philippe ?
00:59Avec ce livre, co-écrit avec le docteur Carole Bureté.
01:02Hormone, la vie commence à 50 ans.
01:04C'est une chanson de Kino Rossi, mais avec 10 ans de moins.
01:07Avec le docteur Carole Bureté, vous l'avez dit, spécialiste en méthode sexuelle et en nodrologie,
01:12et puis co-auteur de ce livre.
01:15Et le docteur Pierre Cetbon est avec nous, cardiologue et auteur de ce livre.
01:20Votre ordonnance anti-stress pour préserver votre cœur, publié également aux éditions Le Duh.
01:24On vous souhaite la bienvenue, c'est Les Vraies Voix Responsables.
01:30Alors on va essayer de comprendre ce qui change dans notre cœur, et le cœur est l'épreuve du temps.
01:34En tout cas, avec vous, Michel Mouly, à partir de quand peut-on se dire qu'on est peut-être en ménopause sur le plan médical ?
01:44Déjà, reprenons depuis le début.
01:45Alors déjà, bonjour à tout le monde, le mot ménopause, c'est un terme que je ne supporte pas, qui date de 1816.
01:53Vous imaginez, à l'époque où les femmes vivaient jusqu'à 43 ans.
01:59Donc il y a un médecin français qui un jour a dit, mais qu'est-ce qui leur arrive à ces femmes qui atteignent 50 ans ?
02:07Le terme, c'était décrépitude.
02:10Ah oui !
02:10On allait jusque-là, c'est-à-dire qu'elles avaient des problèmes cognitifs, elles n'étaient pas bien dans leur truc, c'est notre burn-out.
02:17Et il a vu, le seul élément qu'elles avaient en commun, c'est qu'elles n'avaient plus leurs règles.
02:22Donc il a dit, méno-menstruation, pause, pause de menstruation, ménopause.
02:28Et donc c'est un terme purement descriptif.
02:32Alors que nous, maintenant, avec une espérance de vie des femmes à 85 ans, il faut être dans la science, dans la biologie.
02:39Et c'est pour ça que j'essaye de changer de terme.
02:41On en parlera si vous voulez.
02:43Et l'adola, comme je l'appelle, la déficience oestrogénique liée à l'âge,
02:49qui est un terme vraiment purement scientifique, comme les hommes et ma collègue la docteure Carole Bureté vont en parler.
02:54Et qui est plus joli que ménopause en plus.
02:56Oui, je trouve que c'est stigmatisant de dire je suis ménopausé.
02:58Et puis alors là, c'est définitif, qu'on vous a inventé les prêts, les postes, les machins, les trucs.
03:03Non mais post-ménopause, ça veut dire après la ménopause, c'est la mort.
03:06C'est-à-dire que, oui, après la ménopause, c'est la mort.
03:09On n'est pas dans un sens, un sens et on en sort.
03:11Et donc c'est théoriquement entre 45 et 55 ans, pour la femme, bien sûr, pas pour l'homme.
03:17Mais maintenant on peut se poser des questions, mon cher David.
03:20Et c'est 51 ans.
03:22Voilà.
03:23Je vais poser la question justement à votre co-auteur ou autrice,
03:27le docteur Carole Bureté, spécialiste en médecine sexuelle et en andrologie.
03:31Chez la femme, c'est la DOLA.
03:33Chez l'homme, c'est la DALA.
03:35Alors expliquez-nous ce qu'est la DALA.
03:37Et ça se présente comment, chez l'homme ?
03:40Oui, alors bonsoir.
03:42Déjà, merci de nous avoir invité.
03:43Ça nous fait plaisir d'être ici pour parler de ces sujets qui sont extrêmement importants,
03:47étant donné la population vivissante.
03:50Alors chez l'homme, on ne dit plus du tout DALA.
03:52C'est fini.
03:54Chez l'homme, c'est très complexe parce qu'à un moment donné, on a parlé d'andropause.
03:59Andros, c'est l'homme en grec.
04:00Pause, ça veut dire stop.
04:01Or chez l'homme, les hormones, ça ne s'arrête pas, la fertilité non plus.
04:05À partir de là, le terme était inapproprié.
04:07D'ailleurs, ce n'était même pas reconnu par beaucoup de scientifiques,
04:10et en particulier les endocrinologues.
04:11Ces 30 dernières années, il y a eu énormément de recherches,
04:16il y a eu énormément de travaux qui ont été faits.
04:19Le terme aujourd'hui, c'est de parler de déficit en testostérone.
04:22Tout simplement, c'est un terme international.
04:25Et ça correspond en fait chez l'homme,
04:27non pas à quelque chose comme l'arrêt des règles,
04:32qui serait commun à tout le monde, etc.
04:34Mais en fait, c'est l'association entre certains symptômes
04:37et un taux de testostérone qui est trop bas.
04:40Tous les hommes ne sont pas concernés, mais beaucoup le sont.
04:45Oui, allez-y.
04:46Oui, non mais Carole, qui est une experte,
04:49a défini après la DOLA.
04:51Le DALA, elle est partie, déficit en testostérone,
04:54sur le déficit en testostérone.
04:56C'est-à-dire que pour elle, c'est encore plus spécifique.
04:58Alors, Philippe disait, DOLA et DALA, c'est plus simple,
05:01parce qu'ils sont dans un bateau et ils tombent,
05:02et on ne sait pas ce qui va se passer.
05:03Mais pour la femme et pour l'homme,
05:08c'est quand même plus représentatif.
05:10C'est un discours qui est plus simple.
05:11Mais quand on est dans les universités
05:13et dans les congrès,
05:15moi je pense que déficit en testostérone
05:17est vraiment le terme le plus approprié.
05:19Alors, on sait que, vous allez me dire,
05:21si je dis des bêtises,
05:22les femmes sont de toute façon, à un moment donné,
05:25DOLA, ok, on est d'accord.
05:27Est-ce que les hommes sont tous DALA ?
05:30Non, non, non, pas tous les hommes.
05:33Alors, c'est compliqué,
05:34parce que les études qui ont été faites là-dessus
05:36sont très biaisées.
05:38Très biaisées parce que, en fait,
05:41tous les scientifiques ne dosent pas la testostérone
05:43de la même manière,
05:44et on ne le recherche pas forcément.
05:46Alors, quand on regarde les littératures scientifiques,
05:49on vous dit que ça concerne 18% des hommes.
05:51En réalité, c'est beaucoup plus,
05:52parce que dès lors que vous avez des pathologies chroniques,
05:55dès lors que vous avez un syndrome métabolique,
05:58du diabète, de l'hypertension,
06:00des pathologies cardiovasculaires,
06:02un cancer, une maladie,
06:04quelle qu'elle soit,
06:05qui est traitée sur le long cours,
06:06là, on a des chiffres qui sont très importants.
06:08Alors, par exemple,
06:10un homme diabétique sur deux
06:11a un déficit en testostérone.
06:14Et là, où c'est important,
06:15c'est qu'il ne s'agit pas que de sexualité,
06:17c'est qu'il s'agit de santé.
06:19Parce que quand on les traite,
06:20on augmente leur espérance de vie.
06:22Alors, Pierre, c'est bon,
06:23vous avez écrit ce livre,
06:24notamment,
06:25Votre ordonnance entre stress
06:27pour protéger votre cœur,
06:28publié chez le Duc.
06:30Que provoque cette chute hormonale,
06:32tant chez la femme que chez l'homme,
06:33sur le système cardiovasculaire ?
