- il y a 7 mois
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00:00Europe 1, 16h-18h, on marche sur la tête, Cyril Hanouna.
00:05Merci d'être avec nous sur Europe 1, 16h41, nous n'étons directs bien entendu, appelez-nous 01823921.
00:12Ça va Olivier D'Artigol ?
00:13Ça va, on est sur des...
00:14Sur les océans.
00:16Oui, sur des problèmes.
00:17Non mais c'est vrai, on parlait des océans, on est un instant pendant la pause et c'est vrai que D'Artigol connaît bien le sujet.
00:22Alors 01823921, vous avez entendu ce qu'a dit Emmanuel Macron.
00:26Est-ce que vous pensez qu'il, quand il parle des punaises de lit, est-ce que vous pensez qu'il cible quelqu'un en particulier ?
00:30Oui, bien sûr.
00:32Vous pensez qu'il cible CNews ?
00:33Évidemment, alors déjà, il a ciblé préalablement ceux qui brainwatchent, et il dit à aller assalamer certains de vos collègues,
00:41ceux qui font du lavage de cerveau sur les faits divers, donc évidemment qu'il cible CNews.
00:45Et puis les punaises de lit, on en a parlé hier soir avec Pascal, je pense que c'était une référence tout à fait médiocre à cette polémique à ce moment-là, oui.
00:53Vous vous rendez compte du niveau du président de la République quand même.
00:55C'est le président de la République, il n'a que ça à faire de rappeler une polémique sur les punaises de lit,
01:00quand il y a une mère de famille qui vient.
01:01Mais c'est vrai qu'on en a parlé quand même pendant des semaines et des semaines de ça, des punaises de lit.
01:05Mais c'est vieux cette histoire.
01:05Et qu'est-ce qu'on en a à faire de cette histoire ?
01:07Peu importe, ça a existé.
01:09Mais qu'est-ce que c'est que le président de la République ?
01:10Dans la sphère médiatique, ça a existé.
01:11Mais qu'est-ce que c'est que le président de la République qui vient parler de ça ?
01:14Quel est le problème avec ce sujet-là ?
01:16Les fake news, voilà.
01:18Mais tu es sérieuse ? Tu ne trouves pas ça totalement ridicule ?
01:21Peut-être que c'est ridicule, mais...
01:22Il est un soir à la télévision française à 20h.
01:27Tu iras en parler avec Pascal si tu veux t'expliquer avec lui.
01:29Mais le président de la République est à 20h dans une grande messe sur les océans.
01:34Il réagit, il fait 10 minutes de cette émission.
01:38Dieu merci sur cette surveillante qui vient de se faire massacrer à coup de couteau.
01:43Il parle de faits divers et il nous rappelle une vieille polémique.
01:45Mais le niveau de ce président de la République, franchement...
01:48Sauf que personne n'a compris.
01:50Ça va vous faire du bien de ne pas voir Géranie Maï pendant 3-4 mois.
01:523-4 mois de septembre à décembre.
01:54Pour un retour personnel.
01:56C'est Romain qui me souffle, ça, le réalisateur.
01:58C'est le débat, c'est formidable.
01:59Moi, ce que je ne comprends pas, c'est que personne n'a compris.
02:00Parce que même moi, les punaises de lit, pardon, j'ai demandé à Gauthier.
02:02C'est ridicule, il dit même les puces de lit au début.
02:05C'était il y a deux ans, les punaises de lit.
02:06Calmez-vous, on ne va pas s'embrouiller pour des punaises de lit, les gars.
02:08On ne comprend pas la ref.
02:09Alors, j'imagine que les Français qui ont écouté et regardé n'ont rien compris non plus.
02:14Si ce n'est la personne qui a été visée.
02:16Voilà.
02:22Mais tu l'as dit toi-même hier, Olivier, quand je suis arrivé sur le plateau de Pascal,
02:26qu'il n'avait pas entendu,
02:27où j'ai rapporté ses propos, tu as dit que c'était...
