- il y a 8 mois
Tennis Coupe Davis 1991 Finale France - Etats-Unis
France - Etats-Unis (3-1) (3 manches à 1)
Match 1
André Agassi - Guy Forget (6-7, 6-2, 6-1, 6 -2)
Match 2
Henri Leconte - Pete Sampras (6-4, 7-5, 6-4)
Match 3
Guy Forget/Henri Leconte - Ken Flach / Robert Seguso (6-1, 6-4, 4-6, 6-2)
Match 4
Guy Forget - Pete Sampras ( 7-6, 3-6, 6-3, 6-4)
Fédération française de Tennis
Site officiel :
Http://www.fft.fr
France - Etats-Unis (3-1) (3 manches à 1)
Match 1
André Agassi - Guy Forget (6-7, 6-2, 6-1, 6 -2)
Match 2
Henri Leconte - Pete Sampras (6-4, 7-5, 6-4)
Match 3
Guy Forget/Henri Leconte - Ken Flach / Robert Seguso (6-1, 6-4, 4-6, 6-2)
Match 4
Guy Forget - Pete Sampras ( 7-6, 3-6, 6-3, 6-4)
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00:00Chaque fois que je croise une personne qui était dans la salle ce jour-là,
00:03qui me voit pour la première fois, il a l'impression qu'il fait partie de notre bande.
00:08Et c'est touchant, c'est touchant du reste.
00:10Les gens me disent « Monsieur Forger, j'étais là, en 91 âgés à l'âge, j'y étais. »
00:15C'est ça aussi qui a été magique dans cette Coupe des Vies,
00:31c'est qu'il n'y a jamais eu d'interférence, il n'y a jamais eu de jalousie.
00:35On était un bloc, on était un roc, on était les indestructibles.
00:45On était tous en mission et on est partis sur cette espèce de stage commando,
01:08comme l'appelait Yannick à l'époque.
01:10Une volonté commune de pouvoir se préparer pour cette fameuse finale à Lyon contre les Américains.
01:15David contre Goliath.
01:27En tant que leader de l'équipe, je me disais « si on gagne la Coupe des Vies, je dois rapporter les trois points. »
01:33Enfin, deux et demi.
01:34Il faut que je gagne mes deux simples et que j'aide l'équipe à gagner le double.
01:37Avec Henri, bien sûr, mais il y avait un gros point d'interrogation par rapport à Henri.
01:42Parce qu'Henri revenait de sérieux problèmes de dos.
01:45Sincèrement, je pensais vraiment jouer en double, mais en simple, je revenais quand même de très, très, très, très, très loin.
01:52Mais quand il y a eu ces fameux matchs d'entraînement, où je joue tout le monde et je me mets des branlés à tout le monde.
01:59Et l'intelligence de Yann et de Patrice, c'est que je ne joue jamais en simple contre Guy.
02:06Avec Yannick, je pense que si c'était à refaire, là, si on veut rejouer ce match maintenant,
02:29je dirais « Yannick ou Yannick, on va le jouer différemment ce match-là, qu'est-ce que tu penses ? »
02:33On a en face un Agassi qui joue extrêmement bien.
02:36On a un Guy qui fait ce qu'il peut.
02:45Je suis fatigué parce qu'il m'a fait beaucoup courir.
02:50Je pense que je l'ai mal joué tactiquement le match, avec du recul.
02:54Tout ça, c'est mélangé dans ma tête la déception, la frustration, la culpabilité,
02:57les erreurs tactiques que j'ai pu commettre dans le match.
03:02Et arrive ce qui ne devait pas arriver, malheureusement, Guy perd.
03:05Tout ça est très confus quand je vois les images, je sais, je serre la main, je suis...
03:09Voilà.
03:12C'est ça.
03:13C'est ça.
03:15C'est ça.
03:15On voit Guy qui prend un coup sur la tête parce qu'il se dit « Je viens de battre Pitsampras à Bercy,
03:23je suis leader, je dois amener le point. »
03:25La victoire paraît loin, tout d'un coup.
