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  • il y a 7 mois
Entrevue menée & organisée par Richard B o u t r y
France, Russie => Monde

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Révélation de Xavier Moreau
conflit actuel russo-ukrainien-OTAN :
Morts ukrainiens : 1 250 000
Morts russes : 125 000

Rappel offert par delta de la Lyre
Nombre impressionnant de russes trucidés lors du deuxième conflit mondial : 26 à 27 000 000
c’est-à-dire 26 ou 27 millions de morts !

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Listes de lecture connexes :

● Ukraine ֎ 1
https://www.dailymotion.com/playlist/x7es9a

● Ukraine ֎ 2
https://www.dailymotion.com/playlist/x9k91q

● Russie ֎ 1
https://www.dailymotion.com/playlist/x7f5sv

● Russie ֎ 2
https://www.dailymotion.com/playlist/x9k926

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Catégorie

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Voyages
Transcription
00:00:00Bonsoir à tous et merci de nous retrouver une nouvelle fois ce soir sur cette chaîne
00:00:09la Minute de Ricardo relayée par Twitter, relayée par Facebook et sur YouTube. Je vous remercie
00:00:16infiniment parce qu'en l'espace de dix jours, c'est ce qu'on disait avec Xavier là,
00:00:19juste avant le début de cette émission, on a gagné à peu près 4 ou 5 000 personnes par soir,
00:00:22donc c'est quand même beaucoup. Merci Xavier d'être une nouvelle fois là,
00:00:27t'es un des fers de lance de cette chaîne là tous les samedis quoi qu'il arrive,
00:00:31quels que soient les événements extérieurs, tu es là fidèle au poste et on te remercie vraiment
00:00:36du fond du cœur parce que c'est vraiment des analystes encore une fois extrêmement attendus
00:00:39de ta part. Il y a des gens qui sont rivés même si toi tu fais aussi un bulletin sur Stratpol,
00:00:44un bulletin qui t'aura permis, alors avant de montrer la Minute du jour qui va sceller un peu
00:00:49le décor de cette émission, mais là tu as aligné cet imposteur d'Anna Bauer, ça faisait du bien.
00:00:57C'est incroyable d'aligner les mensonges de manière aussi systématique en si peu de temps,
00:01:07c'est à dire que tout est, et en plus des évidences, oser affirmer qu'il y a eu un référendum
00:01:13en Ukraine pour faire rentrer l'Ukraine dans l'OTAN, c'est quand même, il faut oser le faire,
00:01:20d'affirmer un truc pareil et ça passe, et Darius Rochebin en face ne dit rien et donc une litanie
00:01:27de mensonges, on ne pouvait pas laisser passer. Mais quand on est leader de la formationnerie,
00:01:32si tu veux, on peut tout se permettre, c'est ça. Evidemment, ils ne sont pas de la même essence
00:01:36que nous, ils sont bien au-dessus, donc ils ont le droit, ils parlent au grand architecte en direct.
00:01:41Non mais c'est un véritable scandale qu'en marge de cette émission, je ne sais pas ce que tu en
00:01:47penses, mais c'est vraiment une religion d'Etat la formationnerie maintenant en France. On le voit,
00:01:51c'est pour ça qu'il y a d'ailleurs, pour moi, la question est-ce que l'islam est compatible avec la
00:01:57république est une fausse question. Aucune religion n'est compatible avec la divinité laïque. C'est un
00:02:06dieu vengeur, c'est un dieu sanguinaire qui est né dans le régicide, dans le populicide, dans le
00:02:14génocide répressif qui ne tolère aucune religion. Contrairement à ce que croient les gens, ce qu'on
00:02:19essaie de leur faire croire, la laïcité en France, ce n'est pas la neutralité religieuse, c'est
00:02:23l'imposition d'une religion qui a mis fin à la distinction entre le temporel et le spirituel dans
00:02:29notre histoire. Nos rois de France ont tout fait pour que les papes ne leur dictent pas leur
00:02:36politique temporelle. En échange de quoi, ils laissaient à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui
00:02:42est à César. Et la rupture est arrivée avec la révolution et la terreur, c'est-à-dire que tout d'un
00:02:47coup le régime politique devient la religion. Et d'ailleurs on le voit très bien, les hommes
00:02:55politiques français, les femmes politiques françaises parlent de moins en moins de la France
00:02:59et de plus en plus de la République. La France moi je l'aime, je l'aime sous Clovis, les Mérovingiens,
00:03:05les Carolingiens, les Capétiens, les Valois, les Bourbons, même sous Napoléon, même sous la
00:03:12Révolution, même sous la République. Les Orléans. Voilà donc et là en fait on nous impose cette
00:03:22espèce de, on nous impose un régime, on doit aimer un régime politique, ce qui est un truc
00:03:27complètement délirant, enfin c'est un cas assez unique dans l'histoire. Les bolcheviks qui ont
00:03:32copié la Révolution française ont fait pareil mais on nous demande des espèces de vénérations
00:03:37religieuses pour ce qui est finalement qu'un régime politique. Et moi personnellement je
00:03:41suis pas contre le suffrage universel, au contraire, je pense qu'on aurait besoin d'avoir
00:03:44une véritable démocratie en France, une République populaire de France, comme ce que j'ai pu voir dans
00:03:49le Danesbass par exemple, mais en tout cas, quoi qu'il arrive, jamais je n'adorerais,
00:03:55je ne vénèrerais un modèle de régime politique, c'est totalement absurde et nihiliste. Alors il y a
00:04:02beaucoup d'actualités concernant l'Ukraine et la Russie dont on va parler ce soir, au moins quatre
00:04:07sujets ultra sensibles. D'abord Kiev qui a été bombardée, les images en tout cas sont assez
00:04:12spectaculaires, ça c'est le premier point. Secondo, les échanges de prisonniers qui ont pu avoir lieu.
00:04:17Troisième point, Trump qui pose la question de savoir si la Russie ne doit pas rentrer dans le
00:04:24G8, donc ça c'est une autre question. Et puis effectivement la position européenne qui est ultra
00:04:31controversée aujourd'hui, l'Europe qui n'existe plus. Alors toi tu as été dans le Danesbass et
00:04:37sur le terrain. Écoute, moi je suis, sans dire où, pas très loin. Regarde plutôt la minute du jour,
00:04:43tu vas poser le décor, tu vas me dire où je suis. C'est bien pas très loin d'ici, de l'autre côté
00:04:52de la mer Noire que vous apercevez derrière moi, il y a la Crimée, un concentré de ce qui oppose
00:05:00aujourd'hui la Russie à l'Ukraine, avec ce matin cette grande question ici que les gens se posent,
00:05:05les pêcheurs qui sont là en parlent. C'est repris dans toutes les télévisions, la grande offensive
00:05:11russe de printemps annoncée a-t-elle maintenant commencé. La capitale ukrainienne a subi, vous
00:05:17savez, une attaque de drones cette nuit sans précédent. Les images de Kiev sous le feu des
00:05:21drones sont absolument impressionnantes. Des incendies se déclarent dans des immeubles
00:05:25résidentiels encore à l'heure actuelle. Et selon le maire de Kiev, l'ancien boxeur Vitalich Klitschko,
00:05:30la ville a été attaquée à la fois par des drones mais également par des missiles à grande vitesse.
00:05:34Mais il n'y a pas qu'à Kiev, il y a également à Odessa ou aussi dans l'est du pays que les
00:05:40attaques russes ont eu lieu. Cela alors même que les deux belligérants devaient poursuivre des
00:05:44échanges de prisonniers tout au long de ce week-end. En contrepartie, vous savez, de ce
00:05:49fameux parapluie nucléaire américain sur l'Europe qui va disparaître, Macron propose maintenant,
00:05:54de façon ostentatoire, de placer des armes nucléaires sur les territoires de ses alliés
00:05:58européens. Au nom, paraît-il, de la dissuasion. Les faucons européens semblent avoir reconnu que
00:06:03leur rhétorique ne mène à rien. Leur menace n'effraie plus personne. La Russie en tête,
00:06:07tout comme ce fameux paquet de mesures, vous savez, de sanctions. On en est à la 18e série
00:06:14de Vanderaayen. Mais pour quel résultat, il ne finit rien que du blabla comme Macron sait le
00:06:18faire et qui n'aura servi absolument à rien. Les Européens sont complètement perdus à l'heure
00:06:24actuelle, à la dérive totale. Zelensky le reconnaît lui-même du reste ce matin. Il est
00:06:28clair, dit-il, que la Russie doit être soumise à une pression beaucoup plus forte, écrit-il.
00:06:32Comme l'aveu d'un extrême état de faiblesse. Et les États-Unis se retirent maintenant du conflit
00:06:38en Ukraine pour se focusser sur l'Indo-Pacifique. Car les intérêts américains, on le sait,
00:06:43sont davantage sur place. Les Européens prennent donc progressivement la mesure de l'événement,
00:06:47sans entrer pour autant dans un conflit, une confrontation ouverte avec Donald Trump.
00:06:52Alors maintenant, ils relancent l'idée, comme ils n'ont plus d'argent, on le sait, de confisquer
00:06:57et de se servir des avoirs russes qui ont été gelés, vous savez, dans l'Union européenne,
00:07:02d'un montant de plusieurs centaines de milliards d'euros. Poutine, lui, ne répondra pas à toutes
00:07:08ces menaces et provocations et injonctions de l'Europe. La Russie veut apparemment présenter
00:07:12elle-même son propre plan de paix. Apprendre ou à laisser, semble dire aujourd'hui Poutine. Après
00:07:17tout, ce sont les gagnants et non les perdants qui fixent les conditions de sortie d'un conflit,
00:07:21n'est-ce pas ? Attendons toutefois l'analyse de Xavier Mourou. Ce sera ce soir à 21h sur mon
00:07:25antenne, la Minute de Ricardo sur YouTube. Ce grand stratège, si fin connaisseur de la Russie,
00:07:30est également sur le terrain, comme moi. Il y a ceux, vous savez, qui parlent derrière des
00:07:35ordinateurs et ceux qui sont réellement sur le terrain et qui prennent toute la mesure de
00:07:38l'événement. Chacun jugera. Merci, au revoir. Chacun jugera. Bon, il y a beaucoup d'éléments
00:07:47dans cette minute. Oui, un peu comme d'habitude, je signe à peu près à toutes les assertions,
00:07:54donc c'est plutôt bien vu. Parmi les grands événements du jour, il y a d'abord cette attaque
00:08:04surprise sur Kiev, ça se rapproche, on a l'impression. Alors, ce n'est pas vraiment
00:08:08surprise parce qu'il y a quand même des échanges réguliers et puis surtout, il fallait s'y attendre
00:08:12puisque ces derniers jours, Kiev a bombardé massivement, alors a tenté de bombarder Moscou
00:08:19sans y parvenir, mais a bombardé pas mal de villes et la banlieue de Moscou. Notamment,
00:08:24il y a eu, j'ai un de mes amis qui prenait l'avion, l'avion a été retardé toute la nuit
00:08:29puisque il y avait des drones qui survolaient la périphérie de Moscou. Et je pense qu'on est un
00:08:34peu dans la même configuration que celle qu'on a eue lorsque Donald Trump et Vladimir Poutine se
00:08:40sont mis d'accord pour une suspension des bombardements pendant 30 jours sur les
00:08:44infrastructures énergétiques. Immédiatement après cette décision, qui pourtant avait été,
00:08:48il n'avait pas trop le choix, validée par Zelensky, pendant 30 jours, systématiquement,
00:08:52Kiev a bombardé les infrastructures énergétiques. Pendant 30 jours, Vladimir Poutine n'a rien fait.
00:08:57Et au bout de 30 jours, après avoir montré à Donald Trump qu'il était impossible de ne pas
00:09:03venir à un accord avec Kiev, eh bien là, la riposte a été brutale. Et là, en fait,
00:09:07on a observé la même chose, c'est-à-dire que les Russes, je crois que les Russes ont identifié
00:09:12plus de 1000 drones en quelques jours qui se sont abattus sur le territoire russe,
00:09:18sans vraiment de succès, il faut le dire. La plupart ont été détruits, mais c'était donc
00:09:23une réponse qui a frappé l'usine Antonov qui fabrique des drones, l'ancienne usine d'avion
00:09:28qui fabrique des drones à Kiev, et également Odessa. Odessa, c'est évidemment la zone portuaire
00:09:35qui permet de récupérer les livraisons d'armes qui arrivent notamment par le Danube, par la Roumanie.
00:09:43Donc ça, effectivement, ça a fait très mal, mais il faut plutôt voir ça comme une réponse au fait
00:09:51qu'au moment où il y a un processus de paix qui est en train d'avancer, lentement, mais il avance,
00:09:57il y a des échanges de prisonniers, tu l'as dit dans ta présentation, donc au moment où il y a
00:10:06un chemin vers la paix qui s'ouvre, il y a une partie des élites qui viennent. Est-ce que c'est
00:10:10Zelensky lui-même ? Est-ce que c'est son clan qui n'en veut pas ? Et donc, simultanément à ce
00:10:15rapprochement, au début des négociations d'Istanbul, suite à la conversation entre
00:10:19Poutine et Trump, il y a un bombardement de provocations contre la Russie pour essayer
00:10:24de pousser Vladimir Poutine à la faute, pour essayer d'obtenir que la Russie se retire du
00:10:31processus de paix pour qu'on puisse le lui reprocher. Voilà un peu comment je vois ça
00:10:36depuis Moscou, dirons-nous. Parce que vu du côté européen, on a l'impression maintenant,
00:10:42alors je ne sais pas si toi tu cautionnes ça, mais tu valides ça, mais c'est qu'en fait les
00:10:47Russes ont le champ libre maintenant, Xavier. On a l'impression qu'il n'y a plus aucune entrave
00:10:52pour qu'ils puissent avancer. Jusqu'où ? On ne sait pas, mais en tous les cas, aujourd'hui,
00:10:57jusqu'à présent, il y avait effectivement les Américains qui se positionnaient un peu en arbitre,
00:11:03ils ont été très pro-Zelensky, on le sait sous Biden. Ensuite, avec l'arrivée de Trump,
00:11:08ça a freiné un peu la marche en avant. Ils pensaient que Trump allait jouer les arbitres,
00:11:13et puis finalement, Trump quitte la table des négociations. En gros, il dit maintenant,
00:11:18et J. Devance l'a dit dans l'avion, j'ai vu l'interview dans l'avion, où il disait très
00:11:22clairement, c'est un conflit européen, ça n'aurait jamais dû être, voilà, nous on a essayé,
00:11:26on n'a pas réussi, maintenant qu'ils se démerdent entre eux. Et donc là, maintenant, pour la Russie
00:11:31et pour Poutine, à la limite, mais qu'est-ce qui peut l'empêcher d'aller encore plus loin ?