02:30C'est minable.
02:30Voilà, minable.
02:31Mais pourquoi, c'était quoi l'idée du président de la République d'aller envoyer un pic à Pascal Pro ?
02:36Pardon, je ne comprends toujours pas l'intérêt hier soir.
02:38Mais il cible, il cible.
02:39Que personne n'a compris, je ne comprends pas.
02:40Il cible les chaînes d'info.
02:41Il cible donc le lavage de cerveau.
02:43Il avait ciblé C8, maintenant il s'attaque aux chaînes d'info.
02:45Voilà, il s'attaque à CNews.
02:47Il s'attaque à CNews.
02:47Après, BFM a parlé des punaises de lit tout autant que j'ai dit aux gens, excuse-moi.
02:51Non, non, non, il ne ciblait pas BFM.
02:52Vous avez peut-être été le lanceur d'alerte, mais...
02:54Sachez-le, franchement, il ne ciblait pas BFM.
02:59Vu comment BFM lui cire les pompes,
03:02je ne pense pas que je ne cible pas BFM.
03:03Il ne cible pas BFM.
03:05Je ne sais pas la séquence punaises de lit qui a été beaucoup commentée,
03:09parce que c'était un problème sanitaire.
03:11Il fait référence à un moment de polémique
03:14suite à une intervention de Pascal Praud sur ce sujet-là.
03:18Moi, je n'avais pas compris, vous voyez.
03:19Je pense que les Français n'en ont rien compris, je vous le dis.
03:21On parle du président de la République.
03:22Je sais.
03:23On ne parle pas d'un commentateur quelconque sur un plateau de télé.
03:26C'est le président de la République.
03:28Le niveau.
03:29Le niveau.
03:29Non, non, mais c'est sûr qu'il ne cible pas BFM.
03:31Mais évidemment.
03:32Bien sûr.
03:33Évidemment.
03:34Il ciblait Bruno Rotaillot,
03:36parce qu'il avait parlé des barbares,
03:38et CNews.
03:39BFM, je crois que ça veut dire bien tout faire pour Macron.
03:41Non, mais c'est vrai, tu ne peux pas s'adonner,
03:42mais c'est un truc de fou.
03:44Ils sont à fond pour Emmanuel Macron.
03:46Est-ce qu'il y a la meilleure question de BFM ?
03:47Quelques années, quelques années,
03:49mais bien sûr, de nombreuses années sur BFM.
03:51Non, mais là, là, c'est...
03:52Et vous savez, je connais ces gens-là.
03:54Plus on va se rapprocher de la fin du mandat,
03:57et puis plus ils vont...
03:58Ils vont s'éloigner du président ?
03:59Vous ne vous inquiétez pas, vous savez,
04:00ça se trompe très vite.
04:02Ça ne va pas être joli à voir.
04:02Dans deux semaines, vous savez,
04:04dans six mois,
04:05ils seront à fond derrière le favori.
04:08Il sera le favori,
04:09et puis si le favori tombe,
04:10ils seront pour le nouveau favori.
04:11Vous savez comment c'est ?
04:13Vous savez comment c'est ?
04:13C'est violent, tout ça.
04:15Oh, c'est violent.
04:16C'est la vie.
04:17La vie est une jungle, l'artigole.
04:19Je vous le dis, la vie est une jungle.
04:20C'est la grosse bête qui mange les petites...
04:21C'est le communisme, c'est violent aussi.
04:23Oui, oui, bien sûr.
04:24Allez, tiens !
04:25Ravasse !
04:26N'embêtez pas avec ça.
04:29On a Sylvie,
04:30on a Sylvie des Yvelines qui est avec nous.
04:33Sylvie est avec nous.
04:33Bonjour Sylvie.
04:35Bonjour.
04:37Merci d'être avec nous Sylvie.