03:28Mais voilà, la magie de la Coupe Davis a opéré, et surtout la magie d'Henri a opéré
03:32quelques heures plus tard, finalement.
03:34Lorsque Yannick vient me voir, c'était le mercredi, il me dit « Voilà, Henri, tu joues. »
03:47Je dis « Oui, je sais. »
03:49Il me dit « Non, mais tu joues en simple. »
03:51Je dis « Oui, oui, oui, je sais. »
03:53J'étais déjà dans ma zone.
03:56C'est-à-dire que j'étais tellement absorbé, tellement concentré sur le sujet que je savais que j'allais jouer.
04:03J'allais jouer contre Sampras.
04:07Je savais que ça allait être à ma très difficile, qu'il va falloir que je fasse quelque chose d'inouï.
04:12Mais ce n'était pas dans ma tête de dire « Je vais essayer de faire quelque chose. »
04:16Non, je vais.
04:16Au moment dans les vestiaires, Patrice Jellower me dit « Écoute Guy, tu n'as pas la tête abattue, tu rends ta tête haute.
04:22Henri, il ne faut pas qu'il sente la déception chez toi.
04:27Il y a un grand match à jouer maintenant.
04:29On reste positif. »
04:31Je tape sur l'épaule d'Henri, je lui dis « Écoute, ah merde, désolé. »
04:35Et puis il me dit « Ah, t'inquiète, t'inquiète. »
04:37Je rentre dans les vestiaires, je m'en suis dit encore.
04:38Il s'allonge sur la tête de massage.
04:41Il est comme ça.
04:42Et moi, je suis là, je me prépare.
04:43« Oui, bon, on y va. »
04:44Je vais le voir, je mets la main sur l'épaule.
04:46Je dis « Guy, ne t'inquiète pas. »
04:48Je lui met une branlée à l'autre et on va revenir, ça fera un partout.
04:51Et là, je vois la tête de Guy.
04:53Il me regarde, il ne dit rien.
04:56Mais je vois que dans ses vieux, il dit « Le mec est fou. »
05:00Au moment où il va partir sur le terrain, je lui dis « Allez, Henri, c'est à toi maintenant, tu peux le faire. »
05:07Et là, il fait cette sortie mythique et il dit « Vous allez voir les gars, il va voir qui c'est Henri Lecomte.
05:13Parce que moi, je vais lui faire ci, je vais lui faire ça. »
05:15Et puis je vais lui faire la volée en m'en sautant.
05:17Et je vais lui faire le passing de doigt.
05:18Et puis machin.
05:19« Ouais, les gars, ouais. »
05:20Et il part sur le terrain en hurlant.
05:24Et au moment, évidemment, où on va sur le terrain, Yannick décide de nous mettre dans une petite pièce, que tous les deux.
05:30Et Yannick commence à boire à Henri.
05:31Je lui dis « Non, non, mais t'inquiète pas. T'inquiète pas. »
05:33Je vais lui mettre une branlée à l'autre.
05:35Et on revient un partout.
05:36Et de toute façon, j'y suis.
05:36Et puis Yannick fait « Ouais, ouais, ouais, allez, on y va, allez. »
05:39Et je suis rentré sur le terrain.
05:40On dit « Ouais, ouais, pas si Henri. Ouais, super. Ouais, ouais. »
05:42Et là, on dit « Il est fou, quoi. Le mec, il est habité. »
05:46C'était tellement fort, tellement que j'étais déjà en avance de ce qui allait se passer.
05:51Voilà. J'étais habité.
06:06C'est-à-dire que quand je jouais, je frappais un coup, je savais exactement où ça allait et j'anticipais à chaque fois l'échange.
06:34C'est un match qui, pour moi, était simple.
06:37Quand ce match commence, je suis dans les vestiaires et puis très vite, il mène au score.
06:40Je me dis « Oh, tiens, c'est plutôt une bonne surprise. »
06:45Et au fil du match, Henri se gonfle, se gonfle, se gonfle, monte, monte, monte et s'emprince, plonge, plonge, plonge, plonge.
06:52On se dit tout, je crois, à ce moment-là.
