- il y a 8 mois
Avec Romain Messy et Jean-Jacques Bourdin
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NewsTranscription
00:00Valérie Expert, Gilles Ganzman.
00:02Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles.
00:03Bonjour Valérie.
00:04La bascule c'est donc vendredi, la numérotation...
00:08Je ne sais pas ce qu'il m'a pris hier, oui jeudi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris hier.
00:12Donc nouvelle numérotation pour la TNT, nous avons reçu Camille Langlade de BFM,
00:18nous avons reçu également hier Christopher Baldelli pour la nouvelle chaîne T18
00:24et ce matin c'est au tour de France Info.
00:26Bonjour Romain Messy, vous êtes directeur de la rédaction de France Info TV
00:31et alors vous, vous êtes les grands gagnants avec LCI de cette nouvelle numérotation
00:35puisque vous allez passer du canal 27 au canal 16.
00:3816 exactement, grands gagnants on verra dans le temps.
00:42Mais disons que sur le papier c'est quelque chose qu'on réclamait,
00:45une mesure d'équité, le bloc info qu'on réclamait depuis très longtemps,
00:49donc on est ravis, c'est une opportunité fantastique.
00:52Et donc vendredi les gens vont penser voir Pascal Praud
00:56sur le canal 16 et ils vont tomber sur des drag queens.
00:58Exactement, ils auront une grande surprise,
01:01mais ce qu'on dit aux téléspectateurs de ces news,
01:03c'est de rester éventuellement sur le canal 16 à partir de vendredi
01:06et sur France Info.
01:07Vous pensez que c'est le même public ?
01:09Pas sûr que l'information soit traitée de la même manière.
01:12Peut-être que l'information telle qu'elle sera traitée par France Info
01:14va leur plaire et qu'ils resteront.
01:16Pas sûr, parce que ce matin je regardais sur votre site,
01:18c'est un petit exemple, vous disiez, il était écrit sur le site de France Info TV,
01:23des peines sévères pour ceux qui ont dégradé.
01:30Ce n'est pas tout à fait ce que dit CNews.
01:33Donc il y a un point de vue...
01:34Le site n'est pas la chaîne.
01:37Ce n'est peut-être pas effectivement ce que dit CNews,
01:40mais ça tombe bien comme on assume...
01:42On va poser la question de ce qu'est la vérité...
01:45Exactement, et comme on assume un traitement de l'information
01:47qui sera différent et différencié par rapport à nos concurrents,
01:51on a tout à gagner.
01:52Votre cléme est de dire que l'information n'est pas une opinion.
01:55Ce que partage, je pense, Jean-Jacques Bourdin, qui restait avec nous.
01:59Ah totalement.
02:00Les qualificatifs sont inutiles.
02:02Des peines ont été prononcées, il faut simplement donner les peines.
02:06Oui, ça suffit, pas besoin de les qualifier.
02:09Jean-Jacques Bourdin, vous êtes resté avec nous ce matin,
02:12puisqu'on a appris le décès de Philippe Labreau,
02:14donc pas de zapping,
02:15et il était normal de rendre hommage à cet immense journaliste,
02:18à cette figure de la radio,
02:20figure de l'écriture, de la littérature.
02:23Vous l'avez connu, ça a été votre patron pendant 15 ans.
02:25Ça a été non seulement mon patron à RTL,
02:28mais ça a été mon mentor dans le journalisme.
02:31Ce qu'il y a d'extraordinaire avec Philippe,
02:33c'est que tout ce qu'il touchait, lui réussissait.
02:37Il était capable de tout.
02:38Il avait un immense talent,
02:40et un talent multiple,
02:41un éclectisme absolument incroyable.
02:44C'est vrai que ça a été un grand journaliste,
02:46ça a été un grand patron de presse,
02:48ça a été un grand écrivain,
02:50ça a été un grand réalisateur,
02:51on l'oublie un peu.
02:52Il a écrit des paroles de chansons.
02:55Enfin, je pourrais en parler des heures,
02:58je pourrais parler des heures de son œuvre globale,
03:01dans la globalité.
03:03Mais ce que j'aimais chez lui...
03:04Mais c'était plus un artiste ou plus un directeur ?
03:05Non, d'abord c'était un journaliste.
03:08Parce qu'il a commencé à 15 ans dans le journalisme,
03:11à 18 ans il est parti aux Etats-Unis avec une bourse,
03:15et c'est là qu'est né son amour pour les Etats-Unis.
03:19D'ailleurs il avait, ce qui est extraordinaire,
03:22il avait toujours sa bague de son université américaine chevalière.
03:27Et il était toujours en train de la toucher, toujours.
03:30Comme si ses souvenirs d'enfance l'avaient marqué à vie.
03:35Mais ils l'ont marqué à vie.
03:37Il a écrit l'étudiant étranger,
03:39à la suite évidemment de son séjour aux Etats-Unis.
03:42Il avait pris des Etats-Unis une élégance.
03:45C'était un homme élégant.
03:47Il était toujours, toujours, toujours habillé parfaitement.
03:50Très américain.
03:51Très américain.
03:53Et puis les stars américaines.
03:54Puis dites-moi, il est allé couvrir,
03:56il est allé couvrir.
03:56Oui, l'assassinat de Kennedy.
03:58Évidemment, l'assassinat, l'enquête sur l'assassinat de Kennedy.
04:02Enfin bon.
04:03Et il aimait les stars américaines.
04:05Il adorait les stars américaines.
04:06Comme John Travolta, écoutez.
04:08Mesdames, messieurs, bonjour.
04:10Il y a 5 mai, en 1977,
04:13un jeune acteur brun, aux yeux bleus,
04:15se faisait connaître dans le monde entier,
04:17devenant par la grâce d'un seul film,
04:19ce que l'on peut appeler une super star.
04:21Le film s'appelait La fièvre du samedi soir.
04:24L'acteur John Travolta, il est l'invité de ce journal.
04:28Bonjour John.
04:29Bonjour.
04:29Quelques mots de français ?
04:31Un petit peu.
04:33C'est incroyable.
04:35C'était un bon portraitiste.
04:36Journal d'antenne 2.
04:36Journal d'antenne 2.
04:38Comment vous vous souvenez de ça ?
04:39Parce que Philippe Labreau,
04:43c'était pour moi,
04:45pour moi, c'est l'exemple dans ce métier.
04:47Écoutez, moi, j'ai passé des années
04:50à me retrouver dans son bureau.
04:51J'étais RTL, je présentais le journal de 13 heures,
04:54les auditeurs à la parole.
04:55J'étais avec lui tous les jours.
04:58Vous parliez tous les jours ?
04:59Quel patron il était ?
05:01Au monde, c'était comme au monde.