04:38Bonjour Sylvie.
04:39Ah mais je vous remercie,
04:40bonjour à tous
04:41et merci de me donner la parole.
04:42Ça nous fait plaisir
04:43et on est très heureux de vous avoir.
04:45Vous habitez dans les Yvelines.
04:46Oui, c'est ça.
04:47Je connais très bien.
04:49Je connais très bien Sylvie.
04:50Tant mieux,
04:50c'est une belle région les Yvelines.
04:52Excusez-moi de vous avoir dérangé.
04:54Non, non, vous ne m'avez pas dérangé du tout.
04:56Très bien, non, non.
04:57Alors, dites-moi plus Sylvie.
04:58Alors moi, je suis en train de me dire,
04:59il y a encore des gens avec vous
05:00qui sont en train de défendre ce bus.
05:03Macron, non mais ce n'est pas mon président.
05:08Désolée, il est tout sauf mon président.
05:10Ce n'est pas mon président.
05:12Mon président, mon futur président,
05:15il va être là pour défendre les Français.
05:18Pas pour aller faire ce qu'il est en train de faire.
05:21Il n'en a rien à faire de nous.
05:23Et moi, honnêtement, je n'en peux plus.
05:26Je n'en peux plus et je ne suis pas la seule.
05:29Je pense que nous sommes nombreux
05:31à ne plus en pouvoir de lui.
05:33Je me demande quand est-ce qu'il va partir.
05:37J'attends juste qu'il parte
05:38et j'espère qu'il partira avant la fin de son mandat.
05:41Même si ce n'est pas sûr.
05:42Non, non, il ne partira jamais avant la fin de son mandat.
05:44Bien sûr.
05:45Évidemment, la place est trop bonne.
05:47La place est trop bonne.
05:49Pendant que les Français, des mêmes,
05:51n'arrivent pas à bouffer,
05:52n'arrivent pas à vivre,
05:54on survit.
05:56Monsieur fait le beau un peu partout
05:58et la France, il s'en fout.
06:00Et voyez-moi,
06:03qui a eu six enfants et qui suis une mamie,
06:07je suis juste en train de penser,
06:09de penser à ce petit garçon,
06:11excusez-moi,
06:13qui m'aura plus sa maman,
06:15qui m'aura plus dans sa maman.
06:17Et moi, sa mère, je ne comprends pas
06:19comment ce type,
06:21il peut rester à rien dire mieux
06:23ou à faire des commentaires de merde,
06:27excusez-moi,
06:27mais moi, je ne peux plus
06:28parce que je pense à ce petit garçon.
06:31Il me rendait compte le matin,
06:33sa maman, elle a pu réveiller,
06:35l'habiller,
06:36lui donner son petit déjeuner,
06:37l'emmierer à l'école,
06:38lui faire un câlin,
06:39lui dire à ce soir.
06:41Et puis, il n'y aura pas de ce soir
06:43parce qu'il ne verra plus sa maman,
06:45ce bébé.
06:45Pour moi, c'est un bébé
06:47si dégoûté.
06:48Vraiment, j'en peux plus
06:50de cette France,
06:52de cette France
06:53et de tous ces assassins.
06:55On attend quoi
06:56pour faire quelque chose ?
06:57Moi, je ne vais pas attendre
06:58que ce soit un de mes petits-enfants
07:00à qui ça arrive.
07:02Parce que là,
07:04en France,
07:05français,
07:06si vous m'entendez,
07:07réveillez-vous,
07:08enfin,
07:09soulevez-vous,
07:09faites quelque chose.
07:11Ne restez plus
07:12à faire des marches blanches,
07:14de jeter des ballons,
07:17des nounours.
07:18Stop.
07:19Honnêtement,
07:20stop.
07:21Ce n'est plus possible.
07:24Sylvie,
07:24c'est vraiment un moment...
07:26Mais je pense qu'elle résume
07:28beaucoup
07:28le sentiment
07:31de tous les Français,
07:32de la majorité des Français.