06:54Il va se passer un truc.
06:56La maîtrise était là parce que quand on revoit le dernier jeu, c'est effrayant.
07:01C'est effrayant. Même moi, je vois Ace, service gagnant, Ace, 40-0.
07:08Et après, je gagne sur une deuxième balle très bien, assez forte et il fait le revers dans les tribunes.
07:13Et là, c'est la délivrance.
07:21Henri, il a complètement étouffé, empêché toute rébellion de sa part.
07:28Et c'est là où le truc, c'est magique.
07:32J'avais l'impression d'être bénur, d'être un gladiateur, en arrivant comme ça.
07:45Sur le papier, eux aussi, ils sont favoris.
07:49Mais à la différence, là, tu joues pour ton pays, tu joues...
07:52Donc, la pression, elle n'a rien à voir avec tout ce qu'ils vivent toute l'année.
07:59Alors, nous, avec Henri, on joue des tournois en simple, on joue la coupe des 10.
08:03La pression d'un joueur de simple, elle est beaucoup plus forte, beaucoup plus importante que n'importe quel joueur de double.
08:12Et on sait que ça, c'est un atout pour nous.
08:14Et donc, quand le match commence, on se détache très vite.
08:17Et nous, une nouvelle fois, on est gonflés par le fait de mener au score.
08:21Et eux, on sent qu'il y a une vraie tension parce qu'ils se disent, mais qu'est-ce qu'il se passe ?
08:24Ces gars-là, pour l'instant, ils nous dominent. Ils sont plus forts que nous.
08:27Moi, je t'ai remonté comme un réveil et avec Guy, on savait qu'on avait le potentiel de pouvoir les battre.
08:31Donc, ça a été une chose tellement importante de commencer vite, bien, fort, frapper fort.
08:38Il faut apprendre à jouer avec Henri.
08:39Un peu comme si j'imagine un cavalier qui monte sur un concours épire, un cheval qui est extraordinaire,
08:45mais qu'il faut tenir, qui est un pur sang, qui peut tout défoncer à tout moment.
08:49Donc, il faut arriver à tenir le cheval.
08:50Et moi, mon cheval à ce moment-là, avec Yannick, notre cheval, notre pur sang, c'est Henri.
08:56Il hurle, il saute, il frappe, il crie.
08:59Je suis obligé de le calmer, même par moments, il y a eu le calme aussi.
09:02Il est en sur-régime, comme si on tourne une clé dans le dos et que ça tient de tous les sens.
09:15Yannick, par moments, sur le côté, me fait des clins d'œil.
09:18D'ailleurs, je t'inquiète, je gère.
09:19Pendant les changements de côté, en fin de compte, c'était Yann qui rassurait Guy.
09:23Et moi, c'est vrai, j'étais dans ma bulle, mais j'étais dans la même bulle que le jour précédent.
09:29Je soufflais, j'étais calme.
09:32Et ce qui nous a vraiment unis jusqu'à la mort, avec Guy et Yann, c'est cette entente.
09:40Deux potes soudés, on était siamois, on était collés.
09:43On savait exactement ce qui allait se passer.
09:45Guy, lui, c'est vraiment le joueur qui met le bon retour.
09:48Moi, j'étais le fou du roi, c'était imprévisible.
09:53C'est mon ami, je le connais bien.
09:56Et je vois qu'en un état, il ne faut pas que je le sors de cet état, tout en calmant un peu ses ardeurs.
10:01Et puis, le match se termine de la meilleure des manières possibles, puisqu'on gagne ce double.
10:08Et là, on est bien, qu'on passe de 1 partout à 2-1 pour nous.
10:11Et là, il n'y a plus qu'un point à gagner.
10:12Moi, je me souviens encore, je sors du double et je fais encore un, encore un, je suis comme ça, encore un, et je suis toujours habité.
10:18On peut gagner, on peut le faire.
10:21Ils l'ont prouvé, là, depuis deux jours, on peut le faire.
10:23Ce match, il a notre portée.
10:26On peut gagner.
10:27C'est grand, hein.