05:03Vous savez qu'au monde,
05:03quand il y avait une conférence de rédaction,
05:05on restait debout.
05:06Chez Philippe, c'était pareil.
05:07Vous étiez debout ?
05:08On restait debout.
05:09Vous le voyez ?
05:10Il nous laissait nous exprimer.
05:11Non, nous, on se tutoyait.
05:13Vous le tutoyait ?
05:13Non, on se tutoyait.
05:14On était vraiment très proches.
05:16Et c'est amusant,
05:18parce qu'il nous laissait parler sur l'actualité.
05:21Chacun avait son mot à dire
05:22et ses idées à avancer.
05:25Mais lui avait toujours une autre idée
05:27et son idée était toujours la bonne.
05:29Je le dis.
05:30Je le dis.
05:31C'est là où était sa force.
05:33C'était un imaginatif.
05:35C'était quelqu'un qui...
05:37Il allait au-delà de l'information.
05:41Il réfléchissait à ce qui allait se passer après.
05:44Toujours.
05:44Quel patron de rédaction il était, justement ?
05:46Est-ce qu'il était juste mais sévère ?
05:49Ou est-ce qu'il l'encouragait ?
05:52Est-ce qu'il était particulièrement sévère ?
05:53Non, non.
05:53Il n'était pas particulièrement sévère.
05:54Non, non.
05:55Il n'était pas particulièrement sévère.
05:56C'est un artiste.
05:56C'est ce que vous retenez.
05:58Philippe, c'est un artiste.
06:00C'est un artiste dans tous les sens du mot.
06:03Mais il fait partie, on peut le dire, de cette génération d'hommes de radio, de télévision, de directeurs qui ont pu être...
06:10Alors, lui avait une particularité puisqu'il écrivait, qu'il était passionné.
06:14Mais des tiennes mougeottes, des gens comme ça, c'est toute une génération qui s'en va aussi.
06:18Oui, mais lui, la différence avec tous les grands journalistes dont vous parlez, c'est que lui était plus qu'un journaliste.
06:24Oui, c'est ça.
06:25Parce que, pardon, il a quand même réalisé sept films et pas n'importe lequel.
06:29Avec le film d'Ogil apparent, par exemple, avec Trintignant, l'Alpagueur, avec Belmondo, Rive droite, Rive gauche, avec Nathalie Baye et Depardieu.
06:40Enfin, il avait une idole, c'était Jean-Pierre Melville.
06:44Et il ne cessait de parler de Melville.
06:47C'était...
06:48Qu'est-ce qu'il faisait qu'il restait à RTL ?
06:51Deux questions.
06:52Pourquoi il ne part pas aux Etats-Unis vivre son rêve américain ?
06:56Et pourquoi il ne va pas à fond dans le cinéma et la chanson ?
06:59Parce qu'il aimait...
07:01Parce qu'il aimait...
07:03Il aimait tout.
07:04Dans la chanson, au joli Sarah de Johnny, c'est lui les paroles.
07:09Eh bien, on l'a en boîte.
07:10On l'a en boîte ?
07:11On l'a en boîte ?
07:12On s'en rend pas compte, Jean-Jacques, mais ça, ça a été un énorme tube de Jenny Aguilera.
07:28Évidemment, vous vous rendez compte ?
07:32L'éclectisme de cet homme.
07:34Et, bon, il était RTL et tout à coup, là je vais être plus grave et plus sérieux,
07:41nous le voyons tous les jours.
07:44Et un jour, nous entrons dans son bureau.
07:47Et là, pas un mot.
07:51Il ne nous a pas dit un mot.
07:53Nous nous sommes tous regardés, nous nous sommes dit, mais que se passe-t-il ?
07:56Mais que se passe-t-il ?
07:58Il était figé.
08:00Il était dans la dépression.
08:02Il était entré en dépression.
08:03Et il m'a raconté, il m'a dit...
08:05Plus tard, après, il m'a raconté, il m'a dit...
08:08Du jour au lendemain, d'un coup, j'ai perdu...
08:12Et je lui ai dit, mais pourquoi penses-tu que tu es tombé ?
08:16Il me dit, parce que ce monde m'a dépassé.
08:19Le monde des médias, qui est un monde effroyable,
08:23qui est un monde...
08:24Eh bien, il a été l'une des victimes de ce monde médiatique.
08:28Lui qui a connu le cinéma, la chanson, enfin tout le reste.
08:33Mais le monde des médias, le plus rude de tous.
08:36Il avait créé un livre sur la dépression.
08:38Ça a duré plus d'un an.
08:39Sa dépression, terrible dépression.
08:41Et sa femme a été exceptionnelle auprès de lui.
08:44Elle l'a soutenue.
08:45Oui, il a écrit un livre.
08:46Tomber cette fois, se relever 8.
08:49C'est un livre remarquable que vous pouvez lire.
08:51On parle beaucoup de Nicolas Demorand.
08:52Mais là, sur la maladie mentale, là, sur la dépression...
08:56Ce qui est arrivé à Nicolas Demorand, je peux vous dire.
08:59Romain, vous avez quelle image, vous, de Philippe Labroux ?
09:03Vous l'avez connu, rencontré ?
09:04Alors, je ne le connais pas personnellement.
09:06L'image, évidemment, d'un très grand monsieur.
09:08Et on l'a reçu régulièrement dans l'année écoulée sur France Info, dans l'émission à 22h, qui s'appelle L'heure américaine.
09:14De par sa connaissance phénoménale des Etats-Unis, il est venu plusieurs fois.
09:19Encore récemment, il va le manquer.
09:21C'est une vie exceptionnelle, quand même, que celle de Philippe Labroux.
09:25C'est un homme exceptionnel, c'est une vie exceptionnelle.
09:27Effectivement, tout le lui réussissait.
09:29La chanson, enfin, l'écrire des chansons, la littérature, il venait d'être publié en quarto.
09:33Dans son oeuvre américaine, il vient d'être publié.
09:37Et puis, grand journaliste.
09:38Il a vécu à Montauban, il est né à Montauban.
09:40Il laissait ses parents cacher des enfants juifs.
09:43Et il a été marqué par ses parents.
09:46Il en parlait très souvent, par la mort de son frère aussi, qu'il a beaucoup touché.
09:50Et puis, c'est un amateur de rugby, évidemment.
09:55Quelle chose privée vous avez vécu avec lui ?
09:57Un souvenir ?
09:59Privé ?
10:00Un souvenir privé que vous avez, je ne sais pas, une partie de cartes ?
10:03Non, je n'ai jamais joué aux cartes avec toi, on n'a jamais parlé de cartes.
10:06Je suis un genre de cartes.
10:08On n'a jamais parlé de cartes.