07:33Sylvie,
07:34et c'est vrai qu'hier,
07:35moi,
07:35je rejoins Gauthier Lebré,
07:37je pense qu'il aurait dû annuler.
07:38Il aurait dû annuler
07:39cette émission.
07:42C'est ni fait ni à faire.
07:43Bien sûr,
07:43il ne faut pas y aller
07:44après un drame comme ça.
07:45Et c'est vrai que,
07:46Sylvie,
07:47dans ce que disait Sylvie,
07:47on pense tous
07:48et on n'y pense pas assez.
07:49Je pense qu'il faut plus y penser
07:50à ce petit garçon
07:51de trois ans.
07:52Vous en avez compte ou pas ?
07:53Et même la famille
07:54devait se réunir ce week-end
07:55pour célébrer un mariage
07:56au sein de la famille.
07:57Tout était organisé.
07:58Il y a un mariage ce week-end
07:59dans la famille de Mélanie,
08:0031 ans,
08:01qui a été tuée hier.
08:02Et il y a des proches
08:04qui disaient
08:04vous imaginez l'ambiance
08:05ce week-end au mariage
08:06alors qu'on enterrera
08:07quelques jours plus tard
08:08l'une des nôtres,
08:10Mélanie.
08:10Et je vois son cousin,
08:13son beau-fils,
08:14prendre la parole,
08:15enchaîner les duplex
08:16sur les chaînes d'info
08:17alors qu'ils n'ont pas encore
08:18enterré Mélanie.
08:19Et ils expliquent tous les deux
08:21que s'ils parlent,
08:22c'est pour que ça bouge,
08:23pour que ça change,
08:24qu'ils ne supportent pas
08:25les mots du président
08:26qui a parlé de faits divers.
08:27Comme la maman d'Elias
08:28qui était hier matin
08:29sur BFM.
08:31Son fils est mort.
08:32Parler ne ramènera pas son enfant.
08:33Non, pourquoi elle parle ?
08:35Elle parle pour essayer
08:36qu'il n'y ait pas d'autres Elias
08:38qui se fassent tuer
08:38à coups de machete
08:39en sortant du fou.
08:40Elle était incroyable.
08:41Mais je vais vous dire quelque chose.
08:42Quand on entend Sylvie
08:44sur l'antenne d'Europe 1,
08:45il est 16h50,
08:45on est en direct,
08:46merci d'être avec nous,
08:47on se dit tous avant,
08:50ce sont des choses
08:50qu'on sentait
08:52qui ne pouvaient jamais nous arriver.
08:54Vous disiez,
08:54ça n'arrive qu'aux autres.
08:55Exactement.
08:55Ça ne nous arrive pas.
08:56Aujourd'hui,
08:57chaque Français,
08:59chaque père de famille,
09:00chaque mère de famille,
09:01chaque frère,
09:02chaque sœur,
09:03chaque grand-mère,
09:04grand-père,
09:04se dit,
09:05chaque jour,
09:06il peut m'arriver
09:07un drame dans ma famille.
09:08Et ça,
09:09c'est des choses
09:10qui n'arrivaient pas
09:12à l'époque de nos parents.
09:13Je suis désolé.
09:15Voilà.
09:15Aujourd'hui,
09:16quand vous n'avez pas
09:18vos enfants
09:19une heure au téléphone,
09:21vous vous dites,
09:21il va se passer
09:22quelque chose de dingue.
09:23Non mais c'est vrai.
09:24Et aujourd'hui,
09:25en plus,
09:25il y a les téléphones portables.
09:26C'est un sentiment
09:27qu'on n'avait pas avant.
09:28Et comme le dit Sylvie,
09:30aujourd'hui,
09:30elle dit,
09:31il faut faire quelque chose
09:32avant que ça ne lui arrive
09:35ou que ça arrive
09:35à ses petits-enfants.