00:11:35En fait, la seule chose qui pourrait l'en empêcher, c'est si tout d'un coup, Kiev et les sponsors
00:11:43européens, parce que je pense que Trump lui est déjà prêt, acceptaient les conditions russes.
00:11:47Si tout d'un coup, ils disent, ok, on retire l'armée ukrainienne de la partie des régions,
00:11:54des nouvelles régions russes qui sont encore contrôlées par l'armée kievienne, là,
00:11:57les Russes sont obligés de s'arrêter. Là, effectivement. Et pour moi, si j'étais,
00:12:01mais moi je suis un acteur rationnel, j'ai une analyse rationnelle de la situation,
00:12:04c'est ce que je ferais. De la même manière que les Allemands, en 1918, ont accepté de
00:12:09manière rationnelle les conditions qui étaient imposées par le maréchal Foch. Parce que sinon,
00:12:13ça allait à la catastrophe et deux jours plus tard, l'armée française et les alliés rentraient
00:12:18en territoire allemand. Donc aujourd'hui, si on avait affaire à des acteurs rationnels,
00:12:21tout de suite, on prend la proposition de Poutine, ça concerne cinq régions,
00:12:26la Crimée, elle est déjà intégrée à la Russie depuis dix ans, ça ne changera absolument rien.
00:12:29Et puis, ça évitera aux Russes de mettre la main sur Nikolaïev, sur Odessa, sur Rarkov,
00:12:35sur Soumy, peut-être d'essayer que cette zone tampon que les Russes veulent mettre en place,
00:12:40Poutine l'a annoncé, et bien éviter qu'elle soit mise en place en obtenant une solution de paix.
00:12:46Mais le problème, c'est qu'on a en face, réellement je le pense, du côté notamment des quatre perdants,
00:12:52le club des quatre perdants, donc Macron, Merz, Stormer et Tusk,
00:12:58on a des gens qui refusent la réalité, réellement. Et on a Zelensky, et surtout tenu par son clan,
00:13:06qui se dit qu'en fait, il ne peut valider aucune solution de paix.
00:13:11Toute solution de paix déclenchera des élections.
00:13:15Or, aujourd'hui, dans le meilleur des cas, admettons même que les Russes soient d'accord
00:13:19que sur un gel de la ligne de front, pour Zelensky, c'est un échec complet.
00:13:24Par rapport à ce qui lui était proposé en 2022, c'est-à-dire finalement,
00:13:28les Russes étaient très peu exigeants, pour rappel, l'Ukraine ne rentrait pas dans l'OTAN,
00:13:37démilitarisation, dénazification, mais à l'époque, la République populaire de Donetsk et de Lugansk
00:13:42n'était pas encore intégrée à la fédération de Russie. Ça, ça viendra l'automne suivant.
00:13:46C'était beaucoup moins exigeant, et donc si jamais, par exemple,
00:13:49demain, la ligne de front est gelée, ce que les Russes ne veulent pas,
00:13:53mais en admettant même qu'ils le veuillent, ça veut dire que tout d'un coup, c'est la paix.
00:13:57On est, comme en Corée du Sud, aujourd'hui.
00:14:00Et donc, en Corée du Sud, il y a des élections, donc il y a des élections.
00:14:05Et Zelensky, avec le résultat qu'il aura, c'est-à-dire un gel de la ligne de front
00:14:08et la perte de territoire qui correspond quand même, j'avais calculé,
00:14:12c'est neuf fois l'Alsace-Lorraine, ce que l'Ukraine a perdu à cause de Zelensky.
00:14:16Effectivement, il ne sera pas réélu.
00:14:18Il est sûr de perdre, il est sûr de perdre.
00:14:20Voilà, il est sûr de perdre les élections, donc il ne veut pas de paix.
00:14:22Contrairement à ce qu'on dit, la paix de 30 jours, il n'en veut pas.
00:14:26Même gelée sur la ligne de front, il n'en veut pas parce qu'il y aura des élections.
00:14:30S'il y a une paix de 30 jours, il y a des élections.
00:14:32Donc voilà, les Russes n'ont pas de temps à perdre.
00:14:36Eux, ils dominent sur la totalité de la ligne de front.
00:14:39Si on en croit les médias américains ou anglais, notamment The Telegraph,
00:14:44qui a sorti un article assez intéressant,
00:14:45eh bien la Russie l'emporte désormais dans tous les domaines,
00:14:49y compris les drones où elle avait eu un moment un peu de retard.
00:14:52Les drones à fibre optique qui permettent de frapper sans aucun brouillage,
00:14:56ils sont capables, a priori, à terme, ils vont pouvoir en envoyer 1000 à 2000 par jour.
00:15:01Donc tout ça ajouté aux bombes planantes, ajouté à la supériorité aérienne,
00:15:06ajouté au fait que la Russie est montée en gamme en compétences dans son armée,
00:15:11alors que l'Ukraine a fait exactement l'inverse.
00:15:13Elle n'a aucune raison.
00:15:15En fait, Poutine est dans une position, voilà ma position de paix,
00:15:19c'est plutôt sympa étant donné votre situation.
00:15:21Si vous n'en voulez pas, nous on continue, comme si de rien n'était, à vous de choisir.
00:15:26Et on a moyen de répondre tit-for-tat, comme disent les Anglais.
00:15:30C'est-à-dire, vous bombardez nos infrastructures,
00:15:33vous bombardez nos infrastructures critiques, civiles, etc.
00:15:38Voilà ce qu'on a fait à Kiev.
00:15:40Si vous voulez, on peut continuer.
00:15:42A vous de voir.
00:15:43Et voilà ce qu'on fait à Odessa.
00:15:45A vous de voir, si vous voulez, on peut continuer.
00:15:47Et au passage, pour en finir sur le bavardement d'Odessa,
00:15:50ce qui a été particulièrement efficace, c'est grâce aux partisans d'Odessite.
00:15:57Il faut bien le comprendre.
00:15:59Maintenant, dans toute l'Ukraine, il y a des partisans qui informent la Russie
00:16:02exactement comme pendant la Seconde Guerre mondiale,
00:16:04qui informent l'armée russe où se trouvent les usines,
00:16:08les dépôts de munitions, etc.
00:16:10Et ça aussi, c'est un énorme problème.
00:16:13Des infiltrés du renseignement, en quelque sorte.
00:16:15C'est ça.
00:16:16Aujourd'hui, il y a des partisans, il y a de la résistance,
00:16:19notamment dans les grandes villes russes comme Odessa,
00:16:21comme Dnipropetrovsk, comme Krivoy Rog, comme Kharkov,
00:16:26qui envoient des informations à l'armée russe.
00:16:30Donc effectivement, pour l'armée autonome qui y vient, c'est très mal parti.
00:16:33Mais toi qui es politologue, géopolitologue, stratège,
00:16:38tu vois les choses se dessiner très clairement.
00:16:41Donc tu dis en gros, si j'étais à la place aujourd'hui de Zelensky,
00:16:44j'accepterais tout.
00:16:46Mais bien sûr, au risque d'y perdre ma peau, d'y perdre son poste,
00:16:50d'y perdre son âme et peut-être même sa vie,
00:16:53parce que c'est sa vie qui est en suspens aujourd'hui.
00:16:55Mais concrètement, tu crois que ça va se passer comment ?
00:16:58Parce que là, on a vraiment l'impression
00:17:00que c'est le bulldozer qui est en train de dérouler, russe.
00:17:07Je pense qu'on va arriver à un moment où l'armée russe va avancer de telle manière
00:17:14que ce sont le club des quatre perdants, ou les cinq Daltons,
00:17:19si on y ajoute Zelensky, qui vont aller voir Trump
00:17:22pour lui demander de négocier avec Poutine, en disant
00:17:24« Ok, on est prêt à négocier ».
00:17:26Et ce qui est important, ce qui s'est passé la semaine dernière,
00:17:30on en avait parlé, c'est que désormais, il y a un endroit
00:17:34où ils se rencontrent, de nouveau à Istanbul, pour négocier.
00:17:37Et ça, c'est positif.
00:17:39On le doit à Poutine, c'est lui qui l'a proposé,
00:17:41mais on le doit aussi à Donald Trump, qui l'a imposé à Zelensky.
00:17:45Je pense que ce qui va faire qu'on va sortir de ce conflit,
00:17:50c'est d'un côté la progression de l'armée russe,
00:17:54et de l'autre côté, Donald Trump qui force Zelensky et son équipe
00:17:57à aller à la table des négociations.
00:18:00Je pense que c'est le moment clé.
00:18:02Là, on voit sur la ligne de front, la Russie progresse de partout.
00:18:05Les messages qu'on reçoit du côté ukrainien, pro-ukrainien,
00:18:09ça ressemble souvent à de la panique.
00:18:11Et on ne voit pas ce qui pourrait, aujourd'hui, arrêter l'armée russe.
00:18:14Après, il ne faut pas non plus totalement sous-estimer
00:18:16les capacités autonomes qui viennent.
00:18:18Il y en a encore, mais quoi qu'il arrive,
00:18:20même s'il y avait un sursaut à un moment,
00:18:23ça n'enlèverait rien à la fatalité de la défaite de l'OTAN et de Kiev.
00:18:29Je voudrais surtout souligner que ça a été dit par Emmanuel Macron.
00:18:33On a eu une séquence assez incroyable.
00:18:35Il part à Kiev avec ses petits camarades de Surprise Party,
00:18:40amateurs de mouchoirs en papier.
00:18:42Il part à Kiev pour dire à Zelensky de continuer la guerre.
00:18:46Il revient, il fait une conférence de presse dans laquelle il dit
00:18:49« nous n'avons plus rien à donner à l'Ukraine ».
00:18:52Donc, il est allé dire à Zelensky « il faut continuer la guerre »
00:18:55et en même temps « mais moi, je ne peux plus t'aider ».
00:18:57Ce qui est totalement délirant, irresponsable.
00:19:01Mais c'est ce à quoi on assiste.
00:19:03Mais évidemment, aujourd'hui, encore une fois,
00:19:06le club des quatre perdants est l'élément le plus inquiétant,
00:19:10le plus instable de ce grand jeu politique qui se joue en ce moment
00:19:16entre la Russie et les États-Unis,
00:19:18avec au milieu une Europe en pleine déliquescence.
00:19:22Si l'Europe est en pleine déliquescence,
00:19:24et la presse allemande le reprend, c'est qu'en gros,
00:19:27ils ont trop misé sur la paix côté européen.
00:19:30Pendant des lustres, ils se sont dit « effectivement,
00:19:33il y a ce parapluie nucléaire américain,
00:19:35on est défendu par les États-Unis, ça sera le cas tout le temps,
00:19:38ils nous ont toujours sauvés quoi qu'il arrive. »
00:19:41Et puis là, non.
00:19:42Ils ont l'impression d'être vraiment abandonnés aujourd'hui
00:19:45et d'être livrés à eux-mêmes avec un retard,
00:19:47dit la presse allemande, entre 5 et 7 ans.
00:19:50C'est-à-dire qu'il leur faut entre 5 et 7 ans aujourd'hui
00:19:53pour essayer de revenir à niveau sans l'aide américaine.
00:19:56C'est ce que tu penses toi aussi ?
00:19:58Je pense que le problème, en fait, la question c'est
00:20:02pourquoi est-ce que l'Allemagne aurait besoin du bouclier nucléaire américain ?
00:20:07Parce que la Russie va l'attaquer ?
00:20:09Évidemment que non.
00:20:10Aucun pays européen n'est menacé par la Russie,
00:20:13même les États baltes qui persécutent les minorités russes depuis 30 ans.
00:20:18Donc personne n'est menacé par la Russie.
00:20:21La question fondamentale, c'est qu'effectivement,
00:20:24dans la construction européenne, il y avait une promesse de paix et de prospérité.
00:20:27Aujourd'hui, l'Union européenne est un espace de pauvreté et de guerre.
00:20:30Et effectivement, la question qui se pose, c'est
00:20:34si on a vraiment besoin de la protection américaine,
00:20:37ben oui, Washington a raison, Trump a raison, il faut payer.
00:20:40Mais nous, par exemple, Français, on n'en a pas besoin.
00:20:42Nous, on a une arme nucléaire qui nous coûte cher.
00:20:45D'ailleurs, détenir l'arme nucléaire de manière opérationnelle et utilisable,
00:20:49c'est quelque chose qui coûte cher.
00:20:50Donc nous, on est totalement souverains du point de vue nucléaire.
00:20:53L'Angleterre ne l'est pas.
00:20:54L'Angleterre a un système à la double clé, il faut bien le rappeler.
00:20:57Elle ne peut pas utiliser l'arme nucléaire sans l'autorisation des États-Unis.
