00:00El glyphosate ha destruido mi vida, solo me ha empoionado y continúe a nos enviado.
00:10Yo estoy en Bretaña, reputada por su litoral,
00:14ella es también conocida como la primera región agrícola de Francia
00:17y es muy consumista de pesticidas en el glyphosate.
00:21Es el herbicida el más utilizado en el mundo y también el más controversado,
00:26reconocido como potencialmente cancérigén por la Organización Mundial de la Santé.
00:31Y por tanto, la Europa en ha recondido el autorización hasta el 2033.
00:36Muchas organizaciones de defensa de la salud y de los consumidores
00:39en han saído la Corte Europea de Justice en avril anterior.
00:43European Stories reviene sobre un dossier altamente toxico.
00:47El glyphosate es una molécula presenta en la composición de los productos herbicides
00:58para destruir las plantas indésirables.
01:02El es utilizado en la agricultura, la arboricultura, la viticultura,
01:06la entretien de los espacios verdes y equipamientos públicos
01:09o de los espacios industriales.
01:12En encuentro de traces en el agua souterraña, los solos y los organismos vivos.
01:16En 2015, el Centro Internacional de Recherche sobre el Cancer,
01:26agencia de la Organización Mundial de la Santé,
01:29a classado el glyphosate como género-toxico,
01:31sea dommageable para el ADN y probablemente cancérogén por el hombre.
01:36La misma año, la Asociación Europea de la Sécuridad de Alimentos,
01:40la EFSA, jugó al contrario improbable este riesgo cancérogén.
01:45Les dernières évaluations de l'EFSA et de l'Agence Européenne des Produits Chimiques
01:49allaient dans le même sens.
01:52Fin 2023, la Commission Européenne a prolongé de 10 ans
01:56l'autorisation du glyphosate dans l'Union.
01:58L'effet des pesticides et notamment du glyphosate sur la santé est sujet à polémique.
02:08Mais pour beaucoup de ceux qui ont été exposés,
02:11il n'y a aucun doute possible, comme pour Ludovic,
02:14dont la vie est aujourd'hui en sursis.
02:16Nous venions toujours, tout le temps, à la plage, ici.
02:25C'est là que j'ai appris à mes enfants à nager.
02:28Maintenant, malheureusement, je ne peux plus en profiter comme avant.
02:31Pour la plage, c'est compliqué.
02:33Il ne faut pas être handicapé pour y aller.
02:36Si je n'avais pas eu ces problèmes de santé,
02:39je vivrais comme tout le monde.
02:40Mais ça a bien pourri ma vie, quoi.
02:42En tout cas, c'est maudit désherbant.
02:48Ludovic Mogier, 54 ans, est atteint d'un cancer très rare.
02:53Un lymphome B intravasculaire diagnostiqué il y a 5 ans
02:56est reconnu aujourd'hui comme maladie professionnelle.
03:00Ancien paysagiste, Ludovic ne peut plus travailler.
03:0430 ans d'exposition au glyphosate ont anéanti sa vie.
03:07Ce lymphome, il est très, très vicieux
03:11parce qu'il se balade dans tous les organes.
03:14Il m'a mangé le nerf de la moelle épinière, en fait.
03:17La douleur est permanente.
03:19Mes douleurs sont localisées du genou jusqu'au pied
03:23et dans les deux jambes.
03:25Je suis implantée d'un neurostimulateur.
03:27J'ai deux électrodes sur la colonne vertébrale,
03:31une à droite, une à gauche.
03:33C'est pour brouiller la douleur,
03:34pour l'empêcher d'arriver au cerveau.
03:37Tout ça, malheureusement, c'est à cause des pesticides.
03:40C'est en travaillant.
03:42Et à cette époque-là, on ne nous disait pas de mettre de masque.
03:45On ne nous disait rien.
03:47Ça, c'est un pulvérisateur de la mort.
03:49C'est celui-là qui m'a rendu malade.
03:52Quand on a le pulvérisateur sur le dos,
03:54quand on pompe manuellement,
03:55des fois, ça déborde.
03:57Et automatiquement, on en a plein le T-shirt.
04:00Depuis la reconnaissance de son cancer comme maladie professionnelle,
04:05outre une faible allocation sociale,
04:08Ludovic perçoit une indemnité de la part de Bayer Monsanto,
04:11fabricant du produit qu'il a empoisonné.
