00:00Et bonjour Guillaume. Bonjour Pauline.
00:01On va reparler des services à la personne qui concerne tout de même près de 4 millions de français.
00:06Ça se confirme, le gouvernement va raboter les crédits d'impôt sur certains d'entre eux pour faire des économies.
00:12Oui, parce que je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'on cherche des sous, évidemment, pour boucler le budget de l'an prochain.
00:17Et donc là, on essaie de chercher un peu partout, pour gratter un petit peu partout.
00:21Et à ce petit jeu, quand on cherche, on trouve vite, parce que vous savez que mine de rien,
00:24les services à la personne, ça a coûté l'an dernier quasiment 7 milliards d'euros à l'État.
00:30Je vous rappelle le principe, vous employez une personne à domicile,
00:34vous pouvez déduire de vos impôts 50% de ce que vous coûte cette prestation dans la limite de 6 000 euros par an.
00:40Tout ça mis bout à bout, ça fait une dépense de presque 7 milliards pour l'État.
00:43C'est une grosse dépense dont forcément c'est quelque chose qu'on regarde, évidemment.
00:46Alors l'idée, rassurez-nous Guillaume, c'est quand même pas de supprimer toutes ces aides ?
00:49Ah non, non, on ne va rien supprimer.
00:51Vous imaginez, à deux ans d'une élection présidentielle, vous ne pouvez pas faire ça.
00:54Non, ce qu'on va faire par contre, c'est qu'on va raboter certaines de ces aides.
00:57Alors je dis certaines parce qu'on sait déjà, le gouvernement a déminé le terrain d'entrée de jeu.
01:02Il y en a deux auxquelles on ne va pas toucher.
01:04Qui concernent le plus de monde.
01:05Oui, évidemment, les gardes d'enfants et l'aide aux personnes âgées.
01:08Ça, à deux ans d'une élection présidentielle, plus impopulaire, tu meurs.
01:11Par contre, quand vous regardez la liste des métiers qui sont éligibles au crédit d'impôt,
01:16là, on comprend bien qu'on va en raboter certaines aides,
01:18alors qui ne sont pas négligeables.
01:19Vous avez les aides au ménage à domicile qui coûtent cher,
01:23qui pourraient être rabotées un petit peu.
01:24Vous avez les aides au jardinage.
01:27Alors ça fait hurler les employeurs qui disent,
01:28ils ont l'air de considérer qu'il n'y a que les riches qui peuvent se payer un jardinier.
01:31Bon, là, chacun a son idée sur la question.
01:33Vous avez les aides au bricolage qui pourraient être rabotées.
01:36Et puis, vous avez aussi des métiers qui sont éligibles, des prestations,
01:39donc qu'on va peut-être considérer comme secondaires.
01:41Je vois, par exemple, la livraison de courses et de repas à domicile,
01:43ça fait l'objet d'un crédit d'impôt.
01:44Ça sera peut-être moins le cas l'an prochain.
01:46L'assistance informatique administrative.
01:49Vous savez, quand vous avez des démarches à faire, vous avez du mal.
01:50Vous avez les soins esthétiques à domicile,
01:52les soins pour animaux à domicile,
01:54le soutien scolaire à domicile
01:56ou encore le coaching sportif à domicile.
01:58Ça, peut-être qu'on va revoir un petit peu la façon dont ça fonctionne.
02:01Et du coup, ces aides-là, on les rabotterait, mais de quelle façon ?
02:04En gros, l'idée de dire, jusqu'à présent, on pouvait déduire de nos impôts 50% de ce qu'elle coûtait,
02:10ça ne pourrait n'être que 40%.
02:11Et puis, je vous disais, il y avait un plafond à 6 000 euros par an,
02:15ça pourrait descendre à 3 000 euros.
02:17Donc, l'idée, vous avez compris, pour le gouvernement,
02:18c'est de raboter un peu pour faire des économies.
02:22Peut-être pas trop raboter non plus,
02:23parce que si vous rabotez trop, le risque est d'encourager le travail noir.
02:25Vous avez compris que ce n'est pas le but du jeu, évidemment.
02:27Effectivement. Merci beaucoup, Guillaume.
02:29C'était l'écho.
02:29Merci.
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