00:00Europe 1. Mais d'abord le journal de 8h sur Europe 1, Fanny Marceau. Bonjour Fanny.
00:04Bonjour Dimitri, bonjour à tous. Ma main ne tremble pas, je suis assez sûre du chemin qu'on prend.
00:10Voilà ce que disait Emmanuel Macron l'an dernier, alors qu'il lançait le débat sur la fin de vie.
00:15Nombre de députés sont pourtant encore très hésitants, alors que doivent être votées aujourd'hui les propositions de loi
00:20sur l'aide active à mourir et sur les soins palliatifs.
00:23Un vote solennel, le premier d'une navette parlementaire dont la durée est très incertaine,
00:28Maïlène Trémolet, elle pourrait même ne pas aller à son terme.
00:32En tout, les deux textes doivent passer deux fois devant l'Assemblée et deux fois devant le Sénat.
00:36Des semaines de débats qui s'étendront sur plusieurs mois au minimum,
00:39d'autant que le contexte politique actuel, très instable, n'est pas favorable à un circuit rapide.
00:44Ainsi par exemple, les sénateurs comptent entamer l'examen du volet fin de vie à l'automne,
00:48en même temps que celui du budget 2026, une séquence qui pourrait siffler la fin du match
00:53pour le gouvernement de François Bayrou.
00:55A cela s'ajoute une autre épée de Damoclès, celle de la dissolution,
00:59un an après celle de 2024, qui a laissé une Assemblée plus divisée que jamais.
01:03Et pour finir, le texte clivant sur l'euthanasie,
01:06s'il n'obtient pas le même avis des députés et des sénateurs,
01:09devra passer devant une commission mixte paritaire,
01:12ultime étape avant que le Palais Bourbon n'ait le dernier mot.
01:14En clair, rien ne garantit à ce stade que l'aide active à mourir soit adoptée
01:18avant la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.
01:21Et si pour Catherine Vautrin, il est encore possible d'achever les travaux d'ici 2027,
01:25cette lenteur parlementaire est vue d'un bon oeil par certains opposants au texte
01:29qui assument espérer un report du vote, au moins jusqu'à la prochaine présidentielle.
01:33Maïl Hélène Trémolet du service politique d'Europe 1.
01:35L'aide active à mourir, débat éthique qui divise la société,
01:38certains comme Bruno Retailleau,
01:40estimant, je cite, que
01:41« tendre la main à celui qui souffre est le propre de l'humanité ».
01:45Reposition partagée par Jeanne-Françoise Hutin, fondatrice de la Maison de l'Europe
01:49et veuve de l'ancien patron de Ouest-France.
01:51Si cette loi sur l'aide à mourir était votée,
01:53elle assure qu'elle rendrait sa légion d'honneur.
01:55Elle lance ce matin sur Europe 1 un appel aux députés à privilégier la vie.
01:59Elle est-elle invitée à 7h10 ?
02:00Elle me heurte profondément et je suis triste que l'Assemblée nationale,
02:05que j'aime et que je respecte,
02:08s'engage sur ce chemin qui, à mon avis,
02:11ce chemin de donner la mort à des personnes qui la réclament,
02:15alors que ce sont des personnes qui sont tristes, en grande fragilité, douloureuses.
02:20Elle est donc bien sûr que lorsque quelqu'un demande à mourir,
02:24c'est parce qu'il a une tristesse profonde à laquelle on n'a pas su répondre.
02:28Et je crois que c'est très important d'écouter ces derniers mots
02:32parce que c'est peut-être dans ces derniers moments de la vie
02:35quand tout d'un coup, quand on réalise qu'on va partir,
02:38que des choses se dévoilent et se disent,
02:41des pardons se donnent.
02:43Et je crois qu'il faut donner le temps.
02:45Mais je dirais que c'est un effort de toute la société.
02:48Le touchant témoignage de Jeanne Françoise Hutin,
02:50interview complète à retrouver sur Europe 1.fr et l'appli Europe 1.
02:53Alors cette aide à mourir, si elle venait à être créée,
02:55serait prise en charge à 100% par l'assurance maladie.
