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  • il y a 1 an
Après les propos de la porte-parole de Sophie Primas sur la fin à venir du macronisme, peut-on s'attendre à la fin du socle commun ? Faut-il interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? Où en est-on dans l'aide active à mourir ?
Les députés Denis Masséglia, député Ensemble pour la République du Maine-et-Loire, et Agnès Firmin Le Bodo, députée Horizons de la Seine-Maritime, ont répondu aux questions de Valérie Brochard, Hugo Couturier (Hugo au Perchoir), Fanny Weil et du chat.

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Transcription
00:00:00Et bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Légistrim, la chaîne Twitch de la chaîne parlementaire.
00:00:06On est en direct pendant une heure avec deux députés.
00:00:10Nous recevons tout d'abord Denis Macéguilla, bonjour.
00:00:12Bonjour.
00:00:13Et puis on recevra tout à l'heure Agnès Firmin-Lebaudot dans une demi-heure.
00:00:17Mais donc juste avant, je vais vous présenter Denis Macéguilla.
00:00:20Vous êtes député ensemble pour la République du Maine et Loire.
00:00:23Et vous, vous jouez aux jeux vidéo.
00:00:26C'est votre truc, vous êtes notre député gamer.
00:00:29Est-ce que ça vous agace qu'on vous présente comme ça ou au contraire vous en faites une fierté ?
00:00:33Je trouve que c'est étrange parce qu'aujourd'hui, il y a plus d'un Français sur deux qui joue aux jeux vidéo.
00:00:36Et dire « Ah, il joue aux jeux vidéo alors que finalement je suis majoritaire », c'est assez surprenant.
00:00:40Non, ce que j'ai dit, c'est député gamer.
00:00:43Je pense que vous êtes le seul sur les 577.
00:00:45Il y a Hugo Bernal ici.
00:00:46Je sais, je sais.
00:00:47Il y en a quelques-uns.
00:00:48Je rappelle d'ailleurs qu'on a fait une compétition de League of Legends il y a quelques années.
00:00:51Absolument.
00:00:52Contre la France insoumise.
00:00:53Absolument.
00:00:54En s'imprévuquant de la France insoumise.
00:00:55Très bien.
00:00:56On avait même fait un sujet sur la chaîne parlementaire.
00:00:57Je rappelle que la France insoumise a perdu et qu'Ensemble République a gagné 2 à 0.
00:01:01C'est une des rares victoires des macronistes contre LFI.
00:01:04C'est ça.
00:01:05Il faut le noter du coup.
00:01:06Est-ce que vous en faites une véritable fierté ?
00:01:08Est-ce qu'il y a de véritables enjeux derrière cette présentation-là et le fait de mettre en avant les jeux vidéo ?
00:01:14Est-ce que pas du tout ?
00:01:15Je rappelle que vous avez créé le premier groupe de réflexion autour des jeux vidéo ici à l'Assemblée nationale.
00:01:21J'imagine que ce n'est pas que pour jouer.
00:01:24Je ne dirais pas que c'est un enjeu, mais lorsque je me suis entre guillemets lancé en politique en 2016,
00:01:30lorsque le candidat Macron, à l'époque, a dit qu'il voulait des personnes de la société civile,
00:01:35je l'ai suivi justement pour ça.
00:01:37C'est-à-dire que je souhaitais qu'il y ait des députés, des élus,
00:01:41qui soient un peu représentatifs de ce qui se passe dans notre société.
00:01:45Je ne dis pas que je suis le représentant de tous les Français,
00:01:49mais je me trouvais qu'à un moment donné, il y avait quand même des élus qui n'étaient pas forcément représentatifs de ce que moi, en tant que citoyen, je souhaitais.
00:01:56Et le jeu vidéo en fait partie ?
00:01:58Le jeu vidéo, etc.
00:01:59Je ne sais pas si vous vous rappelez, il y avait un journaliste à l'époque qui avait parlé des meuporgs.
00:02:03Ça avait beaucoup rigolé.
00:02:05Moi, ça ne me parle pas du tout.
00:02:06C'était dans la matinale de Télématin.
00:02:08C'était Nathalie Le Raxien qui parlait de ces fameux meuporgs.
00:02:12Alors que c'est les MMORPG.
00:02:14D'accord, je ne l'avais pas du tout, d'accord.
00:02:16Quand on est un citoyen et qu'on est intéressé par l'univers du jeu vidéo et qu'on voit ce type de réaction, on se dit mais c'est quoi ça ?
00:02:26Il parle pour qui ? Il représente quoi ?
00:02:28Et donc oui, je suis fier d'être ce que je suis.
00:02:31Peut-être que ça plaît ou ça ne plaît pas, mais je représente peut-être une partie des personnes qui disent que le jeu vidéo fait partie de la culture.
00:02:38Et qu'est-ce qu'on y fait dans ce groupe d'études alors sur le jeu vidéo ? On joue à Zelda ?
00:02:44Peut-être que vous, vous jouez à Zelda.
00:02:46Nous, on n'a même pas besoin de jouer à Zelda sur ce groupe d'études de jeu vidéo.
00:02:49On aborde tous les sujets liés au jeu vidéo.
00:02:51Ça va très large.
00:02:52Ça va de la structuration de l'e-sport, la pratique professionnelle de compétition de jeu vidéo, même amateur.
00:02:58On va aussi sur la place des femmes dans le jeu vidéo avec une association, je vous encourage à regarder,
00:03:02qui s'appelle Women in Game WIG, qui fait un travail extraordinaire.
00:03:06Pas plus tard que la semaine dernière, on a organisé ici, à l'Assemblée nationale, un événement autour de jeux vidéo et handicap
00:03:12avec une association que je vous encourage aussi, qui s'appelle Capgame, avec aussi des entreprises, le secteur privé,
00:03:18Optique 2000 pour ne pas les citer, qui investit pour pouvoir apporter le jeu vidéo à des personnes qui sont non voyants.
00:03:25Donc c'est vraiment tout le jeu vidéo dans sa globalité, allant même bien sûr sur les entreprises du jeu vidéo en France,
00:03:30comment on peut les faire développer.
00:03:32Et comment on peut aussi, ça c'est un sujet que je porte de façon très importante,
00:03:36c'est la défense de la souveraineté culturelle et économique du jeu vidéo en France,
00:03:42parce que le jeu vidéo français est une industrie de référence à l'échelle mondiale,
00:03:46et il y a quelques entreprises étrangères qui essayent d'acheter nos pépites.
00:03:51En quoi justement c'est un enjeu de souveraineté ?
00:03:56Alors il y a cette histoire d'entreprises étrangères, mais comment on défend la souveraineté ?
00:04:01Et en quoi le jeu vidéo français a quelque chose de particulier que n'auront pas forcément...
00:04:07La French Touch !
00:04:09Je vais vous répondre en posant une question.
00:04:12Pensez-vous que si demain un studio français, dont l'actionnaire principal est chinois,
00:04:19pourra faire un jeu vidéo sur Taïwan ?
00:04:21Non.
00:04:22Vous avez la réponse !
00:04:24Il est important sur notre industrie culturelle qu'elle puisse être libre d'aborder les sujets qu'elle souhaite.
00:04:30La France est un pays de liberté.
00:04:32Si demain on commence à avoir des actionnaires étrangers qui ne sont pas forcément des pays démocratiques,
00:04:37alors certains sujets ne pourront pas être abordés.
00:04:40Si vous aimez le jeu vidéo, je l'espère, peut-être que vous aimez le jeu League of Legends,
00:04:45il y a une série qui est sortie autour de ce jeu qui s'appelle Arkane,
00:04:49dans lequel il y a une relation homosexuelle,
00:04:52et toutes les personnes en Europe peuvent voir cette scène homosexuelle,
00:04:56elle est interdite en Chine.
00:04:58C'est ça la vérité.
00:04:59Comment on fait pour empêcher ces rachats, protéger cette souveraineté du jeu vidéo ?
00:05:04Moi, ce que j'aimerais, c'est que là-dessus, le gouvernement se saisisse plus du sujet.
00:05:09Dans ce cadre-là, j'ai envoyé à plusieurs reprises à des premiers ministres mon inquiétude sur le sujet,
00:05:15en disant qu'il y a eu des rachats de studios français par des entreprises étrangères,
00:05:20des grands studios français, des références à l'échelle mondiale,
00:05:23je pense qu'il serait positif, intéressant,
00:05:27de travailler sur la souveraineté culturelle et économique du jeu vidéo français.
00:05:32Et quelles conséquences ?
00:05:36J'ai envoyé un courrier.
00:05:37Et sans réponse ?
00:05:39J'espère que dans les prochains mois et prochaines années,
00:05:42on pourra avancer un peu plus sur le sujet.
00:05:44Elle est gaïmeuse, Rachida, ou pas ?
00:05:46Je ne sais pas, pose-lui la question.
00:05:48Il faut lui dire de venir.
00:05:50Moi, je ne suis pas porte-parole de Rachida.
00:05:53Je pensais que tu allais rebondir sur Clair Obscur, le jeu.
00:05:57Je te tends la perche.
00:06:01Justement, on a une industrie du jeu vidéo français qui s'exporte.
00:06:08Il y a notamment un jeu, Clair Obscur, je crois que c'est Expédition 33.
00:06:11Vous y jouez ? Vous connaissez ?
00:06:12Bien sûr.
00:06:13Ça, typiquement, ça fait partie de cette fierté tricolore.
00:06:16Je crois qu'ils sont en liste pour avoir un titre de meilleur jeu.
00:06:21Moi, je suis prêt à parier.
00:06:23Vous y avez joué ou pas ? Vous avez testé Clair Obscur ?
00:06:26C'est étrange comme question.
00:06:27Je ne sais pas.
00:06:28Je l'ai streamé.
00:06:29Ah ouais ? Je ne savais pas.
00:06:31Je ne suis pas toute votre vie, monsieur Denis Masséguéa.
00:06:33Je ne veux pas divulgacher, pour ceux qui n'ont pas joué.
00:06:36Mais Gustave, il meurt à la fin de la première partie.
00:06:38Non, mais ce qu'il faut savoir avec Denis Masséguéa, c'est que c'est un pro de WoW.
00:06:42Il a même fait des compétitions où il a essayé d'arriver à un niveau avant tel timing, etc.
00:06:48Il a même, d'après mes informations, il s'est même inscrit pour participer à la ZILAN de Zerator,
00:06:53mais n'a pas réussi à se qualifier parce qu'il n'a pas assez streamé sur sa chaîne cette année.
00:06:57D'accord.
00:06:58Vous maîtrisez bien le jeu.
00:06:59Je vais répondre parce qu'il y avait quand même une question sur Clair Obscur.
00:07:01Exactement.
00:07:02Clair Obscur, c'est un studio montpelerin qui a bénéficié, ça c'est très important,
00:07:06d'un dispositif existentiel pour le jeu vidéo en France,
00:07:10qui est le crédit d'impôt au jeu vidéo.
00:07:12Crédit d'impôt d'ailleurs qui, lors du dernier projet de loi de finances, a été rallongé.
00:07:18Il a été limité jusqu'en 2026, à ma demande.
00:07:21Il a été prorogé, c'est le terme politique, jusqu'en 2031.
00:07:26Et le studio qui a fait Clair Obscur a bénéficié de ce crédit d'impôt au jeu vidéo pour réaliser ce jeu vidéo.
00:07:34Ils ont eu l'autorisation en 2021 et c'est une chance.
00:07:37D'ailleurs, si vous allez sur le site de l'entreprise qu'il a développé,
00:07:40à la fin, il y a marqué CNC.
00:07:42Donc là-dessus, clairement, la majorité que je présente,
00:07:45Ensemble pour la République avec Gabriel Attal, nous nous sommes battus
00:07:48pour que le crédit d'impôt au jeu vidéo soit prorogé.
00:07:51Je tiens quand même à noter, pour rappeler la petite histoire,
00:07:54c'est qu'en commission, on n'avait pas eu gain de cause,
00:07:56parce qu'autant à droite qu'à gauche, on n'avait pas eu le soutien
00:07:59et à force de se battre, on a réussi à trouver une majorité dans l'hémicycle pour le faire adopter.
00:08:03Donc un vrai combat aujourd'hui du groupe Ensemble pour la République
00:08:06avec le soutien de Gabriel Attal pour défendre ce dispositif existentiel.
00:08:10Demain, s'il n'y a plus ce dispositif en France,
00:08:12je le dis clairement, la plupart des studios français
00:08:15soit fermeront, soit délocaliseront.
00:08:18Et justement, il y avait une question dans le chat
00:08:22sur la violence et les jeux vidéo.
00:08:24Je crois que c'est le chef de l'État qui avait évoqué ça
00:08:27sur les jeunes qui jouent aux jeux vidéo,
00:08:30et que ça engendrait de la violence, en tant que président...
00:08:33Fortnite, pardon.
00:08:35Notamment Fortnite, ou des GTA, des Call of.
00:08:37En tant que président du groupe d'études jeux vidéo,
00:08:40est-ce qu'il y a des études qui démontrent le rapport entre violence et jeux vidéo ?
00:08:45Sur ce point-là, je rappelle que le président de la République
00:08:48a indiqué que c'était d'abord les réseaux sociaux,
00:08:51et après il avait abordé le sujet du jeu vidéo,
00:08:54et il avait après, dans un second temps, enlevé le jeu vidéo de ce sujet-là.
00:08:58Donc attention de ne pas non plus donner à l'idée
00:09:01qu'il a eu ces propos et qu'ils ont été confirmés.
00:09:04Sur la violence dans le jeu vidéo,
00:09:07ou du moins le fait que le jeu vidéo pourrait être violent.
00:09:11Moi, je le dis clairement,
00:09:13il y a des pays qui ont de la violence,
00:09:15d'autres pays qui ont moins de violence.
00:09:18Là où il y a les jeux vidéo les plus violents, c'est le Japon,
00:09:21avec un pays du versus, les Street Fighter et compagnie,
00:09:24qui est vraiment ancré dans la culture,
00:09:26c'est le pays où il y a le moins de violence.