10:11Mais, moment privé, j'ai des photos.
10:13J'ai plein de photos sur mon téléphone.
10:15Vous aviez gardé le contact avec lui jusqu'à la fin ?
10:18Oui, bien sûr, je le voyais.
10:19Oui, bien sûr, bien sûr.
10:20On se voyait.
10:21On déjeunait trois, quatre fois par an.
10:24C'était systématique.
10:25Et il me conseillait.
10:28Il était mon petit, il disait toujours.
10:30Mais il disait ça à tout le monde.
10:31Petit, il était, je ne sais pas, un souvenir privé.
10:37Tout simplement de moments intimes, intellectuellement parlant.
10:40C'était toujours passionnant de discuter avec lui.
10:43Il est allé jusqu'au bout de la chaîne C8.
10:46C'est lui qui avait lancé la chaîne directe C8.
10:49Et ce matin, CNews a passé un extrait de cette émission, de sa dernière émission,
10:54où il a fait une parodie de la chanson de Brassens,
10:58Les Copains d'abord, en changeant les paroles.
11:01Et ça faisait référence à ce milieu des médias qui est parfois très, très dur.
11:06Oui, qui l'a marqué.
11:06Oui, absolument.
11:07Je peux vous dire que ça l'a marqué.
11:08Parce que quand il est tombé en dépression à RTL,
11:11certains se sont empressés pour lui prendre le pouvoir.
11:15Il l'a très, très mal vécu ensuite.
11:18C'est un milieu assez terrible.
11:23En tout cas, on retiendra les belles choses de le grand homme qu'il a été,
11:27grand homme de radio, grand écrivain.
11:29Encore une fois, ses livres sont publiés chez Gallimard.
11:32Il a été fidèle aussi à cet éditeur.
11:34Enfin, cet éditeur lui a été fidèle.
11:36Et donc, je disais, la collection Quarto a rassemblé une grande partie de ses ouvrages.
11:44Merci Jean-Jacques Bourdin d'être venu ce matin nous parler de Philippe Labreau,
11:49qui nous a quittés cette nuit à l'âge de 88 ans.
11:53Valérie, ce soir, on pourra réécouter l'émission de Jacques Pessis,
11:56qui avait reçu Jean-Jacques Bourdin.
11:59Et puis évidemment, je pense que demain, vous allez en parler.
12:02Donc il avait reçu Philippe Labreau, pas moi.
12:04J'ai dit Jacques Pessis ?
12:07Qui a reçu Jean-Jacques Bourdin.
12:08Non, j'ai dit Jacques Pessis ?
12:10Oui, mais vous avez dit qui a reçu Jean-Jacques Bourdin.
12:12Ah non, j'ai mentionné en disant, sûrement, vous allez en parler demain.
12:15Ah oui, qui avait reçu Philippe Labreau, voilà.
12:17Et Jean-Jacques Bourdin, demain, évidemment, entre 6h et 9h.
12:21Merci Jean-Jacques.
12:22Et dans un instant, on va parler de France Info TV, le canal 16, nouvelle numérotation.
12:29Oui, il y a une auditrice qui me dit, mais vous allez en parler tous les jours de la nouvelle numérotation.
12:32Bah oui, c'est quand même un chamboule-tout aujourd'hui pour la TNT, pour nous auditeurs, enfin pour vous auditeurs et téléspectateurs,
12:40puisque vous avez une chaîne, les chaînes vont changer, donc vont forcément proposer des programmes un petit peu différents pour vous séduire.
12:47A tout de suite avec le rédacteur en chef, directeur de la rédaction de France Info, Romain Messy.
12:52Le 10h midi, Sud Radio Média, Valérie Expert, Gilles Gansman.
13:00A tous ceux qui n'aiment pas spécialement se lever le matin, ni aller au travail, ni cuisiner tous les jours, ou se brosser les dents.
13:06Bref, à tous ceux qui trouvent que le quotidien, ça n'est pas assez bien pour être cher.
13:11Sud Radio Média, l'invité du jour.
13:14L'invité du jour, c'est Romain Messy, directeur de la rédaction de France Info TV.
13:19France Info TV qui va passer du canal 27 au canal 16.
13:24Vous êtes en charge de mettre en œuvre cette offre éditoriale de la chaîne.
13:28Vous êtes arrivé en avril dernier.
13:31Exactement.
13:32Qu'est-ce qui va changer ? Vous êtes prêt déjà ? Il va y avoir des gros changements vendredi ?
13:36Oui, on est prêt. Il va y avoir des changements parce qu'on va, ce que dans notre jargon à nous on appelle re-newsifier la grille,
13:43au sens où on va remettre davantage d'informations, davantage de faits, puisque c'est la promesse éditoriale de ce nouveau France Info et de cette nouvelle grille,
13:52de remettre des JT à l'heure, de remettre des JT à la demi-heure et de partir du principe qu'il n'y a pas de débat public constructif sans un préalable clair
14:02qui est donner les faits. Donner les faits à nos téléspectateurs de manière très régulière dans la journée, de 6h à minuit, en l'occurrence toutes les demi-heures,
14:11et qu'entre ces tranches d'informations factuelles, on peut avoir du débat, on peut avoir de l'analyse, on peut avoir du décryptage,
14:17mais il faut partir sur une base qui nous semble être saine. Notre promesse éditoriale est de dire que l'information n'est pas une opinion.
14:25On vit aujourd'hui dans un monde médiatique et de réseaux sociaux où on confond allègrement et parfois volontairement les faits
14:32et les opinions. Notre intention justement est de remettre de la clarté, de remettre une frontière assez nette
14:38entre ce qui relève des faits et ce qui peut relever derrière des analyses personnelles, individuelles et des opinions justement.
14:44Mais alors on fait comment pour être impartial et on fait comment pour ne pas que les gens pensent que toute l'info de France Télévisions soit de gauche ?
14:55Je ne pense pas que sur France Info, les téléspectateurs aient l'impression justement que notre information est partielle.
15:02Non, notre pari à partir de vendredi...
15:05Vous avez déjà entendu ça quand même ?
15:06Oui, oui, tout à fait. Comme c'est le cas d'ailleurs pour Radio France, c'est effectivement un procès qu'on entend régulièrement.
15:12Mais on fait le pari et on a la conviction qu'à partir de vendredi matin 6h sur le canal 16,
15:19les téléspectateurs qui viendront regarder France Info trouveront justement un traitement factuel de l'info
15:26qui est totalement impartial et surtout qu'ils auront encore une fois les faits pour se faire leur propre avis sur beaucoup de sujets du moment,
15:33beaucoup de sujets importants et de pouvoir participer, écouter les décryptages et les analyses qui sont faites.