00:21:00Comme nous, avant le général de Gaulle, les armes nucléaires françaises
00:21:03qui étaient stationnées sur notre territoire,
00:21:05elles n'étaient pas françaises, d'ailleurs, elles étaient américaines.
00:21:07Et elles étaient sous double clé.
00:21:09Quand tu dis double clé, c'est quoi ?
00:21:15C'est-à-dire que tu ne peux pas décider toi-même d'utiliser l'arme nucléaire
00:21:19pour te protéger.
00:21:20Tu dois demander l'autorisation des États-Unis.
00:21:22Nous, en France, on peut le faire.
00:21:24L'Angleterre ne peut pas.
00:21:25Si on estime, je ne vais pas donner le nom de pays,
00:21:31mais que tout d'un coup, l'État français est en danger,
00:21:34le pays est en danger parce qu'il y a un ennemi qui essaie de nous envahir,
00:21:38le président français est le seul à pouvoir décider
00:21:40de l'utilisation de l'arme nucléaire.
00:21:41Donc, on est totalement souverain.
00:21:43On est les seuls en Europe.
00:21:45Les autres ont des armes nucléaires américaines sur leur sol.
00:21:48Pour l'Allemagne et l'Italie, ils ne décident de rien.
00:21:50C'est Washington qui décide.
00:21:52Pour l'Angleterre, c'est la double décision.
00:21:55Mais même l'Angleterre, qui n'a pas la souveraineté nucléaire.
00:21:59Mais la question aussi, c'est à quelle menace doit répondre la dissuasion nucléaire ?
00:22:03Qu'est-ce qui menace l'Europe ?
00:22:04La menace de l'Europe, c'est…
00:22:05J. Devins l'a très bien dit, elle vient de l'intérieur.
00:22:08Ce n'est pas la Chine, ce n'est pas la Russie.
00:22:10La menace de l'Europe, c'est une classe politique dégénérée
00:22:15avec un agenda politique totalement délirant de transformation de la société,
00:22:19de déchristianisation de notre continent,
00:22:21de remplacement de population par l'immigration massive.
00:22:24Voilà ce qui menace l'Europe.
00:22:25Et ça, ce n'est pas l'arme nucléaire ou même une armée d'un million d'hommes
00:22:28qui va permettre d'y répondre.
00:22:30Ce qui va permettre d'y répondre, c'est d'avoir un État souverain
00:22:32qui va essayer de redresser notre pays,
00:22:35de redresser l'éducation nationale pour qu'on ait de nouveau des ingénieurs,
00:22:38des gens compétents, de redresser la démographie,
00:22:41de mettre fin à l'insécurité, etc.
00:22:44Les problèmes de l'Europe, ils ne sont pas liés à la Russie.
00:22:47Mais aujourd'hui, effectivement, c'est ce que veut nous faire croire,
00:22:49notamment le régime d'Emmanuel Macron,
00:22:51c'est-à-dire que, en fait, soyez tous unis derrière moi
00:22:55parce que la Russie veut nous envahir.
00:22:57Mais la Russie n'a pas envie d'envahir la France ni l'Allemagne.
00:23:00Pourquoi faire ?
00:23:01Ça n'est jamais arrivé, d'ailleurs.
00:23:02Le seul moment où l'armée russe est arrivée à Paris,
00:23:05c'est parce que nous, on était allés les chercher jusqu'à Moscou.
00:23:07Mais sinon, les Russes, ils ne vont pas traverser l'Europe pour nous envahir,
00:23:10ils ne vont pas envahir l'Allemagne.
00:23:11Ils pourraient le faire, mais ils ne le feront pas.
00:23:14Pour envahir la Pologne, il faudra déjà qu'ils traversent la Biélorussie,
00:23:18qui est un pays allié.
00:23:19Tout ça, c'est une espèce de conditionnement des populations de l'Union européenne
00:23:23parce que tout le système est en train de s'effondrer
00:23:25et surtout parce que la défaite annoncée de l'UE et de l'OTAN
00:23:30face à la Russie va révéler l'extrême faiblesse de ces constructions,
00:23:34je dirais, politico-économiques.
00:23:36La Russie, pays seul, avec un peu d'aide,
00:23:39mais ce n'est pas si important que ça,
00:23:41de l'Iran et de la Corée du Nord,
00:23:43est en train de battre militairement totalement cette coalition
00:23:48de trentaines de pays sur le thème des opérations ukrainiennes
00:23:52et économiquement, en s'adossant aux nouvelles économies,
00:23:56aux BRICS, etc., est en train de surpasser.
00:24:01Elle est devenue la quatrième économie mondiale,
00:24:03elle est la première économie européenne.
00:24:05Aujourd'hui, ce qui est dingue,
00:24:07et c'est ce que la classe dirigeante européenne en a peur,
00:24:09c'est que si tout d'un coup les populations européennes comprenaient
00:24:12que le nouveau leader du bloc européen, du bloc civilisationnel européen,
00:24:17c'est la Russie.
00:24:18C'est le leader économique, c'est le leader militaire,
00:24:21il coche toutes les classes.
00:24:23C'est le leader, je dirais même, culturel,
00:24:25parce que tout ce qui a fait la grandeur,
00:24:27qui est admirée dans le monde entier, y compris dans les pays d'Asie,
00:24:30l'héritage artistique, musical, etc.,
00:24:34aujourd'hui, où est-ce qu'il est préservé ?
00:24:36Où est-ce que tu peux aller en permanence à Moscou
00:24:38à des concerts, des pièces de théâtre ?
00:24:40C'est à Moscou, c'est en Russie, c'est dans toute la Russie,
00:24:43où on élève encore les enfants dans, je dirais,
00:24:47presque le culte de cette civilisation européenne,
00:24:51qui est quand même la grande civilisation.
00:24:53Ça ne va pas faire plaisir à mes amis chinois,
00:24:54mais moi, je la situe quand même au-dessus.
00:24:56Mais aujourd'hui, le leader naturel de cette civilisation,
00:24:59c'est la Russie.
00:25:00Évidemment, ça ne fera pas plaisir à la classe dirigeante française
00:25:05et allemande d'entendre ça, mais la réalité, c'est ça.
00:25:08L'Europe peut s'en sortir à condition de s'allier avec la Russie,
00:25:12les autres pays urbains, et de lui reconnaître
00:25:15sa place de primus inter pares, incontestablement.
00:25:21On a l'impression, vu de l'extérieur en tous les cas,
00:25:23que cette fameuse secte, à l'époque au Texas,
00:25:27qui s'appelait Waco, où non seulement le dirigeant s'était suicidé,
00:25:32mais avait suicidé tous les membres de cette secte autour de lui.
00:25:37On en avait beaucoup parlé, de ce massacre Waco au Texas,
00:25:41avec un nombre de morts absolument colossal,
00:25:43des centaines de morts.
00:25:44On a l'impression qu'à petite échelle, à grande échelle,
00:25:48c'est exactement ce qui est en train de se passer
00:25:50avec les Européens aujourd'hui.
00:25:51Parce que quand on voit, non seulement ils se ferment les portes
00:25:54du commerce international, et tout ça, on le voit,
00:25:57mais en plus, on a vu que Van der Leyen,
00:25:59concernant les gazoducs par exemple,
00:26:01elle a dit cette semaine, non seulement ils seront fermés,
00:26:04mais elle veut également s'assurer
00:26:06qu'ils ne soient plus jamais réutilisables,
00:26:09en ordonnant, dit-elle, qu'ils soient bétonnés.
00:26:13On se tire une balle dans le pied,
00:26:15mais à tous les niveaux à l'heure actuelle, Xavier.
00:26:18La question, c'est que…
00:26:20Oui, effectivement, il y a un aspect,
00:26:23c'est ce que j'ai appelé les biais comportementaux
00:26:26d'un système totalitaire en train de s'effondrer.
00:26:30C'est-à-dire qu'on sait par les mémoires de Speer,
00:26:36par les mémoires de Schellenberg,
00:26:38qui était le chef du renseignement,
00:26:40enfin du contre-espionnage ou espionnage de la SS,
00:26:43que Hitler s'est dit déçu par le peuple allemand,
00:26:47qui n'a pas correspondu à ce qu'il en attendait.
00:26:51Et donc finalement, la fin du Troisième Reich,
00:26:53c'est un espèce de suicide collectif.
00:26:56Et c'est vrai que quand on voit la prise de Berlin,
00:27:00l'Allemagne aurait dû arrêter la guerre plusieurs mois avant,
00:27:03ça n'avait aucun intérêt,
00:27:04elle n'avait aucune chance de la gagner.
00:27:06Et pourtant, ils ont continué.
00:27:07Parce qu'il y avait cette espèce de nihilisme
00:27:09qui était, je pense, inhérent au Troisième Reich,
00:27:11qui faisait que puisque c'est comme ça,
00:27:13puisqu'on a raté, tout le monde va mourir.
00:27:15Donc c'est un côté un peu secte, effectivement.
00:27:17Mais pour cette histoire de gazoducs,
00:27:23on va voir ce que ça va donner.
00:27:24Parce que le problème aussi,
00:27:25c'est que qui va couler le béton dans ces gazoducs ?
00:27:28Les Allemands sont les premiers investisseurs,
00:27:33après les Russes, dans le Nord Stream 1 et 2.
00:27:36C'est des compagnies allemandes qui ont mis de l'argent.
00:27:38C'était le projet de Schröder,
00:27:40un des prédécesseurs de Merz et de Scholz,
00:27:46qui ont créé ce projet.
00:27:48Et si jamais ils veulent détruire le projet,
00:27:50pourquoi est-ce qu'ils veulent bétonner le gazoduc ?
00:27:53Le tuyau est déjà prêt,
00:27:54la station de sortie du gazoduc est en Allemagne,
00:27:58elle est prête à fonctionner.
00:27:59Et encore une fois,
00:28:00il y a un gazoduc qui fonctionne encore.
00:28:01Donc il y a juste à faire sauter ça.
00:28:03Mais cette espèce de volonté,
00:28:04cet espèce de fanatisme de tout détruire
00:28:07pour faire en sorte que quoi qu'il arrive,
00:28:09on ne reviendra jamais,
00:28:10ça pose beaucoup de questions sur la santé mentale
00:28:14de ceux qui nous dirigent.
00:28:15Et surtout sur le fanatisme.
00:28:17Ce ne sont pas des fous,
00:28:18ce sont des fanatiques.
00:28:20Et en fait, je pense que plus ou moins maintenant,
00:28:22ils ont compris que Kiev allait gagner.
00:28:24Et ce qu'ils ne veulent pas voir,
00:28:26même si d'ailleurs ils ont été chassés du pouvoir,
00:28:28puisque c'est leur échec aussi,
00:28:29c'est que le gaz repasse dans le tuyau.
00:28:32Parce que quand le jour où le gaz repasse dans le tuyau,
00:28:35la victoire de la Russie sera totale.
00:28:38C'est-à-dire que la Russie dira,
00:28:41on a construit ce gazoduc
00:28:43pour que vous ayez de l'énergie pas chère,
00:28:45pour que votre économie européenne,
00:28:47qui est handicapée parce qu'elle est mal gérée,
00:28:50la plupart des pays sont mal gérés,
00:28:51fiscalement c'est une catastrophe,
00:28:53vous avez plein de normes débiles
00:28:55à cause de vos superstitions sur le climat,
00:28:57etc.
00:28:58Mais au moins vous êtes encore compétitif
00:29:00parce que vous avez une énergie pas chère.
00:29:02C'était ça le plan russe en fait.
00:29:03Et ce plan a été détruit,
00:29:06l'économie française avait déjà été détruite
00:29:08par 50 ans de socialisme,
00:29:10mais en Allemagne ça a fonctionné encore plus ou moins.
00:29:12Et là tout d'un coup en 3 ans,
00:29:14tout a été laminé.
00:29:15Et donc je pense que ce que ne veut pas voir
00:29:17van der Leyen et sa clique
00:29:19au sein de la commission européenne,
00:29:22c'est de cette classe dirigeante européenne,
00:29:24c'est ce signe de leur défaite totale.
00:29:27Parce que suppose que demain,
00:29:29comme l'a dit Poutine si vous voulez,
00:29:31on envoie du gaz demain dans le tube de Nord Stream 2
00:29:33qui fonctionne encore.
00:29:35Tout le monde va se dire,
00:29:37mais en fait tout ça pour ça ?
00:29:39Tout ça pour ça ?
00:29:40Ça redémarre aussi facilement ?
00:29:42Et là effectivement,
00:29:44ça va être une véritable...
00:29:46Du point de vue de l'image...
00:29:48Et pour ces gens qui sont des fanatiques,
00:29:50van der Leyen est une fanatique,
00:29:52elle est entourée de fanatiques,
00:29:53Thierry Breton est un fanatique,
00:29:55Emmanuel Macron est un fanatique,
00:29:56Maersk l'est sans doute également,
00:29:58Starmer n'en parlons pas.
00:30:00Tout ce qu'aussi à sa manière,
00:30:02René Revenchard,
00:30:04donc tous ces gens-là...
00:30:06Il n'y a que cette italienne,
00:30:08Mélanie qui ne l'est pas.
00:30:10Mélanie, l'avantage c'est que,
00:30:12c'est ce que j'avais dit en fait,
00:30:13aujourd'hui les dirigeants européens
00:30:14se divisent en trois classes.
00:30:16Il y a les totalement souverains,
00:30:18c'est-à-dire Orban et Fizzo,
00:30:19en gros il y en a deux.
00:30:21Il y a ceux qui, quoi qu'il arrive,
00:30:23sont subordonnés à Washington.
00:30:26Le Slovaque et l'Hongrois.
00:30:28Les souverains c'est le Slovaque et l'Hongrois.