09:36Parce qu'aujourd'hui,
09:37tout le monde est concerné.
09:38C'est ça qui est fou.
09:39Avant,
09:40on se disait,
09:40ça n'arrive pas,
09:41comme dit le Président,
09:43c'est un fait divers.
09:44Voilà.
09:44Mais aujourd'hui,
09:46on entend
09:47tellement de drames
09:48qu'aujourd'hui,
09:50ça peut arriver
09:50à tout le monde.
09:51On venait d'enterrer
09:51Benoît Dax,
09:52tué à coups de couteau
09:53pour une histoire
09:54de casquette.
09:55Son père,
09:55pareil.
09:56Vous savez,
09:56le père de Benoît,
09:57il a fait un discours
09:58devant d'ailleurs
09:59de nombreux habitants
10:02de Dax réunis.
10:02Il a été excellent.
10:03Et il a dit,
10:04mon fils a été tué
10:05par, je le cite,
10:06une racaille de merde.
10:07Et parce qu'il a dit
10:08une racaille de merde,
10:08aucune chaîne info
10:09ne l'a diffusée
10:09sauf ces news.
10:10C'est ça, exacto.
10:11Parce que,
10:11comprenez-le,
10:12il n'a pas un discours...
10:13Et Europain.
10:14Bien sûr,
10:16quand Europain et CNews,
10:17c'est la même boutique.
10:18Mais quand on a un discours
10:21excusez-le
10:22qui n'est pas politiquement correct,
10:23il vient d'enterrer son fils
10:24excusez-le
10:24qui allait avoir 18 ans,
10:28on ne le diffuse pas.
10:28Mais c'est en train de changer.
10:30Et comme le rappelait
10:31notre auditrice Sylvie,
10:33c'est une France bien élevée.
10:34C'est-à-dire qu'il n'y a pas
10:35d'émeute pour Matisse,
10:36il n'y a pas d'émeute
10:37pour Mélanie,
10:38il n'y a pas d'émeute
10:39pour Thomas,
10:39il n'y a pas d'émeute
10:40pour le gendarme Comine
10:41qui s'est fait tuer en septembre.
10:43Mais c'est une France quand même
10:44qui est en colère
10:45et qui prend la parole.
11:09Sous-titrage Société Radio-Canada
11:39Sous-titrage Société Radio-Canada
12:09Sous-titrage Société Radio-Canada
12:22Europe 1, 16h-18h
12:25On marche sur la tête
12:26Cyril Hanouna
12:27Merci d'être avec nous sur Europe 1.
12:31Il est 17h03.
12:32Dans un instant,
12:33on va parler aussi
12:36de l'audition des influenceurs.
12:38Incroyable.
12:39Franchement, c'est incroyable.
12:40C'est une des plus grandes rigolades
12:42que j'ai faites depuis très très longtemps.
12:43Ça vous a rappelé des souvenirs en même temps ?
12:45Oui, mais c'était exceptionnel.
12:45Franchement, c'était exceptionnel.
12:46Ils ont été très drôles.
12:48On va réécouter les passages.
12:50Voilà.
12:52Ah, ma mère qui me dit
12:53il faut que je l'appelle
12:54parce que sinon
12:55il faut que je l'appelle après
12:56parce que sinon
12:56elle ne m'entend qu'à la radio.
12:57Très bien.
12:58Voilà, donc c'est important.
12:59Je vais appeler ma mère.
13:01Il faut que je l'appelle.
13:02Elle vous aime votre maman ?
13:04Je n'avais pas besoin
13:04que je soyez là pour le savoir.
13:06Merci.
13:06Mais non, mais tout le temps.
13:07C'est normal.
13:07Il faut l'appeler votre maman
13:08si vous ne l'appelez pas.
13:10Je vais l'appeler après.
13:12Parce que c'est vrai
13:12que sinon ça ne rigole pas.