02:59C'est en tout cas ce que prévoit le texte en l'État.
03:02Alors que les dépenses de santé de la France,
03:05de la sécurité sociale s'enfoncent dans un abysse financier.
03:08Oui, la Cour des Comptes tire la sonnette d'alarme.
03:10Fin 2025, on devrait atteindre un déficit de 22 milliards d'euros.
03:14La crise s'accélère avec le risque
03:16de ne plus pouvoir payer les prestations sociales.
03:18Le président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici,
03:21a donc proposé plusieurs pistes hier.
03:22Barthélémy Philippe.
03:23Oui, la Cour des Comptes suggère de diminuer
03:25la part du personnel non-soignant dans les hôpitaux publics.
03:29En constante augmentation depuis la crise sanitaire,
03:31les fonctions support représentent près de 30% des effectifs.
03:35Trop pour la Cour des Comptes,
03:36qui préconise un recours accru au numérique
03:39et à l'intelligence artificielle
03:40pour renseigner les dossiers de patients.
03:42Autre piste, réduire le recours aux intérimaires paramédicaux.
03:46C'est kiné ou aide-soignante que l'hôpital public
03:49embauche à tour de bras pour régler les problèmes de planning
03:51ou compenser les difficultés de recrutement.
03:54Un poste de dépense qui augmente dans des proportions considérables,
03:58comme le constate Pierre Moscovici.
04:00La dépense, elle a été multipliée par plus de 3 depuis 2019
04:02pour atteindre près de 500 millions d'euros en 2023.
04:05Or, le coût horaire dépasse de 50 à 130%
04:08celui du personnel équivalent de l'hôpital où il exerce.
04:10Enfin, la Cour insiste sur la nécessaire montée en puissance
04:13de la détection et du recouvrement des versements de prestations.
04:16indues liées à la fraude.
04:18Leur coût a été estimé entre 8 et 9 milliards d'euros en 2023.
04:23Sur ce total, la Sécurité sociale n'a récupéré que 700 millions d'euros.
04:27Barthélémy Philippe du service Économie d'Europe 1.
04:29Les taxis, toujours sur le pied de guerre,
04:31plus d'une semaine après le début de leur mobilisation,
04:34ils ont rendez-vous aujourd'hui au ministère des Transports.
04:36François Bayrou s'y était engagé samedi.
04:38Objectif, trouver un accord sur la concurrence des VTC
04:41et la future convention de l'assurance maladie, justement,
04:43qui prévoit un tarif unique pour le transport de patients.
04:46Vous écoutez Europe 1 matin, il est 8h06.
04:48L'émotion très vive à Liverpool, au Royaume-Uni,
04:50où une voiture a foncé hier dans la foule.
04:55Vous entendez les réactions, la terreur de ces supporters
04:57venus par milliers en famille,
04:59célébrer la victoire de leur club de foot.
05:01Liverpool en championnat, 27 blessés, dont deux graves.
05:05Le conducteur a été interpellé.
05:07Il s'agit d'un Britannique de 53 ans.
05:09La police évoque un acte isolé et écarte la piste terroriste.
05:12Retour en France avec ces commerces qui poussent partout sur le territoire
05:15comme des champignons, les barbershops.
05:18Oui, les coiffeurs y voient une concurrence déloyale
05:21puisqu'un barbier n'est pas tenu d'avoir un diplôme.
05:23Mais au-delà de ça, leur ouverture, jusque tard le soir,
05:26entraîne parfois des nuisances et pousse les autorités
05:28à suspecter d'autres activités illicites,
05:31notamment à Marseille, où ces enseignes font l'objet de contrôles renforcés.
05:34Reportage du correspondant d'Europe 1, Stéphane Burgatte.
05:37Reconnaissable à leur enseigne rotative, bleu, blanc, rouge,
05:39les barbiers pullulent, notamment en centre-ville.
05:42Au temps avant, on n'en voyait pas, maintenant, c'est plutôt fréquent, oui.
05:44À chaque coin de rue, ils sont ouverts, c'est tard, oui.
05:46Tous les commerces autour sont fermés, mais le barbier est ouvert.