00:30:31Il y a ceux qui, quoi qu'il arrive,
00:30:33sont subordonnés à Washington,
00:30:34démocrate ou républicain,
00:30:36ça c'est Mélanie.
00:30:37Mélanie c'est ça,
00:30:38c'est-à-dire que Mélanie se soumet à Washington,
00:30:40mais elle préfère quand c'est Trump.
00:30:42Et quand elle est avec Trump,
00:30:43elle est tranquille,
00:30:44elle peut faire ce qu'elle veut,
00:30:45elle est désormais, je dirais,
00:30:47protégée des pressions du reste
00:30:49de la Commission européenne.
00:30:50Et puis il y a la bande des quatre
00:30:53que j'ai citées,
00:30:54qui eux sont totalement soumis à,
00:30:58non pas à Washington,
00:31:00mais à l'état profond américain,
00:31:01à la gauche américaine,
00:31:04et qui aujourd'hui,
00:31:05ils sont en train de serrer les dents
00:31:07et les fesses,
00:31:08pour être un petit peu familier,
00:31:09en disant,
00:31:10il faut qu'on tienne encore 3 ans et demi,
00:31:11dans 3 ans et demi,
00:31:12ce sera un démocrate qui va arriver
00:31:14et ça va tout changer.
00:31:15À mon avis,
00:31:16il n'y a pas forcément rien.
00:31:17Il y a l'Allemagne,
00:31:18il y a l'Angleterre,
00:31:19effectivement.
00:31:20Voilà,
00:31:21et là,
00:31:22aujourd'hui,
00:31:23ils sont dans cette position-là,
00:31:24ils voient en même temps la défaite,
00:31:26leur défaite sur le champ de bataille
00:31:28et le champ économique arrivé,
00:31:30et ils sont en train d'imaginer
00:31:31ce qu'ils pourraient faire pour empêcher,
00:31:33pour empêcher que leur successeur,
00:31:35Renaud,
00:31:36s'il y a un schroder qui revient
00:31:38à la tête de l'Allemagne,
00:31:39lui,
00:31:40il va rouvrir le tuyau tout de suite.
00:31:41Et ça,
00:31:42ils ne le veulent pas,
00:31:43parce qu'encore une fois,
00:31:44ce sont des fanatiques,
00:31:45ce sont des idéologues.
00:31:46Ça ne va pas être simplement,
00:31:47bon,
00:31:48j'ai perdu,
00:31:49j'ai perdu.
00:31:50Non,
00:31:51non,
00:31:52je veux condamner toutes les prochaines générations
00:31:53à ne pas avoir d'énergie bon marché,
00:31:55parce que,
00:31:56puisqu'on n'a pas été capable
00:31:57de gagner contre la Russie,
00:31:58dans ce cas,
00:31:59c'est le suicide collectif.
00:32:00Encore une fois,
00:32:01c'est des pathologies comportementales,
00:32:02de systèmes totalitaires
00:32:03qui ont perdu la guerre.
00:32:05On est,
00:32:06on est vraiment dans cette,
00:32:07dans cette configuration.
00:32:09Alors,
00:32:10c'est vrai que j'avais quelques trous
00:32:11dans la raquette au niveau européen
00:32:12et je voulais me rendre compte,
00:32:13en fait,
00:32:14de la situation.
00:32:15C'est la raison pour laquelle
00:32:16j'ai décidé d'aller sur le terrain
00:32:17et de faire tous ces kilomètres,
00:32:18puisque j'en ai fait quasiment 5,
00:32:195 500,
00:32:20en l'espace de,
00:32:21maintenant,
00:32:22un peu plus d'un mois,
00:32:23d'un mois et demi,
00:32:24pour me rendre compte vraiment
00:32:25de la réalité des terrains,
00:32:27en parcourant,
00:32:28donc,
00:32:29plus que parcourir,
00:32:30parce que je reste sur place
00:32:31à chaque étape,
00:32:32mais vraiment,
00:32:33une dizaine de pays.
00:32:34Et donc,
00:32:35parmi tous ces pays
00:32:36et ce clan que tu évoques
00:32:37et ces trois,
00:32:38trois,
00:32:39je dirais,
00:32:40groupes de pays
00:32:41qui,
00:32:42effectivement,
00:32:43c'est une analyse
00:32:44qui est extrêmement fine,
00:32:45il y en a,
00:32:46je dirais,
00:32:47presque un quatrième.
00:32:48C'est le reste,
00:32:49le reste de l'Europe,
00:32:50parce que l'Europe est
00:32:51complètement morcelée aujourd'hui.
00:32:52Je veux dire,
00:32:53quand tu vois dans l'Europe de l'Est,
00:32:54tu vois même l'Espagne,
00:32:55l'Espagne d'où je suis parti.
00:32:56L'Espagne,
00:32:57Pedro Sanchez,
00:32:58lui,
00:32:59il n'est plus du tout,
00:33:00maintenant,
00:33:01européen,
00:33:02on ne l'entend plus du tout
00:33:03sur ces histoires-là
00:33:04et il va même plus loin sur Gaza,
00:33:05il est ultra critique
00:33:06vis-à-vis de l'Europe,
00:33:07de sa position sur Gaza.
00:33:08Pourtant,
00:33:09Pedro Sanchez,
00:33:10ce n'est pas Macam,
00:33:11entre guillemets,
00:33:12ce n'est pas du tout le type…
00:33:13Et quand tu vas vers l'Est,
00:33:14je t'amène juste par là,
00:33:15plus tu vas vers l'Est
00:33:16et plus tu t'aperçois
00:33:17que des pays,
00:33:18à la Roumanie,
00:33:19on voit bien,
00:33:20la population,
00:33:21elle est ultra hostile
00:33:22à ce qui se passe aujourd'hui
00:33:23et elle s'est manifestée contre.
00:33:24Quand tu vas en Autriche,
00:33:25je veux dire,
00:33:26on ne parle pas de l'Autriche
00:33:27mais c'est pareil,
00:33:28quand tu vas en Croatie,
00:33:29Bulgarie,
00:33:30dans ces pays-là,
00:33:31tu te rends compte
00:33:32qu'en fait,
00:33:33c'est pareil aussi,
00:33:34ce sont des pays
00:33:35qui sont dans l'Europe
00:33:36mais qui sont plus
00:33:37psychologiquement
00:33:38et philosophiquement
00:33:39associés à l'Europe.
00:33:40Il faut voir que
00:33:41dans la construction européenne
00:33:42comme dans la construction de l'OTAN,
00:33:43à la base,
00:33:44ça a été tourné
00:33:45contre l'URSS.
00:33:46L'OTAN,
00:33:47à la base,
00:33:48c'était contre l'URSS,
00:33:49c'est clair.
00:33:50L'Union Européenne,
00:33:51c'était une idée
00:33:52qui était née
00:33:53dans l'entre-deux-guerres
00:33:54de créer un espace
00:33:55de prospérité commun
00:33:56mais globalement,
00:33:57après la chute de l'URSS,
00:33:58tout ça a été tourné
00:33:59contre la Russie.
00:34:00Le problème,
00:34:01c'est que pour des pays
00:34:02comme le Portugal
00:34:03ou l'Espagne,
00:34:04la Russie n'est pas un problème,
00:34:05pas du tout.
00:34:06Et même pour les Balkans,
00:34:07c'est pareil,
00:34:08la Russie n'est pas un problème.
00:34:09Donc la Croate,
00:34:10d'ailleurs le président croate,
00:34:11il a dit
00:34:12que la Russie
00:34:13n'était pas un problème
00:34:14et que la Russie
00:34:15n'était pas un problème
00:34:16et que la Russie
00:34:17n'était pas un problème.
00:34:18Donc la Croate,
00:34:19d'ailleurs le président croate,
00:34:20qui est un socialiste
00:34:21et plutôt moscovaphile,
00:34:22on peut dire.
00:34:23En revanche,
00:34:24ce qui fait que
00:34:25les structures de l'OTAN
00:34:26et de l'Union Européenne
00:34:27auxquelles finalement
00:34:28tout le monde a adhéré
00:34:29dans cet espèce
00:34:30de mouvement
00:34:31assez malsain
00:34:32des années 90,
00:34:33début des années 2000,
00:34:34mais son seul objectif
00:34:35c'est de faire la guerre
00:34:36contre la Russie.
00:34:37C'était soit
00:34:38servir les intérêts américains
00:34:39puisque l'OTAN
00:34:40a été déployé en Afghanistan
00:34:41alors que ce n'était pas
00:34:42sa zone de déploiement
00:34:43et que c'était
00:34:44son objectif
00:34:45de faire la guerre
00:34:46contre la Russie.
00:34:47Ce n'était pas
00:34:48sa zone de déploiement normale.
00:34:49Dans l'OTAN,
00:34:50il y a l'Atlantique Nord.
00:34:51Jusqu'à présent,
00:34:52l'Afghanistan
00:34:53ne fait pas partie
00:34:54de l'Atlantique Nord.
00:34:55Donc petit à petit,
00:34:56on l'a vu également
00:34:57dans la Libye,
00:34:58c'est l'OTAN
00:34:59qui est intervenu.
00:35:00Réellement,
00:35:01les Français et les Anglais
00:35:02étaient à court de munitions
00:35:03sans l'aide américaine.
00:35:04Il faut aussi
00:35:05que ça inspire
00:35:06les Ukrainiens.
00:35:07Sans l'aide américaine,
00:35:08Kadhafi ne serait pas tombé.
00:35:09On aurait été
00:35:10dans une guerre civile
00:35:11qui aurait duré
00:35:12beaucoup plus longtemps.
00:35:13Aujourd'hui,
00:35:15il y a
00:35:16cette faiblesse structurelle
00:35:17de l'OTAN
00:35:18qui est liée
00:35:19aussi au fait
00:35:20qu'il y a des gens
00:35:21qui ne sont pas concernés
00:35:22par cette guerre
00:35:23contre la Russie.
00:35:24On peut réussir
00:35:25à la limite
00:35:26à faire croire
00:35:27aux populations
00:35:28polonaises,
00:35:29baltes,
00:35:30roumaines,
00:35:31bulgares,
00:35:32pourquoi pas,
00:35:33que la Russie
00:35:34représente un danger,
00:35:35mais faire croire ça
00:35:36au Portugal
00:35:37et à l'Espagne,
00:35:38surtout pas.
00:35:39Finalement,
00:35:40on se demande
00:35:41qu'est-ce qui nous unit
00:35:42dans cette
00:35:43structure
00:35:44supra-étatique
00:35:45qui nous ruine,
00:35:46qui nous impose
00:35:47un système totalitaire,
00:35:48une idéologie
00:35:49auquel la plupart,
00:35:50finalement,
00:35:51aujourd'hui,
00:35:52des pays n'adhèrent pas.
00:35:53Et donc,
00:35:54oui,
00:35:55le bloc
00:35:56OTANO-UE
00:35:57est extrêmement
00:35:58fragilisé
00:35:59et aussi
00:36:00parce qu'il perd.
00:36:01Encore une fois,
00:36:02il faut écouter
00:36:03l'arrogance
00:36:04des commentateurs
00:36:05militaires
00:36:06ou politiques
00:36:07sur les plateaux
00:36:08de nos chaînes
00:36:09préférées,
00:36:10BFM TV,
00:36:11LCI,
00:36:12même CNews.
00:36:13Cette arrogance,
00:36:14elle vient
00:36:15d'une certitude
00:36:16qui,
00:36:17petit à petit,
00:36:18s'affaisse
00:36:19qu'on était
00:36:20tellement supérieurs
00:36:21à eux
00:36:22qu'en gros,
00:36:23on peut donner
00:36:24des bons points
00:36:25à l'un ou à l'autre,
00:36:26etc.
00:36:27Aujourd'hui,
00:36:28encore une fois,
00:36:29ce que l'on contemple,
00:36:30c'est la victoire
00:36:31totale russe
00:36:32dans tous les domaines
00:36:33militaires
00:36:34et économiques
00:36:35et politiques même
00:36:36du point de vue international
00:36:37puisque,
00:36:38aujourd'hui,
00:36:39ce n'est pas la Russie
00:36:40qui est isolée,
00:36:41c'est le club
00:36:42des quatre perdants.
00:36:43Donc,
00:36:44effectivement,
00:36:45on vit
00:36:46un chamboulement
00:36:47assez intéressant
00:36:48mais,
00:36:49pour l'instant,
00:36:50ça ne se sent pas.
00:36:51Peut-être que si
00:36:52je regardais
00:36:53quelques émissions
00:36:54de LCI
00:36:55sur Youtube
00:36:56il n'y a pas très longtemps,
00:36:57on sent quand même
00:36:58que les certitudes
00:36:59sont fragilisées.
00:37:00Cette arrogance
00:37:01qu'on voyait
00:37:02il y a trois ans
00:37:03de la superpuissance
00:37:04de l'Occident,
00:37:05de l'Europe,
00:37:06là,
00:37:07c'est une arrogance
00:37:09quand même.
00:37:10Face à la dictature
00:37:11du réel,
00:37:12comme disait Lénine,
00:37:13ça devient
00:37:14plus compliqué.
00:37:15Oui,
00:37:16oui,
00:37:17oui.
00:37:18Alors,
00:37:19effectivement,
00:37:20je retrouvais
00:37:21cet article
00:37:22qui était
00:37:23complètement
00:37:24hallucinant
00:37:25du monde
00:37:26que je vais
00:37:27essayer de
00:37:28retrouver.
00:37:29Alors là,
00:37:30j'ai perdu
00:37:31dans mes notes
00:37:32mais bon,
00:37:33je vais le retrouver.
00:37:34Il y a deux ans,
00:37:35cet article du monde,
00:37:36il y a deux ans,
00:37:37c'est vraiment
00:37:38hallucinant
00:37:39concernant…
00:37:40Ah oui,
00:37:41le voilà.
