00:00La France bouge, que sont-ils devenus ?
00:06Et nous allons accueillir Jérémy Cognard. Bonsoir Jérémy, vous êtes déjà venu dans l'émission, merci d'être en ligne avec nous.
00:13Bonsoir Aurélien, merci de m'inviter à nouveau.
00:16Avec plaisir, est-ce que vous pouvez commencer par, alors je ne vais pas vous refaire faire le pitch, mais en tout cas le rappel rapide de ce que propose AgriLoops.
00:23Oui, chez AgriLoops on a développé un nouveau modèle de ferme basé sur les principes de l'économie circulaire, avec un objectif de pouvoir offrir des produits de la mer sains, respectueux de l'environnement et plus économes en ressources.
00:36Et du coup on se concentre sur une première espèce qui sont les gambas, pour pouvoir offrir une gambas française, sans antibiotiques, fraîche et puis la plus économe en ressources possibles.
00:45Donc vous êtes venu pour la première fois en 2022, là vous étiez encore à l'étape de la ferme pilote, et donc là justement ces gambas fraîches vont arriver sur le marché dans quelques semaines je crois.
00:56Exactement, puisqu'en fait on a réalisé une nouvelle levée de fonds en 2024 de 15 millions d'euros, après justement être passé sur votre plateau, et l'objectif c'était de passer de la ferme pilote à...
01:07Qui veut gagner des millions en fait à France Bouche, c'est ça ?
01:09Qui veut lever des millions.
01:11Qui veut lever des millions, ouais.
01:12Exactement, et l'objectif c'était de passer de cette ferme pilote à notre démonstrateur commercial à grande échelle, c'est ce qu'on appelle Mangrove 1,
01:22qui est une ferme qu'on a fini de construire il y a quelques semaines, et on a commencé la production il y a quelques mois sur la partie gambas,
01:30mais aussi sur la partie fruits et légumes, puisque notre modèle de ferme c'est de faire de l'aquaponie,
01:34et donc d'associer de manière durable l'aquaculture et le maraîchage en utilisant les effluents de nos gambas,
01:41et en les transformant en engrais naturels pour coproduire des fruits et légumes.
01:44Donc c'est ça l'aquaponie justement, j'allais vous demander de nous réexpliquer un petit peu cette logique-là,
01:49est-ce qu'il vous permet de, j'allais dire d'élever, non, mais de produire justement d'autres produits, tomates, salades, etc.
01:56Exactement, en fait l'aquaponie c'est un peu un mot valise, qui en fait associe l'aquaculture et l'hydroponie,
02:03donc l'aquaculture et le maraîchage, et nous on a adapté pour la première fois cette technique à un milieu salé,
02:09c'est une technologie qu'on a brevetée, et qui nous permet d'un côté d'avoir nos gambas,
02:14et de l'autre côté des fruits et légumes qui ont des meilleures qualités gustatives et nutritionnelles,
02:17grâce à notre environnement salé.
02:19En ce moment par exemple, c'est une tomate cerise qui a plus de sucre, plus de vitamine C, et plus de goût.
02:24Très bien, moi je pense que ça peut accompagner les produits de la Belle-Îloise sans aucun problème.
02:28Qui achète justement pour l'instant vos produits ? Parce que ça, ceux-là, ils sont sur le marché.
02:34Oui, exactement. On travaille beaucoup en local avec des GMS, pour le moment, autour de Rennes,
02:41et on travaille aussi avec des grossistes régionaux, mais aussi quelques-uns à Rungis,
02:45qui vont distribuer nos produits un petit peu plus largement.
02:47D'accord, et donc là vous êtes dans une phase aussi de recrutement, de recherche de partenariats,
02:52pour continuer à grandir ?
02:54Exactement. Déjà, on a recruté pas mal depuis la dernière fois qu'on était passé sur votre plateau.
03:00On était une petite dizaine et maintenant on est une petite vingtaine.
03:03On recrute sur les aspects production, recherche et développement,
03:08donc des opérateurs, des techniciens, etc.
03:11On a aussi recruté des personnes pour nous accompagner sur toutes les fonctions de support,
03:15parce que pour grandir, on a besoin de tout ça,
03:17donc sur les aspects administratifs, mais aussi et surtout commerciaux.
03:20Et puis voilà, on a quelques postes encore sur des aspects marketing ou production en cours.
03:26Oui, c'est ça, c'est-à-dire réussir à se faire connaître aussi,
03:29avec notamment une marque pour certains produits, je crois, qui existent déjà.
03:32Oui, alors là, on a une nouvelle marque, justement, exactement, pour la partie fruits et légumes,
03:39iodé, Y-O-D-E-E, pour faire un petit clin d'œil, justement, à notre production en milieu salé,
03:45qui apporte des meilleures qualités gustatives,
03:47et puis voilà, un peu aussi tout l'aspect marin qui nous accompagne aussi tous les jours.
03:52Caroline, il est le branché pour la Belle-Île-Iloise,
03:55forcément, cet aspect de qualité des produits, ça vous parle, ça correspond à ce que vous faites aussi ?
04:00Ah ben moi, j'adore, j'adore, parce qu'on sait que les crevettes au sens large,
04:05et les gambasses en particulier, c'est un peu dans le top 3
04:08de ce que les Français consomment en matière de produits de la mer.
04:13Or, ça vient de très loin.
