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  • il y a 8 mois
Stéphane Plaza, condamné à un an de prison avec sursis pour violences conjugales, assigne l'État et dénonce "les dysfonctionnements de la justice". Son avocat a dénoncé un "dossier truqué" et un "scandale judiciaire".

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Transcription
00:00Vous dites qu'on a fait des bons en découvrant le dossier, ce n'est pas très juridique comme terme.
00:05On a surtout découvert que le parquet de Paris avait créé un faux et en a fait usage à l'audience.
00:12C'est-à-dire qu'il y avait cette première procédure pour cyberharcèlement qui avait été initiée bien avant les accusations de Mediapart
00:20sur la base desquelles le parquet de Paris s'est autosaisi.
00:24Deux procédures d'enquête ont été menées conjointement, celles pour violence et celles pour cyberharcèlement.
00:31Et il se trouve que la procédure pour cyberharcèlement a permis d'identifier formellement sur la base des données de connexion
00:36des réquisitions qui ont été adressées à Meta et ensuite d'aveu.
00:40Meta, c'est la maison mère d'Instagram.
00:41Voilà, d'aveu que, en réalité, les accusatrices de Stéphane Plaza étaient également impliquées dans le harcèlement qui durait depuis deux ans.
00:54À ce moment-là, on a découvert, et ça on n'a pu le découvrir qu'après son procès,
01:00le parquet de Paris a, deux jours avant son procès, puisque manifestement le dossier se dégonflait,
01:06a fait un faux, c'est-à-dire un classement sans suite, qui est motivé.
01:09Le classement sans suite doit être motivé de manière très stricte, c'est la loi qui le prévoit.
01:13Motivé par le fait que les auteurs des cyberharcèlements n'auraient pas été identifiés.
01:17Si bien que lorsque le procès a eu lieu, Stéphane Plaza s'est défendu en expliquant que les accusations dont il faisait l'objet
01:24s'inscrivaient dans une campagne de harcèlement massive qui durait depuis longtemps.
01:28Et le parquet a brandi ce classement sans suite en lui disant,
01:32attendez, on a un classement sans suite qui prouve, qui fait foi, après une enquête judiciaire,
01:37qu'il n'y a rien à voir entre ces deux procédures et que donc vos accusatrices ne sont pas...
01:42Ils n'ont rien à voir avec ce cyberharcèlement.
01:44Voilà, et on lui a opposé une fin de non-recevoir en considérant que ces deux procédures n'avaient rien à voir.
01:50Or, c'est un faux, c'est un faux intellectuel par personne dépositaire de l'autorité publique.
01:56C'est dans le code pénal réprimé par 15 ans de réclusion criminelle.
01:59C'est-à-dire que si vous, si moi, si Stéphane Plaza se présentez devant un tribunal avec un faux document
02:05en disant, regardez, tirez les conséquences de ce document et jugez sur pièce,
02:10et que ce document était un faux comme celui-ci, il serait poursuivi et il encourait une peine criminelle.
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