00:37:42Incroyable,
00:37:43écoute ça.
00:37:44Ils mettent
00:37:45les 300 000
00:37:46réservistes
00:37:47rappelés
00:37:48par Vladimir Poutine,
00:37:49ça date de 2022,
00:37:50le monde
00:37:51de 2022.
00:37:52300 000
00:37:53réservistes
00:37:54rappelés
00:37:55par Vladimir
00:37:56Poutine
00:37:57pour combler
00:37:58les pertes
00:37:59de son armée
00:38:00seront-ils,
00:38:01demande le monde,
00:38:02la chair à canon
00:38:03que prédisent
00:38:04de nombreux experts
00:38:05convaincus
00:38:06que ces troupes
00:38:07mal formées,
00:38:08mal équipées
00:38:09vont être
00:38:10envoyées
00:38:11au massacre
00:38:12comme
00:38:13l'ont été
00:38:14avant elles
00:38:15les vagues
00:38:16humaines,
00:38:17les vagues humaines
00:38:18de l'armée soviétique
00:38:19déferlant
00:38:20sur les positions
00:38:21allemandes
00:38:22pendant la seconde
00:38:23guerre mondiale.
00:38:24Vladimir Poutine
00:38:25va-t-il
00:38:26renouer,
00:38:27conclut l'article,
00:38:28avec la tradition
00:38:29russe.
00:38:30T'imagines en 2022,
00:38:31donc il y a deux ans,
00:38:32ce que le monde
00:38:33mettait
00:38:34et quand tu vois,
00:38:35tu relis ça aujourd'hui,
00:38:36tu te dis mais
00:38:37il y a un monde
00:38:38comme quoi
00:38:39ces journalistes
00:38:40et ces journalistes
00:38:41et les athlètes
00:38:42sont des vendus,
00:38:43des pourris.
00:38:44Surtout,
00:38:45si jamais tu vois
00:38:46les chiffres
00:38:47de l'armée russe
00:38:48qui ont été donnés
00:38:49par l'OTAN,
00:38:50je ne te parle même pas
00:38:51de ceux qui ont été avancés
00:38:52par l'OTAN.
00:38:53Là,
00:38:54c'est exactement
00:38:55l'inverse qui s'est passé.
00:38:56C'est l'armée ukrainienne
00:38:57qui était une armée
00:38:58pléthorique
00:38:59qui envoyait,
00:39:00alors moi je n'appelle pas ça
00:39:01des vagues humaines
00:39:02parce que malgré tout
00:39:03ils n'ont pas été envoyés
00:39:04avec une pelle
00:39:05pour monter à l'assaut
00:39:06des troupes russes.
00:39:07En revanche,
00:39:08ils ont été envoyés
00:39:09effectivement
00:39:10sans considération
00:39:11pour les pertes,
00:39:12notamment dans le moment
00:39:13des contre-offensives
00:39:14qu'elles étaient échouées
00:39:15ou fonctionnaient
00:39:16et celles d'automne
00:39:17ont fonctionné
00:39:18et celles de 2023
00:39:19ont complètement échoué.
00:39:20On les a envoyés
00:39:21en prenant énormément de risques
00:39:22sans aucune considération
00:39:23pour la vie humaine
00:39:24mais ce n'était pas
00:39:25des vagues humaines.
00:39:26Ils avaient des blindés,
00:39:27ils avaient des fusils
00:39:28et quand même,
00:39:29ils ont essayé
00:39:30de faire quelque chose.
00:39:31Donc déjà,
00:39:32y compris pour l'Ukraine,
00:39:33c'est faux
00:39:34mais quand on regarde
00:39:35les chiffres qui sont annoncés,
00:39:36la Russie rentre en Ukraine,
00:39:39s'attaque à l'Ukraine,
00:39:40un pays qui est
00:39:41à la taille de la France
00:39:42avec entre 120 et 160 000 hommes.
00:39:46En face,
00:39:47il y a une armée,
00:39:48c'est les chiffres
00:39:49qui sont donnés par Zelensky,
00:39:50juste avant d'ailleurs
00:39:51l'opération militaire spéciale,
00:39:52il y a une armée
00:39:53de 420 000 hommes.
00:39:54Donc les Russes
00:39:55attaquent l'Ukraine
00:39:56à 1 contre 3,
00:39:57ils l'emportent globalement,
00:40:01c'est-à-dire qu'immédiatement,
00:40:02ils s'emparent
00:40:03d'énormes morceaux du territoire,
00:40:05ils prennent la ville de Kherson,
00:40:07ils prennent une partie
00:40:08de la région de Zaporozhye,
00:40:09ils prennent la ville de Mariupol,
00:40:11le deuxième port ukrainien
00:40:13et le premier port industriel,
00:40:15ils libèrent complètement
00:40:16la région de Lugansk.
00:40:17Donc tout ça
00:40:18en étant à 1 contre 3.
00:40:19Et quand vous êtes à 1 contre 3,
00:40:21vous n'envoyez pas
00:40:22des vagues humaines
00:40:23parce que sinon,
00:40:24là, vous perdez la guerre.
00:40:28Les chiffres qui ont été donnés
00:40:29des pertes russes sont délirants.
00:40:32À un moment,
00:40:33le chef d'état-major de l'armée américaine
00:40:39annonce au début de l'année 2021
00:40:41100 000 pertes sur un contagien russe
00:40:47qui était censé être,
00:40:48selon l'OTAN,
00:40:49de 160 000.
00:40:50Donc ça veut dire
00:40:51que la guerre s'arrête en fait
00:40:52avec des pertes pareilles,
00:40:53si ça avait été vrai.
00:40:54Et l'état-major norvégien,
00:40:56de l'OTAN,
00:40:57annonce pareil début 2023,
00:40:59180 000 pertes.
00:41:00C'est plus que le contagien total
00:41:02du début de l'opération
00:41:03militaire spéciale ukrainienne.
00:41:04Donc tout le monde,
00:41:05sur les pertes,
00:41:06a raconté à peu près n'importe quoi.
00:41:07En revanche,
00:41:08quand on regarde ce qu'a annoncé,
00:41:09par exemple,
00:41:10Reznikov,
00:41:11qui est ministre de la défense ukrainienne,
00:41:14l'été 2022,
00:41:18parce que l'Ukraine a mobilisé,
00:41:20il annonce une armée
00:41:22d'un million d'hommes
00:41:24sous les armes.
00:41:25Et je pense qu'il a raison.
00:41:27Il y a en Ukraine,
00:41:28en 2022,
00:41:29à la fin de l'année,
00:41:30c'est pour ça d'ailleurs
00:41:31qu'ils réussissent
00:41:32leur contre-offensive,
00:41:33un million d'hommes
00:41:34sous les armes.
00:41:35Mais ce sont des effectifs pléthoriques
00:41:37et mal formés.
00:41:39Et finalement,
00:41:40ceux qui sont vraiment compétents,
00:41:41d'ailleurs,
00:41:42ce n'est pas moi qui le dis,
00:41:43c'est le chef du renseignement ukrainien
00:41:44à Boudénov,
00:41:45sont tous tués en 2022.
00:41:46C'est-à-dire,
00:41:47c'est exactement l'inverse
00:41:48de ce qui s'est passé.
00:41:49C'est l'Ukraine
00:41:50qui a mobilisé massivement
00:41:52en formant très peu
00:41:53et qui a envoyé,
00:41:54encore une fois,
00:41:55je n'appelle pas ça des vagues humaines,
00:41:56mais qui a utilisé la masse
00:41:58des effectifs pléthoriques
00:41:59pour compenser sa faiblesse
00:42:01tactique, stratégique, opérative,
00:42:03puissance de feu,
00:42:05le fait que les Russes
00:42:07ont eu en permanence,
00:42:09même si c'était plus difficile
00:42:11à certains moments,
00:42:12une supériorité irienne quasi totale.
00:42:14Donc, en fait,
00:42:15on a assisté exactement à l'inverse.
00:42:17Mais le problème,
00:42:18c'est que comme on est encore dans l'OTAN,
00:42:20dans l'idée infiltrée par l'Allemagne
00:42:23après la Seconde Guerre mondiale,
00:42:24on a déjà parlé
00:42:25que le Russe est un sous-homme.
00:42:27Eh bien, en fait,
00:42:28on nous répète cette espèce de mantra,
00:42:31c'est-à-dire que les Russes,
00:42:32oui, les Russes avancent
00:42:33parce qu'ils font des vagues humaines.
00:42:34Non.
00:42:35Même aujourd'hui,
00:42:36tu prends les chiffres officiels
00:42:37qui sont donnés par Zelensky
00:42:38et par Poutine,
00:42:39l'armée ukrainienne
00:42:41est supérieure en nombre
00:42:42à celle de la Russie.
00:42:43Zelensky a annoncé,
00:42:45il y a à peu près un an,
00:42:46880 000 hommes.
00:42:48Poutine en avait annoncé 650 000.
00:42:51La question,
00:42:52c'est qu'effectivement,
00:42:53c'est que contrairement
00:42:54à ce qu'on nous dit,
00:42:55c'est que la qualité n'est pas la même.
00:42:56Et pourquoi ?
00:42:57Eh bien, parce qu'en Russie,
00:42:58c'est des volontaires.
00:42:59Il y a entre 30 000 et 60 000 volontaires
00:43:01par mois qui s'engagent.
00:43:02En Ukraine,
00:43:03on va chercher les mecs
00:43:04en leur courant dans la rue,
00:43:05près dans la rue.
00:43:06Et ça, c'est documenté de manière…
00:43:08Et tous les témoignages qu'on a
00:43:10montrent qu'ils sont mal formés,
00:43:12ils sont mal commandés.
00:43:13Il y a les premières mutineries.
00:43:15Là, il y a un bataillon
00:43:17d'une brigade d'élite,
00:43:19de la 47e brigade d'élite
00:43:21qui était chargée
00:43:23à tout prix de s'emparer
00:43:24d'un village dans la région de Kours
00:43:26pour essayer de planter un drapeau
00:43:27et de dire, regardez,
00:43:28on est en train d'envahir la Russie.
00:43:29Là, il y a sur sa page Facebook,
00:43:31ce commandant de bataillon a dit,
00:43:33je démissionne.
00:43:34Les ordres sont débiles,
00:43:35nos chefs sont incompétents,
00:43:36ils ne sont pas là,
00:43:37ils sont cachés derrière,
00:43:38ils ne font rien.
00:43:39Donc, en fait,
00:43:40ce que décrit le monde
00:43:42était déjà faux il y a deux ans.
00:43:43Et aujourd'hui, c'est encore plus faux.
00:43:45La Russie, l'armée russe,
00:43:48s'est adaptée
00:43:49et elle est en train de devenir
00:43:51très, très bonne.
00:43:52Et c'est déjà,
00:43:53même dans les médias anglo-saxons,
00:43:55c'est même, d'ailleurs,
00:43:56c'est même dans certains médias français.
00:43:58Il y a un jeune journaliste français
00:44:00du Figaro,
00:44:01Firchak,
00:44:02qui s'appelle Alex,
00:44:04je ne sais plus comment il s'appelait.
00:44:05Je l'ai cité dans mon dernier bulletin,
00:44:06celui que j'ai mis en ligne
00:44:07il n'y a pas très longtemps.
00:44:08J'ai vu qu'il avait fait un article
00:44:10dans la revue Conflit.
00:44:11Et lui, il dit ça.
00:44:12Il dit, non, les Russes ont appris.
00:44:14Les Russes ont appris.
00:44:15Les Ukrainiens ont aussi appris.
00:44:16Mais beaucoup moins que les Russes.
00:44:18Et surtout,
00:44:20le problème des Ukrainiens,
00:44:22c'est que leurs pertes ont été énormes.
00:44:24Bien supérieures à celles des Russes.
00:44:27Et on le voit notamment
00:44:29par des rapports
00:44:30que personne ne conteste.
00:44:31Par exemple,
00:44:32quand tu as des échanges de corps,
00:44:34des cadavres,
00:44:35là-dessus,
00:44:36on sait exactement combien il y en a.
00:44:37On est dans des rapports
00:44:38de 1 à 10 jusqu'à 1 à 30.
00:44:40C'est-à-dire, par exemple,
00:44:41la dernière fois,
00:44:42pour 900 corps de soldats ukrainiens
00:44:44rendus par la Russie,
00:44:45il y avait 30 corps russes.
00:44:48La puissance de feu, c'est pareil.
00:44:50Donc, ce qui se passe,
00:44:52et surtout,
00:44:53normalement,
00:44:54une armée progresse
00:44:55quand vous avez l'amalgame
00:44:56entre ceux qui ont survécu
00:44:57à la première phase de la guerre
00:44:59avec les nouvelles recrues
00:45:01qui sont entraînés
00:45:02en prenant compte
00:45:03des enseignements de la guerre,
00:45:04qui sont mélangés avec les vétérans.
00:45:05Et ça, ça donne une armée
00:45:06hyper performante.
00:45:07C'est l'armée russe aujourd'hui.
00:45:09En Ukraine,
00:45:10les pertes ont été tellement importantes
00:45:12que cet amalgame
00:45:13ne peut pas avoir lieu.
00:45:14Ils n'ont même pas de quoi
00:45:15former les jeunes recrues.
00:45:16C'est pour ça qu'on envoie,
00:45:17par exemple,
00:45:18le bataillon Anne de Kiev,
00:45:21la brigade Anne de Kiev,
00:45:22se former en France,
00:45:23où la question des drones
00:45:25n'est même pas traitée.
00:45:26Donc, les Kieviens envoient
00:45:28leurs soldats se former
00:45:29dans une armée
00:45:30qui, au contraire,
00:45:31elle, devrait être formée
00:45:32par des Ukrainiens
00:45:33ou par des Russes.