06:35Alors, déjà,
06:38il faudrait surtout parler
06:39de la ménopause avant tout,
06:41que l'on connaît quand même mieux.
06:42La ménopause,
06:43l'adola, bien sûr.
06:45Pardon, je n'ai pas encore l'habitude.
06:47Et donc, cette période-là,
06:49déjà, ce qu'il faut savoir,
06:50c'est que le risque cardiaque est au top.
06:53Or, le vrai cri,
06:54si je ne dois dire qu'une phrase,
06:56aujourd'hui, à Sud Radio,
06:58c'est qu'il faut absolument
06:59alerter les femmes
07:00sur la nécessité de voir un cardiologue
07:03et bien avant la ménopause.
07:05Parce que quel est le problème actuel ?
07:07C'est que,
07:08et Dieu sait s'il faut s'en occuper
07:09et prévenir cela,
07:11le cancer du sein tue des femmes,
07:13mais le cœur tue six fois plus de femmes
07:15que le cancer du sein.
07:17Six fois plus.
07:17Or, personne n'en parle
07:18dans les médias, dans les livres.
07:20On va bientôt corriger cela,
07:21je vous le promets.
07:22Mais il faut absolument le dire,
07:25déjà ça.
07:26À partir de quel âge ?
07:27Parce que, pendant qu'on y est,
07:28à partir de quel âge,
07:29on se dit,
07:29on commence à regarder
07:30et à faire des tests préventifs.
07:33Voilà.
07:33Et puis, je voudrais ajouter une chose
07:34à la question de Cécile.
07:36Qui était déjà très bonne.
07:37Qui était déjà très bonne.
07:38Qui était excellente, dirais-je.
07:40On dit souvent
07:41que les gens meurent de problèmes cardiaques
07:42en raison d'obésité,
07:44de cholestérol, etc.
07:45Est-ce que les hormones
07:46ont une conséquence dessus,
07:48également,
07:48sur cette mentalité cardiaque ?
07:49Oui, là, c'est encore meilleur.
07:50Allez, on y va, on y va.
07:52Certainement,
07:52puisqu'on sait que la chute en estrogène
07:54va faire basculer la femme
07:56vers un risque majeur de cardiaque.
07:59On sait déjà,
08:00ne serait-ce que si une femme
08:01a des bouffées de chaleur,
08:03le risque est majoré
08:04de risque cardiaque immédiat.
08:06Ce que je voulais dire,
08:07c'est qu'avant même la ménopause,
08:09je pense qu'il faut
08:10que la femme s'interroge.
08:12Si vous avez 40 ans,
08:13que vous êtes mince,
08:14sportif,
08:14que vous n'êtes pas stressé,
08:16que vous n'avez aucun facteur de risque,
08:18vous n'êtes pas forcément pressé
08:19d'aller voir un cardiologue,
08:21même si ça serait bien.
08:23Maintenant,
08:23je crois que bien avant 50 ans,
08:26une femme doit consulter,
08:27même si elle va à merveille.
08:29Je souhaiterais juste,
08:30dans les années
08:30où je vais encore travailler,
08:32ne plus avoir de femme
08:33qui débarque au cabinet
08:34en me disant,
08:35je ne sais pas pourquoi
08:36je vais pouvoir,
08:37je vais hyper bien,
08:39c'est mon médecin qui insiste,
08:40et vous n'avez rien ?
08:41Non, je ne fume pas,
08:42je fais un peu de sport.
08:43Bon, je suis soigné
08:44pour l'attention,
08:44pour le diabète,
08:45pour le cholestérol.
08:46Non, les gens ne sont pas informés.
08:49Je suis horrifié.
08:51On a une qualité médicale fabuleuse,
08:53que ce soit bien sûr
08:53en gynéco et en cardiologie,
08:55particulièrement.
08:56Bien sûr.
08:57On a une très belle médecine,
08:59mais par contre,
09:00on est très mauvais en prévention.
09:02Et c'est pour ça
09:02qu'il faut alerter
09:04les gens et les femmes.
09:05Allez, on fait une petite pause
09:06parce que c'est la pub.
09:07Ah bah oui, je sais,
09:08il me regarde avec un air,
09:09Michel Mouly,
09:10mais on fait une petite pause.
09:11Il n'est pas bien là.
09:12On verra.
09:13Il faut faire une pause
09:14qui n'est pas méno ni andro.
09:15Non, on est en pause minibus.
09:20Ah bah donc,
09:20j'y suis pour rien.
09:21Donc, c'est une mini-pause.
09:25Sud Radio.
09:25Sud Radio.
09:26Parlons vrai.
09:27Parlons vrai.
09:27Sud Radio.
09:28Parlons vrai.
09:29Sud Radio.
09:30Les vraies voix
09:30qui font bouger la France.
09:3219h-20h,
09:33les vraies voix responsables.
09:35Que les choses soient claires,
09:35dans cette émission,
09:36il ne peut rien vous arriver
09:37puisque vous êtes entouré
09:38du docteur Michel Mouly
09:39qui est gynécologue,
09:40chirurgien et cancérologue.
09:42Docteur Carole Bureté
09:44qui est spécialiste
09:44en médecine sexuelle
09:45et en neurologie.
09:47Et docteur Pierre Sedbon
09:48qui est cardiologue.
09:49Donc ici, tout va bien.
09:50On va vous donner
09:51toutes les informations
09:51possibles et imaginables.
09:52On va commencer par Carole Bureté
09:54puisqu'on va parler
09:55de ce...
09:56Je ne l'ai pas encore
09:58dans la tête,
09:58ce DALA,
09:59donc l'andropose.
10:00Vous l'avez dit,
10:04chez les hommes,
10:05quels sont aujourd'hui,
10:07avant qu'on fasse un test,
10:08les critères
10:09qui justifieraient
10:10qu'on pourrait être
10:11pour un homme
10:12en pleine DALA ?
10:15Alors,
10:16il y a un certain nombre
10:17de symptômes.
10:17C'est vrai que les symptômes sexuels
10:19sont souvent au premier plan.
10:21La testostérone,
10:22c'est l'hormone du désir.
10:23Donc ce serait une baisse du désir.
10:25La testostérone
10:26est très importante
10:27pour avoir des érections.
10:28Donc ce serait
10:29une dysfonction érectile.
10:30Ce serait la perte
10:32des érections spontanées.
10:34Ce serait par exemple
10:35un homme qui prend
10:36depuis longtemps
10:36des molécules
10:37comme tout le monde
10:38prend la petite pilule bleue,
10:39etc.
10:40Puis tout d'un coup,
10:40ça ne marche plus.
10:42Ça, c'est les symptômes sexuels.
10:43Mais le truc,
10:44c'est qu'on parlait
10:45de cardiologie
10:46en disant tout à l'heure,
10:47j'ai bien entendu
10:48que c'est surtout étayé
10:50chez les femmes.
10:50En fait,
10:50c'est extrêmement étayé
10:51chez les hommes.
10:52La testostérone
10:53est responsable
10:54de l'équilibre
10:55entre la masse musculaire
10:56et la masse graisseuse.
10:57Donc un homme
10:58qui manque de testostérone,
10:59il va perdre
11:00de la masse musculaire,
11:01il va prendre du ventre,
11:03il va augmenter
11:04son risque cardiovasculaire
11:05surtout que c'est souvent
11:06les hommes
11:07en savant le cerveau.
11:07Il a éclaté de rire
11:07en regardant
11:08qu'on a dit
11:09il prend du ventre.