00:09:28Donc il y a des études aujourd'hui qui ne donnent pas de lien,
00:09:31de cause à effet, entre le jeu vidéo et la violence.
00:09:34Alors comment vous expliquez que régulièrement,
00:09:37c'est une ancienne qui revient ?
00:09:39On dit souvent, si les jeunes sont violents,
00:09:41c'est parce qu'ils doivent trop jouer aux jeux vidéo.
00:09:44Pourquoi ce truc reste et persiste ?
00:09:47Vous savez, si on remontait dans les années 1960,
00:09:51la violence était liée au rock'n'roll.
00:09:54Non mais...
00:09:55Ceux qui écoutaient du rock'n'roll, ce sont des délinquants.
00:09:58Des voyous.
00:09:59Je pense que si aujourd'hui, on parle de Led Zeppelin,
00:10:03tout le monde va dire, ah, quelle culture !
00:10:05Oui, c'est vrai, bien sûr.
00:10:06Je peux vous garantir que dans 20 ou 30 ans,
00:10:10ceux qui parleront de totale annulation de Warcraft III,
00:10:14ces vieux jeux d'il y a quelques années,
00:10:16seront des gens qui seront cultivés.
00:10:18C'est quelque part, à mon avis, un sujet générationnel,
00:10:21de personnes éloignées des sujets, qui font des raccourcis.
00:10:25Et pour jouer aux jeux vidéo, évidemment, il nous faut un écran.
00:10:28On vient de le toucher du doigt.
00:10:30Quand Gabriel Attal et le pédopsychiatre Marcel Ruffo
00:10:33souhaitent décréter un état d'urgence contre les écrans,
00:10:36qu'est-ce que vous leur répondez ?
00:10:38C'est une bonne idée ? C'est ça qu'il faut faire ?
00:10:40Ça peut sauver notre jeunesse aujourd'hui ?
00:10:42Mais ils ont raison.
00:10:44Ils ont raison.
00:10:45Ça semble paradoxal.
00:10:46Oui, c'est vrai.
00:10:47Mais attendez.
00:10:48Est-ce que faire deux heures d'écran par jour, c'est problématique ?
00:10:53Vous allez dire que c'est pas la quantité, c'est l'usage.
00:10:56Entre deux heures d'écran par jour
00:10:58pour regarder éventuellement une série ou une émission sur YouTube
00:11:02ou même Denis Masséga sur Twitch...
00:11:04Par exemple.
00:11:05Je pense que c'est positif.
00:11:10Par contre, si vous jouez aux jeux vidéo
00:11:1312 heures dans la journée
00:11:15et que vous couchez à 3 heures du matin
00:11:17alors que vous avez cours le lendemain à 7 heures,
00:11:19c'est pas bon.
00:11:20Et commenter l'actualité parlementaire pendant 16 heures
00:11:22et se coucher à 3 heures du matin, c'est bon ou c'est pas bon ?
00:11:24Je te laisse maître de juger ta consommation personnelle.
00:11:27Ce que je veux dire, c'est que c'est pas tant l'écran qui pose problème,
00:11:31c'est pas l'outil.
00:11:32Est-ce que ce téléphone est un problème ?
00:11:34Potentiellement, à part si je vous le lance dessus, non.
00:11:37Ce qui est problématique, c'est l'usage qui peut en être fait.
00:11:40Justement, pour les travailleurs,
00:11:41est-ce qu'il faudrait que ça rentre dans les critères pénibilité,
00:11:44ceux qui doivent passer pour leur travail, par exemple,
00:11:46de 10 heures devant un écran...
00:11:48Déjà, les travailleurs qui font 10 heures par jour, c'est compliqué.
00:11:50Mais toute leur journée devant un écran,
00:11:52est-ce que ça pourrait rentrer dans les critères pénibilité ?
00:11:54Il faut demander à des spécialistes et des professionnels.
00:11:56Moi, là, je sais pas répondre.
00:11:57Mais pour venir à l'écran.
00:11:59Ce qui est important, c'est l'usage que vous en faites
00:12:02et les outils que vous utilisez.
00:12:05Je reviens, justement, au parallèle qu'on faisait juste avant
00:12:08entre, vous le disiez très bien,
00:12:10ceux qui sont un peu en dehors de la pratique réelle
00:12:14et ce qui se passe concrètement.
00:12:16Quand vous entendez Gabriel Attal, ancien Premier ministre,
00:12:19il faut dire que les écrans tuent à petit feu notre jeunesse.
00:12:22Est-ce qu'ils utilisent pas un peu, quelque part,
00:12:24ces choses qu'on a pu entendre
00:12:29et qui sont pas forcément vraies ?
00:12:31Est-ce qu'ils jouent pas sur cette corde sensible
00:12:33qui touche l'opinion publique
00:12:35sans vraiment trop se renseigner ?
00:12:37Est-ce que vous avez des enfants ?
00:12:39Oui.
00:12:40Est-ce que vous laissez des écrans à vos enfants,
00:12:42matin, midi, soir, non-stop ?
00:12:43Non.
00:12:44Est-ce que vous contrôlez pas ?
00:12:45Si, bien sûr.
00:12:46En fait, le sujet, à mon avis,
00:12:47n'est pas pour ou contre les écrans.
00:12:48J'ai compris.
00:12:49Il est que si...
00:12:50Moi, ce que je vous demande à vous,
00:12:51le spécialiste des jeux vidéo,
00:12:52c'est, quand ils disent
00:12:54les écrans tuent à petit feu notre jeunesse,
00:12:56c'est une citation,
00:12:57qu'est-ce que vous en pensez ?
00:12:58Encore une fois,
00:12:59aujourd'hui, moi, je pense
00:13:01que les écrans, quand ils sont mal utilisés,
00:13:04sont problématiques pour notre jeunesse.
00:13:06Qui définit la bonne utilisation ?
00:13:07Je rappelle que,
00:13:09et ça, c'est important de l'entendre,
00:13:11je fais partie de la dégâtion aux droits de l'enfant.
00:13:14Vous allez dire...
00:13:15Périne goulée.
00:13:16Périne goulée.
00:13:17Nous faisons actuellement des travaux
00:13:18sur la pédoprostitution.
00:13:22Ce truc-là,
00:13:23ce truc-là,
00:13:24permet de mettre en lien direct
00:13:27les personnes qui veulent avoir
00:13:29une relation tarifée avec un mineur,
00:13:31permet aussi au réseau
00:13:33de toucher les mineurs.
00:13:35Nous avons un travail massif,
00:13:37massif,
00:13:38pour éviter que cet outil
00:13:40qui est extraordinaire,
00:13:41qui ouvre sur le monde,
00:13:42soit détourné de l'objectif.
00:13:44On pourrait, si vous le souhaitez,
00:13:45parler de l'enfermement algorithmique.
00:13:47Bien sûr.
00:13:48On pourrait, si vous voulez,
00:13:49parler également de tout ce qui est harcèlement
00:13:51lié à ces outils-là.
00:13:53On arrive à la commission d'enquête sur TikTok.
00:13:55Et en même temps,
00:13:56c'est aussi un outil extraordinaire.
00:13:57Vous pouvez appeler vos parents
00:13:58quand vous avez un problème.
00:13:59C'est vrai.
00:14:00Et voir la météo.
00:14:01Alors, très vite.
00:14:02Oui, il y a Nikita Bellucci
00:14:04sur je ne sais plus quel plateau,
00:14:06ancienne actrice pornographique,
00:14:08qui parlait de Twitter
00:14:10et qui disait que Twitter,
00:14:11via les règles d'Elon Musk,
00:14:13permettaient de publier de la pornographie
00:14:15n'importe comment sur Twitter.
00:14:17Et dans ces règles d'utilisation,
00:14:18les mineurs de 13 ans et plus
00:14:20ont le droit d'accéder à Twitter.
00:14:22Comment peut-on protéger aussi
00:14:24les Twitter de la pornographie
00:14:25sur des plateformes comme Twitter
00:14:27où c'est autorisé pour n'importe qui ?
00:14:29On a voté un texte qui s'appelle SREN,
00:14:31que vous avez dû suivre,
00:14:33Sécuriser et réguler l'espace numérique,
00:14:35dans lequel il y a mis en place des outils
00:14:37justement pour éviter
00:14:38à ce que des mineurs puissent être touchés
00:14:40par la pornographie.
00:14:41Mais sur Twitter,
00:14:42un enfant de 13 ans sur Twitter,
00:14:44il va sur un compte,
00:14:45je ne vais pas dire des noms,
00:14:46mais il va dessus, il a accès aux vidéos.
00:14:47Je vais aller plus loin dans mon analyse.
00:14:50La réalité, je ne sais pas vous,
00:14:53monsieur Hugo,
00:14:54mais je ne suis pas sûr qu'à 16 ans,
00:14:56on puisse trouver tous les outils
00:14:58pour protéger les enfants
00:15:00de l'accès à la pornographie.
00:15:02Je pense que quelqu'un qui a 15 ou 16 ans,
00:15:04si les parents mettent tout en place
00:15:06pour ne pas qu'ils puissent y accéder,
00:15:07il trouvera quand même des chemins détournés
00:15:09pour y accéder.
00:15:10C'est embêtant.
00:15:12Il y a une différence entre accès libre
00:15:14et interdit complètement aux mineurs.
00:15:16Je peux finir.
00:15:17C'est embêtant,
00:15:18mais quelque part,
00:15:19le fait qu'il détourne,
00:15:20il a déjà conscience
00:15:21que ce qu'il fait n'est pas normal.
00:15:22Le fait que des enfants de 8-10 ans
00:15:24puissent tomber par accident
00:15:26sur la pornographie
00:15:27est un vrai problème.
00:15:28Je pense qu'il faut bien sûr
00:15:29protéger tout le monde,
00:15:30mais je pense que notre focus
00:15:31doit être vraiment d'abord
00:15:33sur comment on peut éviter
00:15:35qu'un jeune enfant,
00:15:37un mineur de moins de 12
00:15:39ou 13 ans,
00:15:40tombe par accident
00:15:41sur la pornographie.
00:15:42Je pense que c'est l'axe principal
00:15:43sur lequel on travaille.
00:15:44C'est l'objet de SREN
00:15:45que nous avons adopté
00:15:46il y a un an dans l'hémicycle
00:15:48et qui est en train de se décliner
00:15:49tout doucement
00:15:50avec, quelque part,
00:15:51la nécessité de prouver
00:15:52d'être majeur
00:15:53pour accéder à un site pornographique.
00:15:55On en revient donc
00:15:56à cette commission d'enquête
00:15:58sur TikTok
00:15:59dont la rapporteure est Laure Miller.
00:16:00Vous ne faites pas partie
00:16:01de cette commission.
00:16:02Pourquoi ?
00:16:03C'est un choix
00:16:04ou la question ne s'est pas posée ?
00:16:05Monsieur le Président ?
00:16:06J'aurais bien aimé y être présent,
00:16:09j'étais normalement retenu
00:16:10pour y participer,
00:16:12mais en même temps,
00:16:13j'étais président
00:16:14d'une autre commission d'enquête.
00:16:15Et, comme vous le savez,
00:16:17les députés font parfois
00:16:18deux, trois choses en même temps.
00:16:20Là, ça en faisait cinq
00:16:21parce que je suis aussi
00:16:22dans la commission spéciale
00:16:23cybersécurité.
00:16:24Et donc, j'ai préféré dire
00:16:26que je ne participe pas
00:16:27à ces travaux-là
00:16:28pour la simple raison
00:16:29que je n'avais pas, malheureusement,
00:16:30malheureusement,
00:16:31parce que j'aurais aimé,
00:16:32du temps à y allouer.
00:16:33Et pour autant, oui.
00:16:34Pardon, pourquoi on ne réplique pas
00:16:35ce modèle pour les jeux vidéo ?
00:16:37Parce qu'il y a des jeux,
00:16:38je crois, à Fortnite
00:16:39où il y a des tchats,
00:16:40il y a un aspect réseau social.
00:16:42Donc, il y a les mêmes problèmes
00:16:43que TikTok, Twitter.
00:16:45Pourquoi on ne crée pas
00:16:46ce genre de commission
00:16:47sur ce sujet-là
00:16:48que, par ailleurs,
00:16:49vous pourriez peut-être
00:16:50emmener avec vous ?
00:16:51Il y a un tchat sur Fortnite.
00:16:55Non, mais je plaide
00:16:57la méconnaissance de ce jeu
00:16:59en particulier.
00:17:00Cela dit, il y a des tas de jeux
00:17:01sur lesquels il y a des tchats.
00:17:02Exactement.
00:17:03Alors, oui, il y a des tas de jeux
00:17:04dans lesquels il y a des tchats.
00:17:06Et parfois, il y a des jeux
00:17:08qui sont détournés
00:17:09de leur usage
00:17:10par des personnes
00:17:11qui sont malveillantes.
00:17:12C'est vrai.
00:17:13Je pense
00:17:14que nous devrions travailler
00:17:15sur ce sujet.
00:17:16C'est un sujet, à mon avis,
00:17:17dans le débat qui est actuel,
00:17:19qui est extrêmement important.
00:17:21Et ce sujet, pour moi,
00:17:22n'est pas propre
00:17:24à l'usage de l'enfant
00:17:26et de l'accompagnement de l'enfant.
00:17:28Il faut la voir
00:17:29de façon beaucoup plus large.
00:17:31Les parents ont un rôle existentiel
00:17:34dans l'usage qu'ont leurs enfants
00:17:37des réseaux sociaux,
00:17:39des écrans.
00:17:40Encore une fois,
00:17:41je crois que l'État ne peut pas tout.
00:17:43Mais l'État, par contre,
00:17:44doit donner les outils aux parents
00:17:45pour qu'ils puissent comprendre,
00:17:46un, les usages de leurs enfants.
00:17:48Quels outils ?
00:17:49Oui, c'est ça.
00:17:50C'est-à-dire ?
00:17:51Je veux dire,
00:17:52on ne peut pas...
00:17:53Un adulte de 45 ans,
00:17:54on ne va pas lui donner...