04:14180 euros par mois.
04:16C'est dérisoire.
04:17Mais quelque part, je m'en fiche de cet homme-là.
04:20Moi, ce que je voulais, c'était être reconnu comme maladie professionnelle.
04:23Je suis content, quelque part, de m'être battu pour ça.
04:26Quand je vois les politiques qui autorisent de nouveau tous ces produits,
04:31moi, ça me révolte.
04:33C'est un lobby des PCC, en fait.
04:34Malheureusement, contre ces politiciens et Bayer Monsanto,
04:39on ne peut rien.
04:40Si j'aurais une chose à dire au niveau de l'Union européenne,
04:43qui supprime ces produits, tout simplement,
04:46ça détruit la nature, ça détruit l'être humain.
04:50Et il continue à nous en vendre.
04:53Malgré un calvaire quotidien,
04:55Ludovic veut continuer à témoigner,
04:57tant qu'il en aura la force.
04:59Ce que je souhaiterais, c'est passer le message pour tout le monde.
05:02Parce qu'il ne faut rien lâcher.
05:04Chaque jour, quand je me lève, je me dis,
05:06il ne faut pas baisser les bras.
05:07Malgré que je sais que ma vie ne tient qu'à un fil.
05:13Aujourd'hui, vous êtes là.
05:16Et demain, vous n'êtes plus là.
05:18Comme le cancérologue m'a dit,
05:19on ne parlera plus de guérison.
05:20Bon, c'est terminé.
05:23Et ça me fait quelque chose d'en parler.
05:30Mais ce n'est pas grave.
05:32Il faut passer le message quand même.
05:34De plus en plus de cas de cancer ont été reconnus
05:45comme étant liés aux pesticides.
05:47Alors, manque-t-on encore de preuves pour en interdire l'usage ?
05:51J'ai interrogé Xavier Koumoul, toxicologue et chercheur
05:54à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale en France.
06:02Peut-on ou non affirmer scientifiquement
06:05que le glyphosate présente un risque pour la santé humaine ?
06:08Cette molécule, elle a fait l'objet d'une réglementation
06:11par les agences européennes, nationales.
06:15Elle a été autorisée.
06:16Et en parallèle de ça,
06:18il y a des instituts comme l'Inserm
06:20qui ont conduit des expertises.
06:23C'est aussi le cas du Centre International de Recherche sur le Cancer.
06:26Pour le CIRC, ils ont statué que c'était un cancérogène probable.
06:29Et pour l'Inserm,
06:30il y avait une présomption de lien moyenne
06:33de développer un certain type de cancer du sang.
06:36Alors, comment explique-t-on que les agences réglementaires
06:38aient écarté ce risque ?
06:40Ce sont des entités qui vont,
06:42lorsqu'un fabricant de pesticides
06:44souhaite commercialiser un produit,
06:46demander à ce que ce fabricant fasse lui-même des tests.
06:51L'Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments
06:54se base beaucoup sur ce que font les industriels.
06:57Alors que l'Inserm ou le CIRC
06:58vont se baser beaucoup plus sur la littérature dite académique
07:01et qui va effectuer un suivi de l'utilisation du produit.
07:04Ceux qui bénéficient de la vente de pesticides
07:07au tenté,
07:0820 ans après,
07:09ce n'est pas eux qui vont payer les coûts
07:11de la sécurité sociale
07:12pour prendre en charge tel ou tel type de pathologie.
07:14C'est là que peut-être que le politique se heurte.
07:17Il s'engage rarement pour 20 ans de gouvernance
07:19sur des décisions qui ont un impact à long terme.
07:22On parle aussi d'enjeux de santé planétaire.
07:25Ce n'est pas seulement l'impact
07:26qu'ont ces pesticides sur la santé,
07:28mais aussi sur, par exemple, les aveilles
07:30qui polliniseront moins bien,
07:32feront baisser des rendements agricoles
07:34sur les microbiotes du sol,
07:35les champignons, les bactéries.
07:36C'est évidemment après la richesse
07:38en nutriments des fruits et légumes.
07:39À un moment ou à un autre,
07:40perturber les écosystèmes,
07:41ça aura un impact sur la santé humaine.
07:44Sous-titrage Société Radio-Canada
07:49Sous-titrage Société Radio-Canada
07:59Sous-titrage Société Radio-Canada
Comentarios