11:10Voilà, exactement.
11:11À chaque fois,
11:12on dit ça quelque part.
11:14C'est exactement ça.
11:15Et si vous voulez,
11:16on peut avoir des symptômes
11:17qui sont des symptômes
11:18plus cérébraux
11:19comme une humeur dépressive,
11:21des troubles du sommeil,
11:24de l'usabilité.
11:25Et enfin,
11:26il y a beaucoup de choses
11:27qui peuvent être
11:27reléguées à ça.
11:28Ce ne sont pas
11:29des symptômes spécifiques.
11:31Mais par contre,
11:31si c'est associé
11:32à un taux de testostérone,
11:33là, lorsqu'on traite,
11:34on améliore les choses.
11:35Et je voulais rebondir aussi
11:36sur le risque cardiovasculaire
11:38parce que moi,
11:39en tant qu'andrologue,
11:40je suis un peu en guerre
11:42contre le fait
11:43qu'il n'y a pas vraiment
11:44de médecine des hommes.
11:45Les hommes ne sont jamais examinés.
11:46On ne leur fait pas de bilan.
11:47Les femmes,
11:48ils ont fait le gynéco
11:49tout le temps.
11:50Et on passe à côté
11:51de plein de choses.
11:52Par exemple,
11:52un homme qui souffre
11:53de troubles de l'érection,
11:54aujourd'hui,
11:55on va lui prescrire
11:56la pilule bleue.
11:57On ne va même pas chercher
11:58à lui faire un bilan.
11:59Or, on sait que c'est un homme
12:00qui va avoir
12:01une pathologie cardiovasculaire.
12:03La gestion érectile
12:04est un marqueur
12:06de pathologie cardiovasculaire.
12:07Donc, il faut consulter.
12:08Le docteur Cedbon,
12:09vous posez une question,
12:10mais je vous en posais une.
12:11Alors, Michel Mouly,
12:12qui est fan de foot,
12:12saura peut-être.
12:14La testostérone,
12:15c'est un produit dopant
12:16qui est interdit
12:17chez les sportifs.
12:18Il y a quelques équipes
12:19d'Allemagne de l'Ouest
12:20à l'époque,
12:21je ne citerai pas de noms
12:22qui en ont pris,
12:22et même un gardien
12:23de but allemand
12:24qui s'appelle Chouard.
12:24Allez, on y va, on y va.
12:25Est-ce que,
12:26dans ces cas-là,
12:27cette perte de testostérone,
12:30il ne suffirait pas
12:30d'injecter
12:32ou de prendre
12:32un gel,
12:35un gel,
12:37comment ça marche ?
12:38Est-ce que les femmes
12:39ont de la testostérone aussi ?
12:40Oui.
12:41Ah, alors,
12:42une chose très importante.
12:45Premièrement,
12:46moi aussi.
12:47Premièrement,
12:48d'abord,
12:49premièrement,
12:49on traite le déficit
12:50en testostérone
12:51tout comme on traite
12:52la ménopause
12:53et c'est indispensable.
12:54Ce sont des traitements
12:54de long terme
12:56et ce sont des traitements
12:57qui se substituent
12:58en fait à l'absence
12:58de sécrétion hormonale naturelle.
13:01Ce n'est pas du dopage.
13:02L'objectif,
13:03c'est d'avoir
13:03un testostérone correct.
13:05C'est rééquilibré,
13:05en fait.
13:06C'est combler l'absence,
13:08le déficit.
13:09Mais bien sûr.
13:10Et deuxièmement,
13:11chez la femme,
13:13la testostérone
13:14est également
13:15une hormone féminine
13:16qui est présente
13:18dans le corps de la femme
13:19jusqu'à la ménopause
13:20et le déficit hormonal
13:22de la femme
13:23en testostérone
13:24va provoquer
13:25à la ménopause
13:26les troubles du désir sexuel,
13:27de la fatigue,
13:28un mauvais sommeil,
13:29etc.
13:30Et aujourd'hui,
13:31on incite
13:32de plus en plus
13:33en médecine sexuelle,
13:34on a des recommandations
13:35là-dessus,
13:36à donner
13:37un tout petit peu
13:38de testostérone.
13:39Alors,
13:39ce ne sont pas les mêmes doses,
13:40évidemment,
13:40il ne s'agit pas de viriliser,
13:42mais un tout petit peu
13:42de testostérone
13:43en complément
13:44du traitement hormonal
13:45de la ménopause.
13:47Michel Mouly,
13:47je voulais revenir
13:48avec vous.
13:50On entend,
13:51et moi,
13:51autour de moi,
13:52des femmes
13:53qui disent
13:53« Moi,
13:54je prends des plantes,
13:56je vois une naturopathe. »
13:58Est-ce que là,
13:59on est...
14:00À un moment donné,
14:01je sais que ce sujet
14:02et en tout cas,
14:03ces alertes,
14:04vous les faites
14:04depuis très longtemps
14:05et à un moment donné,
14:06quand on ne se sent pas bien,
14:08il faut prendre
14:08les bonnes méthodes.
14:09Aucune preuve,
14:11aucune ce qu'on appelle
14:12évidence base médecine,
14:14aucune preuve scientifique
14:15n'a montré
14:15que la naturopathie
14:16allait traiter
14:17tous les problèmes.
14:18Ils vont compartimenter
14:20certains éléments
14:20et ils vont cacher
14:21les autres.
14:22Moi,
14:23je vois de plus en plus
14:24depuis que j'écris des livres,
14:25ça en fait trois
14:25en l'espace de trois ans,
14:27je vois un nombre
14:28de naturopathes
14:29qui viennent me voir,
14:30alors je les regarde,
14:31je dis leur nom,
14:32je regarde et je dis
14:32« Ah, vous êtes naturopathe ?
14:33Mais comment ça se fait
14:34que vous venez me voir ?
14:3562, 63 ans. »
14:36« Oh docteur,
14:37j'ai lu votre livre,
14:38j'en peux plus,
14:39je suis lessivé. »
14:40Et puis en plus,
14:41vous dites qu'il faut faire
14:42une densitométrie osseuse
14:43qu'on doit faire
14:44autant chez l'homme
14:44que chez la femme
14:45et elle me dit
14:46« Oh, j'ai une osteoporose ! »
14:48Et alors moi,
14:48je leur dis souvent
14:49« Ah, la pomponnette,
14:50elle est revenue à la maison,
14:52à la maison de la médecine,
14:53de la science ! »
14:54Parce que, voilà,
14:55alors moi,
14:55je ne suis pas contre
14:56la naturopathie,
14:57elle peut accompagner
14:59de façon synergique,
15:02positive,
15:02mais on ne peut pas,
15:04on n'a aucune preuve scientifique
15:06et ça ne marche pas.
15:07Pierre Cetbon voulait réagir,
15:09je crois qu'il avait d'ailleurs
15:10une question pour vous,
15:11Carole Bureté.
15:12Oui, Carole,
15:13voilà,
15:13une question en tant que praticien,
15:15j'y suis souvent confronté
15:16et je m'intéresse un peu
15:17aux hommes,
15:18aux femmes beaucoup,
15:19mais aux hommes un petit peu aussi
15:21et je leur pose souvent
15:23la question
15:24et je me rends compte
15:25que ça peut être
15:26tout à fait une dala,
15:28je crois que c'est comme ça
15:29qu'on doit dire maintenant.
15:30Une dala pour les hommes.
15:31En tout cas,
15:31une déficience en testostérone.