05:49Ça draine des nuisances, des nuisances avec des jeunes,
05:51des jeunes à scooter qui font du bruit, puis après, pas d'heure.
05:54La nuit, ça sert à quoi, je ne sais pas.
05:56C'est vrai que les gens se plaignent.
05:58Ces horaires qui posent des problèmes de nuisances
05:59relèvent la mer des 13 et 14e arrondissements, Marion Barreille.
06:02C'est des attroupements, c'est du bruit, c'est parfois des bagarres,
06:06à des heures où, normalement, les gens aimeraient pouvoir dormir.
06:08J'ai demandé à la police nationale de se rendre sur place,
06:11de pouvoir faire un maximum de contrôles pour dire à ces commerces
06:14qu'ils ne font pas la loi.
06:15Et des doutes que certaines enseignes servent à blanchir de l'argent sale,
06:18soupçon partagé par Bruno Bartosetti du syndicat de police unité.
06:22Alors, Marseille, il y a un véritable problème avec tous ces barbiers,
06:25ces snacks qui sont ouverts pour blanchir de l'argent sale.
06:28Beaucoup de commerces suspects, ça, on le sait,
06:30de la police doit travailler, mais pas que la police.
06:32Il doit y avoir des contrôles d'URSSAF,
06:34il doit y avoir d'autres contrôles sanitaires.
06:35Et plus de 200 barbershops seraient actuellement ouverts dans la ville.
06:39Marseille, Stéphane Burgatte, Europe 1.
06:41Roland-Garros, 2025, Europe 1, radio officielle.
06:45Cette édition 2025 de Roland-Garros portera-t-elle chance aux Français ?
06:48Après, Richard Gasquet, hier, qui s'est qualifié pour le second tour,
06:52c'est l'entrée en liste ce soir d'un autre vétéran français.
06:55Gaël Monfils, 38 ans, 42e mondial en Night Session face au Bolivien Hugo Desliens, 31 ans, 90e.
07:01Gaël Monfils, qui ce matin dans le Parisien, aujourd'hui en France, se montre très humble.
07:04Il affirme qu'il n'est pas inspirant, contrairement à Stan Wawrinka ou Novak Djokovic.
07:09Djokovic qui débute lui aussi son tournoi aujourd'hui face à l'américain McKenzie McDonald.
07:14Et malgré une saison en demi-teinte, Novak Djokovic, 24 grands chlèmes au compteur,
07:18c'est-à-dire deux de plus que Raphaël Nadal, a bien l'intention de s'imposer, Cyril Delamorinerie.
07:21Oui, à 38 ans, le légendaire serbe a bien l'intention de barrer la route à la jeune génération
07:25emmenée par Carlos Alcaraz et Yannick Sinner.
07:28Le natif de Belgrade vient d'ajouter une nouvelle ligne à son immense palmarès
07:31en remportant son centième tournoi ATP à Genève le week-end dernier.
07:35Fort de ce succès, Novak Djokovic rêve toujours de remporter un 25e grand chlème.
07:40C'est sûr qu'après le titre à Genève, je me sens plus de confiance, je me sens plus positif de mon jour.
07:47Le célèbre droitier reverra demain à souffert cette saison sur terre battue, il s'est même séparé il y a peu de son entraîneur Andy Meuray.
07:53Mais grâce à son expérience, Djokovic peut triompher à Paris, confirme Amélie Moresmo, la directrice du tournoi de Roland-Garros.
07:59Capable dans l'absolu, je pense, de plus en plus compliqué aussi.
08:04D'autant plus que là, ce qu'il montre depuis quelques temps, c'est pas au niveau qu'il doit avoir pour aller gagner un grand chlème.
08:10Roland-Garros, c'est le jardin de Raphaël Nadal, mais c'est aussi le sien.
08:13C'est sur ce cours, Philippe Châtrier, que Djokovic a décroché l'une de ses plus belles récompenses, la médaille d'or, lors des Jeux Olympiques de Paris 2024.
08:21Cyril Delamorinerie.
08:22Merci Fanny Marceau, c'était votre journal.
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