04:14C'est bourré d'antibiotiques, ça fait le tour du monde avant de venir chez nous,
04:19et là, la solution, c'est de proposer quelque chose que l'on aime,
04:23mais fait à deux pas de la maison, entre guillemets,
04:26et d'une manière responsable.
04:29Moi, je trouve que le projet est génial.
04:31Donc après, à quand les gambasses dans nos produits ?
04:39Pour l'instant, nous, comme on est principalement sur du sauvage,
04:42on est pas sur ce type de produit, mais je suis persuadée qu'il y a un avenir.
04:45Enfin, moi, je trouve que c'est un projet hyper vertueux.
04:46Bon bah allez, pour l'été 2026, on réfléchit aux produits pour l'été 2026,
04:50on se laisse un petit peu le temps.
04:51Ouais, un petit peu, ouais.
04:52Ça peut être une bonne idée, Jérémy Cognard, forcément,
04:54de l'imaginer sur le type de partenariat, ce que vous faites déjà,
04:57mais là, typiquement, il y aurait une logique.
05:01Ah ben, clairement, avec grand plaisir.
05:03En tout cas, nous, que ce soit moi, à titre perso,
05:06ou même l'entreprise, on est fan de ce que vous faites à la Belle-Île-Oise.
05:09Donc, du coup, si un jour, on pouvait travailler ensemble,
05:12nous, on ne dit pas non, c'est clair.
05:14Eh ben voilà, on verra ça.
05:15C'est ça qui est bien marié dans cette émission.
05:18Et effectivement, merci à vous, en tout cas, Jérémy Cognard.
05:20Et puis, on sera ravis de prendre des nouvelles
05:23de la manière dont tout cela avance, évidemment,
05:27pour ce que vous proposez.
05:29On a envie de goûter ces gambas, évidemment, dans quelques semaines.
05:32Merci, Jérémy.
05:33Merci beaucoup.
05:34Bonne soirée à tous.
05:35Caroline, il y a le branchu pour la Belle-Île-Oise.
05:39Je voulais qu'on parle aussi de recrutement,
05:42on a dit un petit mot, des saisonniers qui vous rejoignent,
05:44parce que vous le disiez, la sardine fraîche,
05:46les produits frais, donc vous vous adaptez aux saisons,
05:48donc vous avez ces besoins,
05:50que ce soit sur le travail du poisson
05:52ou en magasin pour la vente.
05:55Et puis aussi, un vrai rôle pour arriver à les faire revenir,
06:00ou en tout cas, à ce que ça se passe au mieux
06:02en termes de qualité de vie au travail.
06:04Vous co-construisiez des choses,
06:06vous avez notamment fait évoluer le rythme de travail dans les usines ?
06:09Oui, tout à fait.
06:09On a un vrai enjeu de recrutement,
06:12d'attractivité de l'entreprise,
06:14que ce soit sur les métiers de la production,
06:15les métiers de la vente.
06:17On a aussi un véritable enjeu de faire rester,
06:20parce qu'à chaque fois, il faut former.
06:23Donc, c'est hyper riche si on arrive à conserver nos collaborateurs
06:28qui sont là au quotidien, ça c'est certain,
06:30mais à faire revenir nos saisonniers.
06:32Et donc, on a souhaité travailler avec eux
06:35sur quelles seraient les conditions,
06:38un, pour venir,
06:38donc on a là des méthodes de recrutement originales
06:41basées sur des escape games, etc.
06:43Mais une fois qu'ils sont là, surtout,
06:45et c'est sans doute le plus important,
06:47qu'est-ce qui les ferait revenir, rester ?
06:50Et donc, finalement, les solutions, elles sont chez eux.
06:54Et donc, on a travaillé sur un rythme de travail original,
06:57par exemple en production,
06:58où aujourd'hui, les gens travaillent
07:00deux semaines sur quatre jours,
07:01une semaine sur cinq jours,
07:02parce qu'il faut faire concilier à la fois le fait
07:04que nous, on ait besoin de travailler sur cinq jours.
07:06Et donc, on a créé des équipes
07:07qui fait que nous, on travaille...
07:09D'adapter les 35 heures,
07:11d'adapter les 35 heures,
07:12c'est un rythme qui convient.
07:14Mais avec un jeu d'équipe qui fait que nous,
07:16on travaille cinq jours.
07:18Voilà, et donc, ce rythme convient bien,
07:21puisque ces personnes ont aussi des familles,
07:25des activités,
07:27et donc, ça nécessite...
07:28Et c'était pas forcément non plus l'attente,
07:30parce que ça veut dire des journées plus intenses.
07:33Et donc, est-ce que c'est ce qui convenait ?
07:35Et le mieux, c'est de leur demander
07:38de travailler sur les solutions.
07:39Et donc, c'est ce qu'on a fait depuis deux ans maintenant,
07:41et ça fonctionne bien.
07:43Mais voilà, des solutions,
07:44on en a imaginé d'autres concrètes,
07:46comme on a mis en place un bus pour les véhiculer.
07:51Mais pareil, est-ce qu'on allait faire ?
07:53Mais est-ce qu'ils allaient prendre ce bus ?
07:54Oui.
07:55Ben finalement, oui,
07:56parce qu'aujourd'hui, la mobilité,
07:57c'est un vrai enjeu.
07:58Il faut que ça réponde à un besoin concret.
07:59Il faut que ça réponde à un besoin.
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