10:28C'est dur, encore un, encore un.
10:30C'est pas assez grand, mais demain, ça sera encore plus grand.
10:33Lui et moi, on sait ce qui nous attend demain, quoi.
10:36Donc ça, c'est juste un point de passage, se domer.
10:38Je me souviens de la tension de la veille du match.
10:48C'est-à-dire que je suis à l'hôtel et je ne peux pas dormir.
10:51Et je me souviens, j'appelle Yannick et j'ai l'impression, dans ma chambre, j'entends du bruit.
10:55Donc à 1h du matin, je lui dis, je ne peux pas aller dormir dans ta chambre.
10:57Il me dit, si tu veux, donc je vais dormir dans sa chambre.
11:00J'arrive toujours pas à dormir.
11:01Je ne peux pas dormir, parce que je sais ce qui m'attend.
11:03Cette nuit-là, je crois que je dois dormir une ou deux heures, quoi.
11:05Je ne peux pas dormir.
11:06J'arrive au petit-déjeuner, ça va, Guy ? Ouais, super, tu as bien dormi ?
11:10Ouais, ça va.
11:11Je n'ai pas si une nuit, mais épouvantable.
11:21La France entière, finalement, attention.
11:23On sait qu'on sait qu'il faut être plein à craquer, qu'il y aura une folie que tout le monde a regardé la télé,
11:27et que dans le monde entier, tout le monde regarde.
11:28Est-ce que la France va, enfin, 59 ans après, ramener la Coupe de 10 à Paris ?
11:32Et comme on savait que Guy aussi était capable de battre sans prasse,
11:36il fallait maintenant qu'il extériorise un petit peu cette, peut-être, tension
11:42qu'il aurait pu avoir sur ce match.
11:46Je sais que je vais prendre des coups, mais moi, je vais lui en donner aussi.
11:52C'est que je vais lui faire mal.
11:53Je sais que je serre très bien, je sais que mon coup droit, je vais gêner son côté revers.
11:58Je sais qu'il y a Nick qui va me pousser à aller vers l'avant le plus possible.
12:01Et je lui dis, quoi qu'il arrive, ça va être un combat de rue, mais moi, je vais lui faire mal.
12:04Je vais lui donner des coups, je vais en prendre, je vais lui en donner.
12:06Et c'est le premier qui va baisser la tête à un moment donné, c'est celui-là qui va perdre.
12:10Et je ne veux pas être celui-là.
12:11On l'avait remarqué avec Henry, on avait regardé pas mal de ses matchs dans la vidéo aussi.
12:14À l'époque, on avait cassé de VHS qu'on se passait, je me souviens avec Henry.
12:17Et on avait remarqué que Sampras, même quand il jouait très, très bien,
12:20il y avait toujours un moment dans un match où il y avait une double faute,
12:22il pouvait rater une volée.
12:23Les grands attaquants, en général, ont toujours un moment où il lâche deux, trois coups.
12:29Ce n'est pas beaucoup deux, trois coups, mais c'est suffisant à ce niveau-là, parfois, pour passer.
12:32Et j'attendais ce moment-là tout le temps, tout le temps sur les jeux de retour.
12:35C'est le seul match que j'ai vu de Guy avec autant de communication avec le public,
12:43avec autant de ferveur, on le voyait comme ça.
12:45Mais Guy, jamais faisais ça, hein.
12:53Je pense.
13:02Des fois, l'arbitre disait « Mesdames, Messieurs, s'il vous plaît, le jeu reprends ».
13:05Il parlait très fort au micro, il hurlait dans le micro, personne n'entendait.
13:09Et là-haut-là, elle tournait, elle tournait, elle tournait.
13:11« Mesdames, Messieurs, Messieurs, Messieurs, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. »
13:24Évidemment, j'avais des frissons, je me disais « C'est pas vrai, ça va s'arrêter à un moment donné ».
13:27Et les gens avaient l'impression de vivre un rêve comme nous.
13:33Parce que moi, des fois, je me disais « C'est pas vrai, ce qui se passe là, c'est incroyable ».