15:39Dans votre viseur évidemment CNews, on a vu quand vous dites l'information n'est pas une opinion,
15:45dans une interview à Purmédia, je crois que c'est vous qui avez dit c'est la chasse au toutologue
15:50et on va prendre le contre-pied de CNews.
15:53C'est Myriel Plenet.
15:54C'est Myriel Plenet qui disait ça.
15:56Or CNews aujourd'hui est la chaîne qui est en tête de toutes les audiences.
16:01Donc ce que veulent visiblement les téléspectateurs, c'est ce type d'informations.
16:07Et vous êtes, vous, pardon de le dire, très très loin en termes d'audience de CNews.
16:13Totalement, on en est conscient mais on a une mission de service public.
16:15On ne peut pas avoir la même mission d'information que CNews.
16:21Et encore une fois, on a la conviction et on a l'engagement éditorial auprès de nos téléspectateurs
16:29d'avoir une mission d'information de service public et d'être différenciante par rapport à nos trois concurrents.
16:35Parce qu'il n'y a pas que CNews, il y a BFM, il y a ICI.
16:38Et de dire l'information que vous allez trouver sur France Info sera une information traitée différemment, pluraliste,
16:44qui encore une fois partira des faits avant de donner la parole aux opinions des uns et des autres.
16:50Ce qui n'est pas toujours le cas justement sur les autres antennes.
16:53Mais il y a forcément un prisme.
16:55Il y a forcément un prisme dans le choix qu'on fait dans l'information.
16:58Je vois hier, vous avez été, enfin pas vous, mais Radio France, France Inter en particulier,
17:03accusé de ne pas avoir traité dans ses journaux d'information les dégâts,
17:09tout ce qui s'est passé dans l'après-match, y avoir consacré trois minutes.
17:13Donc il y a un choix qui est fait.
17:15Quand on présente les infos, on dit qu'on ne va pas traiter parce que ça nous embête
17:21ou que ce n'est pour nous pas un bon sujet.
17:23On ne va pas traiter l'après-match par exemple.
17:27Donc il y a un choix éditorial de toute façon qui est fait.
17:29Donc on est forcément dans un prisme politique.
17:32Je ne vais pas vous l'apprendre.
17:34Je ne vais pas vous convaincre qu'il n'y a pas de subjectivité journalistique à la base.
17:38Quand on parle d'impartialité, c'est au sens où on commence, encore une fois,
17:43à partir des faits, à partir de chiffres.
17:45Rappelez parfois quelques évidences, un exemple parmi d'autres,
17:48mais que le réchauffement climatique, c'est un fait chiffré, établi.
17:51Ce n'est pas une opinion.
17:52Et aujourd'hui, encore une fois, beaucoup de gens confondent,
17:55parfois volontairement, les faits et les opinions.
17:58Alors vous allez être sur le canal 16,
18:00qui est donc le canal sur lequel il y a ces news.
18:03Et Valérie parlait des dégradations et de ce qui se passait dans la nuit.
18:08Ça, c'est sûr que vous n'allez pas être comme ces news.
18:11Bertrand Charmeroy s'en est amusé lundi de la couverture de ces news
18:16et a passé un petit extrait un peu caricatural,
18:20mais qui est évidemment la vérité,
18:21puisqu'il a pris l'extrait de ces news.
18:24C'était lundi dans sa rubrique, l'ABC.
18:27Les Champs-Elysées, en fait, le Parc des Princes qui explose,
18:30la parade en bus des joueurs du PSG,
18:31la ferveur des supporters, tout ça couvert par toutes les chaînes info.
18:35Canal 16 pour France Info dès le 6 juin.
18:38Mais également pour ces news, qu'il a traité à sa façon.
18:41On connaissait les priorités au direct de BFM.
18:43On a découvert les priorités au racisme.
18:46C'est plutôt bon enfant et on ne voit pas fleurir les drapeaux comme parfois.
18:51Je vais parler de quel drapeau ?
18:53Je ne veux pas préciser, justement.
18:54Oui, je me comprends. 5 minutes plus tôt.
18:57Ah, c'est le moment, drapeau soit algérien, soit palestinien.
19:00C'est allé un peu trop vite, mais c'est toujours ce moment.
19:03C'est le moment où on va sortir les drapeaux.
19:05Il n'y aura pas que les drapeaux du Paris Saint-Germain.
19:07Vous voyez de quoi je veux parler, les drapeaux.
19:11C'est une info qui a eu des drapeaux algériens ou palestiniens ?
19:15Ça peut être une information, mais ça me donne surtout l'occasion,
19:18ce que vous venez de passer, de rappeler encore une fois ce qui va être une...
19:21C'était dans une séquence humoriste.
19:22Un vrai marqueur différent de Transinfo, c'est que nous serons,
19:25parmi les 4 chaînes d'information, la seule chaîne qui sera généraliste.
19:29Au sens où nous allons traiter l'information de manière plurielle, pluraliste et généraliste.
19:34Mais quelle différence par rapport à BFR ?
19:35En face de nous, 3 concurrents, pour vous donner 3 exemples...
19:37Répondez avant à ma question.
19:38Ce que je veux dire, c'est qu'on a 3 concurrents aujourd'hui
19:43qui, dans des registres différents, peuvent devenir pendant 48 heures
19:45des chaînes monothématiques.
19:47Il y a une chaîne que vous venez de citer
19:50qui est capable de faire 48 heures en boucle sur la question de l'immigration.
19:53Une autre chaîne qui est capable de partir en spécial pendant 48 heures
19:56sur la disparition du petit Émile.
19:59Et une troisième qui est capable d'être régulièrement spécial pendant 48 heures
20:03sur la Russie ou sur la guerre en Ukraine.
20:05France Info fait le parti pris éditorial.
20:08Il y aura au moins 10 infos dans l'heure.
20:10Que toute la journée, les informations, qu'elles soient politiques, économiques,
20:13internationales, sociétales, environnementales, seront traitées.
20:16Une chaîne d'infos.
20:17Une chaîne d'infos.
20:18Voilà.
20:18Très régulièrement, vous aurez 3 chaînes monothématiques
20:21et une chaîne d'informations.
20:22Donc après, parmi toutes ces informations, il y en a plein.
20:26Et effectivement, le fait qu'il y ait tel ou tel drapeau
20:28peut être une information parmi d'autres,
20:30mais ça ne peut pas être la seule information de la journée.
20:31Mais il y a une bombe qui explose.
20:33Vous ne faites pas une heure sur la bombe qui a explosé.
20:35Si, bien sûr, mais il y aura du breaking news.
20:38Vous avez des spéciales sur France Info.
20:40On l'a fait.
20:40On l'a fait très récemment avec la mort du pape.
20:42On l'a fait.