00:17:56Je veux dire,
00:17:57les outils et toutes les informations,
00:17:58ils l'ont déjà.
00:17:59Est-ce que tous les adultes
00:18:00de 40 ans ou de 45 ans
00:18:01savent ce qu'est le PEGI ?
00:18:03Non, je ne suis pas persuadée.
00:18:04Est-ce que tous les adultes
00:18:05de 35 à 40 ans
00:18:06savent comment on peut mettre en place
00:18:08des obligations,
00:18:09des limitations,
00:18:10des éléments ?
00:18:11Ce que je veux dire,
00:18:12c'est qu'on peut donner
00:18:13de l'information, etc.
00:18:14Encore faut-il
00:18:15que les parents s'en saisissent.
00:18:16Mais c'est pour ça
00:18:17qu'à mon avis,
00:18:18il faut mettre en place
00:18:19des outils permettant
00:18:20d'être en contact direct
00:18:21avec les parents.
00:18:22En 2019,
00:18:23j'ai fait une proposition
00:18:24sur la pratique du jeu vidéo
00:18:26où j'accompagne,
00:18:27où je demande
00:18:28à ce qu'il puisse y avoir
00:18:29une structuration territoriale
00:18:31auprès de nos concitoyens
00:18:32pour que les jeunes
00:18:33puissent venir participer
00:18:34à des événements
00:18:35autour du jeu vidéo.
00:18:36Au même moment
00:18:37où les jeunes y jouent,
00:18:38on leur donne des outils
00:18:39en disant
00:18:40« Jouez, c'est bien deux heures par jour
00:18:41avec telle méthode
00:18:42et pas de harcèlement,
00:18:44pas d'insultes. »
00:18:46Et en même temps,
00:18:47dire aux parents
00:18:48« Vous savez qu'il existe
00:18:49tel ou tel outil parental ?
00:18:51Vous ne savez pas ?
00:18:52Venez avec votre console.
00:18:53On le met en place. »
00:18:54Le problème,
00:18:55c'est qu'il y a aujourd'hui
00:18:56un certain nombre de personnes
00:18:58qui ne maîtrisent pas
00:18:59cet outil-là.
00:19:00Je vais prendre un exemple
00:19:01tout simple.
00:19:02Je suis peut-être
00:19:03le plus vieux ici
00:19:04dans la salle.
00:19:05C'est possible.
00:19:06Quand j'étais gamin,
00:19:08mes parents,
00:19:09ils m'appelaient pour manger.
00:19:11Je jouais à la console,
00:19:12j'appuyais sur le bouton pause.
00:19:14Facile.
00:19:16Maintenant,
00:19:17quand vos enfants
00:19:18jouent à Fortnite
00:19:19et qu'ils vous appellent
00:19:20pour manger,
00:19:21est-ce que le bouton pause existe ?
00:19:22Oui, c'est vrai.
00:19:23La réponse, c'est non.
00:19:24Mais les parents
00:19:25ne le savent pas.
00:19:26Et donc là-dessus,
00:19:27comment ça se passe ?
00:19:28L'enfant,
00:19:29il est en top 4,
00:19:30top 5.
00:19:31Il est pas loin
00:19:32de faire le top 1.
00:19:33Il veut finir sa partie
00:19:34parce qu'il a fait
00:19:35son meilleur score.
00:19:36Et en même temps,
00:19:37les parents,
00:19:38ils ont passé la journée
00:19:39à bosser.
00:19:40Ils sont lessivés.
00:19:41Ils ont préparé à manger.
00:19:42Ils n'ont pas envie
00:19:43d'avoir leur enfant
00:19:44qui traîne.
00:19:45Et donc,
00:19:46l'enfant, lui,
00:19:47va être tendu
00:19:48parce qu'il va subir
00:19:49la pression parentale
00:19:50qui lui dit
00:19:51venez,
00:19:52viens maintenant manger.
00:19:53Et non,
00:19:54il veut finir.
00:19:55Et en même temps,
00:19:56le parent, lui,
00:19:57ça le tente
00:19:58parce qu'il dit
00:19:59là, ce qu'il faut,
00:20:00là, ce qu'il faut,
00:20:01c'est expliquer
00:20:02aux enfants
00:20:03et aux parents
00:20:04comment ça marche
00:20:05et juste dire aux parents
00:20:06vous savez,
00:20:07ça se peut pas mettre
00:20:08le bouton pause.
00:20:09Donc, au lieu de dire
00:20:10à 19h, passe à table,
00:20:11vous expliquez avant
00:20:12qu'à 19h,
00:20:13il faut qu'il se débrouille
00:20:14l'enfant à être à table
00:20:15et vous lui rappelez
00:20:16à 18h40
00:20:17que attention à 19h.
00:20:18Et en fait,
00:20:19donner ces outils
00:20:20dans un cadre familial
00:20:21permet de dégonfler
00:20:22les tensions
00:20:23qu'il peut y avoir
00:20:24entre deux générations
00:20:25qui, parfois,
00:20:26ne se comprennent pas.
00:20:27Et sur la réglementation
00:20:28d'âge, on est sur quoi ?
00:20:29Sur du 13 ans, 15 ans
00:20:30et qu'est-ce qu'on fait
00:20:31pour les entreprises
00:20:32qui respectent pas
00:20:33les plateformes
00:20:34où il y a des mineurs ?
00:20:35Tu parles de quoi ?
00:20:36De l'interdiction de présence
00:20:37des mineurs
00:20:38sur les réseaux sociaux.
00:20:39Parce que là,
00:20:40on parle des jeux vidéo,
00:20:41donc toi, tu parles
00:20:42d'autres choses.
00:20:43Oui, je fais sans transition.
00:20:44Oui, vous êtes sur Twitch,
00:20:45monsieur le député,
00:20:46vous savez bien
00:20:47comment ça marche.
00:20:48Je suis de ceux
00:20:49qui sont très favorables
00:20:50à la règle du 3, 6, 11, 15
00:20:51que je pense que
00:20:52tout le monde ici maîtrise.
00:20:53Donc, pas d'écran avant 3 ans,
00:20:54un accompagnement,
00:20:55etc., etc.
00:20:56Les réseaux sociaux,
00:20:58aujourd'hui,
00:20:59peuvent être
00:21:00un problème
00:21:01quand ils sont
00:21:02utilisés
00:21:03d'une certaine façon.
00:21:04Il faut, un,
00:21:05former,
00:21:06deux,
00:21:07ne pas donner l'accès
00:21:08à tout et n'importe quoi
00:21:09quand on a 11 ans.
00:21:10Former,
00:21:11ça veut dire même,
00:21:12par exemple,
00:21:13au sein de l'éducation nationale ?
00:21:14Ça pourrait faire partie
00:21:15de, je sais pas,
00:21:16une heure ou deux
00:21:17de découverte,
00:21:18d'appréhension
00:21:19du sujet, de la matière ?
00:21:20Je pense que l'école
00:21:21peut être un accompagnateur
00:21:23vraiment,
00:21:24mais c'est vraiment
00:21:25au sein du foyer familial
00:21:27que doit être fait
00:21:28cet accompagnement.
00:21:29Parce que l'école,
00:21:30vous savez,
00:21:31elle vous donne
00:21:32deux, trois, quatre heures
00:21:33de formation.
00:21:34Si quand vous rentrez à la maison,
00:21:35c'est open bar,
00:21:36il n'y aura que
00:21:37peu d'utilité.
00:21:38Je crois que le vrai sujet,
00:21:39aujourd'hui,
00:21:40c'est d'outiller les parents
00:21:41pour leur permettre
00:21:42de mettre en place
00:21:43une vraie stratégie
00:21:44d'accès
00:21:45aux écrans
00:21:46dans leur globalité
00:21:47et aux réseaux sociaux
00:21:48en particulier.
00:21:49On en parlait avec
00:21:50Laure Miller,
00:21:51justement,
00:21:53il n'y a pas si longtemps.
00:21:54C'était très, très intéressant.
00:21:55On a creusé le sujet.
00:21:56Je vais même vous dire,
00:21:57pendant toute la nuit,
00:21:58on est resté là-dessus.
00:21:59Et à la fin,
00:22:00la conclusion, c'est
00:22:01de toute façon,
00:22:02c'est l'Europe qui décide
00:22:03à la fin.
00:22:04Donc, nous,
00:22:05on aura beau se battre
00:22:06et proposer des choses,
00:22:07ça fait partie
00:22:08de la législation européenne.
00:22:09Bien sûr que la législation
00:22:10européenne,
00:22:11c'est une compétence,
00:22:12le NMEC,
00:22:13est une compétence européenne,
00:22:14surtout la régulation.
00:22:15Exactement.
00:22:16Donc, là-dessus,
00:22:17il n'y a pas de sujet.
00:22:18Pourquoi tenter des choses
00:22:19si on sait qu'à la fin,
00:22:20l'Europe dira
00:22:21« Ouais, mais nous,
00:22:22on autorise. »
00:22:23Excusez-moi,
00:22:24vos enfants,
00:22:25je ne sais pas à quel âge ils ont,
00:22:26mais quand ils vont avoir 11 ans,
00:22:27vous allez leur donner ça
00:22:28avec Twitter et compagnie ?
00:22:29Ah ben non.
00:22:30Non, parce que moi,
00:22:31il n'y aura pas de portable,
00:22:32jamais.
00:22:33Je le dis maintenant.
00:22:34Je le dis maintenant.
00:22:35À un moment donné,
00:22:36quand les enfants
00:22:37ont leur téléphone
00:22:38et c'est normal
00:22:39qu'ils aient un téléphone,
00:22:40il faut que les parents
00:22:41comprennent comment ça fonctionne.
00:22:43Il y a beaucoup de parents
00:22:44qui sont perdus,
00:22:45qui sont perdus.
00:22:46C'est-à-dire qu'il y a
00:22:47beaucoup d'enfants
00:22:48qui sont perdus
00:22:49qui sont perdus.
00:22:50Donc vous dites que
00:22:51la commission TikTok,
00:22:52par exemple,
00:22:53elle fera des propositions
00:22:54à destination des parents,
00:22:55mais pas vraiment légales.
00:22:56Vous parlez de la commission TikTok.
00:22:57Comme vous l'avez dit,
00:22:58moi, je ne suis pas dans la commission.
00:22:59Je sais, je sais,
00:23:00mais vous voyez ce que je veux dire.
00:23:01Moi, les propos que je porte
00:23:02sont ceux que je porte
00:23:03depuis plusieurs années,
00:23:04qui n'opposent pas d'ailleurs
00:23:05la régulation à l'accompagnement,
00:23:06mais je souhaite vraiment
00:23:07qu'on mette en place
00:23:08des vrais outils d'accompagnement.
00:23:09Mais c'est quoi ?
00:23:10Alors si ça ne passe pas par l'école,
00:23:11parce que l'école,
00:23:12c'est bien,
00:23:13mais ce n'est pas suffisant.
00:23:14L'école peut donner des outils.
00:23:15Je le rappelle,
00:23:16mettre en place
00:23:17une structuration territoriale
00:23:18de la pratique du jeu vidéo,
00:23:19une sorte de club jeu vidéo,
00:23:20éventuellement,
00:23:21adosser un club de sport.
00:23:22Venez dans mon club,
00:23:23vous faites deux heures de foot
00:23:24et une heure de jeu vidéo.
00:23:25Et en contrepartie,
00:23:26on explique aux parents
00:23:27comment ça fonctionne.
00:23:28En contrepartie,
00:23:29on donne les outils aux enfants.
00:23:30Et puis on explique aussi
00:23:31aux enfants,
00:23:32qui sont souvent des garçons,
00:23:33qu'il faut qu'ils aient
00:23:34des outils,
00:23:35qu'ils aient des compétences,
00:23:36qu'ils aient des compétences
00:23:37et qu'ils aient des compétences
00:23:38et qu'ils aient des compétences
00:23:39En contrepartie,
00:23:40on donne les outils aux enfants
00:23:41et puis on explique aussi
00:23:42aux enfants,
00:23:43qui sont souvent des garçons,
00:23:44que s'ils se font battre
00:23:45par une fille,
00:23:46c'est normal.
00:23:47On a un petit sujet là aussi.
00:23:48Bien sûr, bien sûr,
00:23:49j'ai raison.
00:23:50Mais en fait,
00:23:51on a tout ça à construire.
00:23:52Et je ne dis pas
00:23:53qu'il faut l'opposer
00:23:54à la régulation.
00:23:55Je pense qu'on peut faire
00:23:56l'un et l'autre.
00:23:57Ok, ok.
00:23:58Tu voulais ajouter...
00:23:59Non, non, je te connais en fait.
00:24:00Oui, oui, d'accord.
00:24:01Donc, non, non,
00:24:02c'était pour...
00:24:03Oui, non, sur le scrollage.
00:24:04Est-ce qu'on met fin
00:24:06sur les réseaux
00:24:07via une réglementation
00:24:08comme on l'a fait
00:24:09avec les influx voleurs ?
00:24:10Est-ce qu'il faudrait
00:24:11forcer les entreprises
00:24:12du numérique ?
00:24:13Est-ce que ça s'arrête
00:24:14au bout d'un moment ?
00:24:15Ou en tout cas,
00:24:16un écran.
00:24:17Vous êtes depuis deux heures
00:24:18sur TikTok.
00:24:19Pour des raisons de santé.
00:24:20Pour des raisons de santé.
00:24:21Je ne sais pas répondre
00:24:22à cette question.
00:24:23Je n'ai pas assez travaillé.
00:24:24Ça peut être intéressant,
00:24:25je ne dis pas non,
00:24:26mais je n'ai pas assez travaillé.
00:24:27On parle justement
00:24:28de la santé,
00:24:29de l'éducation,
00:24:30de l'éducation,
00:24:31de l'éducation,
00:24:32de l'éducation,
00:24:33de l'éducation,
00:24:35de la santé mentale.
00:24:36On sait que les réseaux sociaux
00:24:38peuvent générer
00:24:39de graves problèmes
00:24:40de santé mentale.
00:24:41On le sait.
00:24:42Mais pour parler de la santé
00:24:43de manière plus générale,
00:24:44on voulait aussi vous interroger
00:24:45sur les déserts médicaux.