15:33Et mon problème,
15:34alors j'ai tout bon
15:34et puis je fais doser les hormones
15:37avec la testo biodisponible
15:39comme on doit le faire
15:40quand on est normalement docteur
15:41et là l'interprétation
15:43est extrêmement compliquée
15:44parce que souvent
15:45ces dosages sont normaux
15:47ou subnormaux.
15:48Alors je voudrais savoir,
15:50je ne veux pas que vous fassiez
15:51un cours de médecine bien sûr,
15:52mais que vous nous disiez
15:53ce que peut faire la spécialiste
15:55et qu'est-ce qu'elle a
15:57comme élément
15:57pour décider
15:59de donner de la testostérone
16:00à quelqu'un ou pas
16:01puisque l'on sait
16:02que la testostérone,
16:03pardon,
16:04c'est bon
16:04pour tout
16:05sauf si on en a déjà.
16:07Donc des études
16:08ont démontré aussi
16:09semble-t-il
16:09que si tu ne manques pas
16:11de testostérone,
16:12il vaut mieux ne pas en prendre
16:13même si des tas de sportifs
16:15et des tas de gens
16:16en prennent.
16:17Juste pour dire
16:17et Carole va tout expliquer,
16:19ça dépend de ton point de départ
16:21et Carole va expliquer
16:22qu'il faut un bilan
16:23au départ
16:23pour tracer une droite,
16:25il faut deux points.
16:26Donc si tu as ton point
16:27qui était très élevé
16:28et qui baisse
16:28mais que tu es dans la normale,
16:30Carole, explique-le.
16:32Je t'écoute.
16:33Oui, bien entendu.
16:35Alors il faut savoir
16:36quand même
16:37qu'on a un gros problème
16:38par rapport
16:39aux normes
16:40des laboratoires
16:41parce qu'en réalité,
16:42si vous regardez bien,
16:43ce ne sont pas des normes,
16:44ce sont des valeurs
16:46de référence.
16:46C'est-à-dire que le laboratoire
16:49fait des statistiques
16:50à partir de tubes de sang
16:52appartenant à des hommes
16:53qu'on n'a jamais interrogés
16:55pour savoir
16:55s'ils avaient des symptômes.
16:57Conclusion,
16:57on a une fourchette
16:58qui est extrêmement large
17:00qui est la valeur de référence.
17:03En fait,
17:03il faut se fier
17:04à la valeur moyenne
17:05dans la tranche d'âge moyenne
17:07voire même chez les jeunes
17:09parce que dans cette population-là,
17:11on sait qu'on a très peu
17:11de déficit en testostérone.
17:13Alors comme c'est un sujet
17:14qui est très très compliqué,
17:16vous savez qu'on a fait
17:17entre la Société francophone
17:19de médecine sexuelle
17:20et l'Association française
17:21d'Urologie,
17:22on a fait des recommandations
17:23de bonnes pratiques
17:24à ce sujet
17:25et on a tranché la question
17:27et on s'est dit
17:27que quand la biologie
17:28n'était pas très parlante
17:29mais la clinique
17:30l'était énormément,
17:32on peut tenter
17:32un traitement d'épreuve
17:33sur trois mois,
17:35sur six mois
17:35et si à ce moment-là
17:36le patient est nettement amélioré,
17:38on peut le continuer.
17:39Voilà,
17:39parce que c'est vrai
17:40que la biologie
17:40elle est compliquée
17:41à interpréter
17:42et je pense que
17:43c'est une des grosses raisons
17:44pour lesquelles
17:45on passe souvent
17:46complètement à côté de ça.
17:48Le médecin qui ne connaît pas
17:50il passe complètement
17:51à côté de ça.
17:51En faisant une surveillance
17:52biologique,
17:54c'est ce que dit Carole,
17:56une surveillance biologique
17:57puisque dès qu'elle entame
17:58un traitement,
18:00elle surveille pour vérifier
18:01qu'on n'est pas en dopage.
18:03Mais non, bien sûr,
18:04mais ça ce n'est pas la question.
18:05Mais pour répondre
18:06à ce que tu disais,
18:07c'est vrai que si
18:08on avait une vraie médecine
18:09de l'homme,
18:10l'homme irait consulter
18:11un andrologue,
18:12je ne sais pas,
18:12au moins à son adolescence
18:13mais au moins vers la quarantaine,
18:15vers la cinquantaine
18:16pour avoir des réponses
18:17à ces questions,
18:18des conseils
18:19sur l'appareil génétal,
18:21sur je ne sais pas quoi
18:22et on aura un dosage de base.
18:24À quoi est-ce que c'est vrai ?
18:24Et ça, Carole Bureté,
18:26c'est le rôle
18:26des généralistes
18:28d'inciter justement
18:30ou pas du tout ?
18:31De vous envoyer vers vous,
18:33c'est ça que je veux dire ?
18:35Oui, oui, oui.
18:36Ce serait le rôle
18:36du médecin généraliste
18:37s'il ne connaît pas bien.
18:38Mais le médecin généraliste
18:40en soi,
18:40il peut être tout à fait
18:41habilité à faire cette surveillance.
18:42Le problème,
18:43c'est que les hommes,
18:44mais personne ne les examinent.
18:46Personne ne les voit.
18:47Quand ils viennent parler
18:49de leurs difficultés,
18:50notamment sexuelles,
18:51ils sont pris au sérieux
18:52parce qu'il y a des médicaments,
18:54on leur donne.
18:54C'est comme si vous aviez
18:55mal au ventre,
18:56on vous donne un petit
18:57comprimé pour que ça passe,
18:58mais derrière,
18:59vous avez l'appendicite,
19:00vous voyez ?
19:00Oui.
19:00Donc à un moment donné,
19:03c'est une médecine
19:04qui devrait, à mon avis,
19:06être un peu plus répandue.
19:07Allez, on fait une petite pause,
19:08on revient dans un instant
19:10avec la suite de ce...
19:12En tout cas,
19:13sur ces livres,
19:13je rappelle,
19:14votre ordonnance anti-stress
19:15pour protéger votre cœur,
19:17ça, c'est le docteur
19:17Pierre Cetbon.
19:18Et la hormone,
19:19la vie commence à 50 ans.
19:21Les clés pour préserver
19:22votre santé,
19:23votre sexualité
19:23et votre couple,
19:24ce sont les docteurs
19:25Michel Mouly
19:26et Carole Bureté.
19:27Et on vous incite
19:27à les acheter
19:28pour avoir une rentrée
19:29parfaite,
19:30parce que là,
19:30vous serez au top avec celle-là.
19:31Allez, à tout de suite.
19:32Sud Radio,
19:33votre avis fait la différence.
19:35Merci à Sud Radio
19:36de pouvoir m'exprimer
19:37et pour la qualité
19:38de vos informations.
19:40Sud Radio,
19:41parlons vrai.
19:42Sud Radio,
19:43les vraies voix
19:44qui font bouger la France,
19:4519h-20h,
19:46les vraies voix responsables.
19:48Les vraies voix responsables
19:49sur un sujet
19:50très intéressant
19:51puisqu'on va donner
19:52les noms
19:53que vous n'aimez pas,
19:54docteur Michel Mouly,
19:56donc l'andropause
19:56et l'aménopause.
19:57Docteur Michel Mouly
20:00avec ce livre,
20:00un gynécologue,
20:01chirurgien et cancérologue
20:02que vous avez co-écrit
20:03avec Carole Bureté
20:04qui est avec nous,
20:05un spécialiste
20:05en médecine sexuelle
20:06et en audiologie.