20:42On continuera de le faire.
20:44C'est l'essence même d'une chaîne d'informations.
20:45C'est que quand une info nécessite, par son importance,
20:49de casser l'antenne et de partir en spécial, on le fera.
20:53Mais en revanche, ça ne peut pas être l'ADN 365 jours par an
20:57de se dire, nous avons une dominante,
20:59nous avons un thème qui l'emporte sur tous les autres.
21:02Et c'est celui-là que nous allons traiter 24 heures par jour.
21:04Alors reprenons la mort du pape.
21:05J'ai mon bloc, BFM, suivi de CNews,
21:10suivi ensuite d'LCI et suivi de France Info.
21:13J'ai la mort du pape.
21:15Qu'est-ce qui va différencier ces quatre chaînes ?
21:17Qui vont évidemment couper leur antenne,
21:19enfin faire un breaking news.
21:21Ce qui va différencier ces quatre antennes,
21:23c'est la manière dont elles vont le traiter,
21:24notamment à travers les invités
21:25qu'elles vont faire venir sur leur plateau.
21:28Il y a une volonté très claire de notre part.
21:31Vous parliez de chasse aux toutologues tout à l'heure.
21:33Il y a une volonté très claire de monter en gamme.
21:37Très clairement, sur une chaîne Info,
21:39vous vous invitez entre 40, 50, 60 personnes par jour.
21:43Voilà, donc le choix des invités est absolument prépondérant
21:46puisque c'est lui qui va justement donner la qualité,
21:49la tonalité, la couleur des analyses et des décryptages
21:52que vous allez faire à l'antenne.
21:53Donc notre souhait peut-être,
21:54par rapport aux autres chaînes que vous venez de citer
21:57et qui invitent très régulièrement les mêmes visages,
21:59qui invitent souvent les mêmes personnes,
22:01qui souvent peuvent avoir un prisme,
22:02encore une fois, notre ambition éditoriale
22:04est d'avoir une offre d'invités qui soit pluraliste
22:07et peut-être aussi de faire venir sur notre plateau
22:10des personnes qu'on voit moins ailleurs.
22:12Donc l'extrême droite sera sur vos plateaux ?
22:14Mais l'extrême droite, elle a vocation à venir sur nos plateaux,
22:17ne serait-ce que dans les cases politiques.
22:18Vous avez le matin des invités politiques
22:20à 7h45, à 8h30.
22:22On en aura le soir, dans le 18-20h
22:24qu'on vient de créer avec Myriam Ancawa,
22:26le week-end.
22:27Par définition, les élus d'extrême droite,
22:30comme d'extrême gauche, comme du centre,
22:32comme du bloc présidentiel,
22:33ont vocation à être invités.
22:34Mais ça, ce n'est pas nouveau.
22:35On l'a toujours fait et on le fera.
22:36Encore une fois, l'idée, c'est d'avoir un pluralisme
22:39dans le débat public,
22:41tel qu'il sera traité sur notre antenne.
22:42Donc il n'y a pas de vocation à ostraciser
22:45une partie du corps politique.
22:46On va marquer une petite pause
22:49et on continue avec des réactions
22:53de nos téléspectateurs,
22:5420 secondes par thème.
22:55De nos auditeurs.
22:55De nos auditeurs, 20 secondes par thème.
22:57Donc aucune information.
22:58Non, justement, le principe,
22:59c'est de développer...
23:01Ah, ça n'y a absolument pas 20 secondes par thème.
23:03Il y aura des faits, il y aura des journaux,
23:05mais derrière, il y aura des développements
23:06de 25 minutes.
23:06On va y revenir avec vous.
23:07A tout de suite.
23:09Le 10h midi, Sud Radio Média.
23:13Valérie Expert, Gilles Gansman.
23:16Le 10h midi, Sud Radio Média.
23:19Valérie Expert, Gilles Gansman.
23:22L'invité aujourd'hui, Romain Messy.
23:24C'est dans la continuité de notre chaîne,
23:26de notre semaine spéciale
23:28pour mettre un coup de projecteur
23:31sur ces chaînes qui vont changer de place
23:34dans la numérotation.
23:35Et qui en profite pour changer leur éditorial.
23:37Absolument.
23:37Romain Messy, directeur de la rédaction de France Info.
23:40France Info qui va passer du canal 27 au canal 16.
23:43Ce sera à partir vendredi, c'est ça ?
23:46Jeudi, c'est incroyable.
23:47Jeudi soir, ça bascule de jeudi soir.
23:50C'est vendredi, moi.
23:51Non, c'est jeudi soir.
23:52Dans la nuit, jeudi à vendredi.
23:54Oui, mais c'est vendredi matin
23:55qu'ils vont voir le...
23:57Je commence à 6h vendredi matin.
23:59Ce sera vendredi matin, 6h canal 16.
24:00Ce n'est pas jeudi, c'est vendredi matin.
24:02Qu'est-ce que vous ne feriez pas
24:03pour avoir raison ?
24:04Je n'ai pas raison.
24:05Si, à balai, je suis obligé de dire oui.
24:07Qui va regarder la télé à 3h du matin ?
24:10Franchement.
24:11Tout le temps, il sera vendredi.
24:12Il bascule, donc quand même la numérotation,
24:16c'est un a priori pour vous.
24:18C'est quand même une très bonne nouvelle
24:19de faire partie de ce bloc info.
24:21Aujourd'hui, il fallait aller vous chercher
24:22quand même très loin après LCI.
24:25Il y a des études qui ont été faites ?
24:26Vous avez des objectifs d'audience ?
24:28Non, c'est très dur à mesurer
24:29ce que peut rapporter le bloc info.
24:32Pour nous, on sait que c'est une opportunité.
24:33Déjà, c'est une mesure d'équité.
24:34On la réclamait depuis très longtemps.
24:36Il y avait une logique
24:38à ce que les quatre chaînes info
24:40soient les unes à la suite des autres.
24:42Donc, effectivement, passer du canal 27
24:44qui était très loin au canal 16,
24:45pour nous, c'est une opportunité.
24:46Après, comme on le répète
24:47avec les équipes en interne,
24:49ce n'est pas le Père Noël,
24:51ça ne fera pas tout.
24:52Il faut que l'antenne soit de qualité.
24:53Il faut que l'information
24:54telle qu'on la traite soit bonne.
24:56Dire simplement aux gens
24:57venez sur le canal 16 nous regarder.
24:59Si on n'est pas au niveau
24:59et si l'information qu'on délivre
25:01n'est pas bonne,
25:02ils ne resteront pas longtemps.
25:02Ce n'est pas trop quatre chaînes d'info ?
25:04Non, parce qu'elles sont très différentes.