00:24:47Le texte initié
00:24:51par Guillaume Garot
00:24:52a été adopté
00:24:53ici à l'Assemblée nationale.
00:24:54Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:24:56Vous n'étiez pas là.
00:24:57Vous ne l'avez pas signé,
00:24:58je crois.
00:24:59Enfin, vous ne l'avez pas voté
00:25:00le jour du...
00:25:01C'est ce que j'ai vu
00:25:02dans les comptes rendus
00:25:03de séance.
00:25:04Voilà.
00:25:05Vous m'avez fait peur
00:25:06du regard,
00:25:07mais non, non.
00:25:08Donc j'ai vérifié.
00:25:09C'est sa technique d'interrogation.
00:25:10Mais ça ne vous empêche pas
00:25:11d'avoir un avis sur la question.
00:25:12Bien sûr.
00:25:13Alors, déjà, rappelons
00:25:14que le vote était
00:25:16le mercredi 7 mai
00:25:19à 23h,
00:25:21et que le lendemain,
00:25:22j'avais les cérémonies du 8 mai
00:25:24en circonscription
00:25:25et que je ne pouvais pas
00:25:26entre le vote du soir
00:25:27et le lendemain
00:25:28être en circonscription.
00:25:29Et que donc,
00:25:30je suis allé en circonscription.
00:25:33Néanmoins,
00:25:34puisque le point le plus critique,
00:25:36c'est l'article 1,
00:25:37l'obligation...
00:25:38Alors, non pas l'obligation
00:25:39de l'installation,
00:25:40mais l'interdiction d'installation.
00:25:41Puisque ce n'est pas
00:25:42qu'on oblige les médecins
00:25:43de s'installer sur des territoires,
00:25:44c'est plutôt qu'on interdit
00:25:45aux médecins
00:25:46d'aller là où il y en a trop.
00:25:47On les empêche de s'installer
00:25:48là où il y en a trop.
00:25:49Libre, après, aux médecins
00:25:50d'aller là où ils souhaitent.
00:25:51Alors, déjà, rappelez,
00:25:52et je pense que c'est extrêmement
00:25:53important de le rappeler,
00:25:54qu'il y a quelques outils
00:25:55qui ont été mis en place
00:25:56parce que le président Macron
00:25:57est aux responsabilités.
00:25:58La suppression du numérosus
00:25:59qui permet de former
00:26:00beaucoup plus de médecins
00:26:01que c'était le cas.
00:26:02Vous savez très bien
00:26:03que ça va prendre beaucoup de temps.
00:26:04Je rappelle,
00:26:05mais dans les années 90,
00:26:06il y avait 3 500 médecins
00:26:07qui étaient formés par an.
00:26:08Là, on va dépasser
00:26:09largement les 10 000.
00:26:10Oui, mais dans...
00:26:11C'est pas demain, quoi.
00:26:12C'est pas demain,
00:26:13mais ça commence à arriver.
00:26:14Et qu'en complément,
00:26:15on a mis en place
00:26:16ce qu'on appelle
00:26:17les médecins juniors,
00:26:18une dernière année
00:26:19qui oblige
00:26:20les médecins généralistes
00:26:21à venir
00:26:22à s'installer
00:26:23sur des territoires
00:26:24où il y en a trop.
00:26:25À venir
00:26:26sur certains territoires
00:26:27dont les zones sont définies
00:26:28par l'ARS,
00:26:29l'Agence nationale de santé.
00:26:30De façon très claire,
00:26:31ces 3 400 médecins
00:26:32qui,
00:26:33à partir de novembre 2026,
00:26:35vont pouvoir être
00:26:36dispatchés
00:26:37sur l'ensemble du territoire.
00:26:38Je n'ai pas entendu la technique
00:26:39parce que c'est les MSU
00:26:40qui doivent accepter.
00:26:41Oui, oui, tout à fait.
00:26:42Je n'ai pas entendu
00:26:43cette technique-là.
00:26:44Ce que je peux dire,
00:26:45c'est que, par exemple,
00:26:46dans la région des Pays de la Loire,
00:26:47c'est 240 médecins juniors
00:26:48qui vont être installés.
00:26:49Et plus précisément,
00:26:50sur les trois départements
00:26:51qui sont les miens,
00:26:52Sartre,
00:26:53Maine-et-Loire,
00:26:54Mayenne,
00:26:55c'est 120 médecins généralistes
00:26:56qui vont pouvoir être
00:26:57dispatchés
00:26:58sur des territoires
00:26:59où il manque des médecins.
00:27:00Et quand je dis
00:27:01territoire où il manque des médecins,
00:27:02l'agglomération du Choltais,
00:27:03là où je suis élu,
00:27:04c'est une personne sur cinq
00:27:05qui n'a pas de médecin généraliste.
00:27:06C'est dramatique
00:27:07et catastrophique.
00:27:08Donc, première étape,
00:27:09ces médecins juniors
00:27:10qui vont arriver
00:27:11d'ici un an.
00:27:12Maintenant, vous m'avez posé
00:27:13la question
00:27:14sur
00:27:15l'APP Elgaro.
00:27:16Sur l'APP Elgaro,
00:27:17quand le texte est arrivé
00:27:18et qu'il a été
00:27:19mis à signature
00:27:20de tout le monde
00:27:21puisque c'est une loi
00:27:22transpartisane,
00:27:23elle est arrivée
00:27:24dans ma boîte mail.
00:27:25Je ne l'ai pas signée
00:27:26mais ce que j'ai fait,
00:27:27c'est que j'ai pris le texte
00:27:28et je suis allé faire
00:27:29des ateliers
00:27:30en circonscription.
00:27:31J'ai fait
00:27:3212 ou 13 réunions,
00:27:33je ne sais plus exactement
00:27:34le nombre,
00:27:35excusez-moi
00:27:36si je me trompe
00:27:37d'une ou deux,
00:27:38où j'ai rencontré
00:27:39tous les personnels
00:27:40de santé.
00:27:41Les médecins eux-mêmes
00:27:42mais également
00:27:43des aides-soignants,
00:27:44des kinés,
00:27:45les représentants
00:27:46de la médecine
00:27:47et de la santé
00:27:48sur le territoire.
00:27:49J'ai fait un gros travail.
00:27:50Je suis arrivé
00:27:51à la conclusion
00:27:52que la proposition
00:27:53de loi Garot
00:27:54telle qu'elle a été définie
00:27:55était intéressante
00:27:56mais elle avait des failles,
00:27:57des problèmes.
00:27:58Lesquels ?
00:27:59L'article 1,
00:28:00l'interdiction d'installation,
00:28:02pour moi,
00:28:03a plusieurs difficultés
00:28:05dont une qui peut être
00:28:06le fait que les médecins,
00:28:07quand on l'oblige
00:28:08d'aller quelque part,
00:28:09finalement,
00:28:10ils ne vont pas du tout
00:28:11faire médecine.
00:28:12Mais ce qui m'a le plus bloqué,
00:28:13vraiment,
00:28:14je vous le dis,
00:28:15c'est le fait que
00:28:16la PPL Garot
00:28:17telle qu'elle est
00:28:18construite
00:28:20crée deux typologies
00:28:21de médecins.
00:28:24Les médecins aisés
00:28:26et les médecins
00:28:27moins aisés.
00:28:29En gros,
00:28:30quand vous dites,
00:28:31je rappelle de façon rapide,
00:28:32c'est tous les médecins
00:28:33qui sont en place
00:28:34restent là où ils sont
00:28:35et dans les zones
00:28:36qu'on considère
00:28:37où il y a suffisamment
00:28:38de médecins,
00:28:39seul,
00:28:40quand il y a un départ
00:28:41qui se fait,
00:28:42un médecin va arriver.
00:28:44Mais je vais le traduire
00:28:45de façon assez directe.
00:28:46Quand le médecin
00:28:47va partir,
00:28:48vous croyez qu'il va dire
00:28:49je m'en vais,
00:28:50merci, au revoir ?
00:28:51Vient qui il veut.
00:28:53Il va dire,
00:28:54moi je m'en vais.
00:28:55Maintenant,
00:28:56si quelqu'un veut me remplacer,
00:28:57il doit sortir le chéquier.
00:28:58Ah,
00:28:59ok.
00:29:00Ah non mais peut-être,
00:29:01peut-être,
00:29:02je ne sais pas,
00:29:03présumer peut-être.
00:29:04Ah non, non, non, non.
00:29:05C'est ce qu'on vous a dit.
00:29:06Des médecins,
00:29:07vous ont signé ça,
00:29:08ce que vous êtes en train de dire ?
00:29:09Pas signé,
00:29:10mais c'est les débats
00:29:11que j'ai avec tout le monde.
00:29:12Et donc,
00:29:13qu'est-ce que ça veut dire ?
00:29:14Ça veut dire que les médecins
00:29:15qui ont les moyens,
00:29:18ils vont se retrouver ailleurs.
00:29:19Et qu'est-ce qu'on fait alors ?
00:29:20Et bien justement,
00:29:21moi j'ai fait un amendement
00:29:22qui consistait à dire,
00:29:24on va interdire l'installation
00:29:26des médecins
00:29:27dans les zones
00:29:28où il y a suffisamment de médecins,
00:29:29mais pas de façon
00:29:30ad vitam aeternam,
00:29:32mais sur deux ou trois ans.
00:29:34Ok, pour qu'il y ait une espèce de
00:29:35balancier.
00:29:36Comme ça,
00:29:37les médecins,
00:29:38ils ne vont pas s'installer en ville,
00:29:39en vrai,
00:29:40ils vont aller sur les territoires
00:29:41euros,
00:29:42ils restent deux, trois ans,
00:29:43et on espère,
00:29:44on espère,
00:29:45qu'ils se plaisent,
00:29:46qu'ils aient éventuellement une famille,
00:29:47et qu'ils y restent.
00:29:48Ok,
00:29:49on leur donne la possibilité
00:29:50de rester.
00:29:51Après,
00:29:52après trois ans,
00:29:53ils disent,
00:29:54bon,
00:29:55en fait,
00:29:56je m'y plais,
00:29:57j'y reste,
00:29:58je ne m'y plais pas,
00:29:59je m'en vais,
00:30:00et je vais en ville,
00:30:01mais de toute façon,
00:30:02il y aura d'autres médecins
00:30:03qui vont devoir venir.
00:30:04Ok, ok.
00:30:05Donc c'était,
00:30:06pour moi,
00:30:07le meilleur équilibre
00:30:08pour pouvoir répondre
00:30:09aux besoins des territoires euros.
00:30:10Je vous le dis,
00:30:11sans être aussi ferme en fait.
00:30:12J'ai un indicateur,
00:30:13c'est le nombre de mails
00:30:14que je reçois sur des sujets spécifiques.
00:30:15Oui.
00:30:16Je vous le dis,
00:30:17ce n'est pas le problème
00:30:18des migrants.
00:30:19Moi,
00:30:20je veux des médecins.
00:30:21Ah bah oui.
00:30:22C'est ça le sujet aujourd'hui,
00:30:23quand on est vraiment
00:30:24un député ancré sur le terrain,
00:30:25qui est le sujet.
00:30:26Après,
00:30:27il y a les débats parisiens
00:30:28et la réalité,
00:30:29c'est ce qu'il se passe.
00:30:30Il reste une minute,
00:30:31vas-y.
00:30:32Oui,
00:30:33en parlant de demande,
00:30:34il y a une demande,
00:30:35non,
00:30:36j'en profite,
00:30:37il y a une demande
00:30:38du compte de LCP
00:30:39dans le chat,
00:30:40une réclamation du Modo
00:30:41qui vous défie
00:30:42un 1v1 midlane sur LoL,
00:30:4350 balles pour le gagnant.
00:30:44Alors,
00:30:45avec son argent personnel,
00:30:46on n'a pas le droit.
00:30:47À quel moment
00:30:48les paris sont autorisés
00:30:49sur l'e-sport
00:30:50et sur les jeux vidéo ?
00:30:51Pourquoi pas ?
00:30:52Vous êtes,
00:30:53il y a Angers dans votre circo,
00:30:54il y a bien des paris sportifs
00:30:55sur Angers.
00:30:56Moi,
00:30:57je suis opposé
00:30:58aux paris
00:30:59sur l'e-sport.
00:31:00Pas que ça va arriver,
00:31:01un jour ça arrivera,
00:31:02mais d'abord,
00:31:03il faut structurer
00:31:04le secteur,
00:31:05il faut accompagner
00:31:06par la formation
00:31:07les joueurs,
00:31:08parce que si demain
00:31:09on légalise les paris
00:31:10sur l'e-sport,
00:31:11alors,
00:31:12ça va créer des problèmes.
00:31:13Finalement,
00:31:14si tu gagnes 500 euros par mois,
00:31:15on va dire,
00:31:16si tu as fait 1000 balles
00:31:17pour éventuellement
00:31:18faire un force kill,
00:31:19qu'est-ce qu'il va faire ?
00:31:20Il faut structurer.
00:31:21Et alors,
00:31:22vraiment,
00:31:23il nous reste 10 secondes,
00:31:24vraiment,
00:31:25il nous reste 10 secondes
00:31:26juste pour réagir
00:31:27à cette petite phrase
00:31:28de Sophie Primat
00:31:29qui nous parle du macronisme.
00:31:30Vous connaissez bien,
00:31:31vous,
00:31:32le macronisme.
00:31:33Elle dit
00:31:34que le macronisme
00:31:35trouvera probablement
00:31:36une fin
00:31:37dans les mois qui viennent
00:31:38avec la fin du second quinquennat
00:31:39du président Macron.
00:31:40C'est vrai ou c'est pas vrai ?
00:31:41C'est une gaffe
00:31:42ou c'est pas une gaffe ?
00:31:43Je sais pas,
00:31:44peut-être une expérience
00:31:45de la fin de quelque chose
00:31:46que moi, je n'ai pas.
00:31:47Donc vous,
00:31:48pour vous,
00:31:49le macronisme va survivre
00:31:50à 2027 ?
