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  • il y a 7 mois
À l'approche des annonces concernant le budget 2026 de la France, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin se montre réservée et appelle à des mesures de réduction des dépenses.

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Transcription
00:00Déjà, il n'y a pas de leçon à recevoir du bloc macroniste,
00:03vu qu'ils ont réussi à créer le déficit le plus béant du XXe siècle.
00:07Donc pour le Mozart de la finance qui était censé être le président Macron,
00:11on est quand même dans une situation catastrophique.
00:14Et c'est d'autant plus catastrophique que ce gouvernement n'a aucune boussole, aucun plan.
00:18Je reprends le terme de gazeux, c'est pire que ça.
00:20C'était moi qui disais gazeux.
00:21Ah oui, c'est vous, pardon.
00:23Mathieu Lefebvre, ça aurait été étonnant.
00:25Sauf l'obsession des économies budgétaires, économies budgétaires et économies budgétaires.
00:32Il faut bien comprendre qu'en trois ans, ce qui est prévu, c'est 90 milliards d'économies budgétaires.
00:38Il n'y a aucune économie à faire ?
00:40L'austérité budgétaire, ah si, alors je vais vous en parler.
00:42C'est l'austérité budgétaire la plus inédite, la plus importante, mais de très loin du XXe siècle en France.
00:49C'est catastrophique d'abord parce que ça a un effet récessif très important.
00:52Vous savez que les deux premiers leviers de la croissance, c'est l'investissement public et le pouvoir d'achat, la demande intérieure.
01:00Or, les deux vont être fortement touchés par ces économies budgétaires.
01:03Mais surtout, ça va plomber toute possibilité de bifurcation écologique, mais aussi par exemple de réindustrialisation du pays,
01:11à l'heure où l'Allemagne prévoit 500 milliards d'investissements dans les prochaines années.
01:15Alors si, parlons par exemple des aides aux entreprises non conditionnées qui sont à hauteur de 150 à 200 milliards par an.
01:23Ça, ça veut dire à la fois augmenter les impôts ?
01:25Alors, d'abord je parle des aides pour vous montrer qu'il y a des aides qui sont...
01:29On appelle les dépenses fiscales.
01:29Qui sont, pas seulement, il y a des aides directes et indirectes, qui ne sont pas conditionnées.
01:34Et c'est comme ça qu'on en vient à distribuer des milliards, par exemple à Sanofi, à Michelin, etc.
01:40Ou à Auchan, bon moi j'en ai auditionné un certain nombre dans ma commission,
01:43qui en plus délocalisent et détruisent de l'emploi.
01:46Donc la première chose à faire si on doit toucher aux dépenses, c'est ces dépenses-là.
01:50Il faut, un, les conditionner au maintien de l'emploi.
01:52Ça, ça n'a pas d'effet sur l'emploi, si on enlève des aides.
01:55Parce que vous vous dites faire baisser les dépenses, c'est un effet récessif.
01:58Mais vous voyez bien que c'est des aides qui, en fait, nourrissent essentiellement quoi ?
02:02Les profits des multinationaux.
02:04Parce que le problème aussi, il est que les bénéfices de ces entreprises
02:06vont de plus en plus vers les dividendes des actionnaires
02:09et de moins en moins vers les salaires qui ont diminué en moyenne de 3% en 3 ans.
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