25:08Il y en a une des quatre aujourd'hui
25:09qu'on nomme comme chaîne d'info,
25:11mais qui est plus une chaîne d'opinion
25:13totale à 100%
25:14qu'une chaîne d'information.
25:16Et après, encore une fois,
25:16comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
25:17je pense que nos concurrents privés
25:20très régulièrement
25:21sont des chaînes d'information
25:22qui sont un peu monothématiques.
25:24Donc, au final,
25:25il n'y aura qu'une seule chaîne d'information
25:26qui sera généraliste.
25:28Ce sera France Info.
25:28Donc, je pense qu'il y a la place
25:30pour quatre chaînes d'info.
25:31Je vous propose, Valérie,
25:32d'écouter la bande-annonce
25:35de ce nouveau France Info.
25:36La police essaie de reprendre
25:40le contrôle du bâtiment.
25:42Des gaz acrymogènes sont tirés.
25:44Être sur le terrain
25:45pour vérifier les faits.
25:46Je me trouve au niveau des ruines
25:48du village de Mürgan.
25:50Décrypter l'actualité.
25:52Ce n'est pas noir ou blanc.
25:53Est-ce qu'on comprend aussi très bien
25:54qu'on est ici ?
25:55Pour lutter contre la désinformation.
25:57À 19h30,
25:58ils étaient déjà plus de 19 000.
26:00L'information n'est pas une opinion.
26:02L'information est sur France Info
26:04dès le 6 juin
26:05sur le canal 16.
26:06Mais vous savez ce qu'on peut vous répondre.
26:07L'information,
26:08on l'a évoqué,
26:08l'information n'est pas une opinion.
26:10Mais tous les journalistes
26:12ont une opinion.
26:13Donc, encore une fois,
26:14je reviens à mon...
26:15Les journalistes ont une opinion.
26:17Moi, j'ai des opinions,
26:17mais je ne les donne pas forcément à l'antenne.
26:19Donc, avoir une opinion personnelle
26:21n'est pas un problème.
26:22La question, c'est comment vous traitez
26:23l'information à l'antenne.
26:24Est-ce que France Info
26:25donne son opinion à titre personnel ?
26:27La réponse est non.
26:28Mais vous aussi,
26:28vous la donnez dans le choix des invités.
26:30Enfin, je dis vous en général.
26:33Quand vous choisissez d'inviter,
26:35je prends l'exemple Dominique Sopo,
26:37président de SOS Racisme,
26:39quand il y a...
26:40Je ne sais plus à quelle époque...
26:41Je suis tombée dessus,
26:42ça m'a interrogé.
26:43Pourquoi ils invitent Dominique Sopo
26:44sur ce sujet ?
26:45Donc, quand on fait un choix d'invités,
26:47on a une opinion.
26:49Bien sûr, mais j'en reviens
26:50à ce que je disais tout à l'heure.
26:51Le choix des invités,
26:52il est absolument prépondérant.
26:53Et on fera notre différence
26:54par rapport à nos concurrents là-dessus.
26:57Si vous invitez quatre personnes
26:58autour d'une table
26:59qui pensent exactement la même chose,
27:01ce qui est le cas
27:01de certaines des chaînes
27:03que vous avez citées préalablement,
27:04effectivement,
27:05vous avez une seule couleur politique,
27:06vous avez un seul avis.
27:07Si vous faites venir quatre invités
27:09avec des avis et des analyses divergentes,
27:11vous produisez du débat public.
27:13C'est exactement ce qu'on compte faire.
27:14Et encore une fois,
27:15en partant d'un préalable
27:16qui est poser les faits.
27:18Une fois qu'on a posé les faits,
27:19on peut débattre.
27:20Je vais revenir,
27:21évidemment, Romain,
27:22vous ne m'en voulez pas
27:23puisque ça a permis
27:25votre arrivée
27:25sur l'incident du bandeau
27:27concernant Gaza
27:28qui est arrivé
27:29sur la chaîne de France Info.
27:31Coup de poing sur la table
27:32de la présidente,
27:34Delphine Ernaut,
27:36sur ce qui s'est passé,
27:37qui a été choquée
27:38par ce fameux bandeau.
27:40Mais tu disais quoi ?
27:41Rappelez-le à nos auditeurs.
27:43Alors, je vais essayer
27:44de le retrouver.
27:45Vous m'avez pris de coup.
27:46Bandeau sur les otages palestiniens.
27:48Sur les otages palestiniens, voilà.
27:50Par rapport à ce bandeau-là,
27:53qu'est-ce qui s'est...
27:54Bon, vous n'y étiez pas,
27:55mais qu'est-ce qui s'est passé
27:56et comment vous avez fait en interne
27:58pour plus que ça se reproduise ?
28:00J'ai posé cette question
28:01à Camille Langlade
28:03sur qui vérifie les bandeaux
28:05et quel système est mis en place
28:07sur ces bandeaux
28:08que parfois on voit
28:09sans en avoir le son
28:10ni le contexte.
28:12L'essentiel du travail
28:14qu'on a opéré
28:15depuis début avril
28:16en vue du 6 juin,
28:17justement,
28:17c'est une réorganisation profonde
28:19de la rédaction,
28:20ce qui n'est pas très bling-bling.
28:22Elle ne se voit pas forcément
28:23à l'antenne immédiatement
28:24pour les téléspectateurs,
28:25mais qui était la conséquence directe
28:27des erreurs que vous avez évoquées.
28:28Il y avait des défauts
28:31d'organisation,
28:32de validation éditoriale
28:33dans la structure de France Info
28:34qui laissaient des trous dans la raquette
28:36et ces erreurs qui ont été commises
28:38étaient directement la conséquence de ça.
28:40Et donc, on a tout mis en oeuvre
28:42depuis début avril
28:42pour réorganiser profondément
28:45la rédaction
28:45dans sa rédaction en chef,
28:47dans ses processus de validation
28:48pour faire en sorte, justement,
28:50que des bandeaux,
28:51comme des sujets,
28:52comme des choix d'invités
28:53soient vérifiés une fois,
28:55deux fois, trois fois.
28:57On a embauché des personnes
28:58à des postes stratégiques.
29:00On parlait des invités
29:00tout à l'heure, par exemple.
29:01On a fait venir une rédactrice
29:03en chef de la programmation
29:05qui vient chapeauter
29:06l'intégralité de la cellule
29:08programmation de France Info,
29:09d'ailleurs,
29:09et du 20h de France 2.
29:11Voilà, c'est une personne
29:11qui n'était pas avec nous.
29:12On a essayé de renforcer
29:14autant que possible
29:14la structure France Info
29:15pour que ce genre d'erreur
29:16n'arrive plus.