13:14On parlait il y a un instant.
13:16du président de la République
13:17hier soir sur France 2
13:18qui a fait 1,5 million de téléspectateurs.
13:211,5 million de téléspectateurs
13:22c'est faible.
13:23C'est très très faible.
13:24C'était une émission sur les océans.
13:26Bon, forcément
13:27ils n'ont pas mis
13:27toutes les chances de leur côté.
13:29Le plateau a dû coûter très cher.
13:31Tout ça a dû coûter très cher.
13:32Après, comme l'a dit Gérardine Maillet
13:33c'est vrai que c'est France Télévisions.
13:35C'est France Télévisions.
13:36Ça a eu de faire ça.
13:38On le dit.
13:38Alors il y a Sylvie
13:39qui voulait réagir.
13:41Sylvie qui était avec nous
13:41des Yvelines
13:42qui était...
13:42C'était un témoignage
13:43très très...
13:44Franchement très très émouvant.
13:46Et à mon avis très représentatif
13:47de ce que pense la France profonde
13:48et populaire.
13:49La France pour moi.
13:50Et moi il n'y a pas de France profonde.
13:51Pour moi c'est la France.
13:52La France...
13:53Voilà.
13:54Ce que pense la France.
13:55Sylvie, merci d'être là.
13:56Sur Europe 1.
13:57Oui.
13:58Moi j'aimerais juste
13:59parler à Gérardine.
14:02Je vous écoute.
14:03Alors je voulais vous demander
14:05comment est-ce que vous pouvez
14:07comparer Naël
14:09à des vikings tués
14:11par des délinquants barbares.
14:13Je trouve que la comparaison
14:15est honteuse
14:15et que vous mélangez des drames
14:17pour servir un discours idéologique.
14:21Voilà ce que j'avais à vous dire.
14:23Alors je vous écoute attentivement
14:24et j'ai été très touchée
14:25par votre émotion,
14:26votre peine
14:26et même votre écœurement
14:27que j'ai trouvé absolument sincère
14:28et poignant.
14:29En fait je ne compare pas.
14:31Je me dis que la peine
14:32de la maman de Naël
14:33est pour moi
14:35exactement la même
14:36que la peine
14:37de tel ou tel parent
14:39dont les enfants
14:40ont été fauchés par
14:41je ne sais pas
14:43des criminels
14:44ou des machettes
14:45ou des coups de couteau.
14:45C'est-à-dire que
14:46j'imagine
14:47et je ne voudrais jamais
14:48l'imaginer ou le ressentir moi
14:49dans ma chair de maman
14:50que quand on est un père
14:52ou une mère
14:53on ressent exactement
14:54la même peine
14:55le même sentiment d'injustice
14:56quand on perd un enfant.
14:57C'est tout ce que je disais Sylvie.
14:58Alors moi je vais vous dire
15:00juste une dernière chose.
15:01Moi j'ai perdu une fille
15:03qui avait 16 ans
15:04une de mes filles
15:04qui a été tuée
15:07dans un accident de voiture
15:08par un salopard alcoolique.
15:12Eh bien je peux vous dire
15:13qu'on ne m'a pas vue
15:15m'éclater
15:17sur une mobilette
15:19ou sur un scooter
15:20en rigolant
15:21la main levée.
15:22Non.
15:23Moi je suis restée
15:23enfermée chez moi
15:24avec ma peine.
15:26Je n'ai plus
15:26voulu parler à personne
15:27pendant plus d'un an.
15:28Je n'ai même pas parlé
15:29à ma famille.
15:30Je n'ai parlé à personne.
15:31J'avais mes enfants
15:31autour de moi.
15:33Et encore aujourd'hui
15:35ma fille me manque
15:36bien sûr.
15:37Donc ne comparez pas
15:38la peine
15:39de la mère de Naël
15:40qui pour moi
15:41alors qu'elle est
15:42drôle de peine
15:44quand même
15:44parce que
15:45pour moi
15:46ce n'est pas une peine
15:47comment une maman
15:48peut après
15:49se comporter comme ça.