00:31:51Mais en fait,
00:31:52en politique,
00:31:53souvent,
00:31:54on met des noms.
00:31:55Mais moi,
00:31:56je suis un macroniste,
00:31:57je l'assume,
00:31:58mais je ne suis pas
00:31:59un macronisme
00:32:00B.A. de Macron.
00:32:01Il va se passer quoi en 2027 ?
00:32:02D'accord.
00:32:03Je partage
00:32:04la vision du président Macron.
00:32:05D'accord.
00:32:06Et la vision du président Macron,
00:32:07elle est partagée
00:32:08avec moi,
00:32:09elle est partagée
00:32:10avec d'autres personnes.
00:32:11Et elle lui survivra ?
00:32:12À travers qui ?
00:32:13À travers moi,
00:32:14par exemple.
00:32:15Ah, d'accord.
00:32:16Vous votez
00:32:17Denis Massé-Glia en 2027 ?
00:32:18Je ne serai pas candidat.
00:32:19Ah, dommage.
00:32:20Mais c'est quoi le macronisme ?
00:32:22Alors vraiment,
00:32:23en 10 secondes.
00:32:24Vous avez 10 secondes.
00:32:25La défense des valeurs européennes.
00:32:27Aujourd'hui,
00:32:28je crois qu'on peut le dire.
00:32:29Oui, mais vous comprenez bien.
00:32:30J'imagine,
00:32:31d'avance,
00:32:32la liste que vous allez faire,
00:32:33elle est super,
00:32:34sauf qu'elle est partagée
00:32:35en partie par la gauche,
00:32:38en partie par la droite,
00:32:39et puis tout ça
00:32:40va finalement se remettre
00:32:41en ordre binaire,
00:32:42non ?
00:32:43Peut-être que les gens
00:32:44aiment les choses simples,
00:32:45les cases.
00:32:46Peut-être qu'on aime bien
00:32:47tête gauche, tête droite.
00:32:48Moi, je vais vous le dire,
00:32:50économiquement,
00:32:51je pense que je suis
00:32:52plutôt à droite.
00:32:53Socialement,
00:32:54je pense que je suis
00:32:55plutôt à gauche.
00:32:56Je fais comment ?
00:32:57Je me coupe en deux.
00:32:59Le macronisme,
00:33:00c'est le dépassement,
00:33:01c'est des valeurs
00:33:02de travailler ensemble.
00:33:03Et c'était Emmanuel Macron
00:33:05qui, je pense,
00:33:06a été le catalyseur
00:33:08plutôt de ce positionnement
00:33:10poétique-là.
00:33:11Il survivra,
00:33:12Emmanuel Macron.
00:33:13Et puis, avec un peu de chance,
00:33:14Emmanuel Macron continuera
00:33:15à faire de la politique
00:33:16sur d'autres axes.
00:33:17Moi, j'aimerais,
00:33:18et je le dis rapidement,
00:33:19à ce que dans l'avenir,
00:33:20le président Macron
00:33:21ait un accrochement plus fort
00:33:22à l'échelle européenne.
00:33:23Eh bien, c'est noté.
00:33:24Merci beaucoup,
00:33:25monsieur le président.
00:33:26Merci d'être venu
00:33:27dans Twitch,
00:33:28dans Twitch,
00:33:29enfin, oui,
00:33:30sur Twitch,
00:33:31dans les streams,
00:33:32et on vous réinvitera,
00:33:33bien sûr.
00:33:34On vous laisse céder
00:33:35votre place à votre vice-président.
00:33:36Et j'en profite de saluer
00:33:37tous les followers
00:33:38qui sont là.
00:33:39Bien sûr, bien sûr.
00:33:40On les salue,
00:33:41on les remercie,
00:33:42bien sûr.
00:33:43Voilà, je vous laisse
00:33:44nous quitter.
00:33:45Merci encore.
00:33:46On reçoit votre vice-présidente.
00:33:47Exactement.
00:33:48Et on accueille tout de suite,
00:33:49et voilà,
00:33:50la petite bille,
00:33:51bien sûr.
00:33:52On ne l'a pas vue à l'antenne,
00:33:53mais bienvenue,
00:33:54Agnès Firmin.
00:33:55On a la même passion
00:33:56pour les concours.
00:33:57Ah !
00:33:58Et pour les jeux vidéo.
00:33:59C'est vrai.
00:34:00On en parlera
00:34:01un peu plus tard.
00:34:02Bonjour.
00:34:03Bonjour.
00:34:04Vous êtes députée
00:34:05Horizons de Seine-Maritime.
00:34:06Et donc,
00:34:07en tant que membre
00:34:08du groupe Horizons,
00:34:09vous faites partie
00:34:10du socle commun.
00:34:11Vous étiez là
00:34:12dans le petit coin
00:34:13en attendant
00:34:14que Denis Massiglia
00:34:15libère la place.
00:34:16Vous avez entendu
00:34:17ce qu'on lui soumettait,
00:34:19c'est-à-dire la phrase
00:34:20de Sophie Primat.
00:34:21Vous,
00:34:22vous êtes...
00:34:23Comment vous vous placez ?
00:34:24Parce que,
00:34:25en tant que membre
00:34:26du groupe Horizons,
00:34:27c'est quelque chose
00:34:28que peut-être
00:34:29vous avez vu venir
00:34:30avant Denis Massiglia,
00:34:31et plutôt bien positionné
00:34:33pour finalement
00:34:34reprendre votre chemin
00:34:35à droite.
00:34:36Jamais membre
00:34:37de l'UPR, d'ailleurs.
00:34:38Je crois que vous étiez
00:34:39dans le groupe de l'UDI
00:34:40en 2016.
00:34:41Non, absolument.
00:34:42Je pense que
00:34:43Sophie Primat,
00:34:44dans l'euphorie
00:34:45de l'élection
00:34:46de Bruno Rotailleau,
00:34:47a oublié
00:34:48qu'elle faisait partie
00:34:49du socle commun.
00:34:50Alors, on rappelle,
00:34:51peut-être,
00:34:52pour ceux qui ne le savent pas,
00:34:53c'est qu'elle vient
00:34:54d'être des Républicains.
00:34:55Voilà.
00:34:56Elle est républicain.
00:34:57Donc, la veille,
00:34:58c'est toujours comme ça,
00:34:59et c'est normal.
00:35:00Lorsqu'il y a
00:35:01une campagne électorale,
00:35:02que le candidat
00:35:03que vous soutenez
00:35:04a gagné,
00:35:05c'est quelqu'un
00:35:06pour Sophie Primat.
00:35:07L'euphorie
00:35:08de la victoire
00:35:09vous fait sans doute
00:35:10un peu oublier
00:35:11un peu le béabat,
00:35:12j'allais dire,
00:35:13de ce qui est
00:35:14d'appartenir
00:35:15à un socle commun
00:35:16avec les LR,
00:35:17le Modem,
00:35:18EPR et Horizon,
00:35:19et rappeler
00:35:20à Sophie Primat
00:35:21que, voilà,
00:35:22ils sont ministres
00:35:23et elle est ministre
00:35:24d'un gouvernement.
00:35:25Elle a été nommée
00:35:26par François Bayrou
00:35:27et elle a été nommée
00:35:28par François Bayrou
00:35:29et elle a été nommée
00:35:30par François Bayrou
00:35:31et elle a été nommée
00:35:32par François Bayrou
00:35:33et elle a été nommée
00:35:34par François Bayrou
00:35:35par François Bayrou
00:35:36du Modem
00:35:37avec le président de la République,
00:35:38Emmanuel Macron,
00:35:39avec le président de la République,
00:35:40Emmanuel Macron,
00:35:41EPR.
00:35:42Je crois que c'est important.
00:35:43Je crois que c'est important.
00:35:44Dites-moi si je me trompe,
00:35:45dites-moi si je me trompe,
00:35:46mais vous le dites avec sourire,
00:35:47mais vous le dites avec sourire,
00:35:48mais on sent derrière
00:35:49un véritable agacement.
00:35:50un véritable agacement.
00:35:51Non, mais parce que les mots
00:35:52sont un peu durs.
00:35:53Non, mais parce que les mots
00:35:54sont un peu durs.
00:35:55Je pense qu'il faut faire
00:35:56très attention.
00:35:57On voit bien.
00:35:58On voit bien.
00:35:59Alors peut-être qu'au Sénat,
00:36:00Alors peut-être qu'au Sénat,
00:36:01peut-être que sa réaction
00:36:02peut s'expliquer comme ça,
00:36:03peut-être que sa réaction
00:36:04peut s'expliquer comme ça,
00:36:05mais même je ne cherche pas
00:36:06à l'expliquer
00:36:07parce que je trouve
00:36:08que c'est dommageable
00:36:09pour ce que nous essayons
00:36:10de construire...
00:36:11de construire...
00:36:12Donc, c'est grave?
00:36:13Donc, c'est grave?
00:36:14C'est grave, ce qu'elle a dit?
00:36:15Je pense que c'est dommageable.
00:36:16Je pense que c'est dommageable.
00:36:17C'est dommageable parce que
00:36:18à l'heure où on essaie
00:36:19de travailler ensemble,
00:36:20de travailler ensemble,
00:36:21de trouver des moyens
00:36:22de construire
00:36:23de trouver des moyens
00:36:24cette coalition,
00:36:25ce socle commun
00:36:26ce socle commun
00:36:27qui sera la base de ce que nous devons construire pour après,
00:36:30je trouve que, voilà, lancer ce genre de phrases
00:36:34n'apporte rien au débat et, au contraire,
00:36:36risque de fracturer.
00:36:39Donc, moi, je n'appartiens pas à EPR,
00:36:41donc je n'ai pas eu à réagir sur ce sujet.
00:36:43Je trouve qu'il n'est pas...
00:36:45En tant que membre du socle commun,
00:36:47vous le dites, c'est intéressant.
00:36:49Il n'est pas de bonne facture de réagir comme ça.
00:36:55Mais d'ailleurs, lorsqu'elle l'a dit,
00:36:57on le voit bien, elle était très souriante
00:37:00et dans l'euphorie de la victoire d'hier.
00:37:02Donc, je ne cherche pas à l'excuser comme ça,
00:37:06mais je vois bien dans quelle dynamique elle se trouvait.
00:37:10Vous diriez qu'elle a commis une faute politique lourde
00:37:13et qu'elle doit démissionner ?
00:37:14Je n'irais pas jusque-là.
00:37:16D'ailleurs, je n'aime pas appeler à la démission,
00:37:20sauf qu'il y a une faute grave et lourde.
00:37:23Lourde, ce n'est pas grave,
00:37:25mais là, je pense que c'est à la fois,
00:37:27j'allais dire l'euphorie de la victoire,
00:37:30c'est à la fois une erreur politique,
00:37:32au sens... Voilà, elle a sans doute oublié,
00:37:35elle a sans doute oublié
00:37:37qu'elle appartenait à un socle commun.
00:37:39Et d'ailleurs, c'est encore assez récent,
00:37:42donc on peut lui donner peut-être l'excuse de la jeunesse,
00:37:46d'avoir dit, je n'en ferai pas partie,
00:37:50et maintenant, peut-être qu'elle a oublié ça.
00:37:53Est-ce que ça dit quelque chose de ce gouvernement
00:37:56et du socle commun qui est fait de pièces rapportées ?
00:37:58Ca dit que nous étions trois,
00:38:01nous sommes quatre,
00:38:03et que c'est toujours assez difficile,
00:38:07surtout quand on s'est battu contre de se dire,
00:38:11qu'on n'a pas participé à la construction du projet,
00:38:14de rejoindre un groupe pour essayer de construire quelque chose.
00:38:19Donc, je le dis comme ça.
00:38:21Moi, qui, en 2017,
00:38:23étais dans l'opposition constructive,
00:38:25avec, alors, à l'époque, c'était En Marche.
00:38:30Oui, c'est ça. Le groupe En Marche.
00:38:33Pour après basculer dans la majorité peut-être destructive,
00:38:38mais basculer dans la majorité,
00:38:40toujours à côté, mais dans la majorité,
00:38:42et pour, en 2022, avoir rejoint,
00:38:46j'allais dire, Emmanuel Macron
00:38:48comme candidat à la présidence de la République,
00:38:51avoir fait campagne pour lui,
00:38:52donc appartenir, et on voit bien,
00:38:54déjà, quand on est la pièce rapportée,
00:38:57puisqu'en 2022, on est la pièce rapportée,
00:38:59on n'était pas à l'origine du macronisme,
00:39:02c'est jamais facile, mais c'est comme dans les familles,
00:39:05c'est toujours compliqué de construire une famille,
00:39:08les familles composées.
00:39:10Et donc, là, c'est le quatrième,
00:39:12c'est le deuxième enfant de la famille qui arrive,
00:39:14mais pas tout à fait, on va pas dire sur un malin,
00:39:17sur un malentendu, mais presque.
00:39:19Mais là, c'est le divorce, en fait, si on reprend la...
00:39:22Non, c'est pas le divorce,
00:39:24c'était le fil conducteur de la famille.
00:39:26C'est une faute de quart.
00:39:28C'est le langage artistique.
00:39:29Oui, sauf que...
00:39:30Vauquier était sur la faute de quart depuis longtemps.
00:39:33Mais qu'est-ce que ça dit, pour dépasser ça ?
00:39:36Est-ce que... Voilà, allons sur le fond, maintenant.
00:39:39Est-ce qu'en 2027, il y aura...
00:39:42Est-ce qu'il y aura, selon vous,
00:39:45un candidat macroniste, ou appelons-le peut-être autrement,
00:39:48quelque chose de l'ordre du socle commun ?
00:39:50Mais est-ce que si, par exemple,
00:39:52Édouard Philippe, qui représente,
00:39:54qui a même créé, fondé le groupe Horizon,
00:39:57se présente, alors c'est quoi ?
00:39:58Ce sera le parangon du socle commun ?
00:40:02Ce sera Édouard Philippe de droite ?
00:40:04Ce sera quoi ?
00:40:06Ce sera... D'abord, c'est Édouard Philippe,
00:40:08candidat du parti Horizon, ça, c'est déjà ça.