20:09Je vais y arriver.
20:10Absolument.
20:10Le livre du docteur
20:11Pierre Sedbon,
20:12votre ordonnance
20:13anti-stress
20:13pour préserver
20:14votre cœur
20:15et pour protéger
20:16votre cœur,
20:16le docteur Sedbon
20:17qui est donc cardiologue.
20:19Le livre est offert
20:20avec celui du docteur Mouly
20:21et du docteur Bureté.
20:22Mais c'est vous
20:25qui prenez l'argent
20:25quand même,
20:26docteur Sedbon.
20:26Bien sûr,
20:27bien entendu.
20:29Sur les idées reçues,
20:30et là,
20:31bien sûr,
20:31je m'adresse tout de suite
20:32avec Michel Mouly
20:34et Carole Bureté
20:35sur le fait
20:35de prendre des oestrogènes,
20:37de dire que c'est mauvais,
20:38ça déclenche le cancer.
20:40Il y a énormément
20:41de choses qui sont arrivées
20:41des Etats-Unis
20:42que tout le monde a cru
20:43pendant des années,
20:44mais c'est difficile
20:45une fois que le truc
20:47est lancé.
20:47c'est sympathique,
20:48ça serait mieux.
20:49Puisque en 2000,
20:51ne me regarde pas comme ça.
20:52Mais non,
20:52mais je n'ai rien fait.
20:54Ils cherchent de la complicité.
20:55Laissez-le.
20:56En 2002,
20:57l'étude américaine
20:58qui n'avait pas été analysée
21:00par les médecins,
21:01ça a fuité
21:02et il y a des journalistes
21:03qui ont pris le truc
21:04sans que ça soit analysé
21:05et qui ont dit
21:05les traitements hormonaux
21:06à l'américaine
21:08donnent le cancer
21:09et les maladies cardiovasculaires.
21:11Les mêmes auteurs
21:12ont dit
21:12un an et demi après
21:13après l'analyse,
21:14mais non,
21:14c'est trompé,
21:15ce n'est pas ça
21:15qu'on voulait dire.
21:16Maintenant,
21:17ce qu'on sait...
21:17Et le mal est fait.
21:18Et le mal est fait.
21:19Et dans Le Monde,
21:20un certain Paul Ben Kimoun,
21:22c'est ça,
21:23a dit ça
21:24en août 2004
21:25et depuis,
21:26c'est ancré.
21:28Donc, on essaye.
21:29Donc, les hormones,
21:30les oestrogènes seuls
21:32réduisent l'incidence
21:33du cancer du sein.
21:35Ce n'est pas...
21:35On n'en a pas ça,
21:36on en a 75.
21:37Le traitement hormonal
21:38à la française
21:39n'augmente pas
21:40le risque de cancer du sein.
21:42Il ne le provoque pas,
21:43il le révèle plus tôt.
21:44mais de meilleurs pronostics
21:46avec une réduction
21:47de mortalité
21:47de 50%
21:48par rapport à une femme
21:50qui n'en prend pas.
21:50Et en plus,
21:51il réduit le cancer du côlon,
21:52le cancer du rectum,
21:53le cancer de l'estomac,
21:54le cancer du pancréas
21:55et le cancer du poumon.
21:56Il faut tourner la page
21:57quand on a un truc,
21:58quelque chose.
21:59Et pour la prostate,
22:01on sait qu'un homme
22:02qui a un cancer de la prostate
22:04avec une testo normale,
22:06enfin,
22:06a certainement
22:07un cancer
22:08de meilleurs pronostics.
22:09Il est dans le même truc,
22:10c'est ce que va dire
22:11Carole Durté.
22:12Oui,
22:13alors effectivement,
22:14il y a eu une polémique
22:15au sujet du cancer
22:16de la prostate
22:16chez l'homme
22:17parce qu'il y a eu
22:18là aussi
22:18une seule étude
22:20concernant un seul patient
22:21en 1945.
22:23Ah oui,
22:24ça va être un peu.
22:24On va dire que la cohorte
22:27était limitée
22:27comme on parle de corps
22:28de patient.
22:30C'est tout à fait ça.
22:32Alors de là,
22:33bien sûr qu'on sait
22:34que quelqu'un
22:35qui a un cancer,
22:36il vaut mieux diminuer
22:36au maximum
22:37son taux de testostérone
22:38et ça fait partie d'ailleurs
22:40des traitements
22:40de suppression hormonale
22:41des traitements
22:42du cancer de la prostate.
22:44Mais en fait,
22:44maintenant,
22:45il est vraiment prouvé
22:45que de prendre
22:47de la testostérone
22:48à dose équilibrée
22:49avec une bonne surveillance
22:50n'augmente pas
22:51le risque d'avoir un cancer.
22:53Ça,
22:53c'est certain.
22:53En revanche,
22:54quand on diagnostique
22:55un cancer de la prostate,
22:57je reprends un peu
22:57ce que disait Michel,
22:59quand on diagnostique
23:00un cancer de la prostate
23:01chez un homme,
23:02eh bien en fait,
23:03si le taux de testostérone
23:04est bas,
23:05en général,
23:05c'est associé
23:06à un cancer
23:06plus agressif.
23:08Chez l'homme,
23:09on avait eu aussi
23:10une autre polémique
23:11à un moment donné,
23:12c'est que là,
23:13toujours pareil,
23:13aux Etats-Unis,
23:14on s'est mis à donner
23:15de la testostérone
23:16à plein de gens
23:17et notamment
23:17dans des maisons
23:18de gens âgés
23:19qui n'avaient pas bougé
23:20depuis très longtemps
23:21et la testostérone
23:23les a dynamisés,
23:24ils ont bougé
23:24mais le cœur
23:25ne l'a pas suivi.
23:26Là, on a dit
23:26que c'est mauvais
23:26pour le cœur.
23:28Donc, il y a eu
23:28beaucoup d'études
23:29qui ont été faites
23:30derrière,
23:30la FDA a demandé
23:31à travailler
23:32cette question-là.
23:32C'est la Food and Drug Administration
23:34qui gère l'autorisation
23:35des médicaments aux USA
23:36pour les auditeurs.
23:38Absolument,
23:38excusez-moi.
23:39Et donc,
23:41en fait,
23:41toutes les études
23:42sont concordantes,
23:43prendre de la testostérone,
23:44ça améliore
23:45le risque cardiovasculaire.
23:47Donc là-dessus,
23:48on est tout à fait
23:48tranquille
23:49avec les traitements
23:50de l'homme.
23:51Docteur Pierre Cedbon,
23:52il y a aussi
23:53un facteur important,
23:54c'est que plus
23:54on est vieux,
23:56plus on a de stress.
23:57Le stress est un facteur
23:58aussi âgé.
24:00Oui,
24:01parce que je pense
24:01qu'on peut être vieux
24:02à 90 ans,
24:04mais de 50,
24:0560,
24:0570,
24:0580 ans,
24:06avec les progrès
24:08de la médecine,
24:08on prend de l'âge
24:09sans vieillir.
24:10D'accord.
24:11C'est un des principaux
24:12problèmes à l'ésitation.
24:12Ça a engueulé,
24:13moi, vous avez l'impression.
24:13Oui, alors,
24:14je vais dire deux choses.
24:15Une très brève,
24:16je suis cardiologue,
24:18mais je suis très pour
24:19les traitements hormonaux.
24:21Je connais très mal
24:22l'andropause.