00:45:34Voilà la situation.
00:45:35Mais comme on est dans ce racisme
00:45:37russe, anti-russe,
00:45:39qui date,
00:45:40qui est très ancien,
00:45:41donc le Russe est un sous-homme alcoolique,
00:45:43la seule chose qu'il peut faire,
00:45:44c'est monter à l'assaut
00:45:45en gueulant avec une pelle.
00:45:46Eh bien, une fois de plus,
00:45:49ceux qui voulaient affronter la Russie
00:45:52vont perdre pour la même raison.
00:45:54Ils ont sous-estimé les Russes.
00:45:56Je déconseille fortement
00:45:57de faire la guerre aux Russes.
00:45:58Mais si tu décides de faire
00:45:59la guerre aux Russes,
00:46:00il faut vraiment les prendre au sérieux
00:46:01et regarder leur histoire,
00:46:02et notamment leur histoire militaire.
00:46:04Et tout ça, évidemment,
00:46:05ça n'a pas été fait.
00:46:06Alors, dans ce que tu dis,
00:46:08il y a beaucoup d'éléments
00:46:09sur lesquels j'aimerais rebondir.
00:46:10D'abord, effectivement,
00:46:11les désistements.
00:46:12Il y en a eu un, figure-toi,
00:46:14parce que j'étais à Istanbul,
00:46:15moi, tu sais,
00:46:16en plein cœur des négociations.
00:46:17Je n'ai pas participé.
00:46:18Je n'étais pas dans les salles fermées,
00:46:19mais je les voyais sortir et rentrer.
00:46:21Donc, c'était quand même
00:46:22un truc incroyable.
00:46:23Et j'ai eu cette information
00:46:24par un indique que je n'aimerais pas,
00:46:26bien entendu,
00:46:27mais quelqu'un qui est hyper haut placé
00:46:29et qui m'a donné justement
00:46:30toutes les informations sur Tic-Tac-Tic-Tac
00:46:32et tout ce qui se passe là-bas,
00:46:34dans les coulisses de l'OTAN.
00:46:36Et cette personne m'a dit
00:46:37que le traducteur qu'on avait vu
00:46:39qui était face à nous pendant deux jours,
00:46:41eh bien, ce fameux traducteur
00:46:43a décidé, à la fin d'Istanbul,
00:46:45de rejoindre le camp russe.
00:46:47Traducteur qui était ukrainien à l'origine,
00:46:49t'imagines ?
00:46:50Oui, j'ai vu passer.
00:46:51C'est passé sur CNN ou sur la BBC.
00:46:54C'est sorti parce qu'il m'a dit
00:46:56« je suis étonné ».
00:46:57J'ai vu passer l'information, oui.
00:46:58Mais ça ne sort pas.
00:46:59C'était incroyable.
00:47:00On le voyait à l'heure.
00:47:01Il paraît également qu'une partie
00:47:03des soldats ukrainiens
00:47:04qui sont venus défiler à Londres
00:47:05Exact.
00:47:06Exactement.
00:47:07Les soldats ukrainiens
00:47:10ne veulent pas, eux,
00:47:12retourner en Ukraine.
00:47:14Ils préfèrent rester en Russie,
00:47:15en prison en Russie
00:47:16où ils sont extrêmement bien traités,
00:47:18en sachant que ça va tourner
00:47:20Kazakh d'ici peu,
00:47:22et donc qu'ils vont pouvoir rentrer
00:47:24quand ils rentreront,
00:47:25voir leur famille.
00:47:26Ça serait vraiment d'avoir une bonne condition
00:47:27et ne pas être envoyé
00:47:28comme de la chère à canon,
00:47:29là, pour le coup, sur place.
00:47:30Donc, ils ne veulent pas.
00:47:31C'est pour ça que, vraiment,
00:47:32ça se fait par niveau.
00:47:33Parce qu'il y en avait mille de prévus.
00:47:35L'échange devait se faire, là,
00:47:36ce week-end.
00:47:37Des mille.
00:47:38Et finalement, on en est avec plus
00:47:39de 50.
00:47:40Je ne sais pas si tu as vu les chiffres.
00:47:41Ça se fait petit à petit.
00:47:44Donc, je pense qu'à la fin,
00:47:45on va atteindre les milliers.
00:47:47Oui, effectivement,
00:47:48il y a des soldats ukrainiens
00:47:49qui ne veulent pas repartir
00:47:50parce qu'ils vont être échangés
00:47:52et on va les renvoyer au front.
00:47:53Donc, ils n'ont pas du tout
00:47:55envie de repartir.
00:47:57Il faut voir aussi une chose,
00:47:58c'est que, par exemple, Kiev,
00:48:00aujourd'hui, la mobilisation,
00:48:01c'est à partir de 25 ans.
00:48:03Le problème, c'est que
00:48:04ce qui manque beaucoup à Kiev,
00:48:05c'est de l'infanterie.
00:48:06L'infanterie, encore une fois,
00:48:08les soldats, aujourd'hui,
00:48:09sont très chargés en matériel.
00:48:10J'ai parlé, quand je suis revenu
00:48:11de base, j'étais dans le train
00:48:12avec un force spécial
00:48:15du renseignement militaire,
00:48:17le GRU,
00:48:18qui me disait qu'il était
00:48:19à 85 kilos de matériel sur le dos.
00:48:21Mais lui, il a 22-23 ans.
00:48:23Donc, ça va encore pour ses genoux
00:48:24et ses chevilles.
00:48:25Le problème, c'est qu'avec
00:48:27le temps qui passe,
00:48:28tu ne peux pas faire supporter ça
00:48:30à des personnes.
00:48:31Même à partir de 30 ans,
00:48:32ça devient vraiment
00:48:33le métier de militaire,
00:48:34le métier d'infanterie.
00:48:35C'est quelque chose de compliqué,
00:48:36très dur pour les articulations,
00:48:37le dos, ça laisse des traces.
00:48:39Et donc, ce qui manque aujourd'hui
00:48:40à l'Ukraine, c'est de l'infanterie,
00:48:42de la jeune infanterie.
00:48:43La Russie, là, parce qu'elle,
00:48:44elle est basée sur le volontariat,
00:48:46qui paye très bien les recrues
00:48:47et qu'en plus, c'est prestigieux.
00:48:49Il y a un mouvement patriotique.
00:48:50Il faut être en Russie
00:48:51pour le sentir.
00:48:52Donc, pour eux,
00:48:53ça ne leur pose pas de problème.
00:48:55Et alors, Zelensky,
00:48:57qui sait que tôt ou tard,
00:48:58il aura affaire à des élections,
00:49:00il ne veut pas baisser l'âge
00:49:01de la mobilisation forcée.
00:49:03Donc, c'est 25 ans.
00:49:04Mais ils ont lancé,
00:49:05il y a bientôt trois mois,
00:49:06un programme avec un peu
00:49:08sur le modèle russe
00:49:10pour des volontaires
00:49:11de 18 à 24 ans,
00:49:13bien payés, crédits, appartements.
00:49:17Enfin, la totale.
00:49:19Il n'y a eu même pas
00:49:201 000 personnes qui se sont engagées.
00:49:22La jeunesse ukrainienne
00:49:23ne croit pas à l'entité ukrainienne.
00:49:26Quand ta jeunesse ne veut pas mourir
00:49:28pour son pays,
00:49:29c'est-à-dire que ton pays n'existe pas.
00:49:31C'est ce que je l'avais déjà dit.
00:49:34Moi, je connais en France,
00:49:36si un jour la patrie est en danger,
00:49:38il y aura des jeunes français
00:49:40qui iront mourir pour la patrie.
00:49:41Il n'y aura même pas besoin
00:49:42de leur proposer de l'argent,
00:49:43ils le feront parce qu'ils aiment leur patrie.
00:49:45C'est minoritaire en France,
00:49:46mais sur un pays de 68 millions d'habitants,
00:49:49on trouvera encore toute une jeunesse
00:49:52qui sera prête à faire le sacrifice suprême.
00:49:55En Ukraine, ça n'existe pas.
00:49:58Donc, ça veut dire que le pays n'existe pas.
00:50:00Quand la jeunesse ne veut pas mourir
00:50:01pour son pays,
00:50:02personne ne va mourir pour le pays.
00:50:03C'est aussi simple que ça.
00:50:05Donc, ce que tu constates de manière
00:50:07un peu anecdotique et amusante,
00:50:08c'est-à-dire que l'interprète se fait la malle,
00:50:11ceux qui défilent à Londres se font la malle,
00:50:13c'est général en Ukraine.
00:50:15Les gens veulent que ça s'arrête
00:50:17et ils n'en ont rien à faire
00:50:19que l'Ukraine survive.
00:50:20La réalité, c'est ça.
00:50:21C'est que les populations
00:50:23qui peuplent ce territoire
00:50:25qui s'appelle l'Ukraine
00:50:26et qui n'est pas une nation,
00:50:28veulent que ça s'arrête
00:50:29parce qu'ils n'en ont absolument rien à faire
00:50:31pour que l'Ukraine cesse d'exister,
00:50:33sauf peut-être dans l'ouest de l'Ukraine.
00:50:34Mais très bien,
00:50:35si les deux régions de la Galicie
00:50:36et de la Volynie
00:50:37veulent s'appeler l'Ukraine,
00:50:38grand bien à leur face.
00:50:39Je pense que les Russes
00:50:40n'y rendent rien compte.
00:50:41Ils n'ont absolument pas l'intention
00:50:42de se rapprocher de ces régions-là
00:50:44qui ont toujours été extrêmement hostiles,
00:50:46non seulement vis-à-vis des Russes,
00:50:47mais vis-à-vis de la Pologne,
00:50:48vis-à-vis de tous les peuples environnants.
00:50:51Donc, la réalité, c'est ça.
00:50:52C'est que le projet Ukraine est mort.
00:50:54Il est mort.
00:50:55Ah oui.
00:50:56Alors, ce que j'ai pu voir ce matin
00:50:59dans la presse allemande notamment,
00:51:02c'est qu'en Allemagne,
00:51:03ils vont lancer le service militaire volontaire.
00:51:05Mais le ministre allemand de la Défense disait,
00:51:08je crois que c'était,
00:51:09j'ai vu ça sur Frankfurter Allgemeine Zeitung
00:51:13avec une très longue interview
00:51:14très intéressante du reste de ce ministre.
00:51:16Il dit que s'il n'y a pas assez d'inscrits
00:51:20pour ce service militaire volontaire,
00:51:23eh bien, il y aura une conscription.
00:51:25Parce qu'en fait,
00:51:26ils cherchent 100 000 hommes aujourd'hui sur place.
00:51:29Donc, parce que l'OTAN,
00:51:32selon les chiffres qui ont été avancés,
00:51:34veut maintenant 460 000 soldats.
00:51:37460 000 soldats,
00:51:39c'est le nombre qui a été officialisé.
00:51:41Ce sont les chiffres qui ont été avancés,
00:51:43en tout cas cette semaine,
00:51:44par l'état-major.
00:51:45Et l'Allemagne va en fournir 100 000.
00:51:48On a vu à travers une minute cette semaine,
00:51:50je ne sais pas si tu l'as vu,
00:51:51mais on a eu cette information.
00:51:52Là aussi, c'était assez exclusif.
00:51:54Avec les soldats français qui viennent d'Angoulême,
00:51:57qui ont été envoyés sur place
00:51:59et qui font des exercices de manœuvre
00:52:01à 35 kilomètres de la frontière russe.
00:52:04Des images extrêmement impressionnantes
00:52:06de ces jeunes soldats
00:52:08qui viennent à peine de terminer leurs études
00:52:10et qui se rendent compte qu'en fait,
00:52:11et c'est un autre problème,
00:52:12c'est pour ça que je me permets d'en parler,
00:52:14c'est qu'en fait,
00:52:15il y a un manque de coordination totale des forces sur place,
00:52:18qui est dû au fait qu'il n'y ait pas d'état-major.
00:52:22Les Américains font-ils ?
00:52:26Avant, c'est eux qui centralisaient un peu tout.
00:52:28Et puis, la diversité des langues
00:52:30qui fait qu'en fait,
00:52:31les ordres ne passent pas
00:52:33selon les contingents et les ordres.
00:52:36Tu vois ce que je veux dire ?
00:52:37L'origine des contingents.
00:52:38Ah oui ?
00:52:39C'est un problème de coordination générale.
00:52:41Au-delà de la formation,
00:52:43au-delà de tout le reste,
00:52:45il y a l'âge qui pose problème
00:52:47parce qu'ils n'ont pas la connaissance.
00:52:50Et puis, il y a la langue surtout,
00:52:52parce que par exemple,
00:52:53les Français d'Angoulême,
00:52:54ils ne parlent pas anglais.
00:52:55Donc, comment veux-tu qu'ils obéissent ?
00:52:57De toute manière,
00:52:58l'OTAN est une fumisterie.
00:53:00C'est une évidence.
00:53:02Les troupes,
00:53:03le nombre de troupes,
00:53:04même si c'était 420 000,
00:53:05c'est insignifiant.
00:53:07Il faut voir aussi une chose,
00:53:08c'est qu'en admettant qu'on rentre demain en guerre contre la Russie
00:53:10et que ça ne bascule pas dans le nucléaire,
00:53:12on va perdre immédiatement des dizaines de milliers d'hommes
00:53:15parce que les Russes ont une expérience que nous n'avons pas.
00:53:17Donc, qu'est-ce que ça va donner ?
00:53:19Des dizaines de milliers de sacs à viande
00:53:22qui vont revenir en France
00:53:24avec des gens qui sont morts
00:53:26pour une cause qui ne nous concerne pas,
00:53:29qui ne concerne pas la France.
00:53:31Tout ça est une fiction.