00:40:10Et après...
00:40:12Après, je...
00:40:14D'ailleurs, le seul candidat déclaré
00:40:16à l'élection présidentielle à ce stade...
00:40:19Officiel, oui.
00:40:20...je crois qu'il faut aussi apprendre de nos défaites.
00:40:23Il y a quelque chose qui nous rapproche tous.
00:40:28C'est, nous ne voulons pas...
00:40:31...des populistes au pouvoir,
00:40:33qu'ils soient d'extrême droite ou d'extrême gauche.
00:40:36C'est ce qui vous rassemble dans le socle commun ?
00:40:39Je vais terminer ma phrase.
00:40:40Non, mais je vais terminer ma phrase.
00:40:42La question, c'est comment on construit
00:40:45et comment on arrive à éviter ?
00:40:47La question, c'est celle-là.
00:40:49Et on ne peut l'éviter que d'une seule façon,
00:40:52c'est d'avoir un candidat, un candidat qui rassemble.
00:40:55Et donc, de faire une primaire ?
00:40:57Surtout pas.
00:40:58Pourquoi pas ?
00:40:59Comme Laurent Marcangeli, vous êtes contre.
00:41:01Comme Laurent Marcangeli, j'ai vécu une primaire.
00:41:04J'ai vécu la primaire...
00:41:06La primaire... Non, mais là aussi...
00:41:08François Fillon aurait été président
00:41:10s'il n'avait pas eu les affaires.
00:41:12Il ne faut pas être naïf.
00:41:13C'est les affaires qu'ont plombé Fillon.
00:41:15Je vais expliquer ce pour quoi je suis contre.
00:41:20Il y a toujours des séquelles d'une primaire.
00:41:22Il y a toujours des séquelles.
00:41:24Vous essayez de rassembler.
00:41:25Il y avait beaucoup de candidats.
00:41:27De mémoire, il y avait cinq ou six candidats.
00:41:30Ben si, c'est déjà pas mal.
00:41:32Une primaire dans un parti, c'est déjà pas mal.
00:41:34Embrasse-le en...
00:41:35Et derrière...
00:41:38Derrière, il faut digérer la défaite,
00:41:40mais c'est le principe de la politique et de la démocratie.
00:41:43Il faut que le candidat qui sort vainqueur de la primaire
00:41:46soit en mesure de rassembler.
00:41:49Il faut qu'il soit en mesure réellement de rassembler.
00:41:52On voit bien que c'est pas simple.
00:41:54À l'intérieur d'un parti, d'un même parti...
00:41:57Parce que même avant les affaires de François Fillon,
00:42:01il a eu du mal à rassembler.
00:42:03Même avant les affaires.
00:42:05Il faut que ce candidat soit en mesure de rassembler.
00:42:09On voit bien qu'à l'intérieur d'un même parti,
00:42:11c'est pas si simple que ça.
00:42:13Vous imaginez une primaire à l'échelle de différents partis,
00:42:18ça me semble être encore plus cabreux.
00:42:20Avec le risque derrière...
00:42:22Avec le risque derrière de laisser la porte ouverte
00:42:27à un des deux blocs populistes, ce que je ne souhaite pas.
00:42:31C'est pour ça qu'en 2017, j'ai quitté les LR
00:42:33et j'ai accompagné Édouard Philippe.
00:42:36Parce que, je l'ai dit en 2017,
00:42:39si Édouard Philippe ne réussit pas au gouvernement,
00:42:42si Emmanuel Macron ne réussit pas, en 2022, ce sera Marine Le Pen
00:42:46et je ne veux pas en être responsable.
00:42:48Je ne me suis pas trompée de beaucoup.
00:42:50Donc je pense que c'est ça, le sens de mon engagement.
00:42:54Et à l'heure où je vous parle, pour répondre à la question
00:42:57que vous n'avez pas posée...
00:42:59Mais qu'on a subordorée.
00:43:03Moi, je suis intimement convaincue que celui à l'heure
00:43:06où je vous parle, qui est le plus à même
00:43:08de rassembler à la fois une partie de la droite
00:43:12et une partie de la gauche, c'est Édouard Philippe.
00:43:16Avec une retraite à 67 ans,
00:43:18on n'est pas sûr qu'il rassemble une partie de la gauche.
00:43:21C'est là où je vous dis que le socle commun est intéressant.
00:43:24Il faut commencer à travailler à des coalitions
00:43:27et apprendre à travailler comme ça.
00:43:29Si on veut éviter ces deux blocs,
00:43:31il va falloir que chacun fasse des efforts l'un vers l'autre
00:43:34et trouver un consensus.
00:43:36Et si Gabriel Attal dépasse Édouard Philippe
00:43:39dans les sondages,
00:43:40est-ce qu'Édouard Philippe doit se carrer derrière...
00:43:43Les sondages n'ont jamais fait une élection.
00:43:46Les sondages n'ont jamais fait...
00:43:48Mais vous les suivez avec intérêt, quand même.
00:43:51Ah !
00:43:52L'homme politique ou la femme politique
00:43:55qui vous dira que vous ne regardez pas les sondages...
00:43:58Je peux vous dire que beaucoup de sondages
00:44:00n'ont jamais fait une élection
00:44:02et que beaucoup de sondages,
00:44:04il faut les regarder avec grande prudence,
00:44:07se sont souvent trompés.
00:44:08C'est pas un sondage, c'est l'élection de Bruno Retailleau
00:44:12dimanche dernier.
00:44:13Il a eu les trois quarts des voix des adhérents LR.
00:44:16Si l'idée d'Édouard Philippe, c'est de rassembler une partie de la droite,
00:44:20face à un Retailleau, c'est peine perdue ?
00:44:22Vous remarquerez que je vous ai parlé aussi de la gauche.
00:44:25Le candidat qui sera celui qui portera un projet
00:44:29doit être en mesure de pouvoir rassembler autour d'un projet.
00:44:32Je crois d'abord au projet.
00:44:34Donc, Édouard Philippe est le nouveau Emmanuel Macron ?
00:44:37Je crois pas qu'il soit rassemblé à droite et à gauche.
00:44:40Il y a beaucoup de gens à gauche qui ont voté pour lui.
00:44:43Non, non.
00:44:44C'est Guylain qui a dit...
00:44:46Denis a dit, exactement,
00:44:48je suis plutôt à droite pour...
00:44:50Oui, dépasser les clivages, aller plus loin,
00:44:53rassembler la droite et la gauche.
00:44:55Mais la question, c'était Emmanuel Macron
00:44:58à rassembler la droite et la gauche.
00:45:00Si Emmanuel Macron avait rassemblé la droite,
00:45:02non, s'il avait rassemblé la droite,
00:45:04les LR l'auraient suivi en 2017, ce qui n'a pas été le cas.
00:45:09C'est sans doute, d'ailleurs, à mon sens, une erreur.
00:45:12Moi, si les LR m'avaient dit qu'on était capables
00:45:14d'accompagner Emmanuel Macron,
00:45:16parce que, d'ailleurs, la première des réformes qu'il ait faites,
00:45:20c'est celle de la SNCF, c'est supprimer l'ISF,
00:45:22c'est ce que les LR portaient, à l'époque.
00:45:25Très clairement.
00:45:26Très clairement. Donc, voilà.
00:45:28Il y a une différence entre le dépassement...
00:45:31Le dépassement, qui est...
00:45:33Moi, j'adhère totalement au dépassement,
00:45:35c'est le sens de mon engagement.
00:45:37Le plus beau compliment qu'on m'ait fait en politique,
00:45:40c'est qu'on m'a offert la carte de la CFDT.
00:45:43Je l'ai pris comme un beau compliment.
00:45:45Ca veut dire qu'on est capables de dépasser.
00:45:47Quand je pense que c'est bon pour mon pays...
00:45:50D'abord, si c'est pas moi qui en ai eu l'idée,
00:45:52mais si je pense que c'est bon pour mon pays,
00:45:55je veux dire que c'est ce qu'attendent nos concitoyens.
00:45:58Comment on le désigne, ce qu'on a ?
00:46:00Vous nous dites que Edouard Philippe, c'est le meilleur, etc.
00:46:03Il y a les LR qui vont dire oui.
00:46:05Je ne sais pas ce que j'ai dit.
00:46:07Je ne l'ai pas dit de primaire.
00:46:09Les LR pensent que c'est l'Io les meilleurs,
00:46:11les Macronistes pensent que c'est l'Atal.
00:46:14Mais une fois que l'élection arrive,
00:46:16avant, ça va être sûrement février-mars,
00:46:18l'ouverture des signatures,
00:46:20comment vous décidez qui va être le meilleur
00:46:22et quel compromis vous êtes prêts à faire ?
00:46:25J'aimerais qu'on n'oublie pas
00:46:27qu'il y a avant 2027, 2026.
00:46:30Les municipales.
00:46:31Je pense que l'inconscient collectif
00:46:34nous fait oublier qu'il y a un événement important
00:46:37et qui, avec l'élection présidentielle,
00:46:39est sans doute considérée par nos concitoyens
00:46:42comme l'élection la plus importante.
00:46:44Donc, 2026, ne l'enjambons pas.
00:46:46Je pense que c'est important de ne pas oublier l'élection de 2026,
00:46:50qui est pour nos concitoyens
00:46:51celle qui les concerne, j'allais dire, au plus près,
00:46:54puisque c'est leur quotidien.
00:46:56C'est comme ça qu'elle est exprimée.
00:46:58Après, vous avez raison.
00:47:00Après mars 2026,
00:47:02on va très vite accélérer vers l'élection présidentielle.
00:47:05Moi, d'abord, je pense que...
00:47:08Pour gagner une élection présidentielle,
00:47:11il faut un projet. Il faut un projet.
00:47:13Je pense que, malheureusement,
00:47:15ces dernières années, on a surtout voté
00:47:18contre quelqu'un...
00:47:19Et pas pour un projet et pour un homme.
00:47:22Ou une femme.
00:47:23Quand je dis homme,
00:47:24c'est qu'on ne me fasse pas le procès de dire
00:47:27pour un homme ou pas, mais c'est pour une personne.
00:47:30Donc, Edouard Philippe,
00:47:32depuis maintenant plusieurs mois,
00:47:34peut-être plusieurs années, construit ce projet.
00:47:37Voilà.
00:47:38A structuré un parti, construit un projet,
00:47:41il va à la rencontre de nos concitoyens,
00:47:44il a confié à des secrétaires nationaux,
00:47:46dont je fais partie, de lui faire des propositions.
00:47:49Voilà. Donc, je crois que nos concitoyens
00:47:53ont besoin de voter pour un projet.
00:47:55D'abord, ça, c'est la première des choses.
00:47:58Après dire ça, il y a l'homme qui portera le projet.
00:48:02Moi, je pense que l'intérêt général,
00:48:05l'intérêt général...
00:48:06Alors, je ne dis pas ça de façon naïve.
00:48:09Je crois beaucoup en l'intelligence collective
00:48:12et à la volonté qui est la nôtre de se dire
00:48:14attention, le risque est majeur,
00:48:16sachant qu'en deux ans,
00:48:18en deux ans, il peut se passer beaucoup de choses,
00:48:21et que ça se fera naturellement.
00:48:23Et que ça se fera naturellement.
00:48:24OK. Le risque, c'est d'une élection de Marine Le Pen ?
00:48:28Oui.
00:48:29Et que, donc, face à ce risque-là,
00:48:32euh...
00:48:33Je pense que...
00:48:34Donc, pas de primaire et face au projet d'Édouard Philippe,
00:48:37tout le monde devrait...
00:48:39Au projet d'Édouard Philippe et puis au projet,
00:48:42j'allais dire, de se dire,
00:48:43quand on veut construire une coalition,
00:48:45quand on veut travailler sur une coalition,
00:48:48c'est...
00:48:49C'est pas l'ADN de la France.
00:48:51Si on ne commence jamais, on ne l'arrivera jamais.
00:48:54Donc, vous, vous pensez à...
00:48:55Vous vous tournez vers...
00:48:57Quand vous regardez le système allemand,
00:48:59c'est quelque chose qui vous attire.
00:49:01Non, mais on voit bien la situation dans laquelle nous sommes.
00:49:05Est-ce que nos concitoyens ne reproduiront pas
00:49:07le modèle dans lequel nous sommes ?
00:49:09C'est-à-dire de se retrouver à l'Assemblée avec trois blocs.
00:49:13Et qui n'avancent pas.
00:49:14Parce qu'on n'a pas cette culture,
00:49:16cette acculturation au travail.
00:49:18Vous vous y croyez ? Vous pensez que c'est possible ?
00:49:21Je pense que c'est possible.
00:49:22Je pense que c'est possible, et je vais vous dire,
00:49:25et c'est intéressant.
00:49:26C'est intéressant parce que, justement,
00:49:29ça nous oblige à faire un pas l'un vers l'autre.
00:49:32Ca nous oblige à travailler.
00:49:34C'est la culture du consensus qu'on n'a jamais vraiment eue.
00:49:37Et donc, voilà.
00:49:38Après, c'est toujours plus facile, j'allais dire,
00:49:41d'avancer quand il y a un système majoritaire.
00:49:43Voilà, la majorité...
00:49:45Mais je pense qu'entre une majorité écrasante,
00:49:48une majorité qui permet d'avancer,
00:49:50mais tout en écoutant les autres,
00:49:52et c'est pour ça que je dis, je pense qu'à un moment donné,
00:49:55chaque candidat potentiel aura un projet.
00:49:58L'idée, c'est de voir, est-ce qu'on arrive à construire,
00:50:01derrière ça, un projet qui puisse être porté.
00:50:04Et c'est, à mon sens,
00:50:06peut-être pas le seul moyen,
00:50:08mais le moyen le plus efficace
00:50:10pour ne pas permettre à Marine Le Pen
00:50:13ou à Jean-Luc Mélenchon d'être président de la République.
00:50:16-"La Macronie va payer le fait d'avoir durci
00:50:18les conditions de vie des plus faibles
00:50:20en évitant toutes ces forces d'aller se confronter aux riches
00:50:24qui font une sécession fiscale avec la République ?"