24:23On va rester sur
24:24les anciens mots
24:24que je connais mieux.
24:25Je connais un peu mieux
24:26la ménopause.
24:27Et pour vous dire
24:28que je vois des tas
24:29de femmes de 50,
24:3160 ans qui viennent
24:32enfin faire des examens
24:33du cœur,
24:34celles qui n'ont pas
24:35pris le traitement hormonal
24:36vont vachement moins bien
24:37que celles qui l'ont pris.
24:39D'accord.
24:39Donc ça, c'est évident.
24:40Maintenant,
24:41dans le cadre de la DALA,
24:43je connais moins,
24:45c'est plus compliqué
24:46comme le dit Carole,
24:47mais je crois
24:47qu'il y a énormément
24:48à faire pour tous les hommes,
24:50nous-mêmes,
24:51compris d'ailleurs,
24:52il faut y penser.
24:54Juste pour rebondir,
24:56il faut venir vous voir
24:57en tant que cardiologue
24:58tous les combien ?
24:59C'est quoi ?
24:59C'est tous les ans ?
25:00A partir d'un certain âge ?
25:02Je pense qu'à partir
25:02de 40 ans,
25:04une femme qui a
25:05un plus grand risque
25:06cardiologique
25:07aujourd'hui à notre époque
25:08avec la vie qu'elle mène
25:09que l'homme
25:10et un cœur plus fragile,
25:12plus sensible au stress,
25:13la femme doit se poser,
25:14voir un cardiologue
25:15à 40 piges,
25:16pour moi.
25:17Après,
25:18tout va dépendre
25:18de ce qu'est cette femme.
25:20Si elle ne fume pas,
25:21si elle n'a pas
25:21de facteur de risque,
25:22si elle est sportive mince,
25:23on peut la voir
25:24cinq ans après.
25:25Mais si par contre,
25:26vous tombez sur quelqu'un
25:27qui a des problèmes,
25:28qui a une hypertension,
25:29qui commence à déclencher
25:30une ménopause éventuellement
25:32précoce,
25:32là la question se pose
25:34de la surveiller beaucoup plus.
25:35Mais j'ai une question
25:36qui me semble intéressante
25:37parce que dans votre livre
25:38Les Clés pour préserver
25:39votre santé,
25:40votre sexualité,
25:40votre couple,
25:41docteur,
25:42vous êtes cardiologue,
25:42est-ce que faire l'amour,
25:43c'est bon pour le cœur
25:44ou est-ce que c'est mauvais ?
25:46Ça ne peut être que bon.
25:47Ah, ça va,
25:47voilà,
25:48une réponse satisfaisante.
25:49Ça dépend avec qui.
25:51Non, bien sûr.
25:52Bien sûr,
25:53on sait qu'il y a un pape
25:55qui est mort
25:55pendant l'acte sexuel.
25:57Oui, bien sûr.
25:58Je crois qu'il ne faut pas
25:59tout mélanger.
26:00Un cardinal.
26:01Un cardinal, oui.
26:02Donc, il faut...
26:04Je pourrais même vous dire son nom,
26:05mais tant pis.
26:06Donc, ce que je veux dire
26:07tout simplement,
26:08c'est que non, non...
26:09C'était pipe ?
26:09Non.
26:11Vous savez,
26:12l'acte sexuel
26:13est un effort physique
26:14comme un autre.
26:16C'est évident
26:16que si vous avez
26:17une maladie coronaire
26:18qui n'a pas été dépistée,
26:20que vous faites
26:20un effort sympathique,
26:22vous pouvez faire
26:23un infarctus
26:23ou une mort soubite.
26:25Ah oui.
26:26Avec vous,
26:27docteur Carole Bureté.
26:29Carole Bureté,
26:30difficile pour les hommes
26:32de traiter ce sujet.
26:34on ne sait pas vraiment
26:35à qui on parlait.
26:37Des spécialistes comme vous,
26:38il n'y en a pas partout
26:39dans toute la France,
26:39forcément.
26:41Comment ?
26:41Quels conseils
26:42on peut leur donner ?
26:44Écoutez,
26:45le premier conseil,
26:46étant donné que
26:47les premiers symptômes,
26:48c'est déjà,
26:48par exemple,
26:49une dysfonction érectile,
26:50c'est quand même
26:51d'insister auprès
26:52de leur médecin
26:52pour avoir
26:53un minimum d'exploration.
26:55Un bilan hormonal,
26:56ça c'est certain.
26:58Un avis cardiologique,
26:59si nécessaire.
27:00Par exemple,
27:01dans les recommandations
27:02des cardiologues,
27:03en cas de dysfonction érectile
27:05et de facteur de risque vasculaire,
27:07on demande
27:08de faire un score classique.
27:09Mais excusez-moi,
27:11qu'est-ce que vous appelez
27:12une dysfonction érectile ?
27:14C'est-à-dire des hommes
27:15qui n'ont plus d'érection
27:15ou qui en ont,
27:16ils en avaient 4 par jour,
27:17ils n'en ont plus que 3.
27:18C'est quoi une dysfonction érectile ?
27:20Une dysfonction érectile,
27:22c'est quand l'érection
27:23n'est plus suffisante
27:24et satisfaisante
27:25pour permettre
27:26une relation sexuelle
27:27telle que la personne le souhaite.
27:30Sans définition précise,
27:31il ne s'agit pas de pénétrer,
27:33il ne s'agit pas d'homme-femme,
27:34ça peut être homme-homme-homme,
27:35ça peut être une érection
27:37qui tient, qui ne tient pas,
27:38qui peut être normale parfois
27:39et à d'autres moments
27:41pas normale
27:42ou ça peut être quelqu'un
27:43qui n'a pas du tout d'érection.
27:46C'est un bichic aussi
27:46pour ceux qui finalement...
27:48Bien sûr.
27:49Qui est important.
27:50Bien sûr.
27:51Le plus important
27:52quand on a une dysfonction sexuelle,
27:54c'est de faire une exploration
27:56dans un modèle
27:57vraiment biopsychosocial,
27:58c'est-à-dire qu'il faut
27:59explorer les facteurs organiques,
28:01les facteurs psychologiques,
28:03relationnels,
28:04il faut parler de sexualité aussi
28:05parce que c'est souvent
28:06la sexualité elle-même
28:07qui fait que ça se passe mal
28:08et puis il faut parler
28:10de l'environnemental aussi,
28:11des facteurs de stress, etc.
28:14Mais toujours est-il
28:15qu'un homme qui a dysfonction érectile
28:17ait des facteurs de risque vasculaire
28:18comme un peu de cholestérol,
28:20un surpoids,
28:21un peu d'hypertension,
28:22c'est monsieur tout le monde,
28:23il faut s'inquiéter
28:24parce que ça peut être
28:26un signe avant-coureur
28:26de maladies cardiovasculaires.
28:28Michel Mouly.
28:28Donc dysfonction érectile,
28:30pour nous, Philippe et Cécile,
28:32c'est plutôt les troubles
28:33de l'érection.
28:34Et il y a un truc
28:35qui est vachement important,
28:36c'est la perte de l'érection matinale.
28:38C'est-à-dire qu'un homme
28:39qui avait l'habitude
28:39d'avoir des érections,
28:41ce n'est pas le principal,
28:42mais il dit
28:42je ne bande plus le matin.
28:44Et donc ça,
28:45c'est un élément
28:45qui est à la fois vasculaire,
28:47et donc cardiovasculaire,
28:48et hormonal.