29:17Après, quand vous êtes
29:18sur une chaîne
29:18qui diffuse de 6h à minuit,
29:21prendre 365 jours par an,
29:23prendre l'engagement,
29:24et c'est vrai
29:24pour nos concurrents aussi,
29:25et c'est vrai,
29:25on le voit,
29:26même nos amis
29:27de la presse écrite
29:28font parfois des erreurs
29:29sur une photo,
29:30en une de journal.
29:31C'est très compliqué
29:31de dire,
29:32il n'y aura jamais d'erreurs.
29:33Mais les erreurs
29:34que vous avez citées
29:35étaient manifestes,
29:38elles étaient importantes,
29:39et on a estimé
29:40que c'était avant tout
29:41un problème
29:42d'organisation éditoriale,
29:44et on a essayé
29:44d'apporter
29:45toutes les élections
29:45nécessaires.
29:46Gaza et la Palestine
29:48à traiter
29:49pour une chaîne Info ?
29:50Bien sûr.
29:51C'est probablement,
29:54actuellement,
29:55le sujet le plus compliqué
29:56à traiter.
29:59Même en posant
29:59les faits en préalable,
30:01on sait que derrière,
30:02n'importe quel débat,
30:03quelle que soit
30:04la qualité des invités
30:05que vous faites venir
30:06et vous en savez quelque chose,
30:08le choix des mots
30:09pour parler de ce conflit,
30:11tout est scruté.
30:13On sait que la société
30:14est incroyable
30:14divisée,
30:15incroyablement clivée
30:17sous tension
30:17sur ce sujet,
30:18et que la prise de parole
30:19du moindre expert,
30:21du moindre expert militaire,
30:24d'un géopolitologue,
30:26de n'importe qui
30:26sur un plateau,
30:27sur l'emploi
30:28d'un mot
30:28ou d'un qualificatif,
30:30peut mettre le feu aux poudres.
30:31C'est très compliqué.
30:32On essaye d'avoir
30:32le traitement
30:33le plus équilibré possible
30:34sur le conflit
30:37et la guerre au Proche-Orient,
30:38mais c'est évidemment
30:39un exercice journalistique,
30:41vous en êtes témoin
30:41tous les jours,
30:42qui est extrêmement délicat.
30:43Comment vous expliquez,
30:45alors vous venez d'arriver,
30:46donc c'est compliqué
30:47peut-être de répondre
30:48à ma question,
30:48et comment vous expliquez
30:49que France Info
30:50soit bonne dernière
30:51en termes d'audience,
30:53c'est-à-dire qu'elle n'a pas
30:53trouvé son public.
30:55J'ai regardé des audiences
30:56hier,
30:56si on prend,
30:57alors je vais prendre
30:57l'heure la plus exposée,
30:58mais l'heure des pros
30:59qui fait 989 000
31:01téléspectateurs,
31:02vous êtes à 55 000.
31:03Et toute la journée
31:06est comme ça,
31:06c'est-à-dire que France Info
31:07est bonne dernière
31:08et n'a pas trouvé son public
31:09jusqu'à maintenant.
31:10Mais de très loin,
31:11on parle de...
31:13Ça reste une chaîne
31:14qui est jeune,
31:14même si elle a 8 ans,
31:15mais effectivement,
31:16elle est probablement
31:18mal née au départ,
31:20elle est restée
31:20dans les limbes
31:21de la numérotation
31:22de la TNT
31:22pendant très longtemps,
31:23ce qui n'a pas aidé.
31:25Donc on prend l'occasion
31:25du 6 juin
31:26comme une sorte
31:27de deuxième naissance,
31:28de se dire que la...
31:29On repart presque de zéro.
31:32Voilà, on repart presque de zéro.
31:34On a cette chance,
31:34encore une fois,
31:35on a cette opportunité
31:36en étant sur le canal 16
31:37de dire dorénavant...
31:38Les gens vont nous découvrir.
31:39On va avoir une offre éditoriale
31:40qui sera claire,
31:41qui sera pluraliste,
31:42généraliste, différenciante
31:43et chaque personne
31:44qui viendra
31:45et qui s'arrêtera
31:45sur France Info
31:46aura l'occasion
31:47de s'en rendre compte.
31:48Et on fait le pari
31:48qu'avec le temps,
31:50on ira conquérir un public
31:51qui jusque-là
31:52n'avait peut-être jamais,
31:53effectivement,
31:54n'était jamais venu
31:54sur le canal 27
31:55et qui dorénavant
31:56viendra peut-être
31:59et Jean-Jacques Bourdin
32:01tout à l'heure
32:01avait la même définition
32:03du journalisme que vous
32:04mais quand on voit
32:04que finalement
32:05CNews écrasent,
32:07vraiment écrasent
32:08en termes d'audience,
32:08ça veut dire que
32:09le téléspectateur
32:10cherche de l'opinion
32:11plus que de l'info.
32:13Certains téléspectateurs
32:14cherchent de l'opinion
32:15plutôt que de l'info
32:15et c'est vrai
32:16sur les réseaux sociaux
32:16et on le voit partout
32:17et je suis d'accord avec vous
32:19mais ça n'est pas
32:20notre mission
32:20de service public.
32:21D'accord.
32:21Donc notre mission,
32:22voilà, il y a soit
32:2270 millions de Français
32:24quelle que soit
32:24l'audience de CNews,
32:26notre mission
32:26de service public à nous
32:27sera de nous adresser
32:28à ceux qui veulent
32:29des faits
32:30et du décryptage
32:31pas seulement
32:32de la simple opinion.
32:33Sur les programmes,
32:34on a parlé de Myriam
32:35Ancawa,
32:37vous avez,
32:37il y a eu une vraie,
32:38une vraie,
32:40un vrai mercato
32:41des chaînes d'info
32:42avec Fabien Namias
32:43on vient d'apprendre
32:44qui recrute
32:44trois de ses anciens
32:46chroniqueurs,
32:47Didier François,
32:50il y en a trois
32:51qui arrivent
32:51qui étaient sur LCI
32:52qui vont passer sur BFM,
32:53vous, vous avez aussi
32:54recruté
32:55de nouvelles personnalités.
32:57Tout à fait,
32:58en externe ou en interne,
32:59en externe,
32:59on crée un 18-20h
33:01sur le vendredi,
33:02samedi, dimanche
33:03avec Myriam Ancawa
33:04qui nous a rejoint,
33:05qui est une journaliste
33:06qui va beaucoup
33:07y rapporter.
33:07C'est sur la chaîne
33:08LCP.