13:37Et Guy, il a fait un match incroyable, incroyable, d'une lucidité, d'une générosité,
13:44comme j'ai dit au départ, l'a fait de pouvoir communier un peu plus.
13:48La prise de risque, sauver une balle de break sur un ace en deuxième balle sur le T.
13:53Je m'en sauverai toute ma vie, celle-là.
13:58Et pour moi, cette balle de match, elle est symbolique parce qu'au moment où un joueur de tennis
14:04va se servir, va jouer un point dans sa carrière qui peut changer sa vie.
14:12Silence, s'il vous plaît.
14:14T'as l'impression qu'un point, ça devient quelque chose d'énorme à jouer.
14:18Tu te dis « Mais qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce que je… »
14:20Et à ce moment-là, je me souviens d'un article,
14:22lorsque Yannick a battu Mats Villander en finale de Roland-Garros.
14:25Et il y avait un passage où Yannick parlait de sa balle de match contre Villander.
14:27Et il explique ça, justement.
14:29Et Yannick, il se dit « Qu'est-ce que je fais contre Villander sur un balle de match ?
14:31Je vais enfin gagner de ne pas être le plus grand tournoi de ma vie.
14:33Et il est confronté à ce choix crucial qui paraît anecdotique.
14:37C'est-à-dire qu'on dit « Tu la mets à gauche ou à droite, peu importe, vas-y, serre. »
14:40Mais non, dans ce position-là, c'est un casse-tête.
14:44Et Yannick se dit à ce moment-là « Mon meilleur coup, c'est le service.
14:49Le moins bon coup de Mats Villander, c'est son coup droit.
14:52Je vais servir son coup droit et je vais aller vers l'avant. »
14:55Et à ce moment-là, je ne sais pas pourquoi, je pense à cet article.
14:59Et je me dis « Mais il a raison. Mon meilleur coup, c'est le service.
15:02Le moins bon coup de Sampras, c'est le revers.
15:04Je vais faire servir son revers. »
15:06Et là, tout d'un coup, je sens comme une pression qui s'échappe.
15:11Parce que tout d'un coup, j'ai ma solution.
15:13Et quand vous me voyez regarder Yannick et faire,
15:17dans mon esprit, c'est…
15:19Je lui fais un clin d'œil, je lui dis « T'inquiète, j'ai compris le message. »
15:24C'est tellement fort, tellement incroyable
15:25que même quand tu revois les images aujourd'hui, tu peux encore.
15:29Merci.
15:32Merci, mesdames et messieurs, s'il vous plaît, silence.
15:35Toute l'équipe qui rentre sur le terrain, tu vois Yann qui saute sur une jambe,
16:03le filet, tu le passes et tu pourras en passer eux deux.
16:06Toute notre vie, finalement, de jour tennis, se synthétise là et puis me ramasse.
16:13Et puis, on pleure parce que c'est…
16:18Il y a eu des pleurs, il y a eu de joie, il y a eu des larmes de fatigue.
16:24Il y a eu des larmes, on était grisés quoi, grisés par cette victoire.
16:33On ne mesure même pas sur le moment tout ce que ça a engendré comme émotions chez les gens.
16:40Tu vis un rêve d'enfant, mais tu vends du rêve aux gens, enfin tu les transportes.
16:45Chaque fois que je croise une personne qui a été dans la salle ce jour-là,
17:08qui me voit pour la première fois, il a l'impression qu'il fait partie de notre bande quoi.
17:11Et c'est touchant, c'est touchant du reste.
17:14Les gens me disent « Monsieur Forger, j'étais là, en 91 à Gérlange, j'y étais. »
17:20Yannick, il a eu un rôle bien plus grand que juste notre capitaine.
17:39Parce que cette balle de match, c'est la sienne.
17:44Et voilà, on est quelques années plus tard et ça me fait toujours le même effet.
17:47Donc, je sais que lui, quand il le verra, il se souviendra.
17:54– Sous-titrage ST' 501
17:54– Sous-titrage Société Radio-Canada
17:56– Sous-titrage ST' 501
17:58– Sous-titrage ST' 501
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