15:50Moi je ne suis pas
15:51d'accord avec vous
15:52je ne suis pas du tout
15:53d'accord avec vous Sylvie
15:54parce que je me dis
15:55que
15:55bah non
15:56parce qu'en fait
15:56chacun a son mode
15:59de résilience
16:00à son mode d'oubli
16:01à son mode de
16:02Non je ne suis pas
16:04d'accord avec vous
16:04moi je n'ai pas vu
16:05de maman
16:05qui a perdu
16:06un enfant
16:07réagir comme elle
16:08elle a été la seule
16:10des mamans
16:10qui ont perdu
16:11des enfants
16:11comme moi
16:12Elle fait comme elle peut
16:13On fait tous
16:15comporter d'une manière
16:16Il n'y a pas des tutos
16:17je pense en fait
16:18elle fait comme elle peut
16:19Et moi je vais
16:21je vais dire
16:22juste une chose
16:23je donne mon soutien
16:25et le soutien
16:26de nombreux français
16:27à Florian le Polifié
16:28et je le remercie
16:30d'avoir sauvé
16:31plusieurs vies
16:31parce que n'oubliez pas
16:33que Naël
16:33il était sans permis
16:35de conduire
16:36qu'il avait 17 ans
16:37c'est un multirécidiviste
16:39et qu'il a fallu
16:40faucher des gens
16:41innocents
16:42et je dis merci
16:43aux policiers
16:44d'avoir sauvé
16:44ces personnes
16:45Mais bien sûr
16:46mais en même temps
16:46que vous dites ça
16:47on peut dire
16:48qu'on comprend aussi
16:49que la peine
16:50de sa maman
16:51soit insupportable
16:53Moi je ne suis pas
16:55d'accord avec vous
16:56Vous avez des enfants
16:58Géraldine ?
16:59Oui bien sûr
16:59Alors je ne vous souhaite pas
17:01vraiment
17:02je ne vous souhaite pas
17:03de vivre
17:04ce que nous
17:04parents
17:05qui avons perdu
17:06un enfant
17:07nous vivons
17:08On ne le souhaite à personne
17:09même à son pire ennemi
17:10Non je le souhaite
17:10même à mon pire ennemi
17:11Absolument
17:12je suis d'accord avec vous
17:13Donc c'est vraiment
17:14une peine
17:15que je ne souhaite à personne
17:16mais même encore
17:17pourtant plusieurs années
17:18après que ma fille
17:20est partie
17:21et bien la peine
17:22elle est toujours là
17:23toujours là
17:24et je n'irai jamais
17:25faire la pète
17:26J'arrive même plus
17:27vous voyez
17:27c'était dans une
17:28dans une voiture
17:29une Citroën
17:31je ne peux pas
17:32monter dans une Citroën
17:34parce que je me dis
17:35que cette voiture
17:36vous voyez
17:37jusqu'où ça va ma peine ?