33:08Tout à fait,
33:09et puis des recrutements
33:10internes puisque dans le cas
33:11de Loïc Delamornay
33:12qui présentera le 21h-23h,
33:14Loïc Delamornay
33:15c'est typiquement
33:16de la promotion
33:17France Télévisions,
33:17c'est un grand reporter
33:18incroyable
33:19et qui va incarner
33:21exactement ce qu'on
33:22veut mettre à l'antenne
33:23le soir entre 21h
33:24et 23h,
33:25c'est-à-dire une émission
33:26tournée vers le terrain,
33:28vers le grand reportage
33:29dans la continuité
33:30du 20h de France 2.
33:32Il n'y avait pas mieux
33:32en interne que Loïc Delamornay
33:34qui incarne ça
33:34depuis 15 ans,
33:35qui a été correspondant
33:36pendant 10 ans
33:37à l'étranger,
33:37qui était grand reporter
33:38envoyé spécial
33:39et qui sera l'incarnation
33:42dans ce studio
33:43entre 21h et 23h
33:44d'une émission
33:45qui encore une fois
33:45sera tournée
33:46vers le témoignage
33:47des acteurs de terrain,
33:49des experts de terrain
33:50et Loïc en fera partie.
33:53On est très heureux
33:53de son arrivée.
33:54Et puis,
33:54il y a également...
33:56J'ai un trou
33:58qui était aussi...
34:00qui a présenté le 19-20.
34:02Je vais retrouver son nom.
34:04Louis Laforge.
34:04Louis Laforge.
34:05Il y a aussi Louis Laforge.
34:06Louis Laforge faisait partie
34:07des forces de France Info.
34:09Reste avec nous.
34:10Il va présenter
34:13et produire
34:14un rendez-vous
34:15avec des personnalités
34:16très régulièrement.
34:18Juste avant
34:18le sommet des océans,
34:20on aura rendez-vous
34:21avec Paul Watson,
34:21par exemple.
34:22Il est allé à la rencontre
34:23de Paul Watson.
34:24Donc voilà,
34:24Louis Laforge sera très régulièrement
34:25sur l'antenne
34:26sur des interviews
34:28au long cours
34:28avec des personnalités
34:30qui font l'actualité.
34:32Et il y aura toujours
34:33Djamal Mazy,
34:34c'est notre chuchou ici.
34:34Bien sûr,
34:35Djamal Mazy,
34:36j'en suis ravi
34:36si c'est notre chuchou aussi.
34:39Il sera toujours
34:39sur la matinale
34:40et il nous réveillera
34:41le vendredi,
34:42le samedi et le dimanche
34:42sur le Canal 16.
34:43Bon,
34:44il y a du boulot.
34:45Il y a du boulot
34:46et c'est passionnant.
34:46Dans les trois chaînes,
34:47les trois sont vos concurrentes ?
34:50D'une certaine manière,
34:52oui.
34:52Toutes les autres chaînes
34:53sont nos concurrentes
34:53à partir du moment
34:54où on estime
34:55qu'on est différent
34:56des trois autres.
34:57Mais encore une fois,
34:59c'est un mot que...
35:00Je n'aime pas ce mot de concurrence
35:01parce qu'on ne raisonne pas
35:02comme ça.
35:03Il y a une offre
35:04d'informations
35:05qui est pluraliste.
35:06Il y en a pour tout le monde.
35:07Vous parliez CNews tout à l'heure.
35:09Il y a des gens
35:09qui préféreront aller
35:10regarder les 48 heures non-stop
35:13sur la disparition
35:13du petit Émile.
35:14Très bien, voilà.
35:15On aura une offre
35:16généraliste, pluraliste,
35:18différenciante
35:18sur le service public
35:20et petit à petit,
35:23on espère qu'on va faire
35:24notre nid
35:25et que des téléspectateurs
35:26qui viendront sur le Canal 16
35:28y resteront durablement.
35:29Aucun lien
35:30avec France Télévisions,
35:31c'est la rediffusion
35:32du complément d'enquête
35:34dans la nuit
35:34ou d'envoyé spécial
35:35ou des choses comme ça.
35:37Ça, ce n'est pas d'actualité.
35:39Des choses qui s'échangent.
35:40On se nourrira davantage
35:41et autant que possible
35:41des magazines.
35:43C'est typiquement
35:43ce qu'on fera
35:44entre 21h et 23h
35:45avec Loïc Delamornay.
35:46Loïc Delamornay
35:47vient des magazines
35:48et l'idée,
35:48c'est qu'on ait des passerelles
35:49régulières
35:50dans des extraits,
35:51dans des choses
35:51qu'on montrera
35:52sur l'antenne de France Info.
35:53Alors, pas des magazines
35:54in extenso de 26 minutes
35:55puisque ça,
35:56c'est le travail
35:56de France 2,
35:57mais de dire,
35:58voilà,
35:58s'il y a une séquence
35:59de deux minutes
35:59que vous avez pu voir
36:00dans un complément d'enquête
36:01ou un envoyé spécial,
36:02on la rediffuse
36:03sur France Info
36:03parce que ça va nourrir
36:04un débat d'actualité
36:06qui est sur notre antenne.
36:07C'est quelque chose
36:07qu'on essaiera de faire régulièrement.
36:08Dans votre rédaction
36:09France Info TV ?
36:10Tout confondu,
36:12130 personnes.
36:12130 personnes à France Info.
36:14Mais encore une fois,
36:14une chaîne d'info
36:15qui s'appuie sur
36:16toute la puissance de feu
36:19du service public.
36:21De France Télévisions.
36:22France Télévisions
36:23a une dizaine
36:24de correspondants à l'étranger
36:25et de correspondants permanents
36:26qui sont quotidiennement
36:28sur l'antenne de France Info.
36:30Officiellement,
36:30ils ne sont pas comptés
36:31dans les 130 personnes
36:32de la rédaction.
36:33Chaque fois qu'on va chercher
36:33nos correspondants
36:34à Washington,
36:35à Londres,
36:36à Shanghai,
36:36à Moscou ou à Rome,
36:38ça fait partie
36:39de la force de frappe
36:40inégalée du service public
36:42en la matière.
36:42On se revoit le mois prochain
36:44pour les audiences.
36:45Avec plaisir.
36:45Non, mais il faut du temps.
36:46Il faut du temps.
36:48Il faut du temps.
36:48Demain, ça sera LCI.
36:50Voilà, demain, LCI.
36:52Parce que beaucoup de changements
36:53dans les programmes
36:53de toutes ces gènes.
36:55Donc, Canal 27,
36:56ça va devenir le Canal 16
36:58à partir de...
36:59Canal 16 à partir de Vendredi.
36:59Vendredi matin.
37:01Vendredi matin,
37:026h30.
37:03Merci à vous
37:04et on se retrouve, nous,
37:05dans un instant
37:06pour les débats.
37:07Sud Radio,
37:08votre attention
37:09est notre plus belle récompense.
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