00:50:27C'est compliqué de répondre à cette question-là en peu de temps,
00:50:31mais la difficulté dans laquelle nous vivons,
00:50:35c'est, d'abord, je pense que la violence,
00:50:41la radicalité de notre société
00:50:45ont fait évacuer de bien trop de personnes
00:50:48l'attention à l'autre et la bienveillance.
00:50:51Et ça répond en partie à cette question.
00:50:54C'est-à-dire que plus personne ne respecte personne,
00:50:58c'est caricatural, mais on a un problème avec le respect,
00:51:01on a un problème avec la bienveillance
00:51:03et l'attention à l'autre.
00:51:05Et donc, accompagner nos plus vulnérables,
00:51:08je ne peux pas dire que nous n'ayons pas,
00:51:10dans les politiques publiques défendues,
00:51:12permettre d'accompagner les plus vulnérables.
00:51:15C'est l'équilibre.
00:51:16La baisse de 5 euros des appels est restée un sparadrap
00:51:19du capitaine Haddock.
00:51:20Ca a été une erreur.
00:51:22Et à l'époque, j'ai voté contre, donc je suis assez tranquille.
00:51:25J'ai voté contre le deuxième budget
00:51:28présenté par Edouard Philippe.
00:51:31Quand je suis députée, je vote contre le budget
00:51:34présenté par le gouvernement d'Edouard Philippe.
00:51:36Je m'en souviens très bien, c'était le jour de mes 50 ans.
00:51:40Autant vous dire que la 1re personne
00:51:42qui m'appelle le matin pour me souhaiter mon anniversaire,
00:51:45c'était Edouard Philippe.
00:51:46Il n'était pas très content ?
00:51:48Non, au contraire. Il m'a demandé pourquoi je l'avais fait.
00:51:51Je lui ai expliqué.
00:51:53Et quelques jours après, c'était les gilets jaunes.
00:51:56OK. En parlant de vote, on va continuer
00:51:59et on va parler de la loi sur la fin de vie, évidemment.
00:52:02La transition est rude.
00:52:04J'ai pris vote.
00:52:05J'ai pris vote.
00:52:06Vote.
00:52:07Ah, ça peut aussi.
00:52:08Attention pour un cours, s'il vous plaît.
00:52:11J'étais sur vote.
00:52:12On pourrait vous appeler Sophie.
00:52:14Et donc, le vote sur la fin de vie, notamment sur l'article 4.
00:52:17C'était hier, à peu près vers 18h.
00:52:20Excellent résumé fait par Valérie Brochard,
00:52:23disponible sur le Twitter de LCP.
00:52:25Absolument que Mme Ferman-Lebaudois
00:52:27a pu suivre en direct, figure-toi,
00:52:29puisqu'elle était sur le plateau de l'émission.
00:52:32Et donc, non, non, tout simplement,
00:52:34pour revenir notamment sur les deux points,
00:52:38les deux amendements que vous avez défendus,
00:52:41à la place, j'allais dire,
00:52:43de Nathalie Collin-Austerlay,
00:52:46parce que c'était elle qui les avait déposés,
00:52:49mais c'était vous dans l'hémicycle,
00:52:51notamment pour l'ajout du mot constante
00:52:53après le terme psychologique,
00:52:55donc sur les conditions de droit d'accès
00:52:57qui donneront droit à l'aide à mourir,
00:53:00et puis sur cette souffrance psychologique seule
00:53:03qui ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l'aide à mourir.
00:53:07Pourquoi il était important pour vous
00:53:09de défendre ces deux amendements-là ?
00:53:11Ce n'étaient pas les seuls deux amendements importants
00:53:14sur l'article 4. Je le redis,
00:53:16pour moi, l'important sur l'article 4,
00:53:18c'était de reprendre la définition de la haute autoréalité de santé
00:53:22et de dire que la mort est là.
00:53:23Et donc, le fait de dire que le processus,
00:53:26le pronostic vital engagé, de manière irréversible,
00:53:29me paraît être vraiment...
00:53:31La bonne formule.
00:53:32La bonne formule, puisque, et ça, je le regrette,
00:53:35pour moi, la bonne formule, c'était de définir le moyen terme.
00:53:38La HHS a dit que la temporalité, on ne pouvait pas la définir.
00:53:42Je ne suis pas d'accord et j'admets mon désaccord,
00:53:44et je l'assume, je pense que d'autres pays l'ont fait,
00:53:47et ça permettait d'être un peu plus clair.
00:53:50Ce qui m'importait, c'était de réduire
00:53:52ce qu'avait ouvert un amendement déposé par Olivier Falorni
00:53:55en juin de l'année dernière,
00:53:57pour réduire les conditions d'accès à l'aide à mourir.
00:54:01Après, il y a eu tout un débat
00:54:03sur les souffrances physiques ou psychologiques.
00:54:06Dans le texte que j'avais écrit,
00:54:08psychologique n'apparaissait pas.
00:54:11Ca a été rajouté, parce que, justement,
00:54:13on en parle aussi dans la loi Claes Leonetti.
00:54:16Et qu'il ne fallait pas être moins dix ans
00:54:18que la loi Claes Leonetti.
00:54:20C'est la raison pour laquelle le ou psychologique est apparu.
00:54:23On a essayé de m'expliquer que ou, en termes juridiques,
00:54:26voulait dire et.
00:54:28Alors, moi, je suis citoyen lambda.
00:54:31Moi, ou, ça veut dire ou, et jamais de la vie, ça veut dire et.
00:54:35Et c'est pour ça que j'ai porté ces amendements.
00:54:38Je pense que la bonne formule et l'amendement que je portais
00:54:42n'a pas été adopté à deux voix près.
00:54:44C'était accompagner éventuellement de douleurs psychologiques.
00:54:47Je pense que ça permettait...
00:54:49-...de mieux saisir... -...de mieux saisir
00:54:51quel était l'objet.
00:54:52La crainte de ma collègue Nathalie Colin,
00:54:55mais de beaucoup de mes collègues,
00:54:57c'est qu'on ouvre, on ouvre l'aide à mourir
00:55:00aux personnes qui sont atteintes uniquement
00:55:03de troubles psychologiques,
00:55:04ce qui n'est pas du tout l'objet de la loi.
00:55:07On fait souvent la comparaison avec le système d'AIDS,
00:55:10ce qui n'est pas du tout l'objet de la loi,
00:55:12parce que, vous l'avez très bien expliqué hier,
00:55:15il y a cinq critères qui sont cumulatifs.
00:55:18Voilà.
00:55:19Et d'ailleurs, le Conseil d'Etat avait dit
00:55:23qu'attention, on pouvait laisser penser
00:55:26que si quelqu'un avait du souffrance psychologique
00:55:30suite à l'annonce d'une maladie
00:55:32et que les douleurs physiques n'étaient pas encore là,
00:55:36il pourrait peut-être demander l'aide à mourir.
00:55:38Donc il m'a semblé important de pouvoir préciser.
00:55:41L'amendement que j'ai porté n'a pas été voté.
00:55:44Celui que portait Nathalie,
00:55:45qui était un Nathalie Colin en sterlet,
00:55:48qui était un amendement de repli que j'ai défendu pour elle,
00:55:52me semble pouvoir, j'allais dire...
00:55:55Pour vous, ce n'est pas suffisant ?
00:55:57Il me semble pouvoir répondre à cette question,
00:56:00même si je trouve la formulation trop longue.
00:56:02N'oublions pas, on fait la loi, parfois, c'est difficile.
00:56:06Surtout dans des critères d'éligibilité,
00:56:08où normalement, on doit être...
00:56:10Justement, on a eu un peu le concours Lépine
00:56:12dans les amendements pour ajouter, justement, des critères.
00:56:16Il y avait, avec Géraud Verny,
00:56:17qui avait déposé, je crois, 120 amendements
00:56:20juste pour l'article 4.
00:56:21Député UDR.
00:56:22UDR, pardon.
00:56:23Et il y a Maski.
00:56:25C'est vrai que nous, on a commenté beaucoup sur ma chaîne
00:56:28la loi Fin de vie.
00:56:29En lisant les amendements, il y en a un
00:56:31pour exclure les personnes autistes du dispositif.
00:56:34C'était votre collègue Thibault Bazin,
00:56:36des Républicains, qui avait déposé cet amendement.
00:56:39Maski demande si c'est parce qu'ils imaginaient
00:56:42que les autistes n'ont pas la capacité de décider par eux-mêmes.
00:56:45J'ai eu l'occasion, hier, d'en débattre sur le plateau
00:56:48avec Emmanuel Hirsch.
00:56:50J'étais scandalisée par cet amendement.
00:56:52Il se trouve que mon parcours personnel
00:56:54fait que j'ai été élevée et baignée
00:56:56dans le champ du handicap,
00:56:58puisque c'était le métier de mes parents.
00:57:00J'ai même habité dans un établissement,
00:57:02puisque c'était la résidence de mes parents,
00:57:05au milieu des personnes en situation de handicap.
00:57:08C'est ma vie.
00:57:09Donc, jamais je n'aurais pu porter une proposition de loi
00:57:12ou un projet de loi ou écrire quelque chose
00:57:15qui mettrait les personnes handicapées
00:57:17dans la position de demander l'aide à mourir
00:57:19ou qu'on pourrait porter le poids
00:57:21aux personnes en situation de handicap sur ce sujet.
00:57:24D'abord, je l'ai toujours dit, autiste,
00:57:27pourquoi pas d'autres pathologies ?
00:57:30Pourquoi cibler les personnes autistes ?
00:57:32Et puis, comme ça a été très bien défendu
00:57:35par Sébastien Pétavy,
00:57:36une personne qui est en situation de handicap,
00:57:39à partir du moment où on vérifie les critères...
00:57:42-"Ecologiste qui est lui-même en fauteuil".
00:57:45Là, on parle de handicap psychique.
00:57:47Une personne qui a...
00:57:49A partir du moment où on vérifie le discernement,
00:57:52ça fait partie des critères,
00:57:53quelle est bien une pathologie grave, incurable,
00:57:56et le processus, pourquoi n'aurait-elle pas droit
00:57:59d'avoir accès à l'aide à mourir comme les autres ?
00:58:02Ca s'appelle l'autodétermination de la personne
00:58:05en situation de handicap.
00:58:07Certaines associations militantes dans le champ du handicap
00:58:10disent que vous allez inciter à...
00:58:12Moi, je m'inscris en faux contre cette idée.
00:58:15J'ai rencontré aussi des associations
00:58:17dans le champ du handicap qui nous disent
00:58:19que l'autodétermination de la personne en situation de handicap
00:58:23est importante.
00:58:24Une personne autiste, elle sera en mesure,
00:58:26et si elle ne l'est pas, elle n'aura pas accès.
00:58:29Mais je pense que le discernement est quelque chose d'important.
00:58:32Le raccourci de dire que les personnes en situation de handicap
00:58:36n'ont pas leur discernement me choque profondément.
00:58:39C'est un débat qu'on a eu dans le chat.
00:58:41Hier, sur Twitch, il y avait le collectif Les Dévalideuses,
00:58:44un collectif opposé qui faisait un live contre la loi fin de vie.
00:58:48Une de leurs grandes inquiétudes, c'est, dans une société
00:58:51où on rabote les coûts du monde de la santé, etc.,
00:58:56c'est vrai que certaines personnes en situation de handicap
00:58:59ou en souffrance, on ne va pas forcément avoir la capacité
00:59:03de leur offrir de bonnes qualités de soins.
00:59:06Ils vont plutôt privilégier la fin de vie choisie,
00:59:09enfin, plutôt forcer en raison de la mauvaise qualité de santé.
00:59:12Vous comprenez ces inquiétudes-là ?
00:59:14Qu'est-ce que vous faites pour pallier à ça ?
00:59:17La fin de vie n'est pas forcée, elle est choisie.
00:59:19Moi, je ne veux pas d'une société...
00:59:22Justement, je me bats pour qu'on essaye
00:59:25d'accompagner les personnes les plus vulnérables.
00:59:27C'est pour ça que je me bats aussi pour que ces critères soient stricts
00:59:31et qu'une personne en situation de vulnérabilité
00:59:34ne puisse pas demander par défaut l'aide à mourir.
00:59:37C'est pour ça que je vous rappelle qu'il faut avoir
00:59:39une maladie grave et incurable.
00:59:41Dont le prognostic vital est engagé.
00:59:43Il faut avoir sa volonté libre et éclairée à chacun des moments.
00:59:47C'est pour ça que je suis contre les directives anticipées,
00:59:50parce que je ne veux pas qu'une personne atteinte
00:59:53de la maladie d'Alzheimer, par exemple,
00:59:55qui a fait sa demande il y a 20 ans...
00:59:58Moi, je suis en bonne santé, je fais mes directives anticipées.
01:00:01En fait, l'objet de cette proposition-là,
01:00:04il faut se dire qu'on est en bonne santé.
01:00:06Moi, je ne sais pas, quand je serai malade,
01:00:09je ne sais pas, quand je serai malade,
01:00:11si je le suis un jour...
01:00:13-"Quel sera votre cheminement ?"
01:00:14-"Quel sera mon cheminement ?" Je n'en sais rien.
01:00:17Celui qui a cette certitude-là a de la chance.
01:00:20Par contre, j'ai une conviction,
01:00:22c'est que j'aimerais avoir le choix.
01:00:24Et après, comment on encadre ça, justement,
01:00:27pour ne pas que ce choix soit imposé par la famille,
01:00:31parce que c'est le risque, parfois, dans les maladies d'Alzheimer ?
01:00:35C'est vraiment le choix de la personne.
01:00:37C'est pour ça que la volonté libre est éclairée
01:00:40tout au long du processus, jusqu'au fait d'avaler
01:00:43la substance létale me paraît être une garantie suffisante.
01:00:47On va y aller.
01:00:48Mais comment on fait quand on n'est plus en mesure
01:00:51d'exprimer cette volonté ?
01:00:53Je pense à Vincent Lambert, mort en 2019.
01:00:55Comment on fait quand on n'est pas capable de l'écrire ?