17:38Mais je vous comprends
17:40à 100%
17:40Sylvie
17:41J'aurais pas été
17:42faire la gugusse
17:44sur un scooter
17:45et j'aurais certainement
17:46fait en sorte
17:47d'apaiser les gens
17:48et de pas foutre
17:49le bordel
17:49Mais vous Sylvie
17:50peut-être qu'elle
17:51elle a une manière
17:51de s'en sortir
17:52autre et différente
17:53Bah oui
17:53Je pense savoir
17:58ce que va dire Gauthier
17:59parce que
18:00en fait
18:00ce que veut dire Sylvie
18:01ce que veut dire Géraldine
18:02Non mais moi
18:04je suis plus proche
18:05du propos de Sylvie
18:06que du propos de Géraldine
18:08je ne vais pas juger
18:09le comportement
18:10de la maman de Naël
18:12effectivement
18:12je note comme Sylvie
18:13que la maman d'Elias
18:15ne s'est pas comportée
18:16de la même manière
18:16mais les
18:17comment dirais-je
18:18les circonstances du drame
18:20n'ont strictement rien à voir
18:21Absolument
18:21Il n'a rien demandé à personne
18:24il se fait tuer
18:25à coup de machette
18:25en sortant du foot
18:27Thomas il n'a rien demandé
18:28à personne
18:28il se fait tuer
18:29à coup de couteau
18:29en sortant d'un bal de village
18:31Là on a
18:32un délinquant
18:33qui est à bord d'une voiture
18:35qui a manqué
18:36de faucher plusieurs personnes
18:37un policier
18:38qui est un héros de guerre
18:39qui a plusieurs médailles
18:41et dont les experts disent
18:43qu'il n'a pas visé
18:44les organes vitaux
18:45de Naël
18:45mais le bas du corps
18:47et que c'est
18:47en redémarrant la voiture
18:49que le tir a été dévié
18:50il sera quand même jugé
18:51pour meurtre
18:52mais vous voyez
18:53je voyais la conférence
18:55du procureur de la république
18:57sur le drame d'hier
18:59on apprend que
19:01Mélanie
19:0231 ans
19:03a été tuée
19:03à coups de couteau
19:04de cuisine
19:04dont la lame
19:05fait plus de 30 centimètres
19:06donc quand j'entends
19:08François Bérou nous dire
19:09il faut arrêter
19:10avec les couteaux
19:11et la vente des couteaux
19:12mineurs
19:12on voit bien
19:13qu'il l'a sans doute
19:14pris dans la cuisine
19:15de sa famille
19:17mais sur
19:17je suis désolé
19:18ce que veut dire Sylvie
19:19elle veut dire
19:20je pense que
19:20la même chose
19:21exactement que Gauthier
19:22c'est que les circonstances
19:23ne sont pas les mêmes
19:23c'est ça
19:24c'est que Elias
19:25n'avait rien demandé à personne
19:26on est peiné
19:27quand il y a un enfant
19:28ou un adolescent
19:29qui meurt
19:29on est toujours peiné
19:30mais les circonstances
19:31ne sont pas les mêmes
19:34Elias c'est vraiment
19:35un petit ange
19:35parti trop tôt
19:360,1, 80, 20, 30, 20
19:37si si Elias
19:38il parle d'Elias
19:39Sylvie
19:40Elias c'est vraiment
19:41un petit ange
19:42parti trop tôt
19:42et Philippine
19:45vous vous souvenez de Philippine
19:46bien sûr qu'on se souvient
19:47on se souvient
19:47et Lola
19:49et Lola
19:49et Aboubakar
19:51elle a demandé quelque chose
19:53et ben oui Aboubakar
19:54c'est pareil
19:55t'as raison
19:5557 coups de couteau aussi
19:57Aboubakar
19:58elle n'a rien demandé à personne
19:59c'est ça
20:00donc c'est en fait
20:01c'est les circonstances
20:02voilà
20:02merci Sylvie
20:03d'avoir été avec nous
20:04sur Europe 1
20:04mais de rien
20:05je vous envoie très fort
20:07merci à vous
20:08merci à votre équipe
20:09merci à Europe 1
20:12d'être pour moi
20:12la meilleure radio de France
20:13vous avez bien raison
20:14merci au groupe Boulogé
20:15merci à Seigneuse
20:16de dire la vérité
20:17merci beaucoup
20:17merci Sylvie
20:18ça fait plaisir d'entendre ça
20:19ça fait plaisir d'entendre ça
20:20merci Sylvie d'avoir été avec nous
20:21sur Europe 1
20:22allez on se retrouve dans un instant
20:23on fait une petite pause d'une minute
20:2416h-18h
20:27Cyril Hanouna
20:28sur Europe 1
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