28:50Et bien sûr,
28:51il y a aussi
28:51d'autres éléments
28:52qui interviennent,
28:53mais de principe,
28:54on doit rechercher
28:55un problème vasculaire
28:56et hormonal.
28:56Il faut consulter,
28:58c'est un symptôme
28:59de problèmes cardiovasculaires
29:01d'avoir de plus d'érection
29:02le matin ?
29:03Bien sûr.
29:03Ça, je ne le savais pas.
29:04Il faut absolument,
29:06dès le moment
29:06où on a des troubles
29:07de l'érection,
29:09de toute façon,
29:10il faut en parler
29:10à un médecin,
29:11et il faut en parler
29:12à un cardiologue
29:13ou à un andrologue,
29:13bien sûr.
29:14La seule chose
29:15qui m'a fait de la peine
29:16dans ce qu'a dit Carole,
29:17j'ai bien dit
29:18fait de la peine,
29:19elle a bien sorti le mot
29:20il faut insister
29:21auprès de votre médecin.
29:23Et c'est là
29:23où vous vous rendez compte tous
29:25que la médecine a changé.
29:27Les médecins ont vieilli,
29:28ils sont débordés,
29:29il y en a de moins en moins,
29:31vous devez insister
29:32pour qu'un médecin
29:33vous demande une biologie
29:34ou vous envoie
29:35un cardiologue
29:36ou un andrologue.
29:37Ce qui fait que
29:37qu'est-ce qui va se passer ?
29:38Et ça se passe déjà,
29:40vous allez aller seul
29:41voir le cardiologue,
29:42l'andrologue,
29:43et il ne faut pas attendre
29:44parce qu'on perd du temps,
29:46on perd de la qualité de vie
29:47et voire de la quantité.
29:49Allez, vous restez avec nous,
29:50vous faites une dernière petite partie
29:51dans un instant.
29:52En tout cas, merci
29:53pour toutes ces informations
29:55qui aujourd'hui,
29:57il faut en parler de toute façon.
29:58C'est ça le problème
29:59et sans tabou
29:59parce que c'est important.
30:00Sans tabou
30:01et on fera des révélations après.
30:03Absolument.
30:04Dit-il en me montrant du doigt.
30:06Je ne sais pas.
30:07Sud Radio.
30:09Parlons vrai.
30:09Parlons vrai.
30:10Sud Radio.
30:10Parlons vrai.
30:11Sud Radio.
30:12Parlons vrai.
30:13Sud Radio.
30:13Les vraies voix qui font bouger la France.
30:1519h-20h.
30:16Les vraies voix responsables.
30:18Et les vraies voix responsables,
30:19ce soir,
30:20on vous parle de la DOLA
30:22et de la DALA.
30:23D'un côté,
30:24c'est l'ostrogène
30:25et les oestrogènes
30:25et de l'autre côté,
30:26c'est la testostérone.
30:28Voilà, exactement.
30:29Petite question
30:30avec monsieur docteur Michel Mouly,
30:33gynécologue, chirurgien et cancérologue
30:35et le docteur Carole Bureté
30:37qui est spécialiste en médecine sexuelle
30:38et en endologie
30:39et docteur Pierre Sedbon
30:41en cardiologie
30:42avec leurs deux livres,
30:44bien entendu.
30:45Ce qui est important,
30:46Michel Mouly,
30:46c'est de dire,
30:47comme on entend parfois,
30:48de dire que finalement,
30:50la DOLA,
30:52c'est-à-dire la perte d'ostrogène,
30:55ça ne dure qu'un temps.
30:55Ben non, c'est toute la vie en fait.
30:56Au moment où ça démarre.
30:58Voilà, on a eu une terminologie
31:00qui disait
31:00la femme est en ménopause,
31:03elle est en pré-périménopause
31:04et elle est en post-ménopause.
31:07Alors, moi qui suis chirurgien,
31:09en post-opératoire,
31:10c'est après l'intervention.
31:11Donc, ben oui.
31:12Et alors,
31:14la post-ménopause,
31:15ça voudrait dire que les femmes,
31:16elles sont ménopausées,
31:17elles n'ont plus leurs règles.
31:18Déjà, la bêtise de dire
31:19un an sans règle,
31:20ça c'est vraiment un truc
31:21qui est complètement has-been.
31:23Et on dit,
31:24ben, ne vous inquiétez pas,
31:25dans 4-5 ans,
31:26ça va se terminer.
31:27Donc, vous serez en post-ménopause
31:29ou après la ménopause.
31:30Et c'est vraiment ridicule.
31:32Alors, vous voyez même
31:32des crèmes de beauté
31:33qui vous disent,
31:34crème pour la post-ménopause.
31:36Alors, j'ai vu un jour
31:37quelqu'un,
31:38et je lui dis,
31:38dites-moi,
31:39vous embaumez les mortes ?
31:40Carole Bureté,
31:43on a parlé de l'angropause,
31:44de la ménopause.
31:45Non, je voulais juste
31:47poser la même question
31:48pour les hommes.
31:49On est d'accord, Carole Bureté ?
31:52Ah oui, oui, oui, absolument.
31:53De toute façon,
31:54le corps de l'homme
31:54C'est juste qu'à la fin de ses jours.
31:56Il est fait pour avoir
31:57de la testostérone
31:58comme il est fait
31:59pour avoir des érections,
32:00mais à titre physiologique.
32:01C'est même pas sexuel.
32:02La physiologie de l'homme
32:03implique la testostérone,
32:05implique les érections.
32:06La testostérone,
32:07ça commence dans la période
32:08embryonnaire
32:09pour la différenciation
32:10de l'appareil génital masculin.
32:12Et à un moment donné,
32:13quand on manque
32:14de testostérone,
32:15on le compense,
32:16et ce sont des traitements
32:17de long terme,
32:17de très long terme
32:18qu'on peut continuer
32:19toute sa vie.
32:20On connaissait l'ondropause,
32:21la ménopause,
32:22Dola Dala,
32:23et vous vous parlez
32:23du couple pose.
32:25C'est quoi le couple pose ?
32:26Parce que là,
32:26c'est Madame, Monsieur ?
32:28Alors, le couple pose,
32:30à mon avis,
32:30c'est quelque chose
32:31de très important.
32:32C'est qu'on ne peut pas
32:33s'occuper d'une personne
32:34parce que cette personne,
32:35elle va vivre
32:36des bouleversements hormonaux,
32:38des bouleversements
32:38dans sa vie sexuelle,
32:40dans sa vie tout court,
32:41et l'autre en face
32:43peut le vivre aussi
32:44ou pas du tout.
32:45Alors, à un moment donné,
32:46il faut quand même
32:47tenir compte de l'autre.
32:48Prenons un exemple.
32:50Vous avez un patient qui...
32:51J'ai des patients
32:52qui viennent me consulter,
32:54on les traite,
32:55ils vont très très bien après.
32:56leur partenaire
32:57ou leur femme
32:58n'est pas traité.
33:00Ah oui,
33:00donc ça crée un décalage.
33:01Ça n'a pas de désir sexuel,
33:03ça n'a pas de désir sexuel,
33:04donc ça crée un décalage
33:05parce que l'un,
33:06il est toujours
33:06dans une logique d'avancer
33:08alors que l'autre
33:09est dans une logique
33:10de reculer.
33:11Et moi, j'insiste
33:12sur un truc
33:12quand on parle du couple
33:13qui me paraît aussi
33:14très important,
33:15c'est d'arrêter de penser
33:16que les femmes,
33:17ce n'est pas fait
33:18comme les hommes
33:18en matière de sexualité.
