Stéphanie, la mère d’Élias, 14 ans, mortellement poignardé à Paris le 24 janvier dernier, était l'invitée du Face-à-Face ce mardi 10 juin sur BFMTV et RMC.
00:00Vous n'avez pas eu les argumentaires des juges, vous ne savez pas pourquoi, après tous ces délits, après toutes ces rencontres avec la police, avec la justice, après une première demande de ne pas rentrer en compte, elle est réitérée malgré la proximité géographique, nos confrères, mes confrères du journal l'Humanité, ont même mené l'enquête et dit que de manière, je les cite, je cite l'Humanité, de façon systématique,
00:25les adolescents ne répondaient jamais aux convocations des éducateurs et de la PJJ, puisqu'ils étaient suivis en principe par la protection judiciaire de la jeunesse, la PJJ, donc ils ne répondaient pas aux convocations, en plus du fait qu'ils étaient en permanence vus ensemble, et en dépit de ces refus, je cite encore l'Humanité, ils n'avaient pas pour autant été intégrés à des programmes plus contraignants du type centre éducatif fermé. Vous n'avez pas eu de réponse sur ces points ?
00:51Nous n'avons pas de réponse, nous n'avons pas l'argumentaire du mois de novembre 2024, donc on est en juin 2025, pardon, on n'a toujours pas d'explication.
01:05En fait, je vais faire un parallèle. C'est comme si un pédiatre, le pédiatre de ses juges pour enfants, voyait leur enfant, leur adolescent, le voyait en consultation, poser un diagnostic, et envoyait, neuf mois après, l'ordonnance de traitement.
01:24Ça n'a pas de sens. Ce n'est pas un manque de moyens. Ce document, a priori, il est en attente de signatures. Ce n'est pas des manques de moyens, c'est signer un document, donner ce document.
01:38Si je vous vois en consultation, si vous êtes hospitalisé dans mon service que je ne souhaite pas, quand vous allez sortir du service, on va vous donner votre compte-rendu d'hospitalisation.
01:49C'est-à-dire qu'il y a une exigence envers la médecine et la chirurgie au quotidien que les juges n'ont pas.
01:56Et pour nous, ça signifie deux choses. Soit on nous cache quelque chose, on nous cache une erreur judiciaire, ou alors la justice est injuste avec les victimes, et les victimes n'existent pas aux yeux de la justice.
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