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  • il y a 1 an
De Pénélope, femme d’Ulysse, à Lisa, femme du vice, c’est une réalité : il faut lutter contre la pression des prétendants, et ce n’est qu’un des thèmes imporels de l’Odyssée d’Homère. Quand Lisa pense à ce que touche Homère en droits d’auteur…

Retrouvez « Lisa Delmoitiez n'aurait pas fait comme ça… » dans La Bande Originale sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-de-lisa-delmoitiez

Catégorie

🎈
Amusant
Transcription
00:00Voici Lisa Delmoitier !
00:02Est-ce que vous n'auriez pas fait un film comme ça sur le retour du Lisbon ?
00:08Non, non, non.
00:09Pourtant, Dieu sait que j'ai l'habitude de repousser des prétendants.
00:12Moi aussi, comme Pénélope.
00:14Bon, je leur prenais pas de tisser un linceul le jour pour tout déchirer la nuit.
00:17Mais j'ai la version moderne, celle où je dis « mais oui, promis, j'aurais, demain matin, je me serais épilée ».
00:22Il vient le matin, et en fait, la nuit, je me suis pas arrachée les poils.
00:26Au contraire, ils sont tellement longs, je les tisse pas entre eux, mais enfin…
00:29Je pense qu'un prince charmant pourra monter à ma fenêtre pendu à mon aisselle.
00:33Comme dans l'histoire de réponse, mais dans la mienne, la réponse du gars au sommet, c'est pas « je t'aime toi », mais « adieu Frida Kahlo du dessous de bras ».
00:41Parce que oui, votre personnage, Juliette Binoche, on l'a dit, repousse les prétendants avec son tissage qui n'avance pas, et moi avec le mien qui avance trop.
00:48Mais les temps changent, les temps changent, on déconstruit les hommes.
00:51Résultat, ils commencent à accepter ma pilosité.
00:54Sa capacité à les repousser faiblit.
00:56Putain de féministe, mais elles font chier en fait.
00:58Arrêtez de dire aux hommes que tous les corps sont beaux.
01:01Comment on fait pour être repoussante maintenant ?
01:03Je vous jure les fémen, si votre prochain combat c'est de normaliser, de ne pas se brosser les dents, je suis foutue, c'est mon dernier bouclier.
01:09Je vais devoir passer à la casserole avec vos conneries.
01:13Je pourrais aussi juste leur dire non.
01:14Enfin, j'ai dit qu'on déconstruisait les hommes, certes, mais doucement.
01:17Regarder un homme se déconstruire, c'est comme regarder des Asiatiques au parc faire du tai-chi.
01:22C'est à la fois captivant de lenteur et frustrant.
01:25Je vois que t'es en pleine conscience, mais cinq minutes pour tendre le bras ?
01:28J'en ai connu une des plus rapides.
01:30C'est la différence entre les chinois et les nazis.
01:33Le point commun entre les nazis et les chinois étant le nazi goreng.
01:36Mais de Pénélope, femme d'Ulysse à moi, femme d'Ulysse, c'est une réalité.
01:42Il faut lutter contre la pression des prétendants ici au trône d'Ulysse.
01:46Et ce n'est qu'un des thèmes intemporels de l'Odyssée d'Homère.
01:48D'où l'intérêt de l'adapter encore aujourd'hui.
01:50Quand je pense à ce que touche Homer en droit d'auteur.
01:53La villa avec vue sur la mère égée qu'il a dû se payer.
01:57Je peux te dire qu'au resto, elle est pour lui la tournée de Ouzo.
02:00Mais pourquoi doit-elle repousser les prétendants à Pénélope ?
02:03Parce que son Ulysse est parti au combat, on l'a dit.
02:05Et c'est une réalité de la guerre dont on parle moins celle de ceux qui restent.
02:08Qui attendent comme Pénélope, la plus connue de Pénélope.
02:11Avant Pénélope Cruz, mais après Fillon, exactement.
02:14Nagui, Pénélope, Fillon et son histoire d'emploi fictif, rappelez-vous.
02:17Qui était rien d'autre que la version moderne de tisser un linceul de mariage tous les jours pour la défaire toutes les nuits.
02:22Les Pénélopes, on a capté que vous faisiez semblant de parler.
02:25La guerre traumatise tout le monde.
02:27C'est terrible à ceux qui restent comme Pénélope.
02:29Ceux qui partent comme Ulysse, hantés par le trauma du combat qui ne t'envahit qu'à ton retour.
02:32Parce que quand tu pars au combat, t'as l'adrénaline qui te coupe de tes émotions.
02:35C'est bien fait.
02:36C'est comme quand c'est à mon tour de faire ma chronique.
02:38Là, je suis en mode survie.
02:39Ce n'est que cet après-midi, de retour du front, que les flashbacks me reviendront.
02:43Nagui, honteux.
02:45Juillet de binoche, affligé.
02:47Holdelaf, holdelaf.
02:49Il faudra alors penser mes plaies, me reposer, ralentir le rythme en regardant une plante poussée.
02:55Un pratiquant de tai chi, lever le bras, ou plus lent encore, plus méditatif, observer un homme se déconstruire.
03:00Trop joli !
03:01Merci.
03:02Merci.
03:03Merci.

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