01:00:58Vincent Lambert, c'était une situation différente.
01:01:01Il aurait rédigé ses directives anticipées,
01:01:03il n'y aurait pas eu d'affaire.
01:01:05Vincent Lambert, c'était un accident de voiture.
01:01:08Non, mais Vincent Lambert...
01:01:09C'est un conflit entre la femme et...
01:01:11Je vais vous dire ce pour quoi il faut continuer à se battre
01:01:15pour que les gens rédigent leurs directives anticipées.
01:01:18Vincent Lambert, c'était un accident de voiture de mémoire.
01:01:21J'ai un accident de voiture...
01:01:23J'ai un accident de voiture.
01:01:26Les réanimateurs arrivent.
01:01:27Si j'écris mes directives anticipées, ils me réaniment pas.
01:01:31Non, mais...
01:01:32C'est le bon exemple.
01:01:33La maladie de Charcot, vous avez cité Alzheimer.
01:01:36Charles Bietri est en mesure d'exprimer.
01:01:38Oui, mais moi, j'ai lu par ailleurs,
01:01:40sur la maladie de Charcot, c'est particulier,
01:01:43j'ai lu qu'il fallait que la demande soit écrite.
01:01:46Il y a eu un amendement adopté pour modifier ça.
01:01:48Ou tout autre moyen permettant d'exprimer.
01:01:51Justement, parce que maintenant, les moyens existent.
01:01:54Vous avez parlé de Charles Bietri.
01:01:56Il a du mal à parler, peut trahir.
01:01:58Il ne peut pas le faire.
01:02:00Mais donc...
01:02:01Il est en mesure de formuler un disservice.
01:02:03Voilà. Donc, je pense qu'il est important.
01:02:06Justement, parce que les moyens technologiques ont évolué,
01:02:09il me semblait important qu'on puisse aller jusqu'à...
01:02:12Ou tout autre moyen permettant de recueillir.
01:02:14On va y arriver dimanche ?
01:02:16Je ne dis pas adopter pour, mais au moins aller jusqu'au vote.
01:02:19Vote solennel.
01:02:20Oui, mais je pense que si nous sommes raisonnables,
01:02:24je ne vois pas comment on finit avant dimanche.
01:02:27Il reste 15 articles, à peu près.
01:02:28Dans votre groupe, des députés sont assez pessimistes.
01:02:31Pas forcément pour ce dimanche, mais sur l'adoption finale du texte.
01:02:35Beaucoup pensent que ça va être compliqué.
01:02:37Il y a deux choses.
01:02:38Je pense qu'on a fini...
01:02:40Il nous reste quand même demain toute la journée,
01:02:43vendredi toute la journée, il nous reste...
01:02:45Il y a dimanche toute la journée.
01:02:47Je pense qu'on peut finir vendredi soir.
01:02:49Je reste assez optimiste.
01:02:50Enfin, on a quand même une certaine habitude, maintenant.
01:02:54Je pense qu'on peut finir vendredi soir.
01:02:56Il y aura un premier vote mardi.
01:02:58Il faudra, je pense,
01:03:00que comme nous avons retrouvé un certain équilibre...
01:03:02Moi, qui étais sortie de commission en disant
01:03:05que j'allais m'abstenir,
01:03:06les amendements que j'ai portés pour rééquilibrer le texte
01:03:10ont été adoptés.
01:03:11Je voterai le texte.
01:03:12On va attendre la fin des débats, mais les grosses mesures...
01:03:15Je voterai le texte.
01:03:16Je pense que le texte, mardi, sera adopté.
01:03:20La difficulté, et là, je compte aussi sur vous,
01:03:23c'est de faire comprendre à nos concitoyens...
01:03:25Je pense que c'est important.
01:03:27C'est pas parce que c'est voté mardi à l'Assemblée
01:03:30que c'est fini.
01:03:31Vous regrettez qu'il y ait eu la procédure accélérée ?
01:03:34Non, je ne le regrette pas sur un sujet comme celui-là.
01:03:37On a perdu beaucoup de temps.
01:03:38Donc, je pense, moi, je pense que, d'abord,
01:03:42le Sénat va reprendre le texte pas avant octobre.
01:03:46Ah oui, donc à l'automne, pas avant l'automne.
01:03:48Il y aura une deuxième lecture avec des élections municipales
01:03:52où on aura une pause plus longue que d'habitude.
01:03:54C'est comment nous arrivons à aller jusqu'au bout
01:03:58avant la fin du quinquennat.
01:03:59La promulgation...
01:04:00Voilà, et donc, je pense que le président de la République
01:04:04a mis l'idée du référendum dans l'air.
01:04:06Je pense que ce serait une bonne façon.
01:04:08Sauf que, pour un référendum, il faut que ce soit un projet de loi,
01:04:12et là, c'est une proposition de loi.
01:04:14Le président peut prendre le projet de loi initial.
01:04:17Pas modifié.
01:04:18Qui a été déjà vu par le Conseil d'Etat.
01:04:20Qui a été déjà validé par le Conseil d'Etat.
01:04:22C'est pas pour rien.
01:04:24Non, parce que je pense que, en fait, on voit bien...
01:04:28D'abord, on a eu des beaux débats, on a quand même beaucoup travaillé,
01:04:31et que le référendum permettra aussi à nos concitoyens
01:04:34de s'exprimer et de se positionner.
01:04:36Franchement, je peux vous dire que j'ai fait beaucoup de débats,
01:04:40que c'est d'abord un sujet dont nos concitoyens ont envie de parler,
01:04:44et qui nous permet toujours d'avoir des beaux débats.
01:04:47Oui, de fonds et intéressants.
01:04:48Et intéressants, vraiment.
01:04:50Et donc, je dis, pourquoi pas cette solution,
01:04:54si vraiment, on se rend compte, dans le rétro-planning,
01:04:57moi, je ne veux pas qu'on termine le quinquennat
01:04:59sans être allé au bout du sujet.
01:05:01Agnès Firmin-Lebaudot,
01:05:03on a très largement dépassé le temps,
01:05:06mais comme on est en direct sur Twitch et on discute,
01:05:09vous l'avez dit, de choses très intéressantes et de fonds,
01:05:12donc c'est pas grave, on vous garde vraiment 30 secondes,
01:05:15quitte à dépasser, on va jusqu'au bout,
01:05:18pour vous parler, évidemment, de Nestlé Waters.
01:05:21Vous le savez, le rapport vous incrimine directement.
01:05:25En tout cas, on vous met en cause.
01:05:27On n'a pas la même lecture du rapport.
01:05:29En tout cas, rapporté par Le Monde, vous accusez...
01:05:32Déjà, on a un rapport qui est rapporté par...
01:05:34Absolument.
01:05:36Je vous invite à lire le rapport.
01:05:38Ce que j'ai fait en partie,
01:05:39mais là, pour être très précise et honnête avec vous,
01:05:43c'est les mots du monde,
01:05:46qui vous accusent donc d'avoir participé à des discussions.
01:05:51Qu'est-ce que vous en dites ?
01:05:53Et plus généralement,
01:05:55qu'est-ce que ce scandale évoque pour vous ?
01:05:57Petit un, je vous invite à lire le rapport,
01:06:00et pas le rapport du rapport fait par Le Monde,
01:06:03parce que si vous lisez le rapport,
01:06:05vous voyez bien qu'à aucun moment...
01:06:08je ne suis incriminée sur ce sujet,
01:06:11parce que, je le dis,
01:06:14le rôle du ministère de la Santé
01:06:16et celui du ministère de l'Intérieur,
01:06:18c'est d'éviter tout risque sanitaire.
01:06:20A chaque moment où c'est posé la question,
01:06:23à partir du moment où il n'y avait pas de risque sanitaire,
01:06:26il n'y a pas de sujet pour le ministère de la Santé.
01:06:29Encore une fois, je vous lis les mots du monde.
01:06:32Des échanges entre le cabinet de la ministre déléguée à la Santé,
01:06:36qui était donc vous,
01:06:37qui était donc vous, à l'époque,
01:06:39le directeur général de l'ARS et le préfet du Gard.
01:06:42Vous l'avez compris, le rapporteur a dit
01:06:44qu'il n'y avait pas de contenu des échanges téléphoniques.
01:06:48Ce sont des échanges de mails
01:06:49entre mon conseiller et ma directrice de cabinet,
01:06:52que je n'ai pas vues.
01:06:54Donc, là, c'est de l'extrapolation totale,
01:06:56totale, vraiment.
01:06:57Ca a lieu en décembre 2023,
01:06:59parce que j'ai découvert ça comme vous,
01:07:01en décembre 2023,
01:07:03alors que, pour nous, l'affaire,
01:07:05elle est terminée à notre niveau
01:07:07depuis janvier 2023,
01:07:08le fameux bleu qui a été pris,
01:07:10les décisions qui sont prises,
01:07:12et qui ont été annoncées par le ministre hier.
01:07:14Il a fallu tout ça pour que le ministre
01:07:17annonce les mesures que nous avions,
01:07:19nous-mêmes, programmées
01:07:21en janvier 2023.
01:07:23Pour nous, l'affaire, à notre niveau,
01:07:26elle est terminée à ce moment-là.
01:07:28Moi, j'entends pas plus l'argument.
01:07:30J'en peux plus parler de cette affaire,
01:07:32si ce n'est dans la presse, à partir de ce moment-là.
01:07:35Donc, moi, je suis très sereine sur le sujet.
01:07:38La vraie question, c'est qu'effectivement,
01:07:40il y a une fraude, j'allais dire,
01:07:42au niveau de ce qu'on appelle la DGCRF,
01:07:45au niveau de l'appellation.
01:07:46Le risque...
01:07:47Le rôle du ministère de la Santé,
01:07:50c'est bien de vérifier qu'à aucun moment,
01:07:52je dis bien qu'à aucun moment,
01:07:54il y a un risque sanitaire.
01:07:56Ca a été la question à chaque fois
01:07:58qu'on me parlait de cette affaire.
01:08:00Est-ce qu'il y a un risque sanitaire ?
01:08:02A chaque fois, on m'a répondu non.
01:08:04A partir du moment où il n'y a pas de risque sanitaire,
01:08:07il n'y a pas de sujet.
01:08:09S'il y avait eu un risque sanitaire,
01:08:11les décisions auraient été toutes autres.
01:08:13Quand il a fallu, dans une autre problématique
01:08:16qu'est la région Grand-Est,
01:08:18parce qu'il y a eu deux,
01:08:19un moment, je crois que nous avons pris la décision
01:08:22d'arrêter les eaux-éparts.
01:08:24Parce que là, il y avait...
01:08:26Les analyses montraient qu'il y avait un enjeu
01:08:29et un risque sanitaire.
01:08:30La décision a été prise de dire stop aux eaux-éparts.
01:08:33Donc, il n'y a aucun sujet.
01:08:35Il n'y a aucun sujet.
01:08:36Le rôle du ministère de la Santé,
01:08:38c'était de vérifier le risque sanitaire.
01:08:41A chaque fois, il a été évacué.
01:08:44Par contre, on sait très bien,
01:08:46et ce, bien avant, depuis 2021,
01:08:50que la question, c'est l'appellation...
01:08:53-"Aux naturels". -"Aux minéraux naturels".
01:08:56-"Naturels", oui.
01:08:57-...qui relève, et on le sait bien,
01:08:59puisqu'il y a des processus qui faisaient
01:09:02que ce n'était pas aux minéraux naturels,
01:09:04qui sont utilisés.
01:09:05C'est plus un problème d'appellation
01:09:08qu'un danger sanitaire pour les consommateurs.
01:09:10Très clairement.
01:09:11Il y a eu zéro risque sanitaire.
01:09:13Je le redis, le rôle du ministère de la Santé,
01:09:16c'est de dire stop à partir du moment
01:09:18où on a, ne serait-ce même qu'un doute sur un risque sanitaire,
01:09:22ce que nous avons été en mesure de faire sur le départ.
01:09:25On a confirmé qu'il n'y avait pas de risque sanitaire.
01:09:28On n'a pas eu de...
01:09:29Pourtant, le risque sanitaire est sous-évalué,
01:09:32si on en croit le rapporteur.
01:09:33C'est le rapporteur qui le dit.
01:09:35Je pense que nous avons, j'allais dire,
01:09:37des personnes dont c'est le métier,
01:09:40dont c'est le métier au ministère de la Santé.
01:09:43Il y a des personnes qui égalisent.
01:09:45Voilà. Je pense que chacun doit rester dans sa fonction.
01:09:48Faire des supputations me paraît ne pas raisonnable
01:09:51à l'heure où on doit remettre la science
01:09:54dans l'ordre de nos décisions.
01:09:56Pour conclure sur un sujet plus léger,
01:09:58à quoi une statue pour Abdoulaye Touré au Havre ?
01:10:01Buteur à la dernière minute sur une question de cas
01:10:04qui s'ouvre le Havre.
01:10:05Pour l'anecdote, vous imaginez que nous étions samedi.
01:10:08Il était presque 11h.
01:10:12Catherine Vautrin, au banc,
01:10:14supportrice de Reims.
01:10:15Agnès Firmin, supportrice du HAC.
01:10:17Ma collègue d'Atelier Colin Sterlet, Metz.
01:10:19On se demandait qui allait rencontrer Metz ce soir.
01:10:22C'était Catherine Vautrin qui allait à Metz
01:10:25ou moi ?
01:10:26Quand j'ai annoncé à Catherine Vautrin qu'elle a 90...
01:10:29Pourquoi vous avez eu 9 minutes et pourquoi pénalty ?
01:10:32J'ai regardé les images.
01:10:34Pour la petite anecdote, nous avons terminé à minuit.
01:10:37J'ai pris ma voiture et je suis allée accueillir les joueurs
01:10:40à l'aéroport du Havre.
01:10:41Il était 3h moins le quart du matin.
01:10:43Merci beaucoup, Agnès Firmin, Le Bodo.
01:10:46Merci d'avoir participé à l'Egistream.
01:10:48On se retrouve très vite pour un prochain stream
01:10:51sur la chaîne Twitch de la chaîne parlementaire.
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