33:22Physiologiquement,
33:22on n'est pas très différents.
33:24On a les mêmes hormones
33:25dans des proportions variables
33:26et il n'y a aucune raison
33:28pour qu'une femme
33:28n'ait pas de désir,
33:29pour qu'une femme
33:30n'ait pas de lubrification.
33:32Là, il faut ouvrir
33:33le dialogue aussi
33:34dans le couple,
33:34ce qui n'est pas toujours facile
33:35pour une femme
33:36de dire qu'elle est arrivée
33:38à un certain âge
33:39et un homme dire
33:39qu'il a,
33:40enfin on le voit bien,
33:41mais qu'il a des problèmes.
33:42Donc il y a aussi
33:43un dialogue à recréer
33:46au sein du couple,
33:47Michel Mouly.
33:48Il y a trois ans,
33:48j'ai dit
33:50la ménopause,
33:51enfin à l'époque,
33:52la ménopause
33:53c'est un problème de couple.
33:54Je me suis fait atomiser
33:55sur les réseaux.
33:57Mais qu'est-ce que les hommes
33:58viennent faire
33:59dans notre problème ?
34:00Au contraire,
34:01j'ai dit
34:01il faut que les hommes
34:02s'intéressent,
34:03il faut qu'ils s'informent.
34:03Un accompagnement.
34:04Quand Carole disait,
34:05et là Cécile,
34:06vous venez de parler
34:07d'un décalage,
34:08on vient de dire
34:09avec Carole
34:09que la femme
34:10à 50 ans
34:11elle a presque plus
34:12brutalement d'oestrogène,
34:13l'homme
34:13il continue à en avoir.
34:15Donc il continue
34:16à avoir lui ses envies,
34:17son bien-être
34:18et tout ça.
34:18Et si on ne rétablit pas,
34:20si on ne contrôle pas
34:21ce décalage,
34:22et bien comme elle le dit,
34:24c'est le couple pause.
34:25Et il faut l'éviter.
34:26Et en fait,
34:27notre travail à nous
34:28c'est justement
34:29d'interroger nos patients
34:30sur ce qui se passe
34:31dans leur couple.
34:32Si on voit un homme
34:33de poser la question
34:34de la partenaire
34:35ou lui partenaire
34:36d'ailleurs,
34:36parce que
34:38Pierre Cetbon
34:40veut réagir.
34:41Oui,
34:41je veux juste rajouter
34:43quelque chose
34:43dont on a peu parlé
34:44mais le temps passe
34:46bien sûr,
34:46c'est le stress
34:47et le couple.
34:48Le stress
34:49et la sexualité.
34:50Mais je n'ai pas eu
34:51l'occasion,
34:52hélas,
34:52de pouvoir répondre.
34:53Bon,
34:53ce n'est pas grave,
34:54je vais essayer là.
34:55Juste un petit mot,
34:56le stress est une catastrophe.
34:58Le stress augmente
34:59par deux le risque
35:00de mourir du cœur.
35:01Donc il ne faut pas dire
35:02je suis stressé,
35:03ce n'est pas grave,
35:04c'est nerveux,
35:05ça va passer.
35:06Non,
35:06ça ne va pas passer.
35:07Ça vous mine le moral
35:08mais en même temps
35:09ça vous mine l'organisme.
35:10Ça,
35:11c'est la première chose.
35:12Deuxième chose,
35:13bien sûr que le stress
35:14est très nocif
35:15pour la sexualité.
35:17Ne serait-ce que
35:18tout simplement
35:18quand vous êtes stressé,
35:20vous fabriquez
35:20le nerf sympathique
35:22qui est un des nerfs
35:23qui fabrique l'adrénaline
35:24et est excité
35:25et l'adrénaline
35:26est une hormone
35:27qui sert
35:28les petits vaisseaux sexuels.
35:30Donc ça diminue
35:31l'érection.
35:32Donc souvent
35:32quand vous réglez
35:33le problème du stress,
35:34vous n'avez pas tout réglé
35:35mais vous avez amélioré
35:37largement
35:37le tableau
35:38que vous avez devant vous.
35:39Donc le psychisme
35:40et le stress
35:41agissent énormément sur nous.
35:43Il y a des médicaments
35:44anti-stress efficaces ?
35:45Il y a des médicaments
35:45anti-stress.
35:46Il y a déjà rassuré les gens,
35:48leur expliquer
35:49et puis éventuellement
35:50discuter des médicaments.
35:51Moi je donne
35:52des médicaments
35:53aux gens les plus stressés.
35:54Ceux qui ont la forme
35:55extrême de stress,
35:56qui sont mal,
35:57qui ont des tachycardiques,
35:58qui ont des douleurs.
35:59C'est ce qu'on appelle
36:00les bêtas bloqueurs
36:01qui en plus
36:01la roue tournent
36:02parce qu'ils avaient été
36:03incriminés
36:04sur des troubles sexuels.
36:06Et en fait
36:07aujourd'hui
36:07dans mon expérience
36:08qui dans ce domaine
36:09en tout cas
36:09est grande,
36:10je vous promets
36:11qu'avec les bêtas
36:12bloquants modernes
36:13bien prescrits
36:14et bien expliqués,
36:15les gens vont plutôt mieux
36:16sur le plan sexuel.
36:17C'est en tout cas
36:18mon expérience.
36:18Y compris sur le plan érectile
36:22tout à fait.
36:22En tout cas,
36:23moi je peux faire une révélation
36:24puisque Pierre Sedbon
36:25est mon cardiologue.
36:26Ah bon ?
36:27Et tu es mon gynécologue.
36:30Et bien depuis 15 ans,
36:31grâce à lui,
36:32je prends
36:33un demi-comprimier
36:34d'un produit
36:35à très faible dose
36:36qui régule mon cœur,
36:37qui évite les excitations
36:39et le stress.
36:39C'est pour ça
36:40que vous me voyez
36:40très décontracté.
36:41C'est vrai, c'est vrai.
36:43En tout cas,
36:43merci beaucoup.
36:44Et c'est bon pour le cœur.
36:45Et c'est bon pour le cœur.
36:46Merci beaucoup
36:46de nous éclairer à chaque fois.
36:47Merci docteur Michel Mouly,
36:49gynécologue, chirurgien
36:50et cancérologue.
36:51Merci beaucoup docteur
36:52Carole Bureté,
36:53spécialiste en médecine sexuelle
36:55et en androgyrologie.
36:56Et puis,
36:57merci beaucoup Pierre Sedbon,
36:59cardiologue aussi
36:59avec ces livres
37:00que l'on vous montre.
37:02Votre ordonnance anti-stress
37:03pour protéger votre cœur,
37:05c'est également édité
37:06aux éditions Le Duc.
37:08Merci en tout cas
37:09à notre équipe.
37:09Merci Maxime.
37:11Merci Justine.
37:12Merci Félix.
37:15Et Nelly et Zach,
37:17bien entendu,
37:18de nous avoir aidé
37:19à préparer cette émission
37:20et à Nicolas Merlet,
37:21bien entendu,
37:21qu'on embrasse.
37:22Et Emmanuel Ribes.
37:23Et Emmanuel Ribes,
37:24bien entendu.
37:25Passez une très belle soirée.
37:26On se retrouve demain
37:26à partir de 17h.
37:28Bonne soirée à tous.
37:28A demain.
37:29Merci.
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