00:53:32Je pense que c'est un jeu de la classe dirigeante européenne,
00:53:35notamment d'Emmanuel Macron,
00:53:36pour ne pas parler des problèmes intérieurs
00:53:38de l'Union européenne,
00:53:39de la France
00:53:40et de nous désigner un ennemi
00:53:42qui est la Russie.
00:53:44Et de toute manière,
00:53:45toutes les armées européennes et même occidentales
00:53:48ont un problème de recrutement.
00:53:50Déjà parce que ça n'intéresse pas
00:53:53et deuxièmement parce que les gens sont en mauvaise santé.
00:53:57Kennedy Junior,
00:53:58le nouveau secrétaire d'État à la Santé américain,
00:54:01a dit que 75% des jeunes Américains
00:54:03étaient inaptes au service.
00:54:05Et ça, c'est des rapports qu'on a
00:54:07parce qu'ils sont en mauvais état de santé.
00:54:09Et ça, c'est des rapports qu'on a depuis plus de dix ans.
00:54:12Je me souviens l'avoir lu,
00:54:13ça s'appelait « too fat to serve »,
00:54:15« trop gros pour servir ».
00:54:17Et nous, on a moins de problèmes d'obésité
00:54:20qu'aux États-Unis,
00:54:22mais la situation n'est pas non plus géniale.
00:54:25Et surtout, le métier des armes,
00:54:27c'est un métier qui est difficile,
00:54:28il faut être extrêmement disponible.
00:54:29Ce n'est pas forcément toujours,
00:54:31en tout cas au niveau le plus bas,
00:54:33extrêmement bien payé.
00:54:35Et il y a,
00:54:36comme disait un de mes amis qui serve encore,
00:54:38des officiers,
00:54:39souvent on a des gens qui viennent dans l'armée
00:54:41parce qu'ils ne peuvent pas être chômeurs.
00:54:43Paradoxalement,
00:54:47je pense que l'effondrement économique de la France
00:54:50pourra attirer dans le service militaire
00:54:53plus de jeunes qui vont aller dans l'armée,
00:54:56donc ça permettra de faire plus de sélection.
00:54:58Mais aujourd'hui en France,
00:54:59on n'est pas capable de sélectionner,
00:55:00donc on prend tout ce qui vient.
00:55:02Et déjà à mon époque,
00:55:03quand j'étais jeune lieutenant,
00:55:05et pourtant on avait encore une armée d'appelés,
00:55:08on nous mettait à la pression
00:55:10pour qu'on ne sélectionne pas.
00:55:11Pour qu'on garde au moins sur le papier
00:55:13les effectifs théoriques.
00:55:14Moi je préférais mille fois avoir une armée,
00:55:17une section de 25 parachutistes
00:55:19plutôt que de 32 avec 7 impotents.
00:55:23Et déjà à l'époque,
00:55:24on avait cette pression.
00:55:25Et aujourd'hui,
00:55:26cette pression,
00:55:27elle a été multipliée par 10.
00:55:28C'est-à-dire que dans des tas d'unités,
00:55:30vous avez des soldats qui sont inaptes au combat.
00:55:33Et qui d'ailleurs,
00:55:34si tout à coup on leur dit,
00:55:35tiens,
00:55:36on va te déployer en Ukraine,
00:55:37etc.,
00:55:38ils vont dire non,
00:55:39j'y vais pas.
00:55:40C'est une population religieuse.
00:55:41Ou des jeunes recrues de religion musulmane
00:55:43disent non,
00:55:44j'irais pas me battre contre des populations musulmanes.
00:55:49Donc en fait,
00:55:50c'est pour ça que c'est complètement décalé
00:55:53ce comportement des gamelins de plateau,
00:55:58des représentants du régime d'Emmanuel Macron
00:56:02qu'on voit défiler
00:56:03où ils sont d'une arrogance
00:56:04comme si on avait l'armée de Napoléon,
00:56:06la grande armée sous la main.
00:56:08Ou même l'armée de la Première Guerre mondiale.
00:56:10Ou même celle de la deuxième.
00:56:12Non,
00:56:13on ne peut faire la guerre à personne.
00:56:15À personne.
00:56:16Et la seule chose qu'on pouvait faire,
00:56:18c'était envoyer un peu de matériel.
00:56:20Emmanuel Macron l'a dit,
00:56:21il n'y en a plus.
00:56:22Donc,
00:56:23fin de l'histoire.
00:56:24Il n'y a plus d'argent dans la caisse,
00:56:25plus de matériel,
00:56:26et plus de force militaire.
00:56:27Alors,
00:56:28on va juste terminer l'émission,
00:56:29peut-être dans un instant,
00:56:30avec une question qui est quand même cruciale
00:56:32puisque ça a été évoqué aussi par Trump,
00:56:34cette volonté de réintégrer la Russie
00:56:37dans le G8,
00:56:38puisque maintenant c'est le G7,
00:56:39il n'y a plus la Russie.
00:56:41Tout cela après une courte page de pub
00:56:43puisque nous allons promouvoir,
00:56:45bien entendu,
00:56:46la revue de Géopolitique Profonde
00:56:48dans laquelle tu interviens,
00:56:49toi Xavier,
00:56:50régulièrement à cette université à domicile.
00:56:52Donc,
00:56:53vous pouvez vraiment vous la procurer
00:56:55en vous inscrivant sur le lien ci-dessous
00:56:57et vous recevrez la revue
00:56:59dans les deux jours dans votre boîte aux lettres.
00:57:01Non seulement cette revue que vous voyez ici,
00:57:03mais également les six ou sept derniers numéros
00:57:05parce que Franck Pengamme
00:57:07a cette générosité de cœur
00:57:08qui fait qu'il vous offre,
00:57:09dans le cadre d'un abonnement,
00:57:11les revues passées sur les six ou sept derniers mois
00:57:14puisque c'est une revue mensuelle.
00:57:16Ça, c'est la première chose.
00:57:18Donc, on salue Géopolitique Profonde
00:57:21dans laquelle tu participes, toi, régulièrement.
00:57:23Et puis également,
00:57:25nous soutenons le combat
00:57:27de ce médecin,
00:57:28le docteur Trotter.
00:57:30L'homme a 100% de retours positifs
00:57:32sur ses produits
00:57:33qui répondent à toutes vos pathologies.
00:57:34Concernant la perte de poids,
00:57:36son expérience de médecin de terrain
00:57:37montre une perte d'un kilo par semaine
00:57:39pour les femmes,
00:57:40deux pour les hommes,
00:57:41grâce au micro-jeûne du soir
00:57:43avec l'aide de Drenadocta,
00:57:44Mycidoctagellule,
00:57:46Mycidoctafluide.
00:57:47Ces 16 heures sans calories
00:57:49vont permettre de convertir
00:57:50vos bourrelets graisseux en énergie
00:57:52pour votre corps.
00:57:53Votre ventre sera beaucoup plus plat
00:57:55et votre sommeil bien meilleur.
00:57:57Si jeûner une semaine ou plus
00:57:59n'est pas donné à tout le monde,
00:58:00micro-jeûner est accessible
00:58:01à la plupart d'entre nous,
00:58:02affirme le Dr Trotta.
00:58:03Résultat à la clé,
00:58:04nous ne risquons rien
00:58:05à ne pas dîner le soir.
00:58:06C'est notre propre gras
00:58:07qui va nous nourrir la nuit
00:58:08et c'est ainsi que nous allons maigrir.
00:58:10Avec les compléments alimentaires
00:58:12du laboratoire du Dr Trotta,
00:58:13testez ce micro-jeûne
00:58:15tel qu'il nous le présente.
00:58:17Jeûner le soir,
00:58:18c'est quatre fois plus rapide
00:58:19pour maigrir
00:58:20que de faire du sport,
00:58:21que de dîner léger.
00:58:22Ce n'est pas plus difficile
00:58:23que de manger qu'un bouillon
00:58:24et c'est sûrement bien moins fatigant
00:58:26que de courir.
00:58:27En fait,
00:58:28c'est simple comme une évidence.
00:58:29Pour maigrir,
00:58:30en micro-jeûnant,
00:58:31il vous suffit
00:58:32de remplacer votre dîner
00:58:33par le draineur
00:58:34Drenadokta seul,
00:58:35soit Drenadokta 500 ml.
00:58:37Vous vous servez alors
00:58:38une dose bouchon
00:58:39de 50 ml de Drenadokta
00:58:41dans un tiers de litre d'eau
00:58:42à boire,
00:58:43lentement,
00:58:44à la place du dîner
00:58:45et c'est tout.
00:58:46Pour celles qui ont du mal
00:58:47à maigrir
00:58:48et qui ont un métabolisme lent
00:58:49ou une thyroïde paresseuse,
00:58:50le docteur vous conseille
00:58:51d'adjoindre Mincidokta.
00:58:53Mincidokta gélule,
00:58:55deux gélules le matin
00:58:56avant le petit déjeuner,
00:58:58Mincidokta fluide,
00:58:59125 ml,
00:59:00une cuillerée à café
00:59:01dans un demi-litre d'eau
00:59:02à boire
00:59:03dans l'après-midi.
00:59:04Oui, vraiment,
00:59:05en achetant ces produits,
00:59:06non seulement vous faites
00:59:07une action salutaire
00:59:08vis-à-vis de vous-même,
00:59:09mais vous soutenez
00:59:10notre grand médecin
00:59:11de la résistance
00:59:12qui a pris
00:59:13tous les risques médiatiques
00:59:14pour nous défendre
00:59:15depuis 2021
00:59:16et qui en paie
00:59:17aujourd'hui
00:59:18le prix fort.
00:59:22Oui, formidable médecin
00:59:23de la résistance.
00:59:24C'est vraiment
00:59:26formidable médecin
00:59:27qui est,
00:59:28Xavier est là
00:59:29le samedi
00:59:30sur notre antenne,
00:59:31il est là tous les lundis
00:59:32vraiment pour votre
00:59:33plus grand bonheur.
00:59:34C'est vraiment
00:59:35un homme absolument
00:59:36merveilleux.
00:59:37Voilà,
00:59:38donc on va passer
00:59:39à la juste dernière question
00:59:40et rapide
00:59:41puisque c'est quand même
00:59:42l'un des événements du jour,
00:59:43c'est ce Trump
00:59:44qui annonce,
00:59:45en tout cas,
00:59:46il n'annonce pas
00:59:47parce qu'il n'a pas
00:59:48la capacité,
00:59:49Xavier,
00:59:50de pouvoir le faire
00:59:51par lui-même,
00:59:52mais il aimerait quand même
00:59:53qu'il y ait un retour
00:59:54de la Russie.
00:59:55C'est quand même énorme.
00:59:56Oui,
00:59:57la question,
00:59:58en fait,
00:59:59c'est qu'on peut faire
01:00:00un peu d'histoire,
01:00:01c'est-à-dire que
01:00:02la Russie est rentrée
01:00:03dans le G8
01:00:04si je me souviens bien
01:00:05dans les années 2000.
01:00:06En 2008,
01:00:07quand il y avait
01:00:08l'affaire en Géorgie,
01:00:09John McCain,
01:00:10donc le complice
01:00:11de l'Instagram,
01:00:12John McCain,
01:00:13il meurt depuis,
01:00:14avait dit
01:00:15il faut chasser
01:00:16la Russie du G8
01:00:17pour lui faire payer
01:00:19le fait d'être intervenu
01:00:20en Géorgie.
01:00:21Et c'est finalement
01:00:22ce qui s'est produit
01:00:23en 2014.
01:00:24Mais le problème,
01:00:25c'est qu'en fait,
01:00:26le G8,
01:00:27c'est un club,
01:00:28enfin,
01:00:29c'est pas un club
01:00:30où on reçoit
01:00:31des avantages particuliers.
01:00:33C'était,
01:00:34à l'origine,
01:00:35le G7,
01:00:36c'était les économies
01:00:37les plus puissantes
01:00:38du monde.
01:00:39Aujourd'hui,
01:00:40le G7…
01:00:41Excuse-moi,
01:00:42je te coupe juste
01:00:43parce qu'il y a quelqu'un
01:00:44qui me demande
01:00:45effectivement
01:00:46qui il y a dans le G8,
01:00:47donc il y a France,
01:00:48Etats-Unis,
01:00:49Royaume-Uni,
01:00:50Allemagne,
01:00:51Japon,
01:00:52c'est ça.
01:00:53Donc,
01:00:54il y a encore
01:00:55des grandes économies,
01:00:56mais par exemple,
01:00:57aujourd'hui,
01:00:58si tu prends en parité
01:00:59de pouvoir d'achat
01:01:00les cinq premières
01:01:01puissances économiques,
01:01:02c'est la Chine,
01:01:03ensuite les Etats-Unis,
01:01:04ensuite l'Inde,
01:01:05ensuite la Russie
01:01:06et ensuite le Japon.
01:01:07Donc,
01:01:08c'est-à-dire que sur
01:01:09les cinq plus grandes économies,
01:01:10il n'y en a que deux
01:01:11qui font partie du G7.
01:01:12Donc,
01:01:13c'est pour ça que depuis,
01:01:14on a créé le G20
01:01:15et que le G20 représente
01:01:16bien davantage
01:01:17la réelle partition économique
01:01:20de la planète.
01:01:21Et aujourd'hui,
01:01:22les Russes se moquent
01:01:23de revenir dans le G8.
01:01:24D'ailleurs,
01:01:25Sergei Lavrov l'avait dit
01:01:26il y a un peu plus d'un an,
01:01:27il avait dit,
01:01:28nous,
01:01:29ça ne nous intéresse pas,
01:01:30on est au sein du G20,
01:01:31ça nous va très bien.
01:01:32Le G7,
01:01:33aujourd'hui,
01:01:34ne décide plus de rien
01:01:35et d'ailleurs,
01:01:36paradoxalement,
01:01:37c'est peut-être le club
01:01:38des pays les plus endettés
01:01:39de la planète,
01:01:40à commencer par les Etats-Unis.
01:01:41Pourquoi Trump en parle,
01:01:42alors ?
01:01:43Pourquoi Trump en parle
01:01:44pour 10 ans ?
01:01:45Je pense que c'est un geste
01:01:46bienveillant vis-à-vis de la Russie
01:01:48et surtout aussi,
01:01:49je pense que
01:01:50ce qu'aimerait bien Trump,
01:01:51ce serait d'éloigner
01:01:52la Russie de la Chine,
01:01:53c'est-à-dire,
01:01:54de remettre,
01:01:55de mettre la Russie
01:01:56dans le bloc,
01:01:57on va dire,
01:01:58occidental,
01:01:59mais là aussi,
01:02:00ça ne marchera pas.
01:02:01Mais,
01:02:02il faut prendre ça
01:02:03un peu comme du Trump,
01:02:04c'est-à-dire,
01:02:05c'est une déclaration
01:02:06qui n'aura pas vraiment
01:02:07de conséquence.
01:02:08Ça n'intéresse pas la Russie
01:02:09et je pense aussi également
01:02:10que c'est un moyen
01:02:11de faire pression
01:02:12sur les membres du G7
01:02:14de la part de Trump,
01:02:15puisque notamment,
01:02:16les dernières déclarations
01:02:17qui ont été prises du G7,
01:02:18eh bien,
01:02:19Trump n'a validé
01:02:20aucune des déclarations antirusses
01:02:22ou des sanctions,
01:02:23des appels aux sanctions,
01:02:24etc.
01:02:25Donc,
01:02:26je pense qu'aujourd'hui,
01:02:27le G7,
01:02:28c'est plutôt un moyen
01:02:29qui permet à Trump
01:02:30de neutraliser
01:02:31une partie
01:02:32de ces pays occidentaux
01:02:33qui sont encore extrêmement hostiles
01:02:34à la Russie.
01:02:35Alors,
01:02:36toute dernière question
01:02:37et je n'abuserai pas de ton temps,
01:02:38les rapports
01:02:39entre la Russie
01:02:40et la Chine
01:02:41sont,
01:02:42d'après toi,
01:02:43toujours aussi puissants ?
01:02:44Excellent,
01:02:45on est sur du long terme,
01:02:46voire du très long terme.
01:02:48Et,
01:02:49je pense qu'ils n'ont jamais été
01:02:50aussi bons.
01:02:51Il faut vraiment se souvenir
01:02:52d'il y a un an et demi,
01:02:53Xi Jinping,
01:02:54qui serre la main de Poutine
01:02:55en partant
01:02:56et qui lui dit
01:02:57nous allons faire quelque chose
01:02:58qu'on n'a pas vu
01:02:59depuis plus d'un siècle.
01:03:00Donc,
01:03:01ils sont en train
01:03:02de recomposer le monde.
01:03:03Ça ne veut pas dire
01:03:04qu'encore une fois,
01:03:05malgré tout,
01:03:06ça reste des relations
01:03:07entre États.
01:03:08Donc,
01:03:09les États n'ont pas d'amis,
01:03:10ils n'ont que des intérêts.
01:03:11Mais il se trouve
01:03:12qu'il y a pas mal
01:03:13de convergences d'intérêts
01:03:14entre la Chine
01:03:15et la Russie.
01:03:16La Russie a des besoins
01:03:17de choses
01:03:18que la Chine possède
01:03:19et qu'elle peut lui donner
01:03:20et réciproquement.
01:03:21Et surtout,
01:03:22on n'est pas dans un rapport
01:03:23de maître à vassal,
01:03:24contrairement à...
01:03:25Je vous dis,
01:03:26c'est très intéressant
01:03:27au sein de l'analyse
01:03:28que tu peux suivre
01:03:29dans les médias
01:03:30de grand chemin,
01:03:31dans les médias occidentaux.
01:03:32C'est-à-dire,
01:03:33c'est systématiquement,
01:03:34oui,
01:03:35la Russie est
01:03:36le vassal de la Chine
01:03:37ou quelquefois même,
01:03:38quelquefois tu as l'inverse
01:03:39où finalement,
01:03:40la Chine a besoin
01:03:41de plus de la Russie,
01:03:42etc.
01:03:43En fait,
01:03:44tu peux avoir des relations
01:03:45avec un partenaire
01:03:46qui ne sont pas
01:03:47des relations de soumission.
01:03:48Mais nous,
01:03:49en Occident,
01:03:50entre le passé colonial,
01:03:51entre la manière
01:03:52dont d'ailleurs
01:03:53les gémons américains
01:03:54se manifestent
01:03:55sur les pays européens,
01:03:56c'est le cas.
01:03:57Et donc,
01:03:58en fait,
01:03:59pour nous,
01:04:00les relations internationales,
01:04:01c'est uniquement
01:04:02un rapport de soumis
01:04:03à celui qui soumet
01:04:04à celui qui soumit.
01:04:05Ce n'est même pas
01:04:06de la vassalisation,
01:04:07c'est un rapport
01:04:08de maître à esclave.
01:04:09Et donc,
01:04:10quand on regarde,
01:04:11par exemple,
01:04:12quand on écoutait,
01:04:13j'écoutais
01:04:14le général Yakovlev
01:04:15par hasard,
01:04:16qui disait
01:04:17oui,
01:04:18la Russie
01:04:19est totalement
01:04:20vassalisée à la Chine
01:04:21parce que,
01:04:22pour le général Yakovlev,
01:04:23il ne peut pas y avoir
01:04:24de relations internationales
01:04:25en dehors d'un rapport
01:04:26maître-esclave.
01:04:27Et si,
01:04:28en fait,
01:04:29l'histoire montre que si,
01:04:30on peut très bien avoir
01:04:31des partenariats
01:04:32avec même des puissances
01:04:33qui ne sont pas forcément
01:04:34votre amie.
01:04:35Et c'est ça
01:04:36dont il est question.
01:04:37Et c'est pour ça
01:04:38qu'il y a de la diplomatie,
01:04:39c'est pour ça
01:04:40qu'il y a du commerce international,
01:04:41c'est précisément
01:04:42pour essayer de développer
01:04:43ce genre de relations.
01:04:44Aujourd'hui,
01:04:45en Occident,
01:04:46développer ce genre de relations
01:04:47gagnant-gagnant
01:04:48est totalement impossible.
01:04:49On veut de la soumission.
01:04:50Par exemple,
01:04:51le cas roumain,
01:04:52on peut conclure là-dessus,
01:04:53mais finalement,
01:04:54la France,
01:04:55c'est-à-dire l'Union européenne,
01:04:56aurait pu éviter
01:04:57de faire trop grossièrement
01:04:58ce coup d'État
01:04:59en Roumanie.
01:05:00Après tout,
01:05:01ils avaient remplacé
01:05:02Giorgescu
01:05:03par quelqu'un
01:05:04de beaucoup plus malléable
01:05:05comme Siméon,
01:05:06ils auraient pu
01:05:07s'en contenter.
01:05:08Mais ça ne leur a pas suffi.
01:05:09C'était quand même
01:05:10un coup d'État
01:05:11qui était
01:05:13quand même trop.
01:05:14Ils n'étaient pas suffisamment alliés,
01:05:15donc finalement,
01:05:16ils ont truqué de manière grossière
01:05:17l'élection
01:05:18et ils ont fait gagner
01:05:19quelqu'un
01:05:20qui est totalement soumis
01:05:21effectivement
01:05:22à la Commission européenne
01:05:25et au régime de Paris.
01:05:26Parce que,
01:05:27encore une fois,
01:05:28ils ne voient pas
01:05:29les relations internationales
01:05:30dans le cadre
01:05:31d'une relation
01:05:32de partenariat équilibré.
01:05:33Et c'est une tare,
01:05:34c'est une des tares fondamentales
01:05:35d'ailleurs
01:05:36de la diplomatie française
01:05:37et des diplomaties occidentales
01:05:38en particulier.
01:05:39Parce que la France,
01:05:40elle,
01:05:41elle accepte
01:05:42d'être un pays esclave
01:05:43d'un slave state,
01:05:44comme ils disent aux Etats-Unis,
01:05:45précisément des Etats-Unis.
01:05:46J'avais lu juste
01:05:47une interview de Georges Simon
01:05:48qui, effectivement,
01:05:49lui,
01:05:50avait été très critique
01:05:51dans cette interview.
01:05:52C'était lui de la Russie,
01:05:53quand même.
01:05:54Ah oui ?
01:05:55Non,
01:05:56non,
01:05:57mais en fait,
01:05:58Georges Escout
01:05:59a été remplacé
01:06:00par Simeone
01:06:01parce qu'il était hors de question
01:06:02d'avoir un Georges Escout
01:06:03qui était sincèrement orthodoxe,
01:06:04un homme de foi,
01:06:05qui voulait cesser
01:06:06de faire la guerre
01:06:07et qui voulait
01:06:08faire la guerre
01:06:09et qui voulait
01:06:10cesser de faire la guerre,
01:06:11qui voulait,
01:06:12qui aurait sans doute mis fin
01:06:13à la présence militaire
01:06:14de l'OTAN en Roumanie,
01:06:15qui voulait avoir
01:06:16de bonnes relations
01:06:17avec la Russie.
01:06:18Donc,
01:06:19ils avaient déjà,
01:06:20en fait,
01:06:21ils avaient,
01:06:22déjà,
01:06:23c'était un coup d'État
01:06:24de toute manière,
01:06:25l'annulation de l'élection
01:06:26du premier tour,
01:06:27mais à la limite,
01:06:28ça aurait pu passer.
01:06:29Mais l'hubris,
01:06:30encore une fois,
01:06:31de la classe dirigeante européenne,
01:06:32du régime d'Emmanuel Macron,
01:06:33c'est que finalement,
01:06:34non,
01:06:35même ça,
01:06:36non,
01:06:37c'est quand même pas suffisant.
01:06:38Il faut vraiment qu'on mette
01:06:39en place un accord
01:06:40avec l'Inde.
01:06:41Parce que c'est leur seule
01:06:42manière
01:06:43de voir la relation.
01:06:44Voilà,
01:06:45donc,
01:06:46j'accepte d'être esclave
01:06:47de Washington,
01:06:48mais dans ce cas,
01:06:49ceux avec qui je travaille
01:06:50doivent être aussi mes esclaves.
01:06:51Et donc,
01:06:52c'est la seule relation
01:06:53qui est envisagée
01:06:54dans le domaine
01:06:55des relations internationales.
01:06:56Donc,
01:06:57on est loin,
01:06:58évidemment,
01:06:59d'une coopération
01:07:00avec multiples,
01:07:01avec,
01:07:02sur la forme des BRICS,
01:07:03avec,
01:07:04finalement,
01:07:05la Chine qui essaie
01:07:06de se mettre d'accord
01:07:07avec l'Inde,
01:07:08avec l'Asie,
01:07:09avec le Brésil,
01:07:10avec l'Afrique du Sud,
01:07:11avec,
01:07:12voilà.
01:07:13Donc,
01:07:14essayer de trouver,
01:07:15dans tous les cas,
01:07:16une relation gagnant-gagnant.
01:07:17Non,
01:07:18ça,
01:07:19en Occident,
01:07:20aujourd'hui,
01:07:21c'est impossible.
01:07:22C'est la soumission pure et simple
01:07:23dans un système extrêmement
01:07:24hiérarchisé et vertical.
01:07:25Ben,
01:07:26écoute,
01:07:27en tout cas,
01:07:28merci affinement,
01:07:29Xavier,
01:07:30de nous avoir éclairé
01:07:31comme ça,
01:07:32de la sorte,
01:07:33pendant une heure dix.
01:07:34C'était vraiment passionnant.
01:07:35Vraiment,
01:07:36ces émissions du samedi,
01:07:37j'ai une amie,
01:07:38là,
01:07:39qui me disait,
01:07:40je suis obligé
01:07:41de les recouter deux fois.
01:07:42Ce n'est pas une fois,
01:07:43c'est deux fois.
01:07:44Et je prends des notes
01:07:45et je note tout,
01:07:46mais c'est vrai
01:07:47que tu charges la mule au maximum
01:07:48et c'est vraiment génial,
01:07:49à la fois pour moi,
01:07:50déjà,
01:07:51parce qu'il y a un attrait
01:07:52considérable à pouvoir
01:07:53t'enlever
01:07:54et puis aussi pour
01:07:55les téléspectateurs
01:07:56qui,
01:07:57vraiment,
01:07:58te le rendent bien
01:07:59et qui sont très,
01:08:00très fidèles au poste.
01:08:01Merci,
01:08:02Xavier.
01:08:03Merci à toi,
01:08:04Richard.
01:08:05À samedi prochain.
01:08:06Merci à vous tous
01:08:07de nous avoir suivis.
01:08:08À demain pour cette émission
01:08:09avec nos trois alerteurs.
01:08:10Il y aura également
01:08:11Brigitte Bargeaux
01:08:12qui sera là
01:08:13et qui nous parlera
01:08:14de son combat
01:08:15pour l'euthanasie
01:08:16puisque ça va passer
01:08:17mardi au Parlement
01:08:18contre l'euthanasie,
01:08:19bien entendu,
01:08:20contre.
01:08:21Oui, bien sûr.
01:08:22Ce sera mardi au Parlement
01:08:23et puis également,
01:08:24donc,
01:08:25une très,
01:08:26très belle série
01:08:27à venir
01:08:28avec des très beaux entretiens.
01:08:29Vous allez voir
01:08:30des gens hors normes,
01:08:31assez hors normes,
01:08:32mais je n'en dis pas plus.
01:08:33Merci,
01